Renault accueille une nouvelle usine Renault-Nissan
Carlos Ghosn, PDG de Renault et de Nissan, se rendra demain au Maroc pour signer officiellement avec les autorités du pays un accord pour une nouvelle usine de montage, dans la zone franche de Tanger. Ce nouvel investissement annoncé à quelques jours d´Ã©lections dans le royaume chérifien, concernera les deux marques Renault et Nissan, et devrait représenter un total de 6.000 emplois directs, plus 30.000 emplois indirects chez les équipementiers.
Le projet devrait porter sur des capacités de 200.000 voitures par an dans un premier temps et beaucoup plus à terme, modèles destinés tant au marché régional qu´Ã l´exportation. En juin dernier, Carlos Ghosn s´Ã©tait déjà rendu au Maroc pour négocier avec le roi Mohammed VI et lui présenter ses projets d´expansion.
Cette nouvelle usine dans un pays " low cost " est un pas de plus pour Renault, déjà premier constructeur automobile local et détenteur de 30% du marché marocain. En 2005, le groupe franà §ais, alors actionnaire minoritaire du constructeur Somaca (Société marocaine de construction automobile) avait racheté les parts de Fiat (20%) puis celles de l´Etat marocain, portant sa participation à 80%. Basée à Casablanca et partenaire de Renault depuis les années 1960, la Somaca assemble aujourd´hui la voiture à bas coà »ts Logan, en partie pour l´export, et l´utilitaire Kangoo.
Les Echos - Denis Fainsilber
Pour completer au post precedent
Renault veut construire une usine au Maroc
PARIS (Reuters) - Le PDG du constructeur automobile franà §ais Renault Carlos Ghosn et le Premier ministre du Maroc, Driss Jettou, ont signé un projet d'accord pour la construction d'une usine de montage dans ce pays,
Cette usine, qui serait édifiée dans le nouveau complexe industriel de Tanger, aurait une capacité de 200.000 voitures par an à partir de 2010, puis de 400.000 par la suite, indique le constructeur dans un communiqué.
Le montant des investissements prévus pour ce projet est estimé à 600 millions d'euros, avec une première phase à 350 millions d'euros.
Cette usine conduirait à la création de près de 6.000 emplois directs et de 30.000 emplois indirects.
"De par l'ampleur de l'investissement envisagé, de par la taille du complexe industriel projeté, et de par le nombre d'emplois susceptibles d'être créés, ce projet constituera incontestablement une des réalisations industrielles les plus importantes du Royaume", a déclaré le Premier ministre Driss Jettou.
"A travers ce projet, je souhaite que le Maroc devienne une plateforme stratégique globale du système de production de l'Alliance au plus haut niveau de compétitivité mondiale. J'ai également à coeur que ce projet, en contrepartie, contribue de manière significative et durable à la croissance de l'économie marocaine", a déclaré pour sa part Carlos Ghosn.
Un Marocain poignardé et égorgé à Bruxelles
Un Bruxellois d´une soixantaine d´années, dont l´identité n´est pas révélée par le parquet, a été tué, samedi matin, dans le quartier de la place Sainte-Catherine. Son meurtrier présumé, un réfugié afghan de 28 ans, a été interpellé immédiatement après les faits. Il s´Ã©tait procuré l´arme dans une boucherie de la rue Antoine Dansaert, entre la Bourse et la porte de Flandre.
Le couteau volé dans la boucherie lui a servi à attaquer un passant peut-être choisi au hasard, à lui porter une demi-douzaine de coups dans le ventre et à l´Ã©gorger à le vider de son sang. Il n´a pas cherché à fuir.
Après les faits, le meurtrier présumé a rejoint la boucherie pour y restituer le couteau couvert de sang emprunté dix minutes plus tôt. Entre-temps prévenue, la police arrivait sur les lieux et l´interpellait sans résistance aucune. Les policiers se sont alors lancés à la recherche de la victime tandis qu´une équipe du 100 cherchait également le blessé. Inévitablement, on a ainsi perdu quelques instants avant de localiser le malheureux couché sur le dos, jambes pliées, sur le trottoir de la rue de Flandre, parallèle à la rue Dansaert. Trop tard hélas pour le ramener à la vie. Il était 8 h du matin, samedi.
L´agression, dont les mobiles exacts ne sont pas connus, provoque un vif émoi dans le quartier Sainte-Catherine qui enregistre et se plaint d´une recrudescence de la criminalité de rue : nous rencontrons un voisin qui, bien qu´ayant entendu les appels et les cris au secours de la victime qu´on égorgeait devant sa porte, nous dit avoir préféré... se rendormir. Sa philosophie ? "On ne s´en sortirait plus si l´on devait s´inquiéter à chaque fois que des gens se battent dans cette rue".
Le corps couvert d´un drap pour ne pas l´exposer aux regards, n´a été retiré qu´en fin de matinée. Sur le trottoir face au 132 rue de Flandre, la mare de sang, très impressionnante, témoigne de la sauvagerie. Le parquet reste discret sur les circonstances. Il prétend ignorer si l´auteur présumé et la victime se connaissaient. Il ne précise pas s´il y a eu vol. Le juge en charge, Wim de Troy, devait placer le suspect sous mandat d´arrêt, l´inculper de meurtre et l´incarcérer à la prison de Forest. L´autopsie sera pratiquée par le légiste, le Dr Frédéric Bonbled. à € sa fenêtre, un témoin explique comment il a vu l´auteur accroupi sur le pauvre homme à terre et sans défense, s´acharner sur lui et continuer de planter la lame dans son ventre : sept coups, dit-il, dont plusieurs probablement mortels.
On ignore si la victime, d´origine marocaine, semble-t-il, était mariée et avait des enfants. Quant à l´auteur, 28 ans, il vivait à la rue, comme SDF. D´origine afghane ayant vécu en Turquie (il parle la langue) avant d´arriver en Belgique, ce réfugié avait séjourné au Petit Chà ¢teau jusqu´au début de cet été. Son dossier était en voie de régularisation. Le Petit Chà ¢teau n´est pas éloigné ; l´homme n´a jamais quitté le quartier. Des habitants du quartier affirment qu´Ã 4 ou 5 reprises la semaine passée, il leur avait cherché misère mais en tombant à chaque fois sur plus fort que lui.
La Dernière Heure - Gilbert Dupon
lah yerahmo meskine
toujours concernant l'usine qui devrait ouvrir à Tanger
01.09.2007
Implantation d'un complexe industriel dans le nord du Maroc
Tanger (1er septembre 2007) : Sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, M. Driss Jettou, Premier Ministre, et M. Carlos Ghosn, Président de Renault et Président de Nissan, ont signé un Protocole d'Intention portant sur les modalités d'implantation d'un complexe industriel dans la région de Tanger.
COMMUNIQUE DE PRESSE 1er septembre 2007
Le Royaume du Maroc et l´Alliance Renault-Nissan
annoncent la signature d´un Protocole d´Intention
pour l´implantation d´un complexe industriel
dans le nord du Maroc
Tanger (1er septembre 2007) : Sous la présidence de Sa Majesté le Roi
Mohammed VI, M. Driss Jettou, Premier Ministre, et M. Carlos Ghosn,
Président de Renault et Président de Nissan, ont signé un Protocole
d´Intention portant sur les modalités d´implantation d´un complexe
industriel dans la région de Tanger.
Ce site serait d´une capacité de 400 000 véhicules, ce qui en ferait l´un des
centres de production automobile les plus importants du bassin
méditerranéen. Il disposerait dans une première étape, d´une capacité
opérationnelle de 200 000 véhicules, à partir de 2010. Le montant des
investissements capacitaires prévus pour ce projet est estimé à 600
millions d´euros, avec une première phase à 350 millions d´euros.
Renault, Nissan et le Royaume du Maroc se sont engagés à étudier les
modalités d´implantation d´un complexe industriel comprenant une usine
d´assemblage située sur un terrain de 300 hectares de la Zone Economique
Spéciale de Tanger Méditerranée et utilisant la plateforme portuaire du Port de
TangerMed. Ce complexe industriel bénéficierait des infrastructures logistiques
de pointe développées par le Royaume du Maroc dans le nord du pays.
La capacité installée serait de 400 000 véhicules, avec dans une première étape,
une capacité opérationnelle de 200 000 véhicules à partir de 2010.
Le montant des investissements capacitaires prévus pour ce projet est estimé Ã
600 millions d´euros, avec une première phase à 350 millions d´euros. A ce
montant s´ajouterait un investissement spécifique compris entre 200 et 400
millions d´euros, en fonction de la variété des véhicules produits.
« De par l´ampleur de l´investissement envisagé, de par la taille du complexe
industriel projeté, et de par le nombre d´emplois susceptibles d´Ãªtre créés, ce
projet constituera incontestablement une des réalisations industrielles les plus
importantes du Royaume » a déclaré le Premier Ministre Driss Jettou.
«A travers ce projet, je souhaite que le Maroc devienne une plateforme
stratégique globale du système de production de l´Alliance au plus haut niveau
de compétitivité mondiale. J´ai également à coeur que ce projet, en contrepartie,
contribue de manière significative et durable à la croissance de l´Ã©conomie
marocaine », a déclaré Carlos Ghosn.
Ce site, managé par Renault, viendrait compléter le dispositif industriel de
Renault pour les véhicules économiques dérivés de la plate-forme Logan et celui
de Nissan pour la fabrication de véhicules utilitaires de nouvelle génération. Ces
véhicules seraient destinés à l´exportation à 90%.
Ce projet conduirait à la création de près de 6000 emplois directs et de 30 000
emplois indirects. Avec ces 6000 emplois directs, l´Alliance Renault-Nissan
deviendrait l´un des principaux employeurs industriels de la région de Tanger.
Elle s´engagerait à former et accompagner le développement des compétences
de ses employés locaux.
Le Royaume du Maroc et l´Alliance Renault-Nissan envisagent la signature d´un
Accord Général fin 2007.
Renault et Nissan au Maroc
Présent commercialement au Maroc depuis 1928, Renault assemble des véhicules à la SOMACA
depuis 1966.
Avec 27 000 véhicules vendus en 2006, le groupe Renault est leader du marché avec ses deux
marques Renault et Dacia, qui se positionnent respectivement à la première (16,6%) et à la
seconde place (15,1%). Lancée en juillet 2005 au Maroc, Logan est devenue en 6 mois le
véhicule le plus vendu au Maroc. En 2006, 12 700 Logan ont été commercialisées au Maroc.
La SIAB, importateur Nissan contrôlé à 100% par Renault Maroc, distribue la gamme Nissan. En
2006, 1100 véhicules ont été vendus.
La SOMACA (Société Marocaine de Construction Automobile), détenue à près de 80% par le
Groupe Renault et 20% par PSA, est implantée à Casablanca. Elle assemble Renault Kangoo
depuis 1997 et Dacia Logan depuis 2005.
Au total, Renault emploie 1 500 personnes, au Maroc, en 2007.
Renault Corporate
Le Groupe Renault, qui a réalisé un chiffre d´affaires de 41, 5 milliards d´euros en 2006, conà §oit,
fabrique et commercialise dans le monde entier des véhicules particuliers et utilitaires. Présent
dans 118 pays, il vend des véhicules sous trois marques — Renault, Dacia et Samsung. Le
Groupe Renault emploie 129 000 collaborateurs dans le monde.
Dans le cadre du plan « Renault Contrat 2009 », Renault s´est fixé trois engagements :
- qualité : faire figurer Nouvelle Laguna dans le top 3 en qualité de produit et de service
- profitabilité : avoir une marge opérationnelle de 6% en 2009
- croissance : vendre 800 000 véhicules additionnels en 2009, par rapport à 2005
Nissan Corporate
Nissan a réalisé en 2006 un chiffre d´affaires de 10 468 milliards de yens. Présent sur tous les
principaux marchés automobiles, Nissan vend une large gamme de véhicules particuliers, de
pick-up, de SUV et de véhicules utilitaires sous les marques Nissan et Infiniti. Nissan emploie
plus de 180 000 personnes dans le monde.
Dans le cadre du plan « Nissan Value-Up », le groupe poursuit sa stratégie de croissance
durable et rentable, guidé trois engagements :
- maintenir la marge opérationnelle au meilleur niveau des constructeurs automobiles mondiaux
- vendre 4,2 millions de véhicules en 2009
- réaliser un retour sur le capital investi de 20% en moyenne sur la durée du plan.
Nissan va lancer, en 2007, 11 nouveaux produits dans le monde puis 33 modèles les trois
années suivantes.
L´Alliance Renault-Nissan, créée en 1999, constitue le quatrième groupe automobile dans le
monde en termes de volumes des ventes (5 965 000 véhicules vendus en 2006). Elle a pour
ambition de figurer dans les trois premiers groupes automobiles mondiaux pour la qualité, la
technologie et la rentabilité.
Contact presse :
Renault Direction de la communication
Claire Martin + 33 (0)1 76 84 64 69
Site Internet : www.media.renault.com
Nissan Motor Co., Ltd.
Global Communications CSR & IR Division
Simon Sproule + 81-(0)3-5565-2141
Site Internet : http://press.nissan-global.com/EN/
source : renault.com
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Par ali idir le 10/09/2007 á 15:38
En choisissant d'invertir au Maroc (Lire notre article), Renault a mécontenté l´Algérie. L'annonce samedi 1er septembre par le groupe franá§ais de sa décision de construire une usine de montage de voitures á Tanger au Maroc a été mal accueillie par les Algériens. La presse a critiqué ce choix de Renault et pointé du doigt le manque d´attractivité de l'économie algérienne, moins favorable aux investisseurs étrangers que celle du voisin marocain.
La nouvelle a également provoqué l'ire des autorités algériennes. « Comment peut-on continuer á discuter avec les Franá§ais sur les investissements dans l'automobile alors que Renault a choisi le Maroc ? Ce n'est pas sérieux », commente-t-on á Alger.
Dans ce contexte, selon nos informations, le gouvernement algérien vient de demander via les canaux diplomatiques des explications au gouvernement franá§ais et á Renault. Interrogée par « toutsurlalgerie.com », la direction de Renault n´Ã©tait pas en mesure de répondre.
Mais cette affaire est embarrassante pour les Franá§ais. Elle intervient en effet alors que les préparatifs pour la visite d'á‰tat du président franá§ais Nicolas Sarkozy en Algérie s'accélèrent. Et la construction automobile est l'un des trois secteurs définis par les deux pays pour développer leur coopération économique, aux côtés du médicament et de l'agroalimentaire.
