La polémique enfle à moins de deux semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 (WAFCON), programmée du 17 mars au 3 avril 2026 au Maroc. Ce mercredi 4 mars 2026, le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, a publiquement attaqué le Maroc, estimant que l’incertitude autour de l’organisation du tournoi met en danger le football féminin africain.
Une colère sud-africaine sur fond de flou organisationnel
Selon l’Associated Press, McKenzie a reproché au Maroc de laisser planer le doute à 13 jours du début de la compétition. Dans des propos relayés par l’agence, il affirme notamment que l’Afrique du Sud ne “sera pas prise en otage” et qu’elle est prête à assumer l’organisation si nécessaire, tout en dénonçant le manque de clarté autour du maintien du tournoi au Maroc.
Cette sortie intervient alors que, côté CAF, aucune annonce officielle détaillée n’a encore dissipé toutes les interrogations. ESPN souligne par exemple que plusieurs éléments logistiques clés (calendrier final, dispositifs d’accréditation, désignation de certains officiels, etc.) n’étaient toujours pas totalement verrouillés publiquement à l’approche de l’échéance, alimentant rumeurs et spéculations.
La CAF répond : “clarification dans les prochains jours”
Toujours d’après l’AP, la CAF a indiqué que le sujet faisait l’objet d’une attention “urgente” et “de haut niveau”, et qu’une clarification interviendrait “dans les prochains jours”.
En parallèle, la communication officielle de la CAF continue de présenter le tournoi comme devant se tenir au Maroc aux dates prévues, avec des sélections déjà en phase de préparation.
Un contexte déjà tendu
Cette séquence ravive un climat de tension, car le dossier de l’hôte de la WAFCON a déjà connu des déclarations contradictoires ces dernières semaines, notamment en Afrique du Sud, avant des mises au point officielles.
Et maintenant ?
À 13 jours du lancement théorique de la compétition (17 mars 2026), l’attente se concentre désormais sur un communiqué clair de la CAF (et/ou des autorités marocaines) : confirmation définitive du maintien, ajustements logistiques, ou activation d’un plan alternatif. En attendant, la sortie de Gayton McKenzie met une pression supplémentaire sur les instances, dans un moment crucial pour la crédibilité et la visibilité du football féminin africain.


