À la veille du déplacement du Real Betis sur la pelouse du PAOK à Salonique en Ligue Europa, Manuel Pellegrini a été interrogé sur le retour d’Abdessamad Ezzalzouli (Abde), revenu au club après la finale de la CAN. Entre gestion sportive immédiate et prise de position très ferme sur le scénario du match, le technicien chilien a tenu une ligne claire : protéger son joueur… tout en jugeant durement la fin du tournoi.
Abde : “Il peut jouer”, malgré une reprise accélérée
Pellegrini a d’abord rappelé que le contexte n’est pas idéal, Abde revenant après une période loin du groupe et une déception énorme en sélection :
« Ça fait longtemps qu’Abde est éloigné du groupe à l’entraînement. Il revient avec une grande désillusion après la finale de la Coupe d’Afrique. »
Mais dans un effectif diminué, l’entraîneur n’a pas fermé la porte à une utilisation immédiate :
« Nous avons peu de joueurs et, puisqu’il est dans la liste des convoqués, il est en mesure de jouer. »
Il a aussi insisté sur l’état d’esprit du Marocain, désireux de réintégrer rapidement le groupe :
« C’est lui-même qui a voulu revenir et se réintégrer. »
Sur la finale : “lamentable”, et charge contre VAR/arbitre
C’est sur la conclusion de la CAN que Pellegrini a haussé le ton, qualifiant le dénouement de très préjudiciable :
« Je l’ai trouvée lamentable… un grand préjudice pour le football. »
Dans la foulée, il a visé le penalty accordé en fin de match et l’assistance vidéo :
« L’intervention de la VAR a été très mauvaise, et l’arbitre a eu tort de le siffler. »
Et il a aussi critiqué la réaction sénégalaise pendant l’épisode :
« La réaction du Sénégal ne correspond pas non plus à ce sport, sinon chacun se ferait justice lui-même. »
Un mot pour Brahim Díaz : “il se relèvera vite”
Enfin, interrogé sur l’action décisive et le penalty manqué par Brahim Díaz, Pellegrini a voulu dédramatiser, avec un message de soutien :
« C’est un moment compliqué, mais il se relèvera vite. »
Pour le Betis, l’enjeu est désormais de basculer immédiatement sur l’Europe, avec un match à négocier en Grèce et la nécessité de gérer l’état physique d’Abde, revenu sans vraie coupure.


