La victoire du Maroc face au Paraguay (2-1), mardi soir à Lens, a permis à Mohamed Ouahbi de valider une partie de ses choix, tout en envoyant un message clair sur la suite de son projet. Le sélectionneur national n’a pas caché sa satisfaction après cette première victoire à la tête des Lions, mais il a surtout insisté sur l’idée d’un équilibre entre construction et résultat. « Aujourd’hui, on est content parce que, comme je l’ai dit depuis le début, on prépare la Coupe du monde, mais on veut aussi gagner les matchs en même temps », a-t-il expliqué après la rencontre.
Ouahbi a également assumé les nombreux changements effectués dans son onze de départ, avec l’idée de tester sans casser les automatismes. « On a fait beaucoup de changements. On ne voulait pas changer toute l’équipe, c’est important aussi », a-t-il souligné, avant d’insister sur un point essentiel dans sa gestion du groupe : « Garder trois à quatre cadres permet de faciliter l’intégration des nouveaux joueurs ». Une manière de rappeler que cette trêve internationale servait aussi à élargir la concurrence.
Le technicien marocain a d’ailleurs reconnu que le Paraguay avait proposé une opposition plus relevée que l’Équateur. Selon lui, le Maroc a su corriger plusieurs détails après la pause pour rendre sa seconde période plus aboutie. Ce discours s’inscrit dans une logique de progression, où chaque match amical doit rapprocher les Lions d’une version plus cohérente avant le Mondial 2026.
Enfin, Ouahbi a tenu à maintenir la pression sur ses joueurs. Le message est limpide : personne n’est installé. Le sélectionneur veut des joueurs capables de lui compliquer ses futurs choix, dans un groupe où la compétition interne reste ouverte. Après Lens, le Maroc repart avec une victoire, mais surtout avec une hiérarchie encore en mouvement.


