La décision du Jury d’Appel de la CAF de déclarer le Sénégal forfait en finale de la CAN 2025 et d’homologuer une victoire 3-0 en faveur du Maroc continue de provoquer de vives réactions. Mardi 17 mars 2026, l’instance continentale a officiellement annulé la décision initiale du Jury Disciplinaire et estimé que le comportement de la sélection sénégalaise entrait dans le champ d’application des articles 82 et 84 du règlement, ouvrant ainsi la voie à un sacre marocain sur tapis vert.
Parmi les voix les plus critiques, Claude Le Roy n’a pas mâché ses mots. L’ancien sélectionneur français, fin connaisseur du football africain, a vivement dénoncé la tournure prise par ce dossier. Il a jugé la décision incompréhensible, estimant que la CAF était allée beaucoup trop loin dans sa lecture des faits. Selon lui, le Maroc a certes réalisé un beau tournoi, mais la finale, sur le terrain, devait revenir au Sénégal. Dans ses propos relayés mardi soir, Claude Le Roy a aussi regretté l’image renvoyée par l’instance africaine, parlant d’une affaire qui risque de décrédibiliser durablement la compétition.
L’ancien technicien a également contesté le fond réglementaire de la décision. À ses yeux, les événements de la finale ne justifiaient pas une victoire attribuée après coup au Maroc. Il a considéré que d’éventuelles sanctions disciplinaires individuelles ou collectives pouvaient être envisagées, mais pas un renversement du résultat final plusieurs semaines après la rencontre. Claude Le Roy s’est ainsi montré très sévère envers la gestion du dossier, estimant que cette issue allait alimenter un profond malaise dans le football africain.
Cette sortie s’ajoute à la vague de contestation née après l’annonce de la CAF. Plusieurs médias internationaux ont souligné le caractère exceptionnel, voire inédit, de cette décision, tandis que la Fédération sénégalaise a déjà fait savoir qu’elle comptait porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport. Le dossier est donc loin d’être clos, mais une chose est sûre : la déclaration de Claude Le Roy vient encore accentuer la pression autour d’une CAN 2025 dont l’épilogue continue de diviser tout le continent.


