La séquence a fait le tour des réseaux : Hamza Igamane s’est approché de Jaouad Zaïri pour lui offrir son maillot, un geste spontané qui a touché l’ancien Lion de l’Atlas. Zaïri a ensuite expliqué qu’il comptait le transmettre à son fils Adam, comme un souvenir de famille chargé de sens.
Ce qui rend l’instant encore plus fort, c’est le symbole du numéro 7. Zaïri l’a porté, et c’est justement ce “7” qu’Igamane endosse aujourd’hui. Impossible, pour un Marocain, de voir ce chiffre sans remonter à l’épopée de la CAN 2004, quand une génération a frôlé le titre. Dans ce parcours, il y a une image restée gravée : le quart de finale contre l’Algérie, renversé dans les dernières minutes, avec l’égalisation de Marouane Chamakh dans le temps additionnel, avant que le Maroc ne fasse la différence en prolongation, jusqu’au but de Zaïri au bout du suspense.
Ce numéro a aussi appartenu à un autre monument : Mustapha Hadji, l’un des visages les plus marquants du football marocain. Son “7” renvoie à des moments où tout un pays s’est levé : ce retourné acrobatique contre l’Égypte à la CAN 1998, souvent cité parmi les buts de légende du tournoi, et ce but inscrit au Mondial 1998 face à la Norvège, devenu une image emblématique de l’épopée marocaine en France.
C’est là que le geste d’Igamane prend une autre dimension : offrir un maillot, c’est déjà fort. Offrir le “7” à un ancien qui l’a porté, et qui a fait vibrer le Maroc sur une CAN mémorable, c’est presque une passation. Et pour Igamane, le message est clair : il n’a pas seulement un numéro sur le dos, il porte une histoire, celle de stars nationales qui ont fait rêver en CAN et en Coupe du monde, et dont les supporters attendent toujours un héritier.