Les Algériens, qui viennent de sanctionner quatre grands groupes espagnols en moins d´une semaine, s'interrogent en fait sur l'utilité de garder le volet industrie automobile dans cette coopération puisque Renault a choisi le Maroc pour implanter son usine. L'autre argument avancé par Alger est basé sur l'importance du marché algérien de la voiture neuve, le plus important du Maghreb. Renault est régulièrement classé premier constructeur en Algérie par les ventes
15 septembre 2007
Le Maroc accorde une aide d´urgence au Burkina Faso touché par des inondations
Le Maroc a décidé d´octroyer d´une aide humanitaire d´urgence au Burkina Faso, pour soulager les populations touchées par les inondations qui ont frappé certaines régions de ce pays.
Cette aide a été décidée en réponse á l´appel lancé par le gouvernement burkinabé pour venir en aide aux victimes des inondations, qui ont causé d´importants dégá¢ts humains et matériels.
Conformément aux besoins exprimés par les autorités de Ouagadougou, le don octroyé par le Royaume est composé de 400 tentes qui serviront á abriter les familles victimes des ces intempéries ayant touché neuf provinces du pays.
Les structures marocaines concernées ont pris les dispositions nécessaires pour la mise en place d´un pont aérien entre le Maroc et le Burkina Faso pour assurer l´acheminement rapide de ce don.
Le gouvernement burkinabé, qui déploie des efforts pour faire face á cette situation, avait indiqué que les populations sinistrées sont actuellement logées dans des écoles qui doivent être incessamment évacuées en raison de la rentrée scolaire.
17 septembre 2007
Trois Marocains tués á Madrid par une voiture roulant á contre sens
Trois Marocains sont morts dans la nuit de dimanche á lundi, sur une voie périphérique de Madrid lorsque leur véhicule est entré en collision frontale avec une voiture roulant á contresens.
Les trois ressortissants marocains ont été tués sur le coup, alors qu´ils se trouvaient á bord d´une voiture légère, qui a été complètement détruite.
L´intervention des sapeurs pompiers a permis de désincarcérer les corps des victimes. Selon la Garde Civile, le chauffard n´a pas circulé longtemps en sens inverse puisque les services des urgences n´ont reá§u que trois appels de conducteurs qui l´ont croisé, alors que dans d´autres cas similaires ils peuvent recevoir jusqu´Ã¡ une vingtaine d´appels.
Le choc entre les deux véhicules était tellement puissant que la voiture des jeunes marocains a été projetée á l´autre sens de l´autoroute, á une quinzaine de mètres. Les corps des trois victimes ont été transportés á l´Institut d´Anatomie Légiste de Madrid pour autopsie, avant d´Ãªtre rapatriés au Maroc.
Allah y'ermou
Putain les pauvres
La périphérie de Madrid porte vraiment malheur aux Marocains en ce moment...
17 septembre 2007
BID/Maroc : 137 millions d´euros pour une centrale á turbines á gaz
Le Conseil des directeurs exécutifs de la Banque islamique de développement a approuvé, lors de sa session tenue le 9 septembre á Jeddah, un financement d´un montant de 137,21 millions d´euros en faveur du projet de construction d´une centrale á turbines á gaz dans la station de Mohammedia.
Le financement du projet de construction de cette centrale, d´une capacité de production de 300 MW, vient en appui aux efforts de l´Office national de l´Ã©lectricité pour faire face á la croissance rapide de la demande énergétique.
Le montant cumulé des financements approuvés durant l´année 2007 en faveur du Maroc par la BID s´Ã©lève á 524 millions de dollars US. Le montant global des financements accordés á ce jour au Royaume a atteint 3,4 milliards de dollars US, alloués á la réalisation de projets principalement dans les secteurs du transport, de l´Ã©nergie, de l´eau et de l´assainissement, á des prises de participation et au financement du commerce extérieur.
18 septembre 2007
Quatre morts dans des inondations dans le nord du Maroc
Quatre personnes sont mortes la semaine dernière dans des inondations qui ont frappé la région de Chefchaouen, dans le nord du Maroc.
Des crues d´oueds gonflés par des fortes pluies ont fait le 13 septembre quatre morts, deux hommes, une femme et une fillette, dans la région de Chefchaouen, une zone au relief accidenté. Trois classes d´une école rurale y ont été endommagées.
Des inondations ont également frappé la région méditerranéenne de Martil, où d´importants dégats matériels ont été récensés. Des routes ont été coupées á la station balnéaire de Martil, des maisons inondées, des voitures endommagées et la ville appelle á l´aide alors que la saison des pluies s´approche.
Allah y'ermou.
19 septembre 2007
Deux fois plus de chômage chez les immigrants au Canada
11,5%. C´est le taux de chômage observé chez les immigrants au Canada, soit deux fois plus que chez leurs homologues nés au pays (4,9%). Selon la dernière enquête de Statistiques Canada, le pays du froid n´est peut-être pas si paradisiaque qu´on le croit, en tout cas pour les travailleurs immigrés. Comment les Marocains s´en sortent-ils ? Pour l´instant, les résultats de l´enquête ne fournissent pas ce genre de détail.
En tout cas, depuis 2000, le Canada a accueilli plus de 24.000 résidents permanents d´origine marocaine, ce qui correspond á 1,5% du nombre total d´immigrants. Il faut savoir que - francophonie oblige - la grande majorité des Marocains qui partent pour le Canada s´installent au Québec. En croisant les données, on peut estimer qu´en 2006, les Marocains représentaient autour de 7% de l´immigration québécoise.
Qu´ils soient Marocains ou autres, les immigrants établis au Canada depuis moins de cinq ans éprouvent donc plus de difficultés sur le marché du travail et ce, même s´ils sont plus susceptibles d´avoir complété des études universitaires. Heureusement, Statistiques Canada révèle du même coup que, exception faite du Québec, la situation professionnelle des immigrants s´améliore au fil des ans. Le rapport conclut d´ailleurs que ceux qui sont installés depuis au moins dix ans forment le groupe dont la situation sur le marché de travail s´apparente le plus á celle de la population autochtone.
Les immigrants récents doivent surmonter de nombreux obstacles pour trouver un emploi. Le manque d´expérience de travail au Canada et de reconnaissance de leurs titres de compétences, ainsi que la barrière linguistique figurent parmi les principales difficultés rencontrées.
Ceux qui ont choisi de s´Ã©tablir en Alberta ou au Manitoba ont pu profiter de la vigueur économique de ces deux provinces de l´Ouest : on leur attribue un taux de chômage de 5,8%, soit moins de la moitié de la moyenne nationale pour ce groupe. Ce taux demeure toutefois encore très élevé quand on le compare á celui des Albertains nés au Canada (2,6%).
Le Québec, province francophone qui draine pourtant une bonne partie de l´immigration canadienne, a obtenu un très piètre score. Peu importe le nombre d´années passées depuis leur établissement, les immigrants y affichent des taux de chômage nettement supérieurs á ceux des Québécois autochtones.
C´est d´ailleurs á Montréal, capitale économique du Québec, que le taux de chômage le plus élevé est observé chez les immigrants arrivés depuis moins de cinq ans (18,1%). C´est trois fois plus de chômeurs que parmi les Montréalais nés au Canada ! Mais il y a tout de même un bémol, car le Québec affiche, parmi l´ensemble des provinces, le taux le plus élevé d´immigrants pour études (60 %). Cette particularité pourrait expliquer en partie l´Ã©cart entre le taux d´emploi des immigrants du Québec et celui des natifs…, mais pas le taux de chômage.
Les immigrants récemment établis dans les grandes villes de Toronto et de Vancouver font aussi face á des taux de chômage semblables. Ils sont légèrement moins élevés qu´Ã¡ Montréal, mais demeurent largement supérieurs á ceux des Vancouverois et des Torontois de naissance. Plus du tiers des immigrants á¢gés de 25 á 54 ans ont effectué des études universitaires (36%). Ce chiffre est nettement supérieur á celui des Canadiens d´origine appartenant au même groupe d´Ã¡¢ge : seulement 22% d´entre eux ont au moins la licence. Pourtant, le chômage chez les immigrants de niveau supérieur s´Ã©lève á 12,4%, contre 2,4% pour la population correspondante née au Canada !
Diplôme ou pas, quand on est femme, il faut se battre encore plus. Le taux d´inactivité des immigrantes grimpe á 13%, contre 10,3% chez leurs homologues masculins. ဠl´inverse, pour les Canadiens d´origine, les hommes ont plus de mal á décrocher un emploi que les femmes (5,2% de chômage contre 4,9%).
Les jeunes á¢gés de 15 á 24 ans et établis au Canada depuis moins de cinq ans, connaissent également leur lot de difficultés : 17,2% sont sans emploi. Chez les immigrantes de la même population, la proportion frise les 20%.
Les secteurs dans lesquels les immigrants sont les plus enclins á travailler au Canada sont ceux de la fabrication et des services professionnels, scientifiques et techniques. Ils sont également plus nombreux que les personnes nées au pays á opérer dans l´hébergement et la restauration.
En 2006, 19,6% des immigrants installés depuis cinq ans au plus travaillaient dans la fabrication. Le second employeur en importance, pour cette population, est le commerce.
L´Economiste - Marie-Hélène Giguère
19 septembre 2007
Arrestation á Tanger d´un Espagnol en possession de 424 kg de haschich
Un ressortissant espagnol a été arrêté, mardi après-midi, au port de Tanger, en possession d´une quantité de 435 kg de haschich dissimulée dans son véhicule.
Gonzalez D., 38 ans, s´apprêtait á embarquer á destination d´Algésiras á bord d´un fourgon immatriculé en Italie. Après avoir suspecté le véhicule, les douaniers l´on soumis á une fouille minutieuse qui a permis la découverte d´une cache aménagée de faá§on professionnelle. Les douaniers ont dá» démonter une partie de la carrosserie du fourgon pour extraire des dizaines d´emballages de drogue dissimulée dans une excavation au niveau du plancher du véhicule.
Après complément d´enquête, le ressortissant espagnol sera déféré devant la justice pour trafic de drogue á l´Ã©chelle internationale.
Dans la même journée, les douaniers, qui opéraient avec la police spéciale du port, ont appréhendé trois ressortissants portugais après la découverte d´une quantité de 5 kg de résine de cannabis placée dans le réservoir á double paroi de leur véhicule.
Depuis le début de la phase retour de l´opération transit le 15 aoá»t dernier, les éléments de la douane au poste frontière du port de Tanger avaient enchaîné une série de saisies record qui ont totalisé plusieurs tonnes de haschich d´une valeur de plusieurs dizaines de millions DH sur le marché européen.
Aux derniers jours de l´opération transit, qui a pris fin samedi dernier, les douaniers du port de Tanger ont pu mettre la main sur près d´une tonne de haschich dans des opérations distinctes. Des Marocains établis á l´Ã©tranger et des ressortissants de plusieurs pays européens ont été interpellés lors de ces opérations. Les prévenus poursuivis pour trafic de drogue á l´Ã©chelle internationale encourent de lourdes peines pouvant aller jusqu´Ã¡ 10 ans de prison ferme assorties de fortes amendes.
21 septembre 2007
Terrorisme : deux Belgo-marocains condamnés
Les belgo-marocains Mohamed Reha et Ahmed Zemmouri, oncle du premier, ont été condamnés mercredi à dix ans de prison ferme par un tribunal marocain pour des "activités terroristes liées à al Qaeda", parmi un groupe de 21 islamistes.
Un autre prévenu a écopé de la même peine alors que quatorze ont été condamnés à des peines allant de six à un an de prison par le tribunal antiterroriste de Salé. Brahim Benchekroun et Mohamed Mazouz, deux anciens détenus marocains de la prison américaine de Guantanamo, accusés eux aussi de faire partie de la même cellule, ont été condamnés respectivement à 6 et 2 ans de prison.
Les 21 prévenus avaient été arrêtés dans différentes villes du royaume en novembre 2005 après le démantèlement de leur cellule. Ils étaient accusés de "constitution de bande criminelle dans le but de commettre des actes terroristes" et pour "collecte et gestion de fonds" pour financer des actes terroristes. Lors de leur procès, le procureur a affirmé qu´"il existe des liens entre les prévenus et al Qaeda". Selon l´accusation, Mohamed Reha a reà §u trois messages du chef d´al Qaeda, Oussama Ben Laden, concernant des préparatifs d´attentats en Arabie Saoudite et en Irak, et le ralliement du GSPC algérien à al Qaeda. Les prévenus sont en outre soupà §onnés d´avoir préparé des attentats au Maroc, notamment contre le siège des services de renseignement à Casablanca et à Rabat.
Les avocats de la défense ont pour leur part jugé le dossier "vide", affirmant qu´"il n´y a ni preuves, ni documents pour étayer l´accusation" et que "les charges retenues contre les prévenus sont purement fictives".
Belga
26 septembre 2007
Les Pays-Bas régularisent 15.000 sans papiers
Les autorités néerlandaises ont donné mercredi leur aval pour la régularisation de 15.000 sans papiers dans le cadre d´une loi d´amnistie votée récemment par le parlement.
Près de 1.500 demandes ont été rejetées, ne répondant pas aux exigences, notamment celles de personnes au passé criminel ou ayant fait de fausses déclarations d´identité.
Le 12 juin dernier, le parlement néerlandais avait donné son feu vert á la régularisation de quelque 30.000 immigrés illégaux, une mesure qui a été qualifiée d´emblématique pour le gouvernement issu des législatives de novembre 2006 et qui comprend pour la première fois dans l´histoire des Pays Bas deux ministres issus de l´immigration, le Marocain Ahmed Boutaleb, chargé des Affaires sociales, et la Turque Nabahat Al Bayrak, chargée de l´immigration.
Cette "amnistie générale", comme la surnomment les Néerlandais, prévoit que tout demandeur d´asile débouté arrivé avant 2001 aux Pays-Bas et dont l´expulsion n´a pas eu lieu obtienne un titre de séjour, ainsi que sa famille si elle l´a rejoint avant le 13 décembre 2006.
26 septembre 2007
Plus d´un million d´ordinateurs individuels installés au Maroc
Près d´un million d´ordinateurs individuels ! Le marché de l´informatique connaît un grand boom au Maroc. Il est clair que le royaume a décidé de jouer la carte des nouvelles technologies, lesquelles devraient, d´ici 2012, représenter 10% du produit intérieur brut. La population, les entreprises et administrations ont compris les enjeux, et, depuis quelques années, elles s´Ã©quipent massivement en matériel informatique.
