À Rabat, ce mardi 13 janvier 2026, Hoalid Regragui a utilisé sa conférence de presse d’avant-match pour verrouiller un sujet devenu envahissant depuis les quarts: les accusations de favoritisme arbitral autour du pays hôte. Le sélectionneur des Lions de l’Atlas a rejeté l’idée d’un “scénario écrit”, en estimant que ce type de discours entretient la suspicion et pollue la compétition, alors que le Maroc veut avancer “uniquement” par le jeu.
Regragui a insisté sur un point: les débats d’arbitrage ne sont pas propres à l’Afrique. À ses yeux, les mêmes controverses existent en Europe comme sur le continent, et l’important reste la capacité à ne pas sortir du match. Dans ce registre, il a rappelé que le Maroc, lui aussi, a eu des situations litigieuses non sifflées, en citant notamment des actions sur Abde Ezzalzouli et Ismaël Saibari lors du succès contre le Cameroun (2-0).
Sur l’enjeu sportif, le message a été tout aussi net. Regragui a répété son ambition de se retrouver en finale, en présentant ce Maroc–Nigeria comme un choc “niveau finale”, à la fois pour le public et pour l’image du football africain. Il a également assumé le contexte de pression et de critiques: il revendique un bilan solide sur la durée, mais reconnaît la spécificité du poste au Maroc, où chaque résultat est disséqué.
Côté contenu football, Regragui a prévenu que son équipe ne pourra pas s’offrir des périodes de relâchement: il a évoqué les passages à vide constatés contre la Tanzanie ou par séquence face au Cameroun, en avertissant que le Nigeria sanctionne ce type de baisse de régime. Il n’a pas considéré la suspension de Wilfred Ndidi comme un “cadeau”, soulignant la profondeur nigériane et la nécessité, pour le Maroc, d’élever son niveau d’impact et de concentration dans les duels clés, notamment au milieu.
Enfin, Regragui a aussi apporté des éléments sur la montée en puissance d’Achraf Hakimi, qu’il voit revenir progressivement à son meilleur niveau malgré un contexte physique récent moins simple. La conférence s’est tenue en présence du gardien Munir El Mohamedi, venu porter le discours du vestiaire à la veille d’un rendez-vous fixé au 14 janvier, au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

