Le même jour à Rabat, Éric Chelle a présenté une conférence de presse d’avant-match aux accents très tactiques. Le sélectionneur du Nigeria n’a pas cherché à brouiller les pistes: il envisage de laisser davantage le ballon au Maroc, d’installer un bloc bas et de miser sur les transitions, au moins dans la première phase du match. Le technicien explique ce choix par un constat simple: son groupe est éprouvé, et l’approche peut évoluer en fonction de l’énergie disponible.
Chelle dit avoir identifié une zone d’inconfort chez les Lions de l’Atlas: face à une équipe regroupée, compacte, capable de fermer l’axe, le Maroc peut être obligé de s’exposer et de répéter les attaques placées. Le plan nigérian, tel qu’il l’a décrit, consiste donc à “tenir” puis à changer de registre au fil de la rencontre, en recherchant l’efficacité au bon moment plutôt que la domination territoriale.
Le sélectionneur nigérian a aussi insisté sur la différence de profils entre l’Algérie, battue en quarts (2-0), et le Maroc: ce n’est pas la même école de jeu, pas les mêmes repères, et donc pas le même match à préparer. Il a cité explicitement le contraste entre les entraîneurs, pour souligner que ses joueurs devront s’adapter vite, et exécuter un plan discipliné, sans se désunir.
Sur l’effectif, Chelle doit composer sans son capitaine Wilfred Ndidi, suspendu. Il a toutefois rappelé qu’il refuse de réduire la demi-finale à un duel de stars, y compris autour de Brahim Díaz, très influent depuis le début du tournoi. Dans le même temps, le Nigeria arrive avec des références offensives solides et des repères collectifs: la sélection est la plus prolifique de la compétition (14 buts), et Chelle met en avant ses armes pour peser dès que le match s’ouvre, notamment Victor Osimhen et Ademola Lookman.
Cette conférence nigériane s’est tenue avec Alex Iwobi aux côtés du sélectionneur, symbole d’un groupe qui veut afficher sa cohésion à l’approche d’une demi-finale programmée le 14 janvier à 21h00 (heure locale) à Rabat.

