Au terme de la victoire du Maroc face au Cameroun (2-0) en quart de finale de la CAN 2025, Neil El Aynaoui a livré une réaction très structurée, à l’image de la prestation marocaine : peu d’euphorie, beaucoup de lucidité. Interrogé sur la qualité du match, le milieu a reconnu qu’il ne voulait pas se lancer dans une comparaison définitive, mais il a surtout insisté sur l’entrée en matière : « on est rentrés directement dedans », a-t-il résumé.
Le cœur de sa déclaration porte sur la gestion globale de la rencontre. El Aynaoui décrit un match avec des séquences différentes, que le Maroc a su traverser sans se désorganiser : « Avec des temps forts et des temps faibles », en soulignant un point déterminant quand le Cameroun avait davantage le ballon : « On a bien géré les temps faibles ». C’est, selon lui, ce qui donne du sens à sa conclusion : « c’est un match abouti du début à la fin ».
Autre idée forte : l’adversaire ne change pas la méthode. El Aynaoui explique que l’objectif restait identique, quel que soit le nom en face, et que le groupe a cherché à rester centré sur ses propres repères : « que ce soit le Cameroun ou une autre équipe, on se concentre sur nous ». Une manière de rappeler que, dans une compétition à élimination directe, l’identité de jeu et la rigueur comptent autant que l’intensité.
Enfin, le milieu a rapporté le message transmis par le sélectionneur dans le vestiaire : ne pas relâcher. El Aynaoui évoque la consigne de « rester dans le même état d’esprit », parce qu’il est difficile de maintenir l’intensité avec l’enchaînement, et il cite une ligne directrice très nette pour la suite : « rester concentrés, lucides et agressifs jusqu’au bout du tournoi ».
Cette prise de parole, à la fois sobre et précise, traduit bien le moment du Maroc : une qualification importante, le pays retrouve le dernier carré pour la première fois depuis 2004, mais surtout un cap assumé, avec l’idée que la performance n’a de valeur que si elle devient la norme en demi-finale.

