Les avocats de la Fédération sénégalaise de football ont haussé le ton ce jeudi 26 mars lors d’une conférence de presse organisée à Paris, au lendemain de l’enregistrement officiel du recours déposé devant le Tribunal arbitral du sport. La défense sénégalaise a confirmé sa volonté d’obtenir une procédure accélérée dans le dossier opposant la FSF à la CAF, après la décision du jury d’appel de retirer au Sénégal le titre de la CAN 2025 pour l’attribuer au Maroc. Le TAS a bien enregistré l’appel le 25 mars, tandis que la partie sénégalaise demande aussi une suspension du délai pour le dépôt de son mémoire détaillé.
Face à la presse, Me Seydou Diagne a détaillé la stratégie mise en place par la FSF. L’avocat a notamment affirmé que le Sénégal s’appuie sur « deux équipes internationales de défense », tout en révélant la préparation d’une autre offensive judiciaire. Selon ses propos relayés par plusieurs médias sénégalais, une plainte pour corruption viserait cinq personnes nommément désignées, liées au jury d’appel ayant rendu la décision contestée. Me Diagne a également indiqué que les juridictions envisagées seraient déjà identifiées, évoquant notamment New York et Washington, signe que le camp sénégalais entend élargir le bras de fer au-delà du seul cadre sportif.
Le collectif d’avocats a aussi insisté sur un autre point jugé central dans sa communication : selon lui, aucune décision n’impose à ce stade au Sénégal de restituer immédiatement le trophée ou les médailles. En parallèle, les conseils de la FSF veulent aller vite devant le TAS afin d’éviter qu’un long feuilleton judiciaire ne s’installe. Cette nouvelle sortie médiatique confirme en tout cas que le Sénégal entend mener une bataille frontale, à la fois juridique et communicationnelle, contre une décision que ses représentants continuent de contester fermement.


