Le PSV a frôlé l’exploit, mais le Bayern Munich a fini par imposer sa loi à l’expérience (1-2) au Philips Stadion. Dans une soirée où Eindhoven jouait sa survie européenne, les Néerlandais ont longtemps tenu tête à un Bayern dominateur en possession, avant de craquer sur un but tardif d’Harry Kane.
Un PSV entreprenant, mais puni au retour des vestiaires
La première période a offert un PSV agressif, avec des intentions claires et des situations, mais le Bayern a résisté grâce à son gardien Jonas Urbig, décisif sur plusieurs séquences. De l’autre côté, Matej Kovar a également maintenu son équipe dans le match, repoussant les montées en puissance bavaroises.
Au retour des vestiaires, le Bayern a fini par trouver l’ouverture : Jamal Musiala a déclenché la bascule à la 58e minute, au terme d’un enchaînement rapide. Un but qui a calmé le stade et fait croire au scénario “classique” : PSV courageux, Bayern clinique.
Le bijou de Saibari : une action simple, une finition d’élite
Sauf que dans ce match, le Marocain Ismaël Saibari avait gardé une cartouche. À la 78e, sur une transition éclair, il combine avec Guus Til sur un une-deux, prend son temps sur la prise de balle à l’entrée de la surface… puis lâche une frappe magnifique : une ogive “fléchée” depuis le bord de la surface qui finit en pleine lucarne, et fait exploser Eindhoven.
Un but de grand joueur, celui qui change la température d’un match en une seconde : lecture, coordination, et une exécution parfaite. Et détail savoureux : Saibari a signé ce moment de magie le soir de ses 25 ans.
Driouech trop tard, Kane finit le travail
Dans l’euphorie de l’égalisation, le PSV a poussé. Couhaib Driouech est entré à la 82e minute, pour apporter de la percussion sur les dernières vagues, mais le Bayern a frappé au moment où il ne fallait pas. À la 84e, Kane, sorti du banc, a conclu d’une première intention sur un ballon venu de Luis Díaz, glaçant le stade.
La fin de match a été tendue et frustrante pour le PSV, jusqu’au carton rouge en toute fin de rencontre, symbole d’une soirée cruelle. Au final, Eindhoven sort, malgré un Saibari héroïque et un stade qui y a cru… le temps d’un chef-d’œuvre.


