Le Maroc aborde son huitième de finale de Coupe du monde 2026 face au Canada avec un statut de favori confirmé par les chiffres. Selon les données publiées par OptaJean, le superordinateur d’Opta a donné les Lions de l’Atlas vainqueurs dans 51,8 % des 25 000 simulations réalisées avant la rencontre. Le Maroc disposerait même de 67 % de chances de se qualifier pour les quarts de finale, tous scénarios confondus.
Cette projection confirme la dynamique actuelle de la sélection marocaine. Après avoir éliminé les Pays-Bas au tour précédent, les hommes de Mohamed Ouahbi continuent d’impressionner par leur maîtrise collective, leur solidité défensive et leur capacité à répondre présents dans les matchs à élimination directe. Face aux Néerlandais, le Maroc avait notamment limité son adversaire à seulement 0,24 but attendu en 120 minutes, tout en réussissant 801 passes, contre 292 pour les Oranje.
OptaJean souligne également la solidité remarquable des Lions dans cette édition 2026. Le Maroc ne concède en moyenne que 8,3 tirs par match et seulement 0,8 but attendu contre lui. C’est la première fois dans son histoire en Coupe du monde que la sélection nationale affiche moins de 10 tirs subis et moins de 1 but attendu concédé par rencontre sur une même édition du tournoi.
Le Canada, pays coorganisateur, se présente toutefois avec de solides arguments. La sélection dirigée par Jesse Marsch vient de remporter le premier match à élimination directe de son histoire en Coupe du monde, après sa victoire face à l’Afrique du Sud. Mais face au Maroc, le niveau d’exigence sera nettement plus élevé. OptaJean estime que les Canadiens devront s’adapter à une équipe marocaine plus complète et plus expérimentée que les adversaires affrontés jusque-là.
L’historique joue également en faveur des Lions de l’Atlas. Le Canada n’a jamais battu le Maroc en quatre confrontations toutes compétitions confondues, avec un nul et trois défaites. La sélection marocaine reste aussi sur deux victoires en Coupe du monde contre des équipes de la Concacaf : face à Haïti lors de la phase de groupes 2026, puis face au Canada lors du Mondial 2022 au Qatar.
Autre élément important : l’expérience marocaine dans les matchs couperets. Toujours selon OptaJean, en excluant les finales et les matchs pour la troisième place, le Maroc s’est qualifié lors de six de ses huit derniers matchs à élimination directe disputés dans les grands tournois, Coupe du monde et CAN confondues. Trois de ces qualifications ont été obtenues aux tirs au but, un domaine dans lequel les Lions peuvent compter sur l’immense fiabilité de Yassine Bounou.
Le gardien marocain reste une référence dans cet exercice. OptaJean rappelle que, sur huit penalties subis par le Maroc lors de séances de tirs au but en Coupe du monde, seuls deux ont été transformés. Une statistique qui confirme l’importance de Bounou dans les grands rendez-vous et qui pourrait peser lourd si ce huitième de finale devait aller jusqu’aux tirs au but.
Malgré ces chiffres favorables, le Maroc devra rester prudent. Le Canada a montré sa capacité à modifier son approche selon l’adversaire. Après avoir affiché une possession moyenne de 61 % en phase de groupes, les Canadiens sont descendus à 42 % contre l’Afrique du Sud, preuve d’une équipe capable de jouer différemment pour s’adapter au contexte.
Les Lions de l’Atlas partent donc avec un avantage statistique, mais la vérité se jouera sur le terrain à Houston. Face à une équipe canadienne portée par son public et par l’ambition de prolonger son parcours historique, le Maroc devra confirmer son statut, imposer son rythme et faire parler son expérience pour rejoindre les quarts de finale.


