L’IFAB a validé de nouvelles mesures disciplinaires qui seront appliquées lors de la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ces amendements, proposés par la FIFA, visent à renforcer l’autorité arbitrale et à éviter certaines scènes de contestation collective observées ces derniers mois dans le football international. Pour le Maroc, ces nouvelles règles résonnent forcément avec les incidents survenus lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, notamment autour de la finale controversée face au Sénégal.
La mesure la plus marquante concerne les joueurs qui quittent le terrain pour protester contre une décision arbitrale. Selon l’IFAB, un arbitre pourra désormais sanctionner d’un carton rouge tout joueur qui quitte la pelouse en signe de contestation. Cette règle s’appliquera également aux membres du staff technique qui inciteraient leurs joueurs à quitter le terrain. Plus fort encore : une équipe responsable de l’abandon d’un match sera, en principe, considérée comme forfait. Ces dispositions seront communiquées aux 48 sélections qualifiées pour le Mondial 2026 dans les prochaines semaines.
Cette décision fait directement écho aux scènes de tension observées lors de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Cette rencontre, disputée à Rabat le 18 janvier 2026, avait été marquée par une interruption après un penalty accordé aux Lions de l’Atlas en fin de match. Les joueurs sénégalais avaient alors quitté temporairement la pelouse pour contester la décision arbitrale, avant de revenir sur le terrain. Le penalty avait ensuite été manqué, puis le Sénégal s’était imposé en prolongation.
L’affaire avait ensuite pris une tournure administrative et juridique. Le Maroc avait contesté le déroulement de la rencontre, estimant que cette interruption avait pesé sur la suite du match. La CAF a finalement attribué une victoire sur tapis vert au Maroc, tandis que le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester cette décision. Le dossier reste donc sensible, mais il illustre parfaitement le type de situation que la FIFA et l’IFAB veulent désormais éviter dans les grandes compétitions internationales.
Pour les Lions de l’Atlas, cette évolution réglementaire a une double portée. D’un côté, elle confirme que les interruptions volontaires et les contestations collectives seront beaucoup plus sévèrement encadrées au Mondial. De l’autre, elle montre que les incidents de la dernière CAN ont eu un impact bien au-delà du continent africain. Le cas Maroc-Sénégal est désormais cité parmi les exemples ayant nourri la réflexion autour de ces nouvelles mesures disciplinaires.
L’IFAB a également validé une autre règle importante : un joueur qui couvre sa bouche lors d’une confrontation avec un adversaire pourra être expulsé. Cette mesure vise à lutter contre les propos discriminatoires ou insultants dissimulés, notamment lorsque les caméras ne permettent pas d’identifier clairement les mots prononcés. Là encore, l’objectif est de responsabiliser les joueurs dans les moments de tension et de faciliter le travail des arbitres.


