Capitaine de l’Équateur face au Maroc, Willian Pacho a livré une analyse lucide après le match nul concédé par la Tri (1-1), vendredi soir à Madrid. Le défenseur central a retenu la bonne attitude de son équipe, tout en reconnaissant que certains détails devront être corrigés avant les prochaines échéances. Pour le joueur du Paris Saint-Germain, ce test face aux Lions de l’Atlas a surtout permis de mettre en lumière les ajustements encore nécessaires à quelques mois de la Coupe du monde 2026.
En zone mixte, Pacho a d’abord insisté sur le visage affiché par la sélection équatorienne, notamment durant la première période. « On l’a bien fait, l’équipe est sortie pour proposer du jeu. La première mi-temps, on a été beaucoup mieux que dans la seconde. Après le but, on a dû souffrir un peu en ajustant les marquages, mais on repart avec de bonnes sensations », a-t-il expliqué après la rencontre. Une déclaration qui traduit à la fois la satisfaction du contenu proposé par moments et la conscience que le match a changé de physionomie après l’ouverture du score équatorienne.
Le défenseur équatorien s’est également arrêté sur l’égalisation marocaine, intervenue sur coup de pied arrêté en fin de match. Là encore, son discours a été marqué par la lucidité. « Le but vient sur une phase arrêtée et, comme je l’ai dit il y a quelques jours, il faut corriger cela. C’est bien que cela arrive maintenant et pas à la Coupe du monde », a-t-il confié, dans une sortie qui résume parfaitement l’état d’esprit de la Tri après ce nul face au Maroc. Plus qu’un simple regret, Pacho y voit un avertissement utile avant le grand rendez-vous de l’été.
Malgré cette frustration, le capitaine équatorien n’a pas caché sa confiance dans le potentiel de son groupe. « Nous sommes contents de l’équipe que nous avons », a-t-il ajouté, insistant sur la qualité collective de la Tri après cette prestation face à une sélection marocaine accrocheuse jusqu’au bout. Pour l’Équateur, ce match nul laisse donc une impression contrastée : celle d’une équipe capable de rivaliser à haut niveau, mais encore perfectible dans la gestion de certains détails.
Face au Maroc, l’Équateur a montré de bonnes séquences, de l’intensité et une vraie personnalité dans le jeu. Mais les mots de Willian Pacho rappellent aussi qu’à ce niveau, un relâchement ou une erreur sur une phase arrêtée peut coûter cher. Pour la Tri, cette rencontre servira donc autant de repère que d’avertissement avant la suite de sa préparation, avec un prochain rendez-vous face aux Pays-Bas le 31 mars 2026.