Ainsi, et selon IDC, le leader mondial des études en technologies, le parc d´ordinateurs au Maroc a été estimé á 920 000 en 2006, en croissance de 23% par rapport á l´année précédente. A l´heure actuelle, il dépasse le million de machines, alors qu´on comptait 745 000 PC en 2005, et 620 000 en 2004.
Comment expliquer cette forte augmentation du parc informatique ? Une source chez le constructeur HP avance qu´une bonne part du marché informatique est composée d´ordinateurs de seconde main, le facteur prix étant un élément déterminant dans le comportement d´achat du consommateur marocain. En effet, l´Ã©tude d´IDC nous apprend que plus de 60% des urbains considèrent le prix comme un frein á l´acquisition d´un ordinateur. On retrouve la même motivation chez plus de 45% des ruraux. A tel point que les marques font des efforts et proposent des ordinateurs á prix abordables : HP offre ainsi des portables neufs á moins de 7000 DH, soit une décote de 50% par rapport á 2004.
Les grandes entreprises, un marché intéressant
Pour autant, l´acquisition de matériel d´occasion n´explique pas seule la croissance. De plus en plus, les foyers s´Ã©quipement, pression des enfants scolarisés et formules de crédit aidant. La plupart des PC dans les foyers ont moins de quatre ans. Enfin, il faut relever que le programme « Génie », initié dans le secteur de l´enseignement, a accru le parc notablement (100 000 ordinateurs sur trois années) en plus des diverses administrations qui se sont équipées.
Actuellement, les ventes d´ordinateurs neufs s´Ã©tablissent á 150 000 PC par an, entre renouvellements et nouvelles acquisitions. Avec cela, le parc n´est pas encore arrivé á maturité. En effet, si l´on prend le taux de pénétration dans les foyers, la fracture numérique est encore très fortement perceptible. En effet, seuls 1,8% des foyers ruraux sont équipés, alors que les urbains disposent, á 24%, d´au moins un ordinateur. Néanmoins, le taux de pénétration de l´ordinateur dans les foyers marocains va crescendo. Ainsi, alors qu´il était en moyenne de 11% en 2004, il est passé á 13% en 2005 et á 16,3% en 2006.
La progression de la pénétration dans la population globale reste cependant timide. Raison pour laquelle les entreprises représentent un marché au potentiel plus important. Une entreprise s´Ã©quipe en masse, grand compte oblige, et dispose généralement d´un informaticien chargé de l´achat, qui aide au choix de la configuration. Ainsi Microsoft a établi que 58% de son chiffre d´affaires de vente de logiciels est réalisé avec les entreprises de plus de 500 salariés. Les firmes qui emploient entre 100 et 500 employés représentent 28% du chiffre d´affaires. Les grandes et moyennes entreprises représentent donc 86% du business pour les entreprises du secteur informatique. Le marché marocain présente cependant une distorsion dans la mesure où il reste constitué en majorité par des PME et PMI, et a, d´autre part, une large propension á acheter des logiciels piratés. Sans surprise, les entreprises du secteur technologique sont celles qui ont le plus important taux d´Ã©quipement en ordinateurs. En 2006, ce taux était de 80%. La grande surprise est sans doute que les entreprises du secteur primaire et celle de services et du transport viennent en deuxième position avec un taux d´Ã©quipement par employé de plus de 50%. En bon dernier, vient le secteur du bá¢timent et des travaux publics avec seulement 20% d´Ã©quipements employés. Ces taux traduisent le rapport des entreprises á l´outil informatique.
L´information est totalement centralisée dans les entreprises de services. Ces dernières, modernes, nécessitent des informations spécifiques et accordent une grande importance á l´outil, indispensable á juste titre. Pour ce qui est du secteur primaire, l´agriculture marocaine est en pleine phase de modernisation. Cela ne concerne cependant qu´une petite frange, par ailleurs moderne et ouverte sur l´extérieur.
Les secteurs les plus impliqués dans l´informatique en dehors des administrations se recrutent dans les télécommunications, la banque et le commerce. L´industrie dans son ensemble reste encore á la traîne. Pourtant, l´Ã©volution du marché reste favorable et prévue á la hausse. La progression notable de l´industrie informatique, abordée ici á travers l´Ã©quipement en ordinateurs, traduit en fait un phénomène plus structurel. C´est le passage d´une frange de l´Ã©conomie marocaine au stade de la modernité. Au-delá de l´aspect gadget et divertissement, il s´agit en fait de l´intégration du pays dans le concert des nations développées. Ce n´est pas un hasard si des entreprises marocaines d´informatique ont pour client Visa ou Diner´s Club. En somme, une option, prise á temps, est en train d´aboutir.
La vie éco - Noredine El Abbassi
Le Maroc devrait enregistrer une croissance de son PIB de l´ordre de 3,5% en 2007 contre 7,1% en 2006, selon le Centre marocain de conjoncture (CMC), qui parle d´un renforcement du cycle de la croissance dans le royaume.
jeudi 21 septembre 2006.
Pour Habib El Malki, président du CMC, « le Maroc pourrait connaître une nouvelle configuration de sa croissance ». La contribution des activités non agricoles et leur propension á se dépêtrer de leur dépendance á l´Ã©gard des caprices climatiques sont autant de facteurs qui laissent présager une « rupture par rapport aux tendances antécédentes ». Pour M. Malki, la série des programmes de mise á niveau de la texture économique nationale en passant par le lancement de chantiers structurants serait á l´origine de cette nouvelle performance. « S´inscrivant dans une vision á long terme, cette kyrielle d´actions ne manquerait pas d´avoir des retombées positives sur la croissance », estime le président de cet observatoire privé de l´Ã©conomie marocaine.
Cela dit, et pour le comité scientifique du CMC, d´autres facteurs pourraient entrer en jeu et contribuer, mais á un degré moindre, au redressement de la conjoncture économique au Maroc pour l´année 2007. Le maintien de la croissance mondiale, le CMC tablant sur une hausse du PIB mondial de l´ordre de 4,7 % devrait jouer pleinement dans cette tendance. Un cours moyen du baril de pétrole á 60 dollars, une inflation externe se situant au même niveau que 2006, une légère réévaluation de monnaie nationale par rapport au dollar et une parité favorable du dirham vis-á -vis de l´euro seraient, eux aussi, á même de conforter cette évolution.
D´emblée, les analystes du centre prévoient une « contribution dynamique et généralisée de l´ensemble des secteurs au profit de la croissance en 2007 » au Maroc. Outre le dynamisme que continuerait d´afficher le secteur du BTP, avec une valeur ajoutée en termes réels de 7,5%, entraînée dans le sillage des activités relevant du primaire et du secondaire, les branches du secondaire connaîtraient une évolution d´environ 5 %. Selon le CMC, ces dernières activités profiteraient aussi d´une demande des ménages relativement bien orientée, du redéploiement remarquable que continuerait de connaître le secteur du tourisme et de l´expansion prévisible des télécommunications.
Le plus grand Mall d´Afrique du Nord á Casablanca
Shopping victims, retenez cette date, 2010. Elle correspond á la fin du chantier du plus grand centre commercial d´Afrique du Nord á Casablanca. Il s´agit de Morocco´Mall qui sera édifié au cÅ“ur de la corniche casablancaise, tout près du restaurant A Ma Bretagne. Les travaux de construction devraient commencer ce mois-ci (Cf www.leconomiste.com).
Salwa Idrissi Akhannouch et Emad Eldin Abdalla, promoteurs de ce méga projet, n´ont pas rechigné sur les moyens pour garantir son succès. Avec un investissement de 2 milliards de DH, un terrain au cÅ“ur de la corniche, Nesk Investment et le Groupe Aksal, deux opérateurs dynamiques de mode et de la distribution, il semblerait que les ingrédients soient réunis pour que la mayonnaise prenne. D´ailleurs, les deux groupes n´ont pas caché leur ambition de faire de Morocco´Mall un haut lieu de détente et de loisirs dans la métropole, et pourquoi pas de réitérer l´expérience dans d´autres villes.
Ce programme d´investissement ambitionne de drainer pas moins de 5.000 emplois directs répartis entre le centre commercial et les différentes activités de détente et de loisirs, et plus de 15 millions de visiteurs pour un chiffre d´affaires de 5 milliards de DH.Le Mall agrémentera l´offre touristique de la capitale économique et promet de devenir un pôle d´attraction avec près de 200 enseignes nationales et internationales référencées. Ainsi, des enseignes comme Zara, Mango, Massimo Dutti, La Senza, etc. devraient réserver leur local au sein du prestigieux centre commercial.
L´offre en détente et loisirs n´en est pas moins éloquente. Il s´agira pour l´essentiel d´activités originales proposées pour la première fois au Maroc telles qu´un cinéma 3D avec une salle de 400 places. L´offre sera aussi agrémentée d´un aquapark, de Kids Park, un jardin organique et une patinoire pouvant accueillir des compétitions et des exhibitions artistiques. Un hypermarché, un spa et une terrasse d´une quarantaine de restaurants viendront se rajouter au décor. Sur le plan architectural, Morocco´Mall, qui sera coná§u par des cabinets architecturaux internationaux, promet d´adopter un style avant-gardiste et d´obéir aux normes internationales les plus rigoureuses en matière de sécurité et de fonctionnalité. L´Ã©difice sera accessible depuis 5 points d´entrée et disposera de 5 ascenseurs panoramiques. Pour un maximum de convivialité, le projet adoptera les habitudes des Casablancais. Le code couleur de la métropole, bleu et blanc, sera dominant et une promenade piétonne de 600 mètres sera aménagée. De même, ont été prévus un parking souterrain de 90.000 m² avec 5.000 places et des voies de circulation propres au projet destinées á en faciliter l´accès aux transports en commun. D´ailleurs, pour garantir l´accès au site, des navettes spéciales, des terminaux de bus et des stations pour taxis seront initiés pour faciliter la desserte du site et accompagner l´offre des transporteurs.
Globalement, il s´agira de repenser la notion de shopping et d´initier les visiteurs, quel que soit leur pouvoir d´achat, á de nouvelles formes de divertissements aussi ludiques qu´essentielles á l´essor d´un pareil projet.
29 septembre 2007
Investissements arabes : Le Maroc aux premières loges des pays d´accueil
Les temps changent. Le Maroc séduit, mais il n´est pas le seul… Les investisseurs des pays du Golfe se ruent sur le Maghreb. Un engouement qui prend plusieurs formes. La plus emblématique, d´entre elles, a pour nom le Moroccan Infrastructure Fund (MIF). Un fonds d´investissement privé créé, en décembre 2006, par le Maroc, le Koweit et les Emirats et doté d´un capital d´un milliard de DH.
Le Maroc se taille la part du lion. « Ainsi, 85% du fonds seront dédiés au Royaume. Le reste sera injecté en Algérie et en Tunisie », d´après Lamia Boutaleb, présidente du MIF. D´une durée de vie de 10 ans, le fonds a pour cible les secteurs-clés de l´Ã©nergie, de l´eau, des télécommunications et des transports.
Lorsqu´on évoque le Maroc, le terme « attrait » revient souvent sur les lèvres des chefs d´entreprises contactés par L´Economiste. Il constitue une « bonne alternative de placement pour les investisseurs du Golf, surtout dans le tourisme et l´immobilier », commente le PDG du groupe maroco-émirati Somed, Mouatassim Belghazi. Même son de cloche chez les Bahreá¯nis de Gulf Finance House (GFH).
Attirer les investisseurs, c´est bien. Les retenir, c´est encore mieux.
La région Mena aura attiré plus de 747 milliards de DH en 2006. C´est L´Egypte qui détient le palmarès des flux avec près de 184 milliards de DH. Sur les 13 pays en lice, le Maroc décroche le quatrième rang(1). Le total des fonds injectés est d´environ 60 milliards de DH.
A tel point que les éloges ont fusé lors de la 11e session de la commission d´investissement de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) tenue á Genève en mars dernier. « Le Maroc s´impose comme 1er pays d´accueil des IED au Maghreb et 4e en Afrique, relate une note de la Cnuced.
Le Réseau euro méditerranéen des agences de promotion des investissements (ANIMA) dans son rapport 2006 esquisse une 1re piste pour fidéliser les capitaux. « Si la quantité des investissements directs étrangers est lá , il faudra travailler á l´avenir sur sa qualité ». Autrement dit, il faudra affá»ter ses armes. La Cnuced propose d´abord « l´Ã©laboration d´un code de l´investissement ». L´idée est de consolider et de clarifier les textes relatifs au régime général (simplification des procédures…). Une autre voie á creuser, la création d´une agence nationale de promotion des investissements. Le ciblage s´impose. Ainsi, les investissements seront canalisés vers les secteurs-clés identifiés par la stratégie industrielle du plan Emergence (aéronautiques, offshoring…). Le but est de lancer un système national d´innovation pour attirer des investissements technologiques á forte valeur ajoutée. « Une incitation fiscale pour les activités de recherche et de développement pourrait être salutaire », Observe Hassan Matai, directeur financier du groupe koweitien Burhan international construction. Le Maroc doit absolument avoir « un système fiscal souple accouplé á un système bancaire neutre et transparent », poursuit-il. Il y a de quoi booster encore les investissements. La concurrence se fait rude et chaque acte compte.
Mêmes si nos voisins directs ont, pour leur part, attiré moins d´IED en 2006. En Tunisie, les placements ont plus que doublé ces dernières années dans les services, le tourisme et les banques. Globalement, les capitaux arabes représentent plus de 20% du total des investissements en 2006.
La participation arabe a même largement dépassé celle de l´UE dans le secteur des services. Les multinationales du Golfe se positionnent. « Elles font des placements dans les secteurs porteurs comme le tourisme, l´immobilier, les télécommunications », explique Kamal Sebti, consultant économique indépendant. La prise de participation dans l´opérateur Tunisie Telecom par la filiale du groupe Dubai Holding, Tecom-DIG, confirme cette tendance. Elle a présenté une offre de 21 milliards de DH pour damer le pion á son unique concurrent, le franá§ais Vivendi Universal.
Contrairement aux Tunisiens, les Algériens sont á la traîne. C´est la « malédiction » de la rente pétrolière. Leur économie peine á décoller malgré « les revenus inattendus des hydrocarbures á la faveur d´un baril plafonnant á 80 dollars ». Pis, le pays attire moins d´investissements étrangers que la Tunisie et le Maroc. Les handicaps s´enchaînent : bureaucratie, imposition complexe, lente privatisation, système bancaire en difficulté (scandale de KhaliBank)…
Mena : Qui investit dans la région ?
