Rafael van der Vaart a provoqué une vive controverse après des propos tenus dans Studio Voetbal au sujet du Maroc et des joueurs binationaux. Reprise par la NOS et par plusieurs médias néerlandais ce 30 mars 2026, sa sortie a été largement commentée en raison de son ton jugé méprisant envers les Lions de l’Atlas.
Au cœur de la polémique, l’ancien international néerlandais a lâché une phrase qui a immédiatement fait réagir : « Tous les Marocains qui ne sont pas assez bons ici vont jouer pour le Maroc. » Il a ensuite ajouté : « Il n’y a que Ziyech que j’aurais voulu dans l’équipe », avant de poursuivre avec une autre formule tout aussi forte : « Si tu atteins une demi-finale de Coupe du monde et que tu veux gagner le tournoi, nous, les Pays-Bas, on ne doit pas s’inquiéter du Maroc. » Ces différentes déclarations sont reprises dans les extraits et comptes rendus publiés par la NOS et VoetbalPrimeur.
À travers cette sortie, Van der Vaart minimise clairement le niveau actuel du Maroc. Son idée est simple : selon lui, les joueurs d’origine marocaine qui ne parviennent pas à atteindre le niveau de la sélection néerlandaise choisiraient ensuite le Maroc, et les Oranje n’auraient donc aucune raison de redouter cette équipe sur la scène mondiale. C’est précisément cette lecture qui a choqué, car elle réduit les choix des binationaux à un simple repli, tout en dévalorisant le parcours récent de la sélection marocaine.
Le contraste est d’autant plus frappant que Van der Vaart lui-même évoque le niveau du Maroc en rappelant sa demi-finale de Coupe du monde, tout en expliquant dans le même temps que les Pays-Bas ne devraient pas s’en préoccuper. Sa déclaration mêle donc reconnaissance implicite du parcours marocain et dépréciation directe de la valeur sportive des Lions de l’Atlas.
Au Maroc, ces propos risquent d’être perçus comme une nouvelle forme de condescendance venue d’Europe du Nord à l’égard d’une sélection qui a pourtant changé de statut ces dernières années. Car aujourd’hui, les Lions de l’Atlas ne sont plus regardés comme un outsider anecdotique. La réaction provoquée par les mots de Van der Vaart montre au contraire que le Maroc compte désormais dans les débats internationaux, au point de devenir un sujet récurrent dès qu’il est question de binationaux et de concurrence entre sélections.


