Au Sénégal, la décision de la Confédération africaine de football de retirer le sacre continental aux Lions de la Teranga pour attribuer officiellement la CAN 2025 au Maroc a provoqué une vague de réactions très dures dans les médias. De nombreux sites sénégalais décrivent un verdict incompréhensible, vécu comme une profonde injustice sportive, au lendemain de l’annonce du Jury d’Appel de la CAF déclarant le Sénégal forfait sur le score de 3-0.
Dans les colonnes de la presse sportive locale, le ton est particulièrement offensif. D Sports évoque ouvertement “la honte” et parle d’une CAF qui aurait “cédé” dans ce dossier, tandis que WiwSport met en avant la volonté immédiate du Sénégal de contre-attaquer devant le Tribunal arbitral du sport. De son côté, Senego insiste sur une décision jugée “injuste”, “sans précédent” et “inacceptable”, reprenant la ligne de défense portée par la Fédération sénégalaise de football.
Au-delà de la colère, la presse sénégalaise relaie surtout un sentiment d’humiliation nationale. Plusieurs médias mettent en avant l’idée que le trophée a été gagné sur le terrain et qu’il ne devrait pas quitter Dakar, malgré la décision administrative rendue par la CAF. WiwSport a ainsi relayé des prises de position affirmant que “le Sénégal gardera son trophée quoi qu’il arrive”, tandis que d’autres plateformes présentent le recours au TAS comme la prochaine bataille décisive pour laver ce qu’elles considèrent comme un affront fait au football sénégalais.
Cette couverture médiatique montre une presse presque unanime sur le fond : au Sénégal, le débat ne porte plus seulement sur l’interprétation du règlement, mais sur la crédibilité même de la CAF. Les articles publiés depuis mardi décrivent une institution fragilisée, accusée d’avoir créé une crise majeure autour d’une finale qui semblait pourtant bouclée sur le terrain depuis janvier. Dans ce climat très tendu, la presse sénégalaise prépare déjà l’opinion à une longue bataille juridique, avec le TAS comme dernier espoir pour tenter de récupérer officiellement le titre.