« Les entrepreneurs US, entre 2003-2006, arrivent en tête d´injecteurs de fonds, avec plus de 287 milliards de DH. Israá«l s´accapare pratiquement les trois quarts des flux (208 milliards de DH) », d´après la Cnuced. L´Algérie, la Libye, la Turquie et l´Egypte accueillent dans une moindre mesure les investissements yankees.
Malgré l´accord de libre-échange, le Maroc demeure une destination périphérique. Ce sont les Européens, surtout les pays latins, qui investissent le plus dans la région Mena. Franá§ais, Espagnols et Belges ont un faible pour le Maroc. Les trois pays auront injecté sur la même période près de 90 milliards de DH. Les Italiens sont plus intéressés par l´Egypte. L´apport des Suisses et des Hollandais n´est pas négligeable. Ils disposent de multinationales très en pointe et très présentes dans la région (agroalimentaire, énergie, ingénierie…)
L´Economiste - Faiá§al Faquihi
Merci
dimanche 30 septembre 2007
Le nombre de mendiants recensés au Maroc aurait atteint près de 200 000 personnes dont plus de la moitié seraient des professionnels de la mendicité..
Près de 22% des mendiants recensés au Maroc activeraient dans la région de Rabat, selon les résultats de la première enquête officielle sur ce phénomène dans le royaume alaouite. Selon cette enquête, réalisée sur un échantillon de 3.400 personnes au Maroc, pays dont la population est estimée á plus de 30 millions d´habitants, c´est á Rabat que la concentration des mendiants est la plus forte (21,8%), suivie de Casablanca (17,8%).
Le taux le plus faible (6,8%) a été enregistré á El Jadida (Ouest). Pai ailleurs, plus du tiers (35,2%) des mendiants marocains sont mariés, alors que les causes de la mendicité demeurent la pauvreté (51,8%), le handicap physique (12,7%), la maladie (10,8%) et le chômage (9,3%). Par tranches d´Ã¡¢ge, les mendiants de 40 á 59 ans représentent 34,6% de l´effectif total, alors que les jeunes de moins de 18 ans représentent 11,5% du nombre total de mendiants au Maroc.
Synthèse de Mourad
D´après Pana Press
3 octobre 2007
Le « shit marocain » devient rare
La scène, á l´Ã©poque confidentielle, se passait dans une demeure luxueuse de la banlieue bruxelloise. Nous étions á l´entrée de l´hiver 2004-2005, et le Maroc continuait á abreuver l´Europe de résine de cannabis, ce produit qu´on appelle communément haschisch, shit ou teuch, et qui a les faveurs d´environ 160 millions d´utilisateurs de par le monde. Les dérivés du cannabis, dont la nocivité a longtemps été ignorée, constituaient alors – et sont encore – les stupéfiants illégaux les plus largement diffusés dans la planète.
Fin 2004, malgré les promesses répétées d´Hassan II puis Mohammed VI, le Maroc demeurait le premier producteur mondial de la forme la plus condensée et la plus nocive de cannabis, sa résine. Au royaume, 134.000 hectares étaient consacrés á sa production, livrant chaque année quelque 3.000 tonnes de résine. Les provinces de Chefchaouen (plus de la moitié de la production nationale), Taunate et Al Hoceima menaient la danse.
L´idée surgit alors, au sein des Nations unies, de mettre le couteau sur la gorge du Maroc : soit Casablanca engageait enfin une lutte effective contre ce fléau, soit les organismes financiers dont l´Europe avait le contrôle seraient invités á tarir l´aide apportée au Maroc. En cette fin 2004 á Uccle, nous en sommes témoins, le président de la Banque européenne d´investissement (BEI) Philippe Maystadt approuva le principe de cette stratégie.
Cent mille familles
Il nous pardonnera sans doute cette indiscrétion, car la stratégie ne sera jamais appliquée. Dès la diffusion des statistiques de l´ensemble de l´année 2004, l´implication du Maroc dans la lutte antidrogue apparaît réelle : pour la première fois, la production tombe á 2.760 tonnes de résine, pour des surfaces cultivées de 120.500 hectares.
Ce n´est pas une maigre réalisation : le cannabis constitue alors le revenu principal de plus de cent mille familles marocaines.
La tendance se confirmera de manière plus spectaculaire encore en 2005, dernier exercice pour lequel nous disposions de chiffres : la production de résine était tombée á 1.066 tonnes, pour 76.000 hectares cultivés. En d´autres termes, l´Afghanistan est aujourd´hui sur le point de dépasser le Maroc en termes de surfaces cultivées de cannabis. Une révolution.
La politique marocaine d´Ã©radication va avoir un effet inattendu et très encourageant : pour la première fois en 2005, la production mondiale de cannabis va se tasser. Bien sá»r, Casablanca n´a pas en main toutes les cartes qui lui permettraient d´enrayer le marché planétaire : de 1995 á 2005, pas moins de 82 pays admettront avoir produit localement du cannabis, et leur nombre réel est sans doute bien plus important : 58 pays seraient en réalité producteurs de résine de cannabis, et 116 producteurs de feuilles de cannabis (marijuana).
Mais le rôle du Maroc était et demeure central. La preuve par les saisies : 58 % des saisies mondiales de résine de cannabis se produisent en Espagne (lors du transit du Maroc vers l´Europe) et 7 % au Maroc lui-même. Bref, sur trois grammes de shit que saisit la planète, deux viennent encore du Maroc. Et près de cent mille familles – 96.600 exactement – continuent á en vivre.
En 1999-2003, quand on demande aux á‰tats où s´opèrent des saisies de haschisch d´où proviennent ces trafics, 31 % répondaient (notamment) le Maroc. En 2005, le Maroc n´est plus cité qu´une fois sur cinq, soit 20 %.
Bref, le Maroc peut mieux faire. Mais le pays a démontré ces trois dernières années sa détermination. Au point que la barrette de « shit marocain », si courante dans nos pays depuis vingt ans, pourrait un jour se retrouver au musée. Stupéfiant.
Le Soir - Alain Lallemand
3 octobre 2007
Un TGV á défaut du Rafale
Après le refus du roi Mohammed VI d´acheter l´avion de combat de Dassault, Rabat négocie avec l´Ã¡‰lysée la fourniture du TGV. Le geste royal permettrait de maintenir la visite, fin octobre, de Nicolas Sarkozy au Maroc.
La France semble avoir perdu le contrat d´Ã©quipement d´avions de combat au Maroc. Pour compenser son refus d´acheter á Paris le Rafale, le roi Mohammed VI serait prêt á acquérir des équipements TGV. Les deux pays sont en train de négocier des contreparties commerciales honorables pour Paris, selon plusieurs sources industrielles.
Ce geste du roi, qui souhaite équiper son pays en infrastructures lourdes, pourrait atténuer la colère de Paris, qui comptait sur la première vente du Rafale á l´export. Il permettrait de maintenir la visite officielle de Nicolas Sarkozy au Maroc d´ici á la fin octobre.
La Tribune
6 octobre 2007
Madrid décide d´extrader deux Marocains accusés de terrorisme
Le Conseil des ministres espagnol a décidé, vendredi, d´extrader vers le Maroc deux ressortissants marocains accusés d´appartenance á une organisation terroriste.
Mohamed Laksir et Moulay Lahoucine Miftah Idrissi ont été arrêtés le 26 juin dernier dans un coup de filet de la police espagnole dans les milieux islamistes á Barcelone. Selon les enquêteurs, Mohamed Laksir, présenté comme ex-membre du Parti de libération Islamique, s´est radicalisé dans une mosquée de Barcelone fréquentée par des adeptes de la Salafiya Jihadia. Arrêté alors qu´il s´apprêtait á se rendre en Irak pour combattre aux côtés des Moudjahidines, Laksir est considéré par la police espagnole comme un élément dangereux de la cellule terroriste de Barcelone. Il est également accusé d´embrigadement de jeunes musulmans pour les emmener dans des camps d´entraînement et d´instruction militaire.
Idrissi, accusé aussi d´appartenance á une organisation terroriste, était sur le point de se rendre en Irak en 2005 pour le Djihad, mais le démantèlement de la cellule de Santa Coloma l´a empêché de concrétiser ses plans. Il a été arrêté le 26 juin dernier.
7 octobre 2007
Disparitions : Le Maroc traîne les pieds
Une délégation des familles de disparus marocains s´est rendue á Genève du 26 au 28 septembre dernier, pour le lancement de la campagne mondiale pour la Convention des Nations Unies sur les disparitions forcées, adoptée en décembre 2006 par l´AG de l´ONU.
La campagne, lancée par diverses ONG des droits de l´homme, vise á accélérer les ratifications du traité, dont le Maroc est signataire.
La délégation des familles a reá§u une proposition du Comité international de la Croix-Rouge qui s´est dit prêt á assister les autorités marocaines dans le cadre des procédures médico-légales d´authentification des disparus. Le CICR attend (seulement) une invitation officielle du gouvernement.
TelQuel
7 octobre 2007
France : Lourdes peines pour 5 MRE accusés d´extorsion
Cinq ressortissants belges originaires du Maroc ont été condamnés jeudi soir á des peines allant jusqu´Ã¡ dix ans de prison pour avoir agressé un de leurs compatriotes en France afin de s´emparer du contenu de son coffre-fort.
Les cinq hommes, trois frères et deux cousins d´origine marocaine, á¢gés de 21 á 44 ans, domiciliés á Bruxelles et dans les environs, étaient accusés d´extorsion avec arme.
Le principal accusé, Youssef Lekman, 25 ans, a été condamné á dix ans de prison et á une interdiction définitive du territoire franá§ais . Les quatre autres accusés ont été condamnés á des peines de 5 á 8 ans de prison assorties de cinq ans d´interdiction du territoire franá§ais.
Les cinq hommes, sans antécédents judiciaires, étaient venus de Belgique le 17 mai 2005 et avaient agressé le couple propriétaire du chá¢teau de Job, près d´Ambert, dans le Puy-de-Dôme, où ils devaient effectuer des travaux de peinture et d´Ã©lectricité au noir. Ils étaient persuadés que le coffre du chá¢teau abritait deux millions d´ euros.
Ils avaient frappé et ligoté le propriétaire des lieux pour qu´il leur remette la clé du coffre et avaient frappé et menacé son épouse avec une arme, factice selon eux. Ils s´Ã©taient enfui en emportant 250 euros et avaient été arrêtés le jour-même.
Youssef Lekman, 24 ans, a reconnu être l´organisateur de l´expédition, montée pour se venger du propriétaire du chá¢teau, qui lui aurait fait acheter du matériel pour refaire l´Ã©lectricité du chá¢teau avant de changer d´avis.
8 octobre 2007
Plus de 150 clandestins marocains et algériens interceptés en 24h en Espagne
Plus de 150 immigrants clandestins maghrébins ont été interceptés durant les dernières 24 heures au large des côtes de l´Andalousie. Un total de 155 immigrants algériens et marocains ont été interceptés par les gardes-côtes espagnols au moment où ils tentaient de gagner les côtes d´Almeria, dans le sud-est du pays.
Depuis samedi après-midi, pas moins de neuf embarcations de fortune sont arrivées á différentes plages de la région d´Almeria, alors que deux immigrants ont été secourus en haute mer par un bateau de pêche.
Dans la province de Cadix, un patrouilleur de la Garde Civile a intercepté près de cap Roche une embarcation transportant 37 clandestins, alors qu´une autre embarcation avec á bord 26 personnes, dont quatre mineurs, a pu atteindre les côtes de Barbarte.
Après avoir reá§u une assistance humanitaire, les clandestins adultes ont été mis á la disposition de la police nationale en vue de leur rapatriement, alors que les mineurs ont été pris en charge par les services sociaux du gouvernement autonome d´Andalousie.
Par ailleurs, les services de sécurité espagnols ont découvert dimanche dans le port de Tarifa un immigrant clandestin accroché sous un camion en provenance du Maroc.
9 octobre 2007
Des Marocains au plus haut raid du monde
Nahed Rachad, directrice de l´agence « Sports Aventures », et Adil Bouifriri, directeur général de BMCE Capital Conseil, vont représenter le Maroc lors de la 7e édition du raid « La Boliviana » qui se tient du 9 au 19 novembre en Bolivie.
Cette épreuve nature est multisports (Trekking, Run & Bike, Montain Bike, Corde, Course d´orientation). Elle se déroule dans la région de Tajira á 100 km de la frontière Argentine. Les 66 participants sont inscrits par équipes composées de deux coureurs et un assistant remplaá§ant.
L´Economiste
9 octobre 2007
30 millions d´agents immobiliers au Maroc ?
Avec une moyenne de 250 000 transactions par an réalisées sur les dix dernières années, le Maroc connaît un boom immobilier incontestable. Dans la foulée, différents métiers du bá¢timent et de la promotion immobilière en ont profité. Les agents immobiliers ont également surfé sur la vague. Pourtant, ce métier reste aujourd´hui opaque, peu structuré et dispose de peu d´indicateurs chiffrés, voire pas du tout. Aucune indication sur le nombre d´agents immobiliers au Maroc, aucun cadre juridique ni de tutelle ministérielle. Bref, un corps de métier qui échappe á tout contrôle.
« Au Maroc, tout le monde peut s´improviser agent immobilier », résume M. Alteresco, DG de Ramses Consulting & Repimmo Investment, qui dispose de pas moins de huit agences immobilières á Fès, Marrakech, Tanger, Meknès, Rabat, Casablanca, Agadir et Marrakech.
La seule mention légale réglementant l´intermédiation immobilière figure dans la loi de janvier 1945 sur les agents d´affaires et les conseils juridiques. Néanmoins, le président de l´Association nationale des conseils juridiques et des agents d´affaires, Moulay M´hamed Laraki, précise que, concrètement, il s´agit d´un corps de métier á part qui dispose de sa propre organisation professionnelle. Certes, une association d´agents est née il y a plusieurs années, mais ses actions demeurent très limitées.
Autant dire que la porte est ouverte á tous les abus. « Il existe 30 millions d´agents immobiliers au Maroc », ironise Samir Benmakhlouf, responsable au Maroc de la master franchise de Century 21. Dans ce secteur, on trouve de tout : une multitude de petites agences, des samsar traditionnels qui gèrent de petits portefeuilles clients mais aussi, et de plus en plus, de grandes agences modernes et professionnelles qui travaillent la plupart du temps avec de grands groupes immobiliers. Selon les estimations des professionnels, il y aurait près de 700 agences á Casablanca et plus de 400 á Marrakech.
