Au lendemain de la finale perdue par le Maroc face au Sénégal (1-0 a.p.), Kylian Mbappé n’a pas esquivé le sujet. En conférence de presse à Madrid, à la veille de la réception de l’AS Monaco en Ligue des champions, l’attaquant a parlé avec un ton rare, plus humain que médiatique, en se plaçant d’emblée dans le camp du réconfort pour Brahim Díaz et Achraf Hakimi.
La phrase qui résume tout
« J’ai passé la moitié de la nuit au téléphone avec Achraf… C’est difficile. »
Mbappé commence par expliquer qu’il a envoyé un message à Brahim Díaz après le match, mais qu’il ne l’a pas encore eu directement. Dans la foulée, il révèle avoir longuement échangé avec Achraf Hakimi, ce qui lui permet, dit-il, de comprendre ce qui s’est passé pendant les minutes de tension, et surtout ce qui a suivi après. Il pose le décor : le moment est lourd, et la scène dépasse le simple fait de jeu.
Ensuite, Mbappé fait un pas de côté : il rappelle qu’il connaît ce genre de soirée, parce qu’il a lui-même traversé des épisodes où un détail fait basculer un destin. Il met des mots précis sur la tempête intérieure : déception, colère, frustration, et une douleur qui s’amplifie quand tout un pays attend un titre depuis longtemps et pense l’avoir à portée de main.
Enfin, il conclut par le message central : au Real Madrid, Brahim ne doit pas être laissé seul avec ça. Mbappé insiste sur un principe : “avant même de penser au football”, il faut penser à la personne. Son idée est claire : le club devra l’accompagner à son retour, le protéger, le remettre d’aplomb, parce qu’il estime que le joueur “doit être dans un état pas possible”.
Et dans cette déclaration, il y a un sous-texte que tout le vestiaire comprend : dans ce genre de nuit, on ne juge pas un coéquipier on le relève.


