Ce soir, les Lions de l’Atlas ne jouent pas seulement pour l’histoire de l’Afrique. En finale de la CAN 2025, le Maroc cherche à mettre fin à 50 ans de disette sous l’œil attentif des médias Brésiliens, qui voient en Brahim Díaz la menace numéro un de la Seleção lors du prochain Mondial.
Le compte à rebours est terminé. Ce dimanche 18 janvier 2026, le Maroc entre sur la pelouse pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Un match qui cristallise les espoirs de tout un peuple, mais qui fait aussi l’objet d’une analyse chirurgicale à des milliers de kilomètres de là, au Brésil.
Le sacre attendu d’une génération dorée
Comme le souligne Band, le Maroc vit un moment de bascule. Depuis 1976, le trophée africain lui échappe. Mais l’équipe qui se présente en finale aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle des précédentes décennies. Portés par l’élan de leur épopée au Qatar, les hommes de Hoalid Regragui abordent cette finale avec le costume de favoris, portés par une ambition : arriver à la Coupe du Monde 2026 avec le titre de champions d’Afrique en poche.
Brahim Díaz : L’homme suivi de prés par la Seleção
Si le Brésil observe cette finale avec autant d’insistance, c’est que le danger a désormais un nom : Brahim Díaz. Le chroniqueur Rafael Reis (UOL) ne s’y trompe pas : avoir piqué ce talent à l’Espagne a transformé le Maroc.
Meilleur buteur de cette CAN, l’attaquant du Real Madrid a apporté la pièce manquante au puzzle marocain : l’efficacité clinique. Pour le Brésil, futur adversaire du Maroc en phase de poules du Mondial, cette finale est une séance d’observation cruciale. Comment arrêter un joueur qui survole le football africain et évolue avec l’un des grands clubs du monde ? Déjà battus par le Maroc en amical (2-1) en 2023 à Tanger, les coéquipiers de Vinícius Júnior n’ont plus d’illusions : ils savent désormais que le match d’ouverture du Mondial ne sera pas une simple formalité face à une équipe « surprise », mais un choc frontal contre une nation portée par un talent de classe mondiale.
Un message envoyé au monde
Gagner cette finale de la CAN 2025 n’est pas qu’une question de trophée pour le Maroc. C’est un message envoyé directement à la Seleção et au Groupe G de la Coupe du Monde. Alors que les supporters marocains espérent célébrer la victoire, le staff technique brésilien, carnet de notes en main, scrute chaque appel de balle de Brahim Díaz et chaque replacement défensif d’Achraf Hakimi. Ce soir, le Maroc joue pour l’Afrique, mais il prépare déjà le hold-up du Mondial.
Sénégal-France : Le spectre de 2002 plane toujours
Mais le Maroc n’est pas le seul à faire trembler les puissants. Le Sénégal, autre géant de cette finale, attire les regards nerveux du staff de Didier Deschamps. Pour les Français, le Sénégal n’est pas un adversaire comme les autres. Le souvenir de l’ouverture du Mondial 2002 (où les Lions de la Teranga avaient terrassé les champions du monde en titre 1-0) reste une cicatrice jamais vraiment refermée dans l’Hexagone.
Vingt-quatre ans plus tard, la menace sénégalaise est de nouveau prise très au sérieux. Les Bleus savent que les Lions de la Teranga, quelque soit le résultat ce soir, arriveront au Mondial avec une puissance physique et une confiance tactique capables de réitérer l’exploit de Séoul. Pour la France, observer le Sénégal en finale de la CAN, c’est se préparer à ne pas revivre l’humiliation historique de 2002.