Evidemment, l´absence de cadre légal influe directement sur la qualité et la fiabilité des prestations de ces agences immobilières. A commencer par les honoraires, qui ne sont pas uniformisés. Et, en attendant, le secteur fonctionne sur la base des usages. Ainsi, quand il s´agit d´un achat, il faut en général compter une commission de 1 á 2,5 % hors taxes du montant de la transaction. Laquelle commission est payée soit par l´acheteur soit par le promoteur, soit par les deux á la fois. Aussi bien les modalités que le montant sont généralement, et de préférence, fixés dès le départ.
Des tarifs... á la tête du client !
Quand il s´agit de location, les honoraires sont arrêtés en fonction du loyer á payer : entre un et deux mois. Détail important : le niveau des honoraires et les modalités peuvent changer d´une ville á l´autre. « A Rabat, par exemple, les honoraires pour une opération de location sont payés par le locataire uniquement alors qu´Ã¡ Casablanca le propriétaire doit lui aussi passer á la caisse », explique Adil Rahmoune, DG d´Immo Clair Service. En dehors de ces principes généraux, il faut dire que les honoraires n´obéissent á aucune règle fixe. « Ils sont décidés en fonction des prestations fournies », précise pour sa part William Simoncelli, DG de Carré Immobilier Maroc.
Ce dernier explique ainsi que la valeur ajoutée que peut apporter un professionnel á la transaction immobilière comprend le service, le filtrage de la clientèle, la communication organisée autour d´un projet donné en plus du conseil apporté avant le début de la commercialisation. Ce pan du métier, á savoir le conseil, n´est quasiment pas développé au Maroc. Il demeure l´apanage de professionnels étrangers ou de représentants de grands groupes internationaux qui ont choisi de s´installer au Maroc. Ces derniers sont en effet de plus en plus nombreux á ouvrir des succursales ou des franchises dans les grandes villes du Royaume.
Century 21, premier réseau mondial d´agences immobilières, est ainsi installé au Maroc depuis début 2006. « Nous avons ouvert huit agences dans six villes du Maroc en plus de six autres agences en cours d´ouverture. Nous disposerons á fin 2007 d´un réseau de 18 agences á travers le pays », explique Samir Benmakhlouf. A côté de Century 21, deux autres grands noms de l´intermédiation immobilière ont ouvert des franchises au Maroc. Il s´agit notamment de Guy Hoquet qui a commencé par ouvrir une agence á Casablanca avant de s´installer á Rabat et Marrakech. L´enseigne prévoit l´ouverture de 17 agences. Quant á La Forêt, elle ouvrira bientôt une agence en franchise dans la capitale économique. On notera également l´arrivée d´opérateurs spécialisés dans des niches de plus en plus pointues. C´est le cas de CBRE, par exemple, un agent immobilier porté sur le segment professionnel et les bureaux qui a ouvert une filiale á Casablanca.
Mais, malgré l´arrivée de nouvelles enseignes, d´autres, elles aussi nombreuses, ferment boutique á cause de la concurrence déloyale, de l´informel et de l´anarchie qui règne dans le secteur.
La vie éco - Fadoua Ghannam
10 octobre 2007
Une femme tue sa fille pour ne pas la laisser á son mari marocain
Une mère de famille a tué sa fille de sept ans mardi en la jetant du 7ème étage d´un immeuble de Guebwiller, dans le Haut-Rhin, par crainte que son mari, avec qui elle était en instance de séparation, ne l´emmène avec lui au Maroc, indique le parquet de Colmar.
Elle s´apprêtait á faire de même avec sa fille aînée, á¢gée de neuf ans, mais son époux a réussi á l´en dissuader, a-t-on précisé de même source.
La femme, qui a déjá effectué deux séjours en hôpital psychiatrique, a été placée en garde á vue.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji'oune.
10 octobre 2007
Fès : la RATF reá§oit 11 bus de Strasbourg

Onze bus strasbourgeois offerts á la ville de Fès ont été remis, récemment, á la régie autonome des transports urbains de Fès par la Communauté Urbaine de Strasbourg.
La réception de ces bus est le résultat d´un accord de partenariat conclu entre les villes marocaine et franá§aise Fès et Strasbourg en avril 2004.
Ces bus usagés mais en bon état, viendront renforcer le parc actuel. La RATF compte mettre en service un parc moyen circulant par jour de plus de 160 bus.
Faudrait que ces bus soient aussi bien entretenus ici qu'en France, on voit ce qu'ils deviennent parfois, de vraies poubelles roulantes alors qu'au départ elles etaient bien...
Dans deux mois les bus rouleront sur le cotes avec une trainée de fumée noire sur deux kilometres.
التغيير شمل المشرفين على أمن القصور الملكيةالعاهل المغربي يغير حرسه الشخصي بسبب الهاتف الجوال
ذكرت مصادر أمنية وإعلامية مغربية متطابقة أن اكتشاف العاهل المغربي الملك محمد السادس لأحد حراس قصره وهو يستعمل هاتفا جوالاً داخل مقر إقامته أدى إلى تغيير شبه كامل للمشرفين على حراس الملك المغربي الشخصيين والشرفين على أمن القصور الرئاسية.
ونقلت صحيفة "الصباح" اليومية المغربية في عددها أمس الثلاثاء 9-10-2007 عن مصادر أمنية مطلعة أن العاهل المغربي اكتشف أثناء جولة له مساء السبت الماضي في مقر إقامته بفاس عقب حضوره للدروس الحسنية أحد حراسه الشخصيين يتحدث بهاتفه الجوال، الممنوع عليه بحكم القانون، حيث استدعى العاهل المغربي على عجل مدير مديرية أمن القصور والإقامات الملكية محمد مهراد وحارسه الشخصي خالد فكري، وعقد معهما جلسة لم تكشف المصادر تفاصيلها، لكنها انتهت إلى إبعاد الاثنين ومعهما 30 شخصية من حراس الملك، عن القصر.
وأفادت هذه المصادر أن العاهل المغربي كلف حارسه الشخصي الجعيدي برئاسة حرسه الشخصي، واستدعى عبد الرحيم معاذ والي أمن تطوان سابقا ليتولى مؤقتا منصب مدير مديرية أمن القصور والإقامات الملكية، ويكلفه بمهمة إعادة هيكلة المديرية، بينما تقرر إرسال خالد فكري إلى المعهد الملكي للشرطة بالقنيطرة ومحمد مهراد إلى الإدارة العامة للأمن الوطني.
وصدر قرار بمنع إدخال الهواتف الجوالة إلى القصور والإقامات الملكية سواء من طرف حراس الملك الشخصيين أو الموظفين ومنع حملها خلال تنقلات الملك وجولاته داخل المدن وخارجها.
11 octobre 2007
Démolition de 25 maisons de familles marocaines construites sans permis en Espagne
Les autorités espagnoles ont procédé mardi á la démolition de 25 maisons construites par des familles marocaines sans permis dans la localité de la Canada Real Galiana, au sud-est de Madrid.
Une quarantaine de familles marocaines vivaient dans les 25 maisons démolies sur ordre d´un juge du tribunal de première instance de la Canada Real. "Les bulldozers sont venues quand les hommes étaient absents et les enfants dans le collège et ont démoli complètement 25 maisons dans le quartier, sans préavis et sans donner aux femmes le temps de ramasser leurs affaires", s´est lamenté Ahmed, l´une des personnes affectées.
La Canada Real Galiana est une petite localité qui s´est construite á la marge de la légalité et où vivent des centaines de familles originaires entre autre du Maroc.
Les personnes affectées ont organisé mercredi matin une manifestation devant la municipalité de Vallecas, qui dégage toute responsabilité dans cette opération.
A Casa, un mall capable de concurrencer les plus grands de Dubaá¯
2 milliards de DH ! Jamais un investissement d'une telle envergure n'avait été consenti dans le secteur.
250 enseignes seront référencées.
Les travaux démarrent. La commercialisation des magasins débutera á compter du 8 octobre.
Centre commercial, aquapark, parc á dauphins, 30 restaurants, un cinéma 3D..., le tout en un seul lieu! Le plus grand mall d'Afrique du Nord ouvrira ses portes á Casablanca dans moins de trois ans. Il viendra enrichir substantiellement la liste des projets structurants pour la métropole, á l'instar de la marina, du Casa City Center ou encore des tours projetées par l'ONCF á côté de la nouvelle gare de Casa-Port.
Ce projet colossal, qui porte le nom de «Morocco'Mall», sera édifié par deux groupes á la notoriété bien établie : Aksal et Nesk Investment(*) (voir encadré en page suivante). «Il ne s'agit pas d'un centre commercial supplémentaire pour Casablanca mais bien d'un projet d'envergure, novateur, et qui apportera un nouveau style de vie á la population casablancaise», explique l'un des promoteurs du projet représentant le groupe Aksal. Il est vrai que pas moins de 2 milliards de dirhams seront consacrés á ce projet avec, á la clé, la création de 5 000 emplois directs et 20000 indirects. «Jamais un tel investissement n'a été consenti dans ce secteur», ajoute le promoteur. Et ce n'est pas pour déplaire á l'Etat. Que ce soit au niveau des autorités de Casablanca ou á Rabat, au niveau des départements ministériels concernés, on se frotte les mains qu'un tel projet voie le jour á Casablanca. Et pour cause, il aura, indéniablement, des retombées économiques positives pour la ville, et même pour le pays en terme de notoriété.
Il faut bien le souligner, ce projet est á l'image des malls gigantesques et luxueux de Dubaá¯. Un pays où le célèbre «Emirates Mall» est devenu un emblème et un lieu de passage obligé pour tout visiteur des Emirats Arabes Unis. D'après ses promoteurs, « le projet doit devenir très vite un lieu incontournable pour les Marocains mais également pour les hommes d'affaires et les touristes. C'est pour cette raison que le choix du nom s´est porté sur la dénomination Morocco'Mall. Objectif: en faire un porte-drapeau et une vitrine du pays».
Dans ce projet en front de mer, et dont le terrain s'étend sur les 10 hectares compris entre le restaurant «Ma Bretagne» et le Café «Poco Loco», les chiffres donnent le tournis. Exemple, les 200 000 m2 de superficie construite, les trois hectares d'espaces verts, bordés par une promenade de 600 mètres ou encore le parking souterrain de 90 000 m2, pouvant offrir 5 000 places, sans compter les voies de circulation prévues, destinées á faciliter l'accès aux transports en commun. D'ailleurs, l'accès au site sera facilité par l'aménagement de terminaux de bus et de stations de taxis et la mise en place de navettes spéciales. Enfin, pour canaliser le flux des visiteurs, la voie publique bordant le bá¢timent sera doublée sur une longueur de 300 mètres. Tous ces aménagements s'avèrent indispensables car, selon les études et les prévisions établies, ce sont quelque 15 millions de personnes qui visiteront chaque année le Morocco'Mall.
Hormis les attractions, ce dernier abritera en effet plus de 200 enseignes nationales et étrangères qui seront référencées, ainsi qu'un hypermarché qui s'étendra sur un hectare. La surface globale réservée aux commerces est de 70 000 m2. Tous les secteurs d'activités seront couverts : habillement, accessoires, bijouterie, équipements en tout genre... Un espace particulier sera réservé aux grandes marques de luxe et, raffinement suprême, un espace VIP est prévu.
En matière de loisir et d'animation, le Morocco'Mall prévoit une multitude d'attractions : patinoire, fun park, aquapark, ainsi que des activités originales proposées pour la première fois au Maroc comme le parc á dauphins ou encore une salle de cinéma en 3 D pouvant accueillir 400 personnes. Un spa avec thalassothérapie de 5 000 m2 viendra compléter cette offre diversifiée. Last but not least, une quarantaine de restaurants sont prévus et un espace sera réservé á l'artisanat marocain.
A l'origine de ce projet, une alliance entre deux groupes leaders sur le marché de la franchise et du prêt-á -porter : Aksal, dirigé par Salwa Idrissi Akhannouch, et Nesk Investment, dirigé par Emad Eldin Abdalla. Celle alliance prendra la forme juridique d'une holding qui sera détenue á parts égales entre les deux associés. La gestion sera, quant á elle, assurée de manière autonome par rapport aux activités respectives de chacune des deux entités. Ce qui signifie, en d'autres termes, que le groupe Aksal et Nesk Investment garderont intactes leurs activités actuelles.
15 millions de visiteurs par an
«Cependant, nous nous engageons, en gage de confiance dans le projet, á ce que toutes les marques que nous représentons soient installlées dans le Morocco'Mall», souligne l'un des promoteurs. Et d'ores et déjá , le groupe Aksal peut annoncer que les autres marques du groupe Inditex (qu'il représente á travers Zara, Zara Home, Massimo Dutti) ont signé et seront donc présents au Morocco'Mall. Il s'agit d´Oysho, Bershka, Pull&Bear ainsi que d'autres marques de luxe, en cours de négociation.
En se basant sur leurs expériences respectives et une analyse pointue des carences commerciales et touristiques de Casablanca, les promoteurs du projet sont confiants quant á son avenir.
«Selon les prévisions les plus modérées, ce projet devrait enregistrer un chiffre d'affaires annuel moyen de 5 milliards de dirhams», explique-t-on du côté de Nesk Investment ; des prévisions établies par le cabinet d'études anglais Donaldson's, qui a á son actif plus de 700 malls de par le monde, et qui accompagne le projet dans sa phase de réalisation et pour une durée d´un an après son ouverture. Il faut savoir, en effet, que Donaldson´s s'occupe, en outre, de la stratégie marketing du projet.
Pour les promoteurs comme pour les futurs occupants des espaces commerciaux, le retour sur investissement sera donc garanti par cette fréquentation soutenue et stimulée par une animation riche et un programme évènementiel d'envergure internationale. Pour les Casablancais et les Marocains en général qui désireront se rendre dans ce centre commercial, les avantages sont nombreux : pas de difficultés de stationnement pour aller faire du shopping, concentration de nombreux magasins dans un même lieu, possibilités variées de restauration et une multitude d'attractions pour les enfants et les adultes.
En matière d'animation, le mall accueillera également des évènements sportifs et culturels tels que des expositions, des salons, des shows artistiques, des défilés de mode...
Les travaux du Morocco'Mall commenceront dès ce mois d'octobre et devraient durer deux ans. La commercialisation des points de vente débutera, quant á elle, dès le 8 octobre, mais attention !, prévient-on, la première période de vente, celle qui affichera des prix de lancement attractifs, sera courte. A peine trois semaines et... premier venu, premier servi. Autant dire qu´il vaut mieux prendre une option sur l´avenir dès á présent.
