Arrivé cet hiver pour densifier l’animation offensive du Havre AC, Sofiane Boufal s’est déjà imposé comme un élément central dans les plans de Didier Digard. L’entraîneur havrais voit en l’international marocain un profil rare dans son effectif : un joueur capable de sécuriser les temps forts, de faire respirer l’équipe sous pression et surtout de créer du déséquilibre dans les trente derniers mètres.
« C’est une recrue très importante pour nous », insiste Digard, qui attend désormais un cap supplémentaire. Sans remettre en cause l’impact technique de Boufal, le coach souhaite le voir peser davantage sur la feuille de match. L’idée est claire : transformer son influence dans le jeu en actions décisives, et l’amener à assumer pleinement son statut, avec plus de confiance et de conviction dans ses choix.
Dans le discours, Boufal n’est pas un atout “coup d’un soir” lié à un rendez-vous prestigieux. Digard le présente plutôt comme une pièce structurante pour la suite de la saison : « On compte énormément sur lui, pas seulement contre le PSG. On a des matchs très importants à jouer. » Un message qui souligne la volonté du Havre de s’appuyer sur son numéro créatif pour gérer les séquences clés, débloquer des rencontres fermées et maintenir le cap dans les objectifs du club.
Enfin, Digard met en avant une dimension souvent sous-estimée : la relation humaine. Il explique avoir détaillé à Boufal le projet de jeu, son utilisation et sa manière de fonctionner au quotidien, rappelant que ces trajectoires sont aussi « des aventures humaines ». Une façon de responsabiliser le Lion de l’Atlas, et de lui donner un cadre clair pour exprimer son talent… avec, en ligne de mire, l’exigence d’être plus tranchant quand le match se décide.

