Présent aux côtés de Mohamed Ouahbi en conférence de presse avant Maroc–Écosse, Azzedine Ounahi a affiché un discours lucide et ambitieux. Le milieu des Lions de l’Atlas a reconnu que le Maroc devait encore monter en puissance après son match nul face au Brésil, tout en assurant que le groupe restait pleinement concentré sur la suite de la compétition.
Interrogé sur les critiques autour de sa première sortie dans ce Mondial, Ounahi a répondu avec calme. « J’accepte les critiques des Marocains. Je sais qu’ils veulent me voir au meilleur niveau. La Coupe du monde est un long sprint, elle arrive en fin de saison. Des observateurs ont fait état de ma performance qui était moyenne lors du premier match. Nous allons grandir avec la compétition individuelle et collectivement, j’en ai la conviction. Nous allons nous améliorer au fur et à mesure », a-t-il déclaré.
Le joueur marocain a également évoqué Ayyoub Bouaddi, très remarqué face au Brésil pour ses débuts dans la compétition. Pour Ounahi, la prestation du jeune milieu n’a rien d’une surprise au sein du groupe. « En ce qui concerne Bouaddi, c’est sans doute une surprise pour les gens qui ne le connaissent pas, mais pour nous, les joueurs, ses coéquipiers, nous connaissons la valeur ajoutée qu’il apporte à l’équipe. C’est un très jeune joueur, il aura une très belle carrière », a-t-il confié.
Ounahi a aussi insisté sur la force du soutien populaire autour des Lions de l’Atlas. « Quand tu as 40 millions de Marocains derrière toi, tu joues avec une motivation supplémentaire. On veut absolument rendre les Marocains fiers, comme nous l’avons fait au Qatar », a lancé l’international marocain, rappelant le lien fort entre la sélection et ses supporters.
Le milieu de terrain a par ailleurs comparé ce Mondial à celui de 2022, tout en soulignant les différences importantes entre les deux contextes. « Le Mondial du Qatar est incomparable. C’est comme si nous jouions dans une seule ville. Notre terrain d’entraînement était tout proche du stade et de notre lieu de résidence. Ici, c’est différent. Ces stades sont immenses. Mais les stades ne seront pas réellement un obstacle pour nous », a-t-il expliqué.
À la veille d’un match important face à l’Écosse, Ounahi a surtout voulu rappeler que le nul contre le Brésil ne devait pas être une finalité. « Nous ne voulons pas rester au même niveau. Nous voulons nous améliorer. J’y crois. Nous allons progresser au fil de la compétition. Nous sommes convaincus que nous y parviendrons. Chaque match est différent. Nous avons tous de la qualité. Il n’y a pas de petites équipes. Nous allons continuer à avancer et à progresser. Le Brésil n’est pas une fin en soi », a-t-il conclu.