Ahlam Jebbar
Publié le : 05/10/2007 La vie économique
http://www.lavieeco.com/index
18 octobre 2007
94 milliards de dirhams de privatisations au Maroc
Le total des recettes générées par le processus de privatisation engagé par le Maroc depuis 1989 s’est établi, jusqu’à fin 2006, à 94 milliards de dirhams. 71 compagnies au total ont été privatisées durant ce processus.
Les résultats de ces opérations, dont la libéralisation et l’amélioration des performances des secteurs clés de l’économie nationale et le renforcement de l’attractivité du Maroc en terme d’investissements étrangers directs, ont atteint plus de 8 milliards de dollars en 2006.
Ces informations ont été données lors de l’ouverture des travaux de la 14ème réunion annuelle du groupe de travail international portant sur "l’audit des privatisations, la régulation économique et du partenariat public/privé".
Cette manifestation de deux jours se veut une occasion pour le Maroc de s’ouvrir sur les différentes expériences dans le domaine des privatisations et du partenariat public/privé, ainsi que d’engager une large réflexion sur les problématiques et les enjeux économiques liés à ces thématiques.
Regroupant plus de 40 institutions supérieures de contrôle représentant notamment la Grande Bretagne, la France, l’Australie, la Turquie, la Norvège, la Suède et l’Arabie Saoudite, ainsi qu’un représentant de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique, cette rencontre constitue également une occasion d’examiner et d’étudier les futures priorités de ce groupe de travail.
21 octobre 2007
Don chinois de 22 millions DH au Maroc pour l’environnement
La Chine a fait don au Maroc de matériel de travaux publics d’une valeur de 22 millions de dirhams, destiné à renforcer les capacités d’intervention du Royaume en matière d’aménagements hydrauliques et de protection de l’environnement.
La cérémonie de réception de ce matériel s’est tenue vendredi dans la province de Skhirat-Témara.
La Chine avait participé au Programme d’alimentation en eau potable des populations rurales, par l’octroi en 1998 d’un don de 5 millions de dirhams sous forme de matériel de pompage qui a servi à équiper des points d’eau dans les provinces de Settat, Azilal et Béni Mellal.
Salam Alaykoum,
Bonne nouvelle pour les marocains de la Belgique
,
ceux qui travaillent déclarer 1 ans, le Maroc va leur donné les papiers
C'est dit par le ministre du Maroc, je l'ai entendue dans la radio mon père me l'a confirmé
Pour ceux qui ne travaillent pas aller chercher tu travailles déclarer,
Kheir Incha'Allah qu'Allah vous aides à recevoir les papiers (AMin)
Maintenant que je vous l'annonce, ne perdez pas de temps car en octobre 2008,
Ils ne donnent plus les papiers.
Wa salam Alaykoum.
22 octobre 2007
La France et le Maroc d’accords pour le TGV 
Le président de la République Nicolas Sarkozy est arrivé, lundi 22 octobre à Marrakech, dans le sud du Maroc, pour une visite d’Etat de trois jours dans le pays, au cours de laquelle seront signés d’importants accords économiques entre les deux pays. A peine le président arrivé, l’Elysée a annoncé plusieurs accords bilatéraux. Le premier concerne la réalisation d’une ligne de train à grande vitesse (TGV) entre Tanger et Casablanca. La France et le Maroc ont signé un protocole d’accord pour la réalisation de cette ligne
Le chantier est estimé à deux milliards d’euros, dont la moitié reviendra à trois entreprises françaises, Alstom, la Société nationale des chemins de fer français (SCNF) et Réseau ferré de France, pour le matériel roulant et l’équipement de la voie (signalisation, sécurité). La première tranche de la ligne TGV sera réalisée entre Tanger et Kenitra, au nord, sur 200 km.
"Développer la coopération dans le domaine du nucléaire civil"
David Martinon, le porte-parole de l’Elysée, a également annoncé que la France va vendre au Maroc une frégate polyvalente de classe Frenn. Selon l’agence Reuters, la PDG d’Areva, Anne Lauvergeon, qui accompagne le président français durant ce séjour au Maroc, a aussi signé un protocole d’accord avec l’Office chérifien des phosphates pour une coopération "en matière de recherches dans le domaine de l’extraction de l’uranium à partir de l’acide phosphatique". "C’est le premier accord commercial dans ce domaine au Maroc", a-t-on fait valoir dans l’entourage du président français. "Il va permettre de développer la coopération avec le Maroc dans le domaine du nucléaire civil. Un choix stratégique a été fait d’une coopération dans la durée entre la France et le Maroc."
Accompagné de ses deux fils, Pierre et Jean, ainsi que du chanteur français de raï, d’origine algérienne, Faudel, Nicolas Sarkozy a été accueilli à sa descente d’avion par le roi Mohammed VI et le prince Moulay Rachid, frère cadet du souverain. C’est la première visite d’Etat que M. Sarkozy effectue au Maroc depuis son élection à la présidence de la République en mai dernier.
Le Monde
j'ai vu les images des 25 familles marocaine en espagagne dont on a rasé leur maison et les autorités espagnoles on meme usé de la violence .... quelqu'un aurait t'il une vidéo des images ?
Autoroute Agadir-Marrakech
Les détails des travaux
· Le projet confié à plusieurs entreprises
· 100 km seront achevés fin 2008, le reste sera livré fin 2009
Les usagers de la route reliant Marrakech à Agadir sont impatients. La circulation est difficile et ils attendent la mise en service de l’autoroute. Qu’ils soient rassurés: l’aménagement de l’autoroute Agadir-Marrakech est sur la bonne voie et son achèvement est toujours programmé pour fin 2009. C’est du moins ce qu’assure le directeur régional de l’équipement à Agadir, Abderrahim Ennourbi. Pour l’heure, selon le responsable, les travaux, lancés début 2006, vont bon train.
Rappelons que le projet d’un coût de 6,2 milliards de DH et d’une longueur de 240 km a été attaqué par ses deux extrémités. Ainsi, plusieurs tronçons sont en chantier actuellement. L’un des premiers lots lancés est long de 33 km et vise à contourner la ville de Marrakech. Ce tronçon, qui relie Sidi Bou-Othmane à Sidi Zouine, a été confié au groupement Hajji-Sefiani et aux égyptiens Arab Constractors. Pour le moment, les travaux sont réalisés à 50%. Ils devraient être achevés en juillet 2008. Et à la fin de la même année, quelque 100 km d’autoroute seront livrés. Le reste, soit 140 km, devrait être terminé pour fin 2009.
En fait, plusieurs entreprises sont engagées dans la réalisation de l’axe autoroutier. Le groupement Burhan, entreprise koweitienne, a été ainsi chargé d’aménager 55 km dont la finalisation est programmée pour fin 2008. Sur ce tronçon, qui relie Sidi Zouine à Chichaoua, il est question également de construire trois viaducs au-dessus des oueds Tensift, N’fiss et Bou Lakrass. Selon Ennourbi, les trois ouvrages en cours de finition ont été confiés à l’entreprise marocaine Houar. Celle-ci, avec les sociétés Seprob et SNCE, est également engagée sur le tronçon Chichaoua-Immintanout. Les premiers coups de pioche viennent de commencer et doivent être bouclés en 2009.
Dans le tracé de l’autoroute Agadir-Marrakech, c’est à partir d’Immintanout que les travaux seront les plus difficiles à réaliser. Là , la voie traverse le Haut-Atlas, une zone très montagneuse. Aussi, plusieurs entreprises seront mises à contribution pour surmonter cette difficulté géographique. Déjà la société portugaise, Technovia, a pris en charge l’aménagement de 13 km à partir d’Immintanout. Pour l’heure, les travaux de terrassement sont en cours de réalisation. Parallèlement, la percée d’un tunnel de 550 m linéaires est programmée. La société qui mènera cet ouvrage sera bientôt connue.
En attendant, le tronçon de 46 km jusqu’à Argana est en cours d’aménagement. Confié à l’entreprise chinoise Covec, il vient de démarrer et devrait être finalisé fin 2009. Quant à la bretelle reliant Argana à Ameskroud (46 km), celle-ci est également programmée pour la fin 2009. C’est l’entreprise turque Dogus qui est aux commandes du chantier.
Liaison express
La voie express reliant Chichaoua à Essaouira sera également achevée fin 2009. Les travaux ont démarré cette année. 500 millions de DH seront mobilisés pour réaliser 119 km.
A noter, par ailleurs, qu’à partir d’Ameskroud, les travaux réalisés à 20% sont presque à l’arrêt, car le groupement Planium-Mostagradnja -une société serbe- connaît quelques problèmes financiers. Le directeur régional de l’équipement rassure toutefois: elle sera prête pour mars 2008. Tout comme la pénétrante d’Agadir, de 12 km, qui a été confiée à la société marocaine Swtrap.
Malika ALAMI - http://www.leconomiste.com/
23 octobre 2007
Le Koweitien Ewaa veut construire 10 000 logements économiques à Marrakech
Après Emaar, Sama Dubai et Al Qudra, c’est au tour d’un autre opérateur immobilier du Golfe de s’installer au Maroc. Il s’agit du groupe koweitien Ewaa Real Estate Co qui a décidé de construire 10 000 logements économiques dans la ville de Marrakech.
Une délégation du groupe se rendra d’ailleurs les 24 et 25 octobre dans la ville ocre pour y rencontrer les responsables du CRI ainsi que les autorités de la ville.
La vie éco
23 octobre 2007
Le Maroc et la France signent pour 3 milliards d’euros de contrats
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi à Rabat que la France avait signé la veille des contrats avec le Maroc pour un montant de 3 milliards d’euros. "C’est une magnifique visite d’Etat. Les intérêts de la France y sont bien défendus. Nous avons signé pour trois milliards de contrats hier (lundi) avec Sa Majesté", a déclaré le président français aux journalistes à la suite de son intervention devant le Parlement marocain.
Le contrat le plus important porte sur une ligne de train à grande vitesse (TGV) entre Tanger et Casablanca, estimée à 2 milliards d’euros, dont la moitié reviendra notamment à trois entreprises françaises, Alstom, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et Réseau ferré de France (RFF), pour le matériel roulant et l’équipement de la voie (signalisation, sécurité), avait indiqué lundi la présidence française.
Alstom a signé deux autres importants contrats : le premier avec l’Office national des chemins de fer marocain (ONCF) se montant à 74 millions d’euros pour la livraison, à compter de 2010, de 20 locomotives Prima électriques de nouvelle génération. Un autre contrat de 200 millions d’euros a également été signé. Il concerne l’équipement d’une centrale à cycle combiné à Aïn Béni Mathar, située à une centaine de kilomètres d’Oujda, dans le nord-est du pays.
La France doit en outre vendre au Maroc une frégate polyvalente de classe FREMM. Selon la presse marocaine, le coût se monte à 500 millions d’euros.
Il a également été décidé que la France moderniserait vingt-cinq hélicoptères Puma et 140 véhicules de l’armée marocaine. La France fournira d’autre part au royaume chérifien un système de surveillance des frontières.
Interrogé sur la volonté de Rabat d’acheter des chasseurs bombardiers américains F16 plutôt que des avions de combat français Rafale, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’"il n’y a pas que des succès".
La France va par ailleurs ouvrir un crédit de 38 millions d’euros pour le financement du projet d’assainissement de la ville de Nador (nord-est) et devrait faire un don de huit millions d’euros pour soutenir l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain) - un programme social qui cible les régions et les quartiers les plus pauvres du Maroc.
AFP
salam mes freres juste pour vous dire que la france est le Maroc ont signé pour qu ont soit equipé d une central nucleaire d ici5ans source : Itélé
il parle du Rafale lol un echec commercial personne en veut le maroc devient le 3eme pays au monde a achetez le TGV apres la Corée du Sud
machallah regardez moi se magnifique joujou ces la fregate FREMM ces un bateau furtif un des plus performant au monde
http://www.dcn.fr/offre/batiments_surface/fremm.html
24 octobre 2007
150.000 nouveaux logements sociaux par an
Le gouvernement s’est engagé à accélerer la cadence de l’exécution des programmes de construction de logements sociaux pour atteindre 150.000 unités par an et procèdera au lancement d’un programme national pour la construction de 50.000 villas économiques.
La politique de mobilisation du foncier public, qui sera renforcée, permettra l’aménagement de nouveaux pôles et régions urbains dans le but d’accélérer le rythme de production de logements et de lutter contre l’habitat anarchique.
Le gouvernement veut aussi renforcer l’encadrement juridique du secteur de l’habitat et réformer le secteur destiné à la location, afin de réguler le marché immobilier.
24 octobre 2007
La France va construire une université internationale à Salé
Le Maroc a mis un terrain à Salé à la disposition de la France pour la réalisation d’un établissement d’enseignement supérieur.
Ce projet devrait concrétiser la coopération bilatérale dans le secteur de l’éducation, en particulier l’enseignement supérieur.
Dans une allocution, mardi matin, devant le Parlement, Sarkozy s’était réjoui du projet d’une Université internationale de Rabat, ainsi que de la création de grandes écoles marocaines, en liaison avec plusieurs grandes écoles françaises, comme Sup de Co ou Sciences Po.
L’Université Polis verra ainsi le jour au niveau de la Technopole de Salé.
31 octobre 2007
7,4 millions de personnes sans retraite
Où en est la protection sociale et quels sont ses enjeux ? C’est à cette « délicate » question que Thami Barki, directeur des Assurances et de la prévoyance sociale (DAPS) a tenté de répondre lors de la réunion de la Commission économique et financière de la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM). La protection sociale se limite à la retraite et à la couverture médicale, lesquelles ne sont pas généralisées à toute la population. Le risque accident du travail est, quant à lui, couvert dans le cadre de la responsabilité civile et géré par les compagnies d’assurance.
Sur le volet retraite, Barki a été clair : l’enjeu premier est d’assurer la pérennité des régimes. Le constat n’est pas nouveau : les premiers déficits sont attendus dans 7 à 8 ans et la dette implicite dépasse le PIB !
Les scénarios de la réforme sont connus et feront l’objet d’une ultime étude. La commission nationale sur les retraites devra donc jouer aux équilibristes : des taux de cotisation plus importants, un âge de départ à la retraite plus avancé et des systèmes moins généreux. Autrement dit, la réforme ne peut être que paramétrique. Elle devra tenir compte de la capacité de cotisation des salariés, des charges des entreprises et de l’Etat et du revenu de remplacement à servir.
