Hervé Renard n’a pas refermé le chapitre africain. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le technicien français (double vainqueur de la CAN avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015) revient sur son parcours, son attachement au continent, et surtout sur son passage à la tête du Maroc (2016-2019), qu’il résume aujourd’hui comme une expérience largement réussie.
Le Maroc, “un projet” qui a marqué Renard
Renard explique qu’il garde “90 % de positif” de son aventure avec les Lions de l’Atlas. Au cœur de son récit : la structuration du football marocain, qu’il attribue à la dynamique impulsée par Fouzi Lekjaâ, président de la FRMF, qu’il présente comme un acteur majeur de la modernisation (infrastructures, cadre pro, exigence).
Dans cette continuité, Renard rappelle son rôle dans la relance sportive de la sélection, notamment avec la qualification pour la Coupe du monde 2018 — une performance que le Maroc n’avait plus réalisée depuis 1998.
Un message qui parle aussi aux Lions de l’Atlas
L’ancien sélectionneur met aussi en avant l’émergence de plusieurs joueurs devenus des références. Il cite notamment Achraf Hakimi et Youssef En-Nesyri, qu’il affirme avoir installés dans le projet de sélection à cette période. Un message clair : son passage au Maroc n’était pas une parenthèse, mais une étape structurante dans la montée en puissance du groupe.
Renard annonce son retour en Afrique… sous conditions
La phrase la plus forte de l’interview est sans détour : il assure qu’il entraînera “de nouveau une sélection en Afrique”, sans donner de calendrier ni de pays. Renard évoque les rumeurs passées (Sénégal, Nigeria), tout en expliquant pourquoi cela ne s’est pas fait : conditions insuffisantes d’un côté, contexte sportif trop défavorable de l’autre.
Son critère principal, insiste-t-il, n’est pas l’argent : il veut une fédération structurée et un projet sportif solide. En filigrane, il décrit exactement le type d’environnement qu’il dit avoir apprécié au Maroc : organisation, vision et cadre de travail.
Un message qui parle aussi aux Lions de l’Atlas
Pour le Maroc, ces déclarations résonnent comme un rappel : l’ère Renard a laissé une base, des standards, et une logique de projet. Et si les Lions de l’Atlas ont depuis écrit l’histoire à un autre niveau, l’ancien sélectionneur revendique sa part dans la trajectoire.


