Le Real Betis a vu son parcours européen s’arrêter jeudi soir au stade de La Cartuja, au terme d’un quart de finale retour spectaculaire face à Braga. Battue 4-2 à domicile, la formation andalouse a été renversée après avoir pourtant pris une avance de deux buts en première période. Ce revers a scellé l’élimination des Espagnols, Braga validant sa qualification pour les demi-finales grâce à un succès cumulé 5-3.
Dans cette soirée amère pour le club andalou, Abdessamad Ezzalzouli a néanmoins été l’un des hommes forts du début de rencontre. Très en vue sur le plan offensif, l’international marocain a d’abord parfaitement lancé le Betis en déposant un centre pour Antony, buteur de la tête dès la 13e minute. Treize minutes plus tard, le Lion de l’Atlas s’est lui-même illustré en inscrivant le deuxième but des siens, concrétisant la nette domination de son équipe dans le premier acte.
À 2-0, le Betis semblait alors avoir pris la mesure de son adversaire et avoir fait le plus dur dans cette manche retour. Mais Braga n’a pas sombré. Les Portugais ont réduit l’écart avant la pause par Pau Víctor, un but qui a changé la dynamique de la rencontre. Au retour des vestiaires, Vítor Carvalho a remis les deux équipes à égalité sur la soirée avant que Ricardo Horta, sur penalty, ne fasse basculer définitivement la confrontation du côté portugais. Jean-Baptiste Gorby a ensuite porté le coup de grâce pour offrir à Braga une qualification retentissante.
Si le Betis quitte donc la scène européenne avec beaucoup de regrets, Abdessamad Ezzalzouli peut pour sa part retenir une nouvelle prestation aboutie sur le plan individuel. Déjà buteur en Liga face à Osasuna quelques jours plus tôt, le Marocain a confirmé sa bonne dynamique en se montrant décisif dans un rendez-vous de haut niveau. Sa percussion, sa justesse dans les derniers mètres et sa capacité à peser sur les défenses ont une nouvelle fois sauté aux yeux.
Cette rencontre laisse donc une impression contrastée autour d’Ezzalzouli : celle d’un joueur capable d’illuminer une rencontre par ses prises d’initiative, mais rattrapé par l’effondrement collectif de son équipe. Dans une soirée où le Betis avait entrevu le dernier carré, le Marocain a longtemps incarné l’espoir andalou avant que Braga ne vienne tout emporter sur son passage.


