Dans une nouvelle sortie médiatique du secrétaire général de la Fédération sénégalaise, Abdoulaye Seydou Sow, laquelle n’est pas moins populiste, voire impudente, que le comportement du sélectionneur national « Pape Thiaw » lorsqu’il avait fait retirer ses joueurs de la pelouse lors de la finale de la CAN 2025 (une action qui avait provoqué une confusion et un chaos immenses). Cet incident n’avait pas seulement terni l’image du football africain, mais a également instauré une culture de l’absurde sur le continent, marquée par une série de retraits sans précédent : trois en Égypte le mois dernier et un autre en Algérie il y a deux semaines. Cette fois, le représentant de la Fédération sénégalaise a choisi une tribune française pour propager une théorie du complot imaginaire. L’objectif est clair : faire pression sur le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) alors que son pays s’apprête à y recourir pour contester la décision de la commission d’appel de la CAF. Pour rappel, cette dernière a déchu le Sénégal du titre de la CAN 2025 pour l’attribuer au Maroc, suite aux événements de la finale.
Lors d’un entretien accordé à France 24, Abdoulaye Seydou Sow n’a pas hésité à lancer des accusations gratuites à l’encontre de la commission d’appel de la CAF. Insinuant une théorie du complot fondée sur l’émotion pure, il a prétendu que la commission avait voulu indûment octroyer le trophée au Maroc, sans aucun fondement juridique ni respect des règlements en vigueur. L’imprudence du responsable de la fédération sénégalaise ne s’est pas arrêtée à la contestation des décisions de la commission d’appel ; il s’est enfoncé dans une rhétorique confuse, cherchant des justifications chimériques et donquichottesques. La plus singulière et la plus impudente de ses déclarations (manquant cruellement de diplomatie et de sagesse) fut d’affirmer que le représentant du Royaume du Maroc était sur le point de refuser de remettre la coupe au Sénégal. Un tel propos exige, en soi, des excuses de la part de l’État sénégalais afin de ne pas porter atteinte aux relations fraternelles qui lient les deux pays.
<span;><span;>Il aurait été plus judicieux pour le responsable sénégalais de se concentrer sur les procédures juridiques, loin du tapage médiatique et des déclarations inconsidérées. Il semble toutefois conscient de la fragilité de la position de son pays au regard du règlement de la Coupe d’Afrique, particulièrement les articles 82 et 84. Dans une tentative désespérée, il a choisi de faire pression sur le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à travers cette sortie médiatique, qui relève de la manipulation juridique et vise à justifier l’attitude antisportive de sa sélection lors de la finale. Ses propres propos en témoignent : il affirme que le TAS est désormais face à un véritable test et à une croisée des chemins, devant soit « préserver son intégrité » en cassant la décision de la commission d’appel de la CAF, soit « prouver son incompétence » s’il confirme les sanctions.
Le point culminant de cet entretien survient lorsque le journaliste, Marc Perelman, a appelé son invité à reconnaître avec sagesse que le retrait du Sénégal du terrain constitue le problème majeur de ce dossier. Ni la CAF ni la FIFA ne sauraient tolérer un tel précédent, au vu des conséquences désastreuses pour l’avenir des compétitions. Pourtant, dans sa réponse, Abdoulaye Sow a préféré éluder les répercussions futures où l’on risque de voir d’autres nations se retirer d’une CAN ou d’une Coupe du Monde dès qu’une décision leur déplaît si le Sénégal n’est pas sanctionné avec fermeté. Ce phénomène commence d’ailleurs déjà à se propager dans plusieurs championnats locaux (comme mentionné précédemment dans cet article).
L’irresponsable sénégalais a finalement tenté une manœuvre évasive, arguant que l’article 82 mentionne un « abondon ou un départ définitif » d’une équipe, alors que le Sénégal est revenu terminer le match. Il s’agit là d’une énième contre-vérité : l’article 82 stipule explicitement que toute équipe qui quitte le terrain sans l’autorisation de l’arbitre (sans préciser si c’est définitif ou non) est considéré comme un forfait, entraînant une victoire 3-0 pour l’adversaire et la suspension de l’équipe ayant quitté la pelouse.
Enfin, malgré tout le vacarme et les pressions exercées par certains médias et parties hostiles au Maroc suite à la décision de la commission d’appel, il est impératif d’infliger des sanctions plus lourdes au Sénégal, telle qu’une suspension, afin que cela serve de moyen de dissuasion pour les autres équipes à l’avenir. Faute de quoi, la majorité des compétitions internationales pourraient être le théâtre d’une répétition de ce scénario insensé dont le monde entier a été témoin. Il ne s’agit pas ici uniquement de retraits pour protester, mais aussi d’envahissements de terrain par les supporters qui pourraient causer des dégâts matériels, voire, à Dieu ne plaise, des blessures ou des pertes humaines. D’autres manœuvres pathétiques ont été observées ces derniers jours, marquées par des campagnes de désinformation et des fake news visant à discréditer le Maroc. Lancées sur les réseaux sociaux, ces inventions de toutes pièces: comme les allégations mensongères sur un prétendu retrait du Maroc en 1976 ou les déclarations grotesques attribuées à Achraf Hakimi. Des fausses rumeurs qui ont été malheureusement relayées par certains médias égyptiens et algériens qui n’ont même pas pris la peine, en tant que journalistes, d’en vérifier l’authenticité.
Il convient de noter que certains de ces médias ont persisté dans leur stratégie de désinformation en admettant, d’une part, que les règlements condamnent le Sénégal, tout en avançant, d’autre part, que le timing (plus de deux mois pour le verdict) suscite des soupçons. À ceux-là, nous répondons : interrogez les experts en droit sur la durée des procédures judiciaires. Ou, à tout le moins, informez vos lecteurs qu’il y a eu deux verdicts distincts, après plusieurs étapes rigoureuses.
La première phase a eu lieu devant la Commission de Discipline, qui a reçu la plainte du Maroc après la finale, a notifié le Sénégal, mené l’enquête nécessaire et organisé des auditions pour toutes les parties avant de rendre son premier verdict. Ensuite, le Maroc a exercé son droit de recours, ce qui a naturellement entraîné de nouvelles investigations approfondies et méticuleuses, prenant le temps nécessaire pour éviter tout jugement hâtif.
Il est toutefois certain que ces mêmes détracteurs auraient également contesté une décision rapide en prétendant que le dossier n’avait pas été étudié le temps qu’il falait. De même, ils contesteront le verdict du TAS s’il ne donne pas raison au Sénégal, en allant jusqu’à prétendre que Fouzi Lekjaa contrôle aussi le Tribunal Arbitral du Sport.


