Battus à domicile, l’Olympiakos et Ayoub El Kaabi devront renverser la situation en Allemagne. Mercredi 18 février, au stade Georgios Karaiskakis, le club grec s’est incliné 0-2 face au Bayer Leverkusen lors de la manche aller des barrages de la Ligue des champions. Un score sévère au regard d’une première période plus équilibrée, avant la montée en puissance allemande après la pause.
Leverkusen a fait la différence en seconde mi-temps grâce à Patrik Schick, auteur d’un doublé “express” après l’heure de jeu : d’abord d’une finition maîtrisée, puis sur une tête à la réception d’un corner d’Alex Grimaldo. Deux actions qui ont refroidi le public du Pirée et placé les champions d’Allemagne en position idéale avant le retour.
Au cœur des espoirs grecs, Ayoub El Kaabi a pourtant été l’un des rares à réellement inquiéter la défense adverse dans le jeu. Très vite recherché dans la profondeur et sur les seconds ballons, l’attaquant marocain a cru ouvrir le score en première période, avant de voir son but refusé. Un tournant, tant l’Olympiakos semblait alors capable de faire douter Leverkusen.
Sans multiplier les occasions franches, El Kaabi a surtout pesé par son sens du placement et sa capacité à déclencher sur peu d’espaces. Dans un match où l’Olympiakos a souvent manqué de précision dans le dernier geste, son activité a servi de point d’appui, mais la muraille allemande a tenu, et le réalisme a changé de camp.
Côté grec, l’idée est claire : rester en vie jusqu’au bout. Le capitaine Panagiotis Retsos a insisté sur la nécessité de corriger les erreurs avant la manche retour, où Leverkusen cherchera à valider sa qualification. L’Olympiakos, lui, s’accrochera à ce qu’il a montré avant l’ouverture du score : de l’agressivité à la récupération, et la conviction qu’avec El Kaabi, une occasion peut suffire à relancer un scénario.
Le match retour est programmé la semaine prochaine en Allemagne (24-25 février selon le calendrier des barrages). Pour espérer renverser le 0-2, l’Olympiakos aura besoin d’un El Kaabi encore plus tranchant… et d’une efficacité collective bien supérieure à l’aller.


