En conférence de presse, Hoalid Regragui a parlé comme un sélectionneur touché mais lucide. Il a d’abord tenu à féliciter l’adversaire, avant de revenir sur la réalité la plus dure d’une finale : quand tu as l’occasion de gagner, tu dois la saisir. Le Maroc a eu la balle du sacre. Et il a fini par le payer.
Regragui a aussi insisté sur un point qui l’a visiblement marqué : la fin de match a basculé dans une atmosphère qu’il n’aurait pas voulu voir dans une finale. L’interruption, la sortie du Sénégal, les longues minutes d’arrêt… tout cela a, selon lui, dénaturé l’esprit du match.
Sur le plan sportif, le sélectionneur a défendu son groupe. Il a rappelé la solidité de l’équipe tout au long du tournoi, la maîtrise collective, et la capacité des Lions à tenir les rendez-vous sous pression. Mais il a aussi été clair : une finale se juge à l’efficacité dans les moments clés. Le Maroc a manqué ce moment, puis a concédé juste après, en début de prolongation.
Le message final était celui d’un coach qui veut protéger son vestiaire : pas de chasse aux coupables, pas d’excuse. Une défaite qui fait mal, mais un groupe qui doit rester uni pour transformer cette douleur en exigence.


