À la veille du dernier match de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 face à Haïti, Mohamed Ouahbi s’est présenté en conférence de presse avec un message clair : le Maroc ne doit pas calculer. Deuxièmes de leur groupe, à égalité de points avec le Brésil mais devancés à la différence de buts, les Lions de l’Atlas veulent s’imposer pour tenter de terminer premiers et aborder la suite de la compétition dans les meilleures conditions.
Accompagné de Munir El Kajoui, le sélectionneur national a insisté sur la nécessité de respecter l’adversaire, tout en rappelant l’objectif principal des Lions de l’Atlas : prendre les trois points. « C’est un match de Coupe du monde. Haïti sera motivé, l’équipe voudra son premier but, son premier point. Nous, on veut gagner et être premier. Il faut gagner et si on pense à autre chose que ça, on va le regretter. Il ne faut pas marquer beaucoup de buts. Il faut gagner d’abord et après on verra. On va respecter l’adversaire qu’on a analysé depuis très longtemps. C’est une bonne équipe. Personne ne va lever le pied », a déclaré Mohamed Ouahbi, dans des propos tenus en conférence de presse d’avant-match.
Le sélectionneur marocain a également refusé de se projeter sur les différents scénarios possibles, notamment ceux liés à la différence de buts ou au futur adversaire en huitième de finale. Pour lui, la mission reste simple : prendre les trois points. « Nous respectons cette équipe d’Haïti, mais notre mission est simple : prendre les trois points et conserver la première place du groupe. Je ne veux pas que l’on se projette sur les scénarios ou la différence de buts. La seule chose qui compte aujourd’hui, c’est la victoire. Le reste viendra ensuite », a-t-il ajouté.
Interrogé sur le lieu potentiel du huitième de finale, entre les États-Unis et le Mexique, Ouahbi a rappelé que le Maroc voulait avant tout finir devant le Brésil. « Jouer au Mexique ou aux États-Unis ? Je veux être premier, battre Haïti et passer devant le Brésil. En étant premier, ça nous permet de ne pas trop voyager, de revenir dans le New Jersey donc c’est un avantage. Mais si on doit aller à Monterrey, on ira avec le même objectif », a expliqué le technicien marocain.
Concernant la composition d’équipe, Mohamed Ouahbi n’a pas confirmé de rotation automatique, malgré la situation d’Haïti dans ce groupe. Le sélectionneur veut aligner l’équipe qu’il juge la plus compétitive pour atteindre l’objectif fixé. « Comme je l’ai dit, l’objectif c’est de gagner le match et donc avec la meilleure équipe possible. Ça dépendra de certaines choses. Il y a des joueurs bien physiquement, on pourrait repartir avec le même onze sans problème. Les joueurs ne sont pas au courant », a-t-il précisé.
Le sélectionneur est aussi revenu sur la gestion physique des deux premières rencontres du Maroc dans ce Mondial. Après un premier match exigeant face au Brésil, puis une rencontre mieux maîtrisée physiquement contre l’Écosse, Ouahbi estime que son groupe monte progressivement en puissance. « J’avais dit que le premier match contre le Brésil était très intense. Donc il fallait changer après 60 minutes car on n’arrivait plus à faire le pressing que je demandais. Dans le deuxième match contre l’Écosse, j’ai changé tard car les joueurs se sentaient bien. On demande beaucoup aux joueurs, donc le but c’est de faire ça sur minimum 80 minutes. Et on a plus couru, avec plus d’intensité », a-t-il analysé.
Sur le plan offensif, le sélectionneur marocain n’a pas voulu réduire la question de l’efficacité à la simple présence d’attaquants supplémentaires. Pour lui, le travail collectif reste déterminant afin d’amener le ballon dans les meilleures zones. « On a assez de joueurs pour avoir de l’ambition. Ce n’est pas en rajoutant des attaquants que vous allez marquer. Il faut des joueurs qui amènent le ballon dans la surface pour avoir des attaquants qui marquent. C’est plus compliqué que ça. Et pour la défense, c’est normal. Et face à l’Écosse ça a donné de la confiance au groupe, quand ça va moins bien la défense tient bon. Je vois le positif comme ça. On est plus fort avec ces matches », a-t-il souligné.
La finition, sujet régulièrement évoqué autour des Lions de l’Atlas, a également été abordée. Mohamed Ouahbi reconnaît que son équipe doit encore mieux convertir ses occasions, mais refuse de dramatiser. « Il y a des occasions ratées, mais comme toujours. Depuis bien longtemps malheureusement. On ne s’alarme pas car tout le monde veut mieux faire. On en reparlera plus tard », a-t-il confié.
Le cas Brahim Díaz a aussi été évoqué, notamment au regard de son importance dans l’animation offensive marocaine depuis le début de la compétition. Capable d’évoluer dans plusieurs zones du front de l’attaque, le joueur du Real Madrid offre différentes options au staff marocain. « Brahim fait partie de ces joueurs capables d’évoluer à plusieurs postes offensifs. Avec les nombreux profils créatifs à notre disposition, nous cherchons avant tout la meilleure formule pour l’équipe. Qu’il joue sur un côté ou plus près de l’attaquant, il peut apporter des solutions. Ses deux passes décisives illustrent d’ailleurs son importance dans le secteur offensif. Notre priorité reste de trouver le bon équilibre collectif tout en tirant le meilleur de ses qualités », a expliqué Ouahbi.
Le message envoyé par Mohamed Ouahbi est limpide : le Maroc ne veut ni calculer, ni sous-estimer Haïti, ni se projeter trop tôt vers la suite du tournoi. Avant de penser aux huitièmes de finale, aux Pays-Bas ou à un éventuel déplacement au Mexique, les Lions de l’Atlas veulent terminer le travail dans ce groupe. Face à Haïti, l’objectif est assumé : gagner, viser la première place et poursuivre l’aventure avec confiance.