L’âge de départ à la retraite sera certainement décalé de quelques années, l’espérance de vie étant de 74 ans contre 68 ans auparavant. Les simulations de la DAPS ont montré qu’un départ à la retraite à 65 ans permettaient aux régimes de retraite de gagner 4 années.« Techniquement la mesure est solide, elle a un effet secondaire sur l’emploi mais c’est l’économie qui crée de l’emploi », précise le directeur des assurances et de la prévoyance sociale. Il affirme aussi qu’il faut évoluer vers une caisse unique pour plus de solidarité, d’équité et pour faire jouer la loi du grand nombre.
L’extension de la retraite figure aussi parmi les priorités. Actuellement seul le quart de la population est couvert, soit 1,7 million de personnes dans le secteur public contre 1,5 million pour le privé. Il reste donc 7,4 millions de personnes à couvrir. A elle seule, la CNSS devra s’attaquer à la couverture d’un million de personnes : 330.000 salariés dans l’agriculture, un secteur qui « méconnaît » la couverture sociale et 670.000 dans les autres activités.
Chez les indépendants, 3,5 millions de personnes devraient être couvertes. « Elles peuvent disposer d’un revenu leur permettant d’intégrer un système contributif. De plus, cette population pourrait dégager 11,5 milliards de dirhams », soutient Barki.
Pour le reste, soit 2,9 millions de personnes, des mécanismes de financement devraient être mis en place. « Il faut les intégrer en fonction des possibilités que l’Etat mettra en place dans le cadre de filets sociaux », estime Barki.
Autre dossier sur lequel s’est attardé le directeur des assurances, la couverture médicale. L’AMO assure déjà 30% de la population. Pour les indépendants, le gouvernement a mis en place tout un package, de quoi couvrir également 30% de la population. Quant au Ramed, il vise 8,5 millions de personnes. Ce dernier « produit » devrait être bientôt lancé. Il a été retardé par les élections. « Nous sommes au stade de la mise en place d’une procédure d’identification des ménages éligibles », révéle Barki. Celle-ci sera assurée par des commissions régionales, un moyen d’éviter les dérapages et le « monopole » des moqaddems. Et le tout sera chapeauté par une commission nationale. Une participation de 100 dirhams par an et par famille sera exigée des catégories disposant d’un certain « revenu » à déterminer selon un certain nombre de critères : le revenu déclaré par le ménage sera corrigé en fonction de certains « signes » tels que la possession d’un poste télé, d’un frigo ou encore la note d’électricité.
Par rapport à la couverture médicale, l’enjeu reste la viabilisation et la pérennisation du système. L’amélioration du panier de soins n’étant pas envisageable. « Elle le serait difficilement », commente le directeur des assurances.
La pérennité du système passera nécessairement par la révision du taux de contribution surtout que la croissance des coûts des prestations est supérieure à celle des revenus. Le recours au prélèvement fiscal est déconseillé. « En cas de prélèvement fiscal, on ne maîtrise rien et il existe des risques de dérapage », concède le directeur de la DAPS.
33% du PIB de réserves
* Les cotisations des différents régimes de couverture médicale au système de santé est de 11 milliards de dirhams : 2,6 milliards de dirhams pour le Ramed (une partie sera à la charge des familles et le reste sera financé par l’Etat et les collectivités locales) , 2,8 milliards de dirhams pour la couverture privée, 1,2 milliard de dirhams pour le public et 4,5 milliards de dirhams pour les indépendants. Quant aux dépenses en soins de santé, elles représentent 5% du PIB, soit 22 milliards de dirhams. Elles sont financées à hauteur de 50% par l’assurance maladie.
* Le ratio de dépendance (le nombre de personnes de plus de 60 ans par rapport à la population active) actuellement de 15% passera à 20% en 2020 et à 25% en 2030. Les cotisations retraite représentent 5% du PIB alors que les prestations sont à 4,5%. Quant aux réserves constituées, elles représentent 33% du PIB.
* Le taux de cotisation d’équilibre à la Caisse marocaine de retraite (CMR) est de 31%, contre de 20% du salaire brut actuellement. Au niveau de la CNSS, le taux d’équilibre est de 22% du salaire brut. Le taux de cotisation en vigueur est de 11,89%.
L’Economiste - K. M.
31 octobre 2007
Le trafic dans les aéroports marocains en hausse de 14%
Le trafic passagers a enregistré une hausse de 14,07 pc durant la période allant de janvier à septembre de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année 2006. Quelque 9.170.14 passagers ont transité par les différents aéroports du Maroc contre 8.040.355 durant la même période de l’année dernière.
La Royal Air Maroc a transporté 5.270.480 passagers durant les neuf
derniers mois alors que les compagnies aériennes étrangères ont transporté 3.381.187.
Le fret aérien a connu, quant à lui, une hausse de 12,05 pc durant les neuf derniers mois par rapport à la même période de l’année précédente.
Par ailleurs, le mouvement des avions a enregistré une baisse de 8,88 pc dans la même période par rapport à l’année dernière. Les différents aéroports du Royaume ont réalisé 122.454 mouvements aériens.
La visite annoncée du roi Juan Carlos à Ceuta et à Melilla provoque une crise avec Rabat
L'annonce d'une visite du roi Juan Carlos dans les enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla, lundi 5 et mardi 6 novembre, provoque une crispation diplomatique entre l'Espagne et le Maroc. Vendredi 2, le gouvernement de Rabat a rappelé son ambassadeur en consultation. Il juge "regrettable" le déplacement du roi dans les deux villes africaines de l'Espagne et a exprimé sa "nette réprobation".
Séquelle de la "reconquête" des rois catholiques sur les Maures, le statut de Ceuta et de Melilla, ports de la rive marocaine de la Méditerranée, sous souveraineté espagnole depuis 1580 et 1496, est l'objet d'un désaccord permanent entre les deux Etats. Le Maroc considère que ces deux villes de 74 000 et 57 000 habitants font partie de son territoire et sont indûment occupées par les Espagnols.
Juan Carlos avait pris soin de ne pas s'y rendre depuis son couronnement, en 1975. Les présidents des gouvernements espagnols avaient aussi évité les deux villes, jusqu'à José Luis Rodriguez Zapatero qui est allé à Ceuta et à Melilla en février 2006, cinq mois après le traumatisme qu'avait constitué l'entrée en force de plusieurs centaines d'immigrés sans papiers. Les protestations émises alors par le Maroc avaient surtout frappé par leur retenue. L'immigration, comme la politique antiterroriste, sont deux dossiers sur lesquels le rapprochement hispano-marocain s'est concrétisé, après des années de tension à l'époque du gouvernement de José Maria Aznar.
Le ministère espagnol des affaires étrangères s'emploie à dédramatiser l'actuel conflit, qui ne devrait pas porter préjudice "aux bonnes relations entre les deux pays et à leur dimension stratégique". De son côté, le porte-parole du gouvernement marocain, Khalid Naciri, a répété que "cette visite est regrettable, inappropriée et inopportune".
Cécile Chambraud
Le gouvernement marocain exprime "son vif rejet et sa nette réprobation" de la visite que le roi d'Espagne Juan Carlos entreprend lundi dans les "villes marocaines spoliées" de Ceuta et Melilla (sur la côte méditerranéenne), a affirmé jeudi son porte-parole Khalid Naciri.
"Le gouvernement de sa majesté (Mohammed VI) ne peut qu'exprimer son vif rejet et sa nette réprobation de cette initiative regrettable, quels qu'en soient les motivations et les objectifs", a-t-il déclaré aux journalistes à propos de la visite du souverain espagnol aux "villes marocaines spoliées de Sebta et Melillia".
La presse espagnole a annoncé que Juan Carlos effectuera lundi sa première visite officielle en tant que roi d'Espagne dans ces deux enclaves dans le nord du Maroc.
M. Naciri a souligné que "la coopération maroco-espagnole qui s'est renforcée ces dernières années et que nous considérons comme un choix stratégique, ne doit pas nous faire oublier qu'il existe encore entre nous un différend essentiel concernant ces deux villes".
Cette coopération "implique de s'engager dans un règlement intelligent de ce différend territorial qui prenne en considération les intérêts légitimes des deux pays dans le cadre du dialogue et de la concertation", a-t-il ajouté.
Le Maroc a toujours considéré Ceuta et Melilla comme partie intégrante de son territoire national. Le roi Hassan II avait proposé la mise sur pied d'une cellule de réflexion bilatérale pour aboutir à une solution de ce différend, une proposition que Madrid a toujours rejetée.
De son côté, un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères a déclaré jeudi soir que la visite du roi dans les deux villes était "institutionnelle" et s'intégrait dans un cadre de "politique intérieure" espagnole.
"L'Espagne et le Maroc ont d'excellentes relations, ils n'ont pas de problèmes et coopèrent dans tous les domaines", a-t-il ajouté.
Ceuta et Melilla sont les seuls territoires espagnols que le roi Juan Carlos n'a pas encore visité depuis son accession au trône en novembre 1975, soulignait jeudi le quotidien conservateur ABC, citant des "sources officielles" pour annoncer le voyage.
Les visites officielles espagnoles dans ces enclaves ont toujours suscité une tension avec le Maroc.
Seules frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe, les enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta sont des ports francs revendiqués par le Maroc qui les appelle "présides" (ce qui signifie "place-forte").
L'Espagne exerce sa souveraineté sur Ceuta depuis 1580 et sur Melilla depuis 1496, des ports conçus à l'origine comme des postes avancés après la reconquête de l'Andalousie par les rois catholiques contre les principautés arabes.
Jeune afrique
7 novembre 2007
L’UE débloquera 28 millions d’euros supplémentaires pour le Maroc
La Commission Européenne va débloquer 28 millions d’euros supplémentaires pour le Maroc au titre de la Facilité Gouvernance récemment créée pour les pays couverts par la politique de voisinage
Cette allocation supplémentaire permettra de soutenir la mise en oeuvre des réformes nombreuses et variées, inscrites dans le plan d’action UE-Maroc, qui ont été lancées par le Royaume. Le Maroc bénéficie d’une enveloppe de 654 millions d’euros pour la période 2007-2013, ce qui en fait le premier bénéficiaire des fonds de l’Instrument européen de partenariat et de voisinage.
L’Union européenne a aussi pris la décision d’offrir au Maroc la possibilité de participer dans nombre d’agences et de programmes communautaires que les deux parties sont en train de définir ensemble.
Enquête.
Les Marocains et le X. Une histoire charnelle
TelQuel
Il y a 10 ans, quelques rares vidéos porno circulaient honteusement sous le manteau. Aujourd’hui les Marocains, gavés de Multivision (pirate), affinent leur “goût” pour le X en réclamant des actrices arabes voire… marocaines !
C'est un fait obtus que soulignerait n'importe quel installateur de paraboles de Derb Ghallef : les Marocains sont toujours aussi friands des pornos diffusés sur Multivision. Cependant, les chaînes satellitaires et leurs films généralistes ne sont plus si révélateurs du mode de consommation du X au Maroc. Du fait d'Internet, vitrine de magasin
aux choix infinis, les internautes marocains vivent désormais une sexualité par procuration davantage couleur locale. “À partir de 22 heures, les clients de mon cyber surfent quasiment tous sur des sites pornos. Mais leurs attentes ont changé, explique ce gérant de cybercafé dans un quartier casablancais. Ils recherchent davantage du porno arabe. La tendance est née en 2001, quand ils se sont mis à prospecter des mots-clés comme 'brune' ou les mots 'Maroc' et 'sexe' combinés”.
Le phénomène n'a fait que se confirmer avec les années. Ainsi, en 2007, une consultation rapide de Google trends - outil statistique qui informe sur les termes les plus recherchés par pays - suffit pour confirmer cet essor de la demande pour du sexe plus ou moins local, mettant en scène des filles arabes. Dès le lancement de cette nouvelle fonction en mai 2006 par le moteur de recherche américain, beaucoup ont fait des gorges chaudes en apprenant que le Maroc arrivait dans le tiercé de tête pour les mots “sexe” et “sex”. Mais ces termes génériques ne sont que la partie émergée de l'iceberg. "Voyez ce que le monde recherche", affirme la pub de Google trends. Sous l'eau, en apnée, furtif, le Maroc cherche le terme “97ab” (ou q’hab, littéralement, putes).
La blonde à grosse poitrine, un mythe plombé
Cette année, le terme a fait une percée fulgurante chez les Marocains. Ces derniers arrivent en tête des internautes cherchant cette expression on ne peut plus locale. Rien avant 2007, puis une poussée subite de libido patriote. Et frappante : Google trends ne traite que les mots dont le volume de recherche est suffisamment important pour être révélateur d'une tendance sur Internet. En l'occurrence, “97ab” est devenu le leitmotiv des Marocains sur le Net depuis le développement des blogs locaux, présentant des photos d'adolescentes dénudées. Son plébiscite risque même de se confirmer à l'avenir. Ainsi, après le photoblogging, les internautes du pays se sont mis au film-compilation de photos sur Youtube.com, sous des titres tout aussi “trash”. Pourquoi une telle effervescence sexuelle, docteur ? “Les blondes et leur côté inaccessible ne font plus fantasmer. On recherche l'excitation de proximité, un type de femme que l'on peut croiser tous les jours dans la rue. C'est ainsi qu'une Marocaine dont on ne voit que le string est considérée comme plus excitante qu'une occidentale nue”, explique un ingénieur informaticien. Lors de dépannages à domicile, ce dernier a noté dans les historiques l'essor des sites spécialisés dans les filles arabes (et de préférence marocaines), ainsi qu'un téléchargement de leurs photos tout aussi conséquent. Et ceci n'est pas le fait uniquement des jeunes internautes au fait de la vie underground du Net. “C'est souvent le cas de pères de famille bien sous tous rapports”, ajoute notre ingénieur. Soupçons de pédophilie chuchotés… et gros clairon d'une tendance lourde : “Les médias ont démythifié la blonde auprès des Marocains. On veut maintenant s'émoustiller devant une fille proche, ceci même si la frustration reste la même”, assène Aboubakr Harakat, sexologue à Casablanca.
