À l’approche du huitième de finale de Coupe du Monde 2026 entre le Canada et le Maroc, Jesse Marsch n’a pas caché son respect pour les Lions de l’Atlas. Le sélectionneur canadien a reconnu toute la difficulté de préparer une rencontre face à une équipe marocaine en pleine confiance, qualifiée après avoir éliminé les Pays-Bas au terme d’un match disputé jusqu’aux tirs au but.
Devant la presse, Marsch a employé une formule forte pour décrire la préparation de cette affiche. Après avoir expliqué que préparer le match face à la Suisse avait déjà été particulièrement compliqué, le technicien américain a estimé que préparer le Maroc représentait un défi encore plus grand. « J’avais qualifié la préparation contre la Suisse de véritable enfer. Mais préparer le Maroc, c’est comme un cauchemar sanglant », a-t-il déclaré, reconnaissant la qualité de jeu affichée par les Lions de l’Atlas.
Le sélectionneur canadien est allé plus loin en soulignant l’impression laissée par la sélection marocaine depuis le début de la compétition. « Je n’ai pas envie de les regarder jouer, ils sont trop bons », a-t-il ajouté, dans une déclaration qui traduit à la fois l’admiration et la difficulté tactique que représente cette équipe du Maroc.
Malgré ce respect affiché, Jesse Marsch refuse de présenter son équipe comme condamnée d’avance. Le Canada, qualifié pour ce huitième de finale après sa victoire contre l’Afrique du Sud, veut croire en ses chances face à une sélection marocaine désormais très attendue. « Tout le monde va nous écarter, et c’est une opportunité », a expliqué Marsch, déterminé à transformer ce statut d’outsider en source de motivation.
Le technicien veut surtout voir son groupe livrer une prestation de référence. « Nous voulons livrer la meilleure performance de notre vie », a-t-il insisté, conscient que son équipe devra évoluer à son plus haut niveau pour espérer faire tomber les Lions de l’Atlas.
Sur le plan tactique, le Canada pourrait chercher à exploiter sa fraîcheur physique. Le Maroc reste sur un match très exigeant face aux Pays-Bas, conclu après 120 minutes et une séance de tirs au but. Marsch estime que son équipe peut s’appuyer sur son intensité et son état physique pour tenter de bousculer les hommes de Mohamed Ouahbi.
Autre élément important avant cette rencontre : la situation d’Alphonso Davies. Le sélectionneur canadien n’a pas totalement levé le doute sur une titularisation de son capitaine, revenu progressivement à la compétition. Son éventuelle présence d’entrée pourrait constituer un atout majeur pour le Canada, notamment dans les transitions et les phases de percussion.
Pour le Maroc, ces déclarations confirment le respect grandissant suscité par son parcours. Solides collectivement, disciplinés et capables de répondre présents dans les grands rendez-vous, les Lions de l’Atlas aborderont ce choc face au Canada avec l’ambition de poursuivre leur aventure mondiale et de franchir un nouveau cap dans la compétition.


