L’annonce a provoqué une onde de choc bien au-delà du continent africain. En décidant de retirer au Sénégal son sacre de la CAN 2025 pour attribuer le titre au Maroc sur tapis vert, le jury d’appel de la CAF a déclenché une avalanche de réactions dans les médias internationaux. Reuters a présenté cette décision comme un revirement majeur après la finale remportée sur le terrain par le Sénégal, tandis qu’Associated Press et The Guardian ont insisté sur le caractère à la fois historique, controversé et explosif de ce verdict, en rappelant la colère sénégalaise et la future saisine du TAS.
Dans la presse étrangère, le ton a souvent été brutal. Le Parisien, en recensant les premières réactions internationales, rapporte que certains médias ont parlé d’une « blague du siècle », d’un « scandale » ou encore d’un véritable « séisme ». Le quotidien francilien souligne notamment que The Athletic a évoqué une décision « étonnante », tandis que la presse espagnole, à travers Marca et AS, a insisté sur la dimension mondiale de la polémique. Autrement dit, à l’étranger, le Maroc champion n’est pas seulement présenté comme un nouveau vainqueur, mais comme le bénéficiaire d’un basculement rarissime dans l’histoire récente du football africain.
Du côté de la presse française, les titres choisis traduisent d’abord la stupeur face à la brutalité du retournement. TF1 Info a opté pour un intitulé factuel mais fort : « CAN 2025 : la CAF annule la victoire du Sénégal, le Maroc déclaré vainqueur », mettant immédiatement en avant l’annulation du résultat initial et la portée institutionnelle de la décision. Le Monde, de son côté, a insisté sur la rupture en titrant : « Le Sénégal n’est plus champion de la CAN : un jury d’appel lui retire son titre pour l’attribuer au Maroc », un choix qui souligne la dépossession du Sénégal autant que le nouveau statut du Maroc.
D’autres médias français ont adopté un angle plus dramatique ou plus juridique. Le Parisien a parlé de « défaite sur tapis vert du Sénégal » dans son article explicatif, tout en détaillant les circonstances ayant conduit à ce scénario inédit. L’Équipe, dans un registre plus procédural, a rapidement mis l’accent sur la riposte sénégalaise avec « Après l’annulation de sa victoire contre le Maroc à la CAN, le Sénégal va faire appel devant le TAS ». Eurosport, enfin, a relayé la dénonciation d’une décision jugée « inique » par la fédération sénégalaise, insistant sur la bataille juridique qui s’annonce désormais autour de ce titre attribué au Maroc.
Ce qui ressort de cette couverture française, c’est un traitement globalement moins passionnel que dans certains médias étrangers, mais tout aussi marqué par l’idée d’un séisme sportif. La presse française n’a pas simplement annoncé le Maroc champion d’Afrique ; elle a surtout raconté un sacre contesté, né d’un vide de jeu, d’un départ de terrain et d’une lecture stricte du règlement. Entre surprise, prudence et interrogation sur la solidité du verdict, les journaux français décrivent davantage une crise de gouvernance du football africain qu’une célébration classique d’un titre continental.
Au final, la nouvelle du Maroc champion a été accueillie comme un événement hors norme. À l’international, beaucoup de médias ont insisté sur le caractère choquant et presque irréel de la décision. En France, les titres ont davantage cherché à encadrer le choc par le droit, les faits et les conséquences à venir. Mais partout, une même idée domine : ce sacre marocain sur tapis vert ne ressemble à aucun autre et continuera d’alimenter débats, recours et controverses dans les prochains jours.


