Luis Enrique n’a pas oublié l’élimination de l’Espagne face au Maroc lors de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Dans un entretien accordé à La Nueva España, l’actuel entraîneur du Paris Saint-Germain est revenu sur cette rencontre historique remportée par les Lions de l’Atlas en huitième de finale, au terme d’une séance de tirs au but restée dans les mémoires.
Interrogé sur son meilleur souvenir avec la sélection espagnole, Luis Enrique a surpris en citant précisément ce match face au Maroc. Malgré l’élimination, le technicien espagnol garde une lecture très différente de celle d’une grande partie de la presse espagnole, qui avait présenté cette sortie de route comme un échec majeur de son passage à la tête de la Roja.
« Mon meilleur souvenir ? Le dernier match que j’ai disputé contre le Maroc », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que l’Espagne avait été, selon lui, « infiniment supérieure à l’une des meilleures sélections africaines et émergentes ». Luis Enrique a également rappelé que les Lions de l’Atlas avaient dû défendre pendant « 90 minutes plus 30 minutes de prolongation », avant de s’imposer aux tirs au but.
Le sélectionneur espagnol de l’époque assume donc pleinement son analyse, malgré les critiques reçues après cette élimination. « On m’a critiqué et on me critique encore en disant que ce fut mon grand échec. C’est ma grande joie dans un Mondial », a-t-il confié. Une déclaration forte, qui montre que Luis Enrique considère toujours cette rencontre comme l’un des matchs les plus marquants de son parcours avec la sélection espagnole.
Pour le Maroc, cette soirée du 6 décembre 2022 reste l’un des plus grands moments de son histoire footballistique. Après avoir résisté à l’Espagne durant 120 minutes, les Lions de l’Atlas avaient validé leur qualification pour les quarts de finale grâce à un immense Yassine Bounou lors de la séance de tirs au but. Ce succès avait ouvert la voie à un parcours historique, conclu par une place dans le dernier carré du Mondial.
Les propos de Luis Enrique donnent encore plus de relief à cette rencontre. Là où beaucoup avaient résumé ce match à l’élimination de l’Espagne, l’entraîneur du PSG y voit, lui, un moment de fierté sportive. Mais du côté marocain, cette victoire reste surtout le symbole d’une génération qui a fait entrer les Lions de l’Atlas dans une nouvelle dimension.


