Le match nul décroché par le Maroc face à l’Équateur (1-1), vendredi 27 mars 2026 à Madrid, a offert à Mohamed Ouahbi un premier vrai test à la tête des Lions de l’Atlas. Menée après l’ouverture du score de John Yeboah à la 48e minute, la sélection marocaine a finalement évité la défaite grâce à une égalisation tardive de Neil El Aynaoui à la 88e. Au-delà du résultat, ce sont surtout les enseignements tactiques et l’état d’esprit du groupe que le sélectionneur national a mis en avant après la rencontre.
En conférence de presse, Mohamed Ouahbi n’a pas caché sa satisfaction d’avoir débuté par une opposition de ce calibre. Le technicien marocain a insisté sur la qualité de l’adversaire, rappelant que l’Équateur fait partie des sélections les plus compétitives du moment. « Ceux qui suivent le football international savent que l’Équateur est une équipe de très haut niveau », a-t-il expliqué, soulignant que ce genre d’affiche permet justement de mesurer rapidement le niveau réel de son équipe et de cibler les ajustements nécessaires. Pour lui, avec un temps de préparation réduit avant la Coupe du monde 2026, il n’était pas question d’opter pour un rendez-vous sans intensité.
Le sélectionneur des Lions a notamment mis l’accent sur la dimension physique et tactique de la rencontre. Il a salué l’agressivité affichée par ses joueurs, tout en reconnaissant que certains automatismes restent à consolider. « Le haut niveau exige de jouer avec agressivité et de pratiquer un pressing haut », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que son équipe n’est pas encore totalement habituée à cette manière de défendre. Mohamed Ouahbi estime ainsi que cette confrontation a permis de faire émerger des points de travail très clairs, notamment dans l’organisation collective au pressing et dans la capacité à mieux exploiter la profondeur.
Sur le plan offensif, l’entraîneur national a reconnu que le Maroc aurait pu faire davantage dans le dos de la défense équatorienne. Il a jugé que ses joueurs ont parfois manqué de justesse dans les passes et de tranchant dans l’utilisation des espaces. Dans la même logique, il a défendu ses choix de départ en rappelant qu’il cherchait avant tout à placer « les meilleurs et les plus créatifs » dans les zones les plus favorables. Cette réflexion s’inscrit dans sa volonté de construire une équipe capable de produire du jeu, tout en restant plus verticale lorsque le match l’exige.
Malgré les points à corriger, Ouahbi a surtout retenu la réaction de son groupe dans un scénario compliqué. Menés en seconde période, les Lions ont continué à pousser jusqu’à revenir au score dans les dernières minutes, preuve selon lui d’une vraie force mentale. « Même dans les moments compliqués, on a su souffrir ensemble, se réorganiser et faire les efforts », a-t-il souligné. Le sélectionneur a également insisté sur l’importance de cet état d’esprit, qu’il considère comme la base de tout projet ambitieux à l’approche de la Coupe du monde.
Interrogé sur les éventuelles faiblesses de son équipe, Mohamed Ouahbi a préféré adopter un discours mesuré mais ambitieux. Il a estimé que le Maroc ne présente pas de « points faibles » au sens strict, tout en reconnaissant qu’il manque encore certaines solutions pour gagner en efficacité face à des adversaires de ce niveau. À ses yeux, le nul face à l’Équateur ne révèle pas une équipe en difficulté, mais plutôt une sélection encore en chantier, appelée à progresser dans ses détails de fonctionnement.
Ce premier rendez-vous laisse donc une impression contrastée mais globalement encourageante. Le Maroc n’a pas livré un match parfait, loin de là, mais il a montré de la personnalité contre un adversaire reconnu pour son intensité et sa rigueur. Mohamed Ouahbi, lui, semble surtout satisfait d’avoir obtenu une lecture claire de son équipe après ce premier test grandeur nature. Les Lions de l’Atlas poursuivront leur préparation mardi 31 mars 2026 face au Paraguay, au stade Bollaert-Delelis de Lens, avec l’objectif de confirmer les bonnes dispositions aperçues à Madrid et de corriger les lacunes déjà identifiées.


