La scène est forte : Rabat retient son souffle, puis explose. Et Hoalid Regragui, lui, parle d’abord de symbole. Car cette qualification renvoie le Maroc en finale de CAN, 22 ans après 2004. Sur beIN Sports, le sélectionneur a salué l’attente d’un pays et d’un public qui a porté l’équipe jusqu’au bout.
« On est heureux de revenir en finale 22 ans après celle de 2004 (perdue) car ce public mérite de revoir le Maroc en finale. On est heureux pour les Marocains. »
Puis Regragui a glissé sur un autre sujet : les critiques, les secousses autour de son équipe durant la compétition. Sans régler de comptes, il a mis en avant un bloc soudé, et une relation intacte avec son vestiaire :
« Je n’ai pas été que chahuté, c’était une campagne médiatique pas correcte à mon sens mais la critique fait partie du football et les joueurs m’ont toujours soutenu. »
Sur le terrain, le match a été fermé, longtemps figé par des défenses en place. Le Maroc a eu davantage d’initiatives, mais le dernier geste a manqué. Et quand la décision est arrivée aux tirs au but, l’équipe a trouvé ce que Regragui réclame depuis le début : du sang-froid, du collectif, et un gardien capable de faire pencher l’histoire.

