Lors de la rencontre de Liga opposant le Real Madrid au Rayo Vallecano (victoire 2-1 des Merengues grâce à un penalty tardif de Kylian Mbappé), une vive tension a éclaté sur la pelouse entre deux internationaux marocains : Brahim Díaz, entré en jeu côté madrilène, et Ilias Akhomach, titulaire chez les Vallecanos. En fin de rencontre, les deux joueurs en sont venus à un face-à-face très tendu, avec des mots durs et une agressivité palpable, sous les yeux des spectateurs du Santiago Bernabéu. Eduardo Camavinga est rapidement intervenu pour les séparer et éviter que l’incident ne dégénère. Akhomach a même écopé d’un carton jaune à la 83e minute, avant d’être remplacé peu après.
Ce clash prend tout son sens dans le contexte récent de la sélection marocaine. À peine deux semaines plus tôt, lors de la finale de la CAN 2025 perdue par le Maroc face au Sénégal, Brahim Díaz avait raté une panenka décisive dans le temps réglementaire, un geste qui avait provoqué la colère de certains supporters et coéquipiers. Remplacé en prolongations par Ilias Akhomach, Díaz avait vécu l’un des pires moments de sa carrière, selon ses propres mots. Cette frustration semble avoir resurgi lors de ce duel en club, révélant un malaise latent au sein des Lions de l’Atlas entre deux joueurs ambitieux.
Cet épisode soulève des questions sur la cohésion du groupe dirigé par Hoalid Regragui. Si l’altercation est restée cantonnée au terrain sans conséquences, elle met en lumière les tensions persistantes après l’échec continental. Pour certains observateurs, il s’agit d’une simple échauffourée liée à l’intensité du match ; pour d’autres, elle traduit des rancœurs plus profondes qui pourraient compliquer la reconstruction de la sélection marocaine dans les mois à venir.


