Le mercato hivernal 2026 restera comme l’un des plus agités du côté d’Al-Ittihad. Au cœur du feuilleton : l’arrivée du buteur marocain Youssef En-Nesyri, officialisée le 4 février, après un scénario digne d’un thriller administratif.
Tout part du départ surprise de Karim Benzema vers Al-Hilal, qui laisse un vide en attaque chez les Tigres de Jeddah. Pour le combler, la direction saoudienne se tourne vers En-Nesyri, 28 ans, auteur de 38 buts en 79 matches toutes compétitions confondues depuis son arrivée à Fenerbahçe en 2024, en provenance du Séville FC.
Les discussions débouchent sur un accord ambitieux : un échange incluant N’Golo Kanté, annoncé partant vers Fenerbahçe, contre le Lion de l’Atlas, avec une indemnité estimée autour de 15 millions d’euros. Visite médicale, signatures, documents… tout semblait bouclé, jusqu’à une erreur de saisie dans le TMS (Transfer Matching System) de la FIFA, qui retarde l’enregistrement final après la fermeture de la fenêtre hivernale saoudienne. Furieux, Fenerbahçe publie alors un communiqué accusant Al-Ittihad d’amateurisme et assure que le transfert est compromis, tandis qu’En-Nesyri, déjà prêt à rejoindre Jeddah, se retrouve bloqué à Istanbul.
Mais le dossier connaît un dernier rebondissement : la FIFA accorde une dérogation exceptionnelle et valide l’enregistrement malgré le dépassement du délai. Al-Ittihad officialise ensuite l’arrivée sur ses réseaux sociaux, photos du joueur en jaune et noir à l’appui, tandis que le volet concernant Kanté se concrétise également, bouclant l’opération.
Sportivement, ce renfort donne une nouvelle dimension à l’attaque d’Al-Ittihad, qui parie sur la puissance, le sens du but et l’expérience internationale d’En-Nesyri, notamment acquise lors de la Coupe du monde 2022 avec le Maroc. Pour l’attaquant, c’est un nouveau chapitre après l’Espagne et la Turquie : direction l’Arabie saoudite, avec l’ambition de marquer vite et fort sous les couleurs de l’« Al-ʿAmīd ».


