Il y a quelques semaines, lors du tirage au sort des poules de la Coupe d’Afrique des Nations, Hoalid Regragui avait annoncé que la sélection marocaine serait sous le feu des critiques…
Force de l’habitude ou critiques justifiées ? Peut-être un peu des deux… Mais là où les choses sont compliquées à comprendre, c’est dans le timing et le réel bien-fondé des critiques en elles-mêmes.
UNE DÉMISSION COMME SEULE ALTERNATIVE
Là où les choses tournent au ridicule, c’est dans la demande des personnes qui critiquent le coach. Sur la base d’un jeu assez pauvre, malgré l’immense qualité des joueurs dont il dispose, ce qui se comprend totalement, la seule demande formulée est son éviction, d’une manière ou d’une autre. Certains semblent même espérer qu’il jette l’éponge et qu’il laisse les clés de la maison à un autre coach, de préférence étranger, sans tenir compte du bilan comptable et de la quasi-qualification pour la prochaine Coupe du Monde acquise sans trembler… Tout cela ne lui permet pas de s’acheter du repos en vue de la CAN à domicile.
L’ÉLIMINATION EN 1/8ème DE FINALE DE LA CAN NE PASSE PAS
Le sélectionneur paie cher l’élimination sans gloire face à l’Afrique du Sud en 1/8ème de finale de la dernière CAN, alors que le Maroc faisait office de favori. Une sorte de purgatoire sans option lui a été proposé, mais sans conviction du côté des supporters. Pourtant, même s’ils ont sans aucun doute raison au sujet du fond de jeu, il n’en reste pas moins qu’en Afrique, les autres nations du même calibre que le Maroc ne font pas mieux, voire même pire… Bref, de quoi se demander si ces critiques acerbes sont parfois légitimes.
DES CHOIX QUI QUESTIONNENT…
Un autre souci soulevé par les détracteurs du sélectionneur concerne ses choix en termes de joueurs. Le cas de Belammari, appelé après la suspension d’Hakimi alors qu’Adam Aznou faisait partie du groupe, ou encore le choix d’El Yamiq, suscite des interrogations… De même, le fait de donner une sorte de totem d’immunité à Ounahi et d’autres joueurs fragilise quelque peu Walid auprès des supporters.
DES CRITIQUES VENANT D’AILLEURS
Il semble désormais prouvé que les critiques les plus virulentes ainsi que certaines informations véhiculées dans la presse sont principalement des fake news, qui ne proviennent pas du pays lui-même mais de l’extérieur. Cela ressemble à une campagne de déstabilisation orchestrée avant le début de la CAN, une spécialité de certaines nations qui souhaitent nuire à la fois à l’équipe marocaine et à la nation, en espérant une catastrophe organisationnelle pour le pays hôte.
S’il y a bien une chose à souligner, c’est l’union que souhaite tant le sélectionneur que le président de la FRMF, qui soutient totalement son coach, ainsi que l’immense majorité des supporters marocains, même si une frange de ces derniers souhaite également son départ… À l’approche de cette CAN, il semble acté que le sélectionneur sera toujours en poste avec les Lions de l’Atlas. Il est donc temps d’oublier cette possibilité. Il faut penser à s’unir pour soutenir nos joueurs afin de remporter ce trophée qui nous échappe depuis trop longtemps. Pour cela, le Maroc a besoin de toutes ses forces vives, tant sur le terrain que dans les tribunes, pour pousser nos joueurs à se transcender et à rendre fiers encore une fois tout un peuple… le peuple rouge et vert.