Le Maroc a perdu la finale de la CAN 2025 face au Sénégal (0-1 après prolongation), ce dimanche 18 janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, au terme d’un match devenu irrespirable dans les dernières minutes du temps réglementaire. Les Lions de l’Atlas ont eu une balle de titre au bout du pied, sur un penalty obtenu dans le temps additionnel, mais Brahim Díaz a manqué sa tentative, avant de voir le Sénégal frapper dès le début de la prolongation.
Une finale verrouillée… jusqu’au chaos
Pendant près de 90 minutes, la rencontre a ressemblé à beaucoup de finales : prudente, tendue, disputée sur des détails. Le Maroc a cherché à installer son jeu, le Sénégal à rester compact et à exploiter les transitions. Mais à mesure que le temps passait, les espaces se fermaient, les duels prenaient le dessus, et l’idée d’une prolongation s’imposait.
Puis tout a basculé dans un scénario presque irréel. Dans le temps additionnel, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala a accordé un penalty au Maroc après intervention de la VAR, estimant que Brahim Díaz avait été fauté dans la surface par El Hadji Malick Diouf.
Les Sénégalais quittent le terrain, la finale s’arrête 14 minutes
La décision a déclenché une scène rarissime à ce niveau : sur consigne de leur sélectionneur Pape Bouna Thiaw, les joueurs sénégalais ont quitté la pelouse pour protester. Le capitaine Sadio Mané a joué un rôle clé pour convaincre ses coéquipiers de revenir et terminer la rencontre. Résultat : 14 minutes d’interruption avant que le penalty puisse enfin être tiré.
Ce moment a pesé lourd. Une finale se joue aussi dans la gestion émotionnelle : quand le match se coupe si longtemps, la pression change de nature, l’atmosphère se charge, et chaque geste devient un verdict.
Le tournant : le penalty manqué de Brahim Díaz
Au retour du jeu, Brahim Díaz s’est présenté face à Édouard Mendy. Le Maroc tenait une occasion en or : marquer dans le temps additionnel, éviter la prolongation, soulever la coupe. Mais la tentative du joueur marocain a été stoppée : Mendy a facilement capté le ballon sur une panenka trop douce.
Dans une finale, c’est souvent “l’instant” : celui qui transforme tout. Pour le Maroc, cet instant a été manqué. Et le match, déjà tendu, est entré en prolongation dans une ambiance électrique.
La punition immédiate : Pape Gueye, coup de canon en 94e
Le Sénégal n’a pas attendu pour exploiter le basculement psychologique. Dès la 94e minute, Pape Gueye a inscrit le seul but de la finale : une action individuelle conclue par une frappe puissante, qui a fait taire Rabat.
Le Maroc pousse, mais le match se referme
Menés, les Lions de l’Atlas ont essayé de refaire surface : centres, coups de pied arrêtés, accélérations, tentatives de forcer la décision. Le Maroc s’est procuré des situations, a même heurté la barre sur une opportunité, mais l’égalisation n’est jamais venue.
Le match s’est alors résumé à ce que les finales produisent de plus cruel : une équipe qui pousse, une autre qui résiste, un stade qui y croit jusqu’au bout… et un score qui ne bouge plus.
Le contexte amplifie la douleur. Le Maroc jouait à domicile, dans une finale qui pouvait mettre fin à une attente immense. Sur 120 minutes, l’équipe n’a pas sombré : elle a tenu, elle a résisté, elle a eu la balle de match. Mais elle a payé comptant l’addition la plus brutale :
Le Sénégal, lui, repart avec le trophée au terme d’une finale folle, et consolide sa place tout en haut du football africain.


