Le Maroc continue d’attirer l’attention à la Coupe du monde 2026. Dans une analyse publiée par le média néerlandais Voetbalflitsen, les Lions de l’Atlas sont présentés comme un adversaire potentiellement plus difficile à manœuvrer tactiquement que le Brésil pour les Pays-Bas.
Alors que les Oranje ont fait un grand pas vers la phase à élimination directe après leur large victoire face à la Suède, le regard commence déjà à se tourner vers le groupe C. Dans ce groupe, le Maroc et le Brésil apparaissent comme deux adversaires possibles pour la sélection néerlandaise au prochain tour. Sur le papier, beaucoup pourraient penser qu’il vaut mieux affronter le Maroc que la Seleção. Mais selon Voetbalflitsen, la réalité tactique est bien plus nuancée.
Le Maroc, un adversaire redouté par les Pays-Bas
Le média néerlandais rappelle d’abord que le Brésil reste une sélection remplie de stars, avec des joueurs comme Vinícius Júnior, Raphinha, Bruno Guimarães, Marquinhos ou encore Alisson. Mais l’article souligne également que l’équipe dirigée par Carlo Ancelotti n’a pas toujours affiché un équilibre collectif parfait depuis le début de la compétition.
Face au Maroc, le Brésil avait notamment été bousculé par l’organisation, l’intensité et la discipline des Lions de l’Atlas. Pour Voetbalflitsen, la faiblesse de la Seleção ne réside pas dans la qualité individuelle, mais plutôt dans son équilibre. Une donnée qui pourrait offrir davantage d’espaces aux Pays-Bas en cas de confrontation.
À l’inverse, le Maroc est présenté comme une équipe moins impressionnante sur le plan du prestige, mais beaucoup plus difficile à contrôler collectivement. Les Lions de l’Atlas savent défendre de manière compacte, fermer l’axe, ressortir proprement sous pression et exploiter les espaces avec vitesse et intelligence.
Hakimi, le casse-tête tactique des Oranje
L’un des points centraux de l’analyse concerne Achraf Hakimi. Le latéral droit du Paris Saint-Germain est présenté comme l’un des joueurs les plus difficiles à gérer pour les Pays-Bas.
Selon Voetbalflitsen, Hakimi ne se contente pas d’un rôle classique de latéral collé à la ligne. Dans l’animation marocaine, il peut monter très haut, rentrer à l’intérieur, occuper le demi-espace ou même se positionner comme un joueur supplémentaire entre les lignes. Cette liberté de mouvement oblige l’adversaire à faire des choix tactiques complexes.
Si l’ailier gauche néerlandais le suit, les Pays-Bas risquent de perdre une solution en transition. Si un milieu sort sur lui, des espaces peuvent s’ouvrir dans l’entrejeu. Et si le latéral gauche monte pour le contrôler, la profondeur peut être attaquée dans son dos. C’est précisément ce type de dilemme qui rend le Maroc difficile à lire.
Saibari, Ounahi et El Khannouss changent la dimension du Maroc
Le site néerlandais insiste également sur la progression du Maroc dans le jeu. Les Lions de l’Atlas ne sont plus seulement une équipe solide défensivement. Sous les ordres de Mohamed Ouahbi, ils disposent aussi de joueurs capables de ressortir le ballon et de créer des décalages entre les lignes.
Ismael Saibari est particulièrement mis en avant. Buteur face au Brésil puis face à l’Écosse, le milieu marocain apporte de la projection, du pressing et une vraie présence offensive. Sa capacité à attaquer les espaces entre les lignes pourrait poser de sérieux problèmes aux Oranje.
Aux côtés d’Azzedine Ounahi et Bilal El Khannouss, Saibari donne au Maroc une qualité technique précieuse pour résister au pressing et accélérer le jeu au bon moment. Pour Voetbalflitsen, ce profil collectif pourrait perturber le rythme des Pays-Bas.
Le Brésil plus dangereux, le Maroc plus difficile à manœuvrer
L’analyse établit une distinction claire entre les deux adversaires possibles. Le Brésil serait plus dangereux par ses individualités, notamment avec Vinícius Júnior, capable de faire basculer un match sur une seule action. Mais cette équipe pourrait aussi laisser plus d’espaces aux Pays-Bas, notamment en transition ou dans le dos des latéraux.
Le Maroc, en revanche, proposerait un match plus fermé, plus tactique et plus exigeant. Les Lions de l’Atlas peuvent défendre bas, réduire les espaces dans l’axe, obliger l’adversaire à passer par les côtés, puis se projeter rapidement grâce à des joueurs techniques et mobiles.
Pour une sélection néerlandaise parfois moins à l’aise face aux blocs compacts, ce type de match pourrait être particulièrement difficile à gérer. Voetbalflitsen estime ainsi que les Pays-Bas auraient probablement plus de problèmes à résoudre face au Maroc que face au Brésil.
Le Brésil plus dangereux, le Maroc plus difficile à manœuvrer
La conclusion du média néerlandais est révélatrice du respect grandissant autour de l’équipe nationale marocaine. Le Brésil reste l’adversaire le plus dangereux sur le papier, en raison de la qualité de ses joueurs et de son histoire. Mais le Maroc pourrait être l’adversaire le plus inconfortable tactiquement.
Cette analyse confirme la nouvelle dimension prise par les Lions de l’Atlas sur la scène internationale. Le Maroc n’est plus seulement perçu comme une équipe combative et difficile à battre. Il est désormais considéré comme une sélection capable de poser de véritables problèmes tactiques à des nations majeures, grâce à son organisation, sa discipline et la polyvalence de cadres comme Achraf Hakimi, Ismael Saibari ou Azzedine Ounahi.