Du porno de proximité
Serait-ce encore une spécificité marocaine ? Non, pas du tout. Ayant découvert le porno à grande échelle en parallèle au développement de l'Internet, les Marocains ne font que suivre une évolution relevée par les observateurs des mœurs marketing du X sur le marché mondial. L'industrie pornographique répond en temps réel à l'essor fulgurant d'un marché de niches, où la consommation, davantage personnalisée, se fait de plus en plus à la carte. Ce porno à la demande met notamment l'accent sur les spécificités ethniques et le côté amateur des filles. À l'échelle du Maroc donc, la “bent derb” est la transposition locale de la voisine dans les films amateurs occidentaux. Une caractéristique bien marocaine par contre : les insultes qui accompagnent l'exposition de ces filles sur Youtube, scandées par des morceaux rap moralisateurs sur la décadence des mœurs. Et ça, c'est grave docteur ? “C'est une forme de schizophrénie. On essaie de recoller les morceaux d'un miroir brisé. D'un côté, on trouve du plaisir à regarder ces filles proches exposées. De l'autre, leur proximité choque, car ce que l'on accepte des autres est inadmissible quand ce sont des Marocaines”, analyse Aboubakr Harakat.
Cette ambivalence, entre attirance et répulsion, s'exprime même quand il s'agit de pornos arabes, n'impliquant pas forcément des Marocaines. Les internautes marocains arrivent ainsi en tête du trafic sur arabsex.tk, un site à base de films amateurs arabes tournés à la sauvette. Dans la foulée, beaucoup de bloggeurs marocains se sont mis à compiler ces clips, récupérés à droite et à gauche, sur des sites de vidéos en ligne qui ne censurent pas, contrairement à Youtube. En quelques mois, ces Thésaurus made in Morocco du porno arabe sont devenus légions. Mais, ne sachant plus trop sur quel pied danser, les Marocains accompagnent cette mise en exposition de commentaires injurieux. Pour une part, on apprécie ces productions devenues à la mode dans les pays du Moyen-Orient. De l'autre, les filles mises en scène étant pour leur majorité des prostituées, on s'inquiète de savoir si elles ne seraient pas marocaines… des fois.
La beurette, l'avenir du sexe arabe ?
La même question doit tarauder nos internautes quand ils se perdent sur les sites pornos spécialisés dans les beurettes. Réactifs comme des puces surexcitées, ils ont découvert cette nouvelle tendance, mettant en scène des filles d'origine maghrébine, nées ou ayant grandi en France, quelques semaines à peine après le lancement de sites consacrés au genre. “Les beurettes sont une micro-niche marketing que nous avons investie en 2002. Nous n'avons pas plus de 500 abonnés, car seuls les Français sont intéressés par ce produit. Pourtant, très vite, nous avons reçu des mails de Marocains nous réclamant des films, avec une moyenne de trois demandes par jour”, s'étonne Milukman (un pseudo), à l'origine du site beurettesrebelles.com. Dans leur quête de corps typés, les Marocains ont ainsi rapidement appris à décrypter les références sexuelles des autres. Et même à les faire leurs, car ils y retrouvent comme un parfum familier. Les beurettes sont mises en scène en appuyant sur l'image de “la musulmane de banlieue qui s'encanaille”. Le discours est toujours à peu près le même : une fille vierge veut s'émanciper de la pression morale, “s'éclater” comme il est souvent précisé, s'extirper de sa “misère”, faire sa “caillera”, mais sans oublier de mettre son voile qu'elle retire au fur et à mesure qu'avance le film. Ce ramassis de clichés a séduit les Marocains, qui y ont vu comme une résonance de leur propre imaginaire érotique. “Cet archétype du tabou religieux transgressé est tout aussi valable dans la vie réelle au Maroc. Les prostituées se mettent de plus en plus au voile… car c'est un facteur d'excitation pour les clients. Le voile symbolise le caché, le secret, c'est une métaphore du désir”, explique doctement Aboubakr Harakat.
La darija, viagra auditif
Pas à une récupération près, les internautes marocains se sont mis à apprécier également la bande son des films de beurettes : la darija. C'était au départ une garantie ISO 9001 de l'origine des actrices : “Nous demandons aux actrices de parler en arabe, pour donner aux clients une assurance”, explique froidement Milukman. Mais à l'arrivée, l'appellation d'origine contrôlée s'est transformée, aux oreilles des Marocains, en signe d'une nouvelle transgression. Et qui dit transgression, dit libido dopée. “La hchouma est encore prégnante sur les mots d'amour en darija. Leur pouvoir érotique s'en trouve décuplé. C'est pourquoi les couples, dans l'intimité, réclament souvent des expressions crues quand ils sentent monter l'orgasme”, analyse le sexologue Aboubakr Harakat.
La darija serait même une brèche ouverte dans le porno trash et fait maison (homemade). C'est le must du moment sur Internet, du porno sur mesure dont commenceraient à se vêtir les Marocains. “Les hommes filment leurs copines avec leurs téléphones portables en train de se masturber et réclament qu'elles parlent en darija le plus vulgairement possible”, confirme un réparateur de téléphones mobiles à Derb Ghallef. Mais que l'on se rassure, on ne frôle pas la surproduction cinématographique. C'est un épiphénomène d'une discrétion absolue. Il n'a pas encore franchi la barrière du Net et sa diffusion se limite encore à un cercle d'initiés. “On prend des photos de sexe en groupe pour le plaisir, juste pour nous”, chuchote une jeune amatrice d'échangisme. L'album souvenir n'est consultable que via MMS et est réservé aux seuls participants. “Je fais ça car je suis au-delà du rapport sexuel classique. Je cherche autre chose, mais je ne peux pas franchir le cap de l'exhibitionnisme”, ajoute cette dernière. À croire que dans ce cas, la morale est sauve…
Sexpopuli. La philosophie dans le boudoir
La relation entre le porno et les Marocains ne se limite pas au sexe hargneux. Quelques esthètes, surnageant dans la masse des blogs marocains consacrés au genre, parlent du X à la manière des salons littéraires du 18ème siècle. Lancée par une Casablancaise de 19 ans, sexpopuli.blogspot.com est l'exemple-type (et bien trop esseulé) d'une culture du porno qui se veut éclairée et libérée des frustrations sexuelles. Sur Sexpopuli, aucune photo de Marocaine dénudée, pas une seule insulte en darija bien crade à se mettre sous la dent. Non, rien de ce quotidien pornographique cher aux Marocains. Les 500 habitués du site préfèrent discourir de Gorge profonde, cultissime film X des années 70, reconnu pour ses qualités esthétiques (et transgressives) même par des cinéphiles classiques. “La dimension sociologique a aussi son importance, explique N.F., à l'origine du blog. Il est beaucoup question du sexe chez les arabes et de sa perception”. La sociologie est une ligne éditoriale large. Sur Sexpopuli, une intervention télévisée d'anthologie d'Al Qaradaoui sur la masturbation féminine côtoie un post sur le coming out de l'écrivain Abdallah Taïa. Et pour égayer le blog, plus propice à agiter les neurones que la libido, quelques brèves insolites traitent des méthodes de gavage chez les Mauritaniennes, ou bien de la zoophilie subliminale à propos de la pub d'une banque marocaine… proposant des crédits pour l'Aïd El Kébir.
Propos recueillis par
Mehdi Sekkouri Alaoui
Interview exclusive. Yasmine, (star marocaine du porno)
“J’assume complètement !”
Illustration de l’entrée du calife
omar à jérusalem / AFP /
photomontage TelQuel
Star du milieu X en Europe, Yasmine s'apprête aujourd'hui à conquérir le monde plus “respectable” du cinéma traditionnel. Elle revient sur ce qu'elle appelle son métier, sa relation avec ses parents, son pays d'origine… Edifiant.
Comment la petite villageoise de Tahar Souk, dans les montagnes du Rif, que vous étiez, est-elle devenue, à 29 ans, l'une des actrices porno les plus en vue en Europe ?
Avant tout, il faut préciser que je n'ai vécu que cinq mois au Maroc, puisque mes parents sont partis très tôt en France à la recherche d'un
emploi. Au départ, il était question pour eux d'amasser quelques économies et de rentrer au pays. Mais le destin en a finalement décidé autrement. Sinon, j'ai eu une enfance normale, voire un peu banale. À l'âge de 18 ans, rebelle comme je suis, j'ai quitté le domicile familial pour voler de mes propres ailes. J'ai donc collectionné les petits boulots dans les milieux de l'hôtellerie, la restauration et la vente, avant de devenir aide-soignante et de tomber, enfin, dans le cinéma X.
Etait-ce donc un choix ou un “accident” ?
Honnêtement, au départ, faire l'amour devant une caméra était pour moi un fantasme. Il y a à peu près trois ans, avec mon copain, que je fréquente toujours actuellement, on a décidé de répondre à une annonce pour jouer dans un film X amateur. Au final, cette première expérience ne m'a vraiment pas déçue, bien au contraire. À partir de là , ça s'est très vite enchaîné. J'ai fait d'autres pornos amateurs, la presse spécialisée parlait de plus en plus de moi, jusqu'au jour où de grandes maisons de production ont commencé à s'intéresser à moi. Alors, avec un peu de recul, peut être qu'au début c'était juste un concours de circonstances. Mais lorsque j'ai décidé de continuer dans ce cinéma, c'est devenu un choix personnel et réfléchi. Un choix que j'assume complètement.
Et ce choix, vos parents l'ont-ils accepté ?
Pas du tout ! Vous savez, mes parents sont des gens “normaux”, traditionnels, qui nous ont inculqué, à mes frères et sœurs et à moi, une éducation à l'ancienne. Chez nous, on vivait à la marocaine, on parlait en darija, on mangeait des tagines… Et bien sûr, il y avait beaucoup d'interdits, de non-dits et de tabous. Il est normal et compréhensible que le X soit pour eux quelque chose d'inacceptable.
Comment ont-ils appris que vous travailliez dans l'industrie du X ?
Ce sont des voisins qui ont montré des photos de moi nue à mes grands frères. D'ailleurs, tout le voisinage était déjà au courant. Depuis ce jour-là , mes parents m'ont clairement fait comprendre que je ne faisais plus partie de la famille. Aujourd'hui encore, lorsque je les appelle, ils me raccrochent au nez. Il y a juste ma petite sœur qui me passe quelques coups de fil de temps en temps pour demander de mes nouvelles. Mais bon, elle n'est pas non plus d'accord avec ce que je fais. Je profite de cette interview pour leur dire que je les aime, et quoi qu'il se passe, ils seront toujours mes parents adorés et moi leur petite fille.
C'est pour les préserver que vous avez choisi d'utiliser un pseudonyme ?
Au début, je le répète, je ne pensais pas du tout faire carrière dans le X. J'avais juste un fantasme à réaliser. J'ai pris donc un pseudo pour rester discrète et éviter d'attirer des problèmes à mes parents et à ma famille. Pourquoi Yasmine ? Parce que ça me rappelait le dessin animé “Les mille et une nuits” (Rires).
Vous n'avez aucun regret ?
Franchement, si c'était à refaire, je referais fait la même chose, sans hésiter. J'assume pleinement mes actes. Je n'ai rien pris à personne et je n'ai jamais manqué de respect à quelqu'un. Personne n’est forcé de regarder du porno. Je fais un métier, choquant peut-être pour certains, mais le plus important pour moi, c'est que je sois épanouie et que ça me plaise, que ça me corresponde.
Que représente pour vous le X ?
Au-delà du plaisir, c'est avant tout mon métier, mon gagne-pain. Et mine de rien, pour y réussir, cela demande beaucoup de professionnalisme, de rigueur, de sérieux et une hygiène de vie exemplaire. La seule différence avec des professions dites “normales”, c'est que tu exposes ton intimité devant une caméra.
Vous gagnez bien votre vie ?
Cela dépend. Lorsque vous tournez avec des amateurs, ce n'est pas très intéressant côté rémunération. Avec des professionnels, c'est une autre histoire. Vous pouvez toucher entre 300 et 1000 euros par film. Pour ma part, je n'ai pas à me plaindre. J'ai signé un contrat d'exclusivité avec Marc Dorcel (ndlr : l'un des producteurs X les plus importants en Europe) qui me permet de toucher un bon chèque à chaque fin de mois. À côté de cela, avec mon copain, nous avons une société qui, en plus de vendre et de commercialiser mon image sur Internet, propose mes shows dans des salons érotiques ou des boîtes de nuit. Mais une chose est sûre, on se fait moins d'argent que dans le cinéma traditionnel.
L'argent a-t-il été un facteur important dans votre choix de carrière ?
Non, l'argent ne rentrait pas du tout en ligne de compte. Si je me suis lancée dans le X, c'est par goût personnel. Si c'était juste pour l'argent, je n'aurai pas pris le risque de mettre en jeu ma relation avec ma famille.
Avez-vous gardé des liens avec le Maroc, votre pays d'origine ?
Je suis marocaine, c'est incontestable. J'ai toujours ma carte nationale et mon passeport, sur lesquels il est d'ailleurs marqué que je suis comédienne. Mais bon, cela fait une bonne dizaine d'années que je n'y ai pas mis les pieds. En revanche, quand j'étais enfant, avec mes parents, on rentrait au bled presque chaque été pour revoir notre famille, notamment ma grand-mère dans le Rif et ma tante à Casablanca. J'en garde de très bons souvenirs.
Vous avez déjà tourné au Maroc ?
(Rire). Ah ! ça, j'aimerais bien, je me vois déjà en princesse des mille et une nuits dans un riad… Mais il faut se rendre à l'évidence : ce n'est pas possible, les autorités marocaines ne nous laisseraient pas faire.
Vos origines marocaines seraient-elles un frein à votre évolution “professionnelle” ?
C'est vrai que c'est un peu dur pour toute Maghrébine qui débute dans le métier, parce que tout le monde veut lui coller l'étiquette de la beurette de service, venue tout de droit de sa cité. Personnellement, j'ai fait en sorte, dès le départ, que ça se passe autrement pour qu'on ne me place pas dans cette case. Mes origines, dont je suis d'ailleurs très fière, je les mets en avant d'une manière beaucoup plus esthétique, qui renvoie au charme et à la sensualité orientaux qui sont, à mon avis, uniques.
Quelle est votre relation avec la communauté marocaine en France ?
Là aussi, je n'ai pas à me plaindre. Ceux que j'ai l'occasion de rencontrer, dans la rue ou dans des salons érotiques, m'encouragent et me disent que j'ai du courage de faire ce que je fais. Mieux encore, depuis que je suis passée chez Cauet, sur TF1, j'ai reçu beaucoup de mails du Maroc abondant dans le même sens. Tout cela me fait vraiment plaisir !
Vous n'avez jamais reçu de menaces ?
Pour le moment, non. Et j'espère que cela va continuer.
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[color="#2E8B57"]Quel regard portez-vous sur la femme arabe, marocaine ?
Je trouve que les filles d'aujourd'hui sont très rebelles, mais qu'il y a des limites à ne pas dépasser. Il faut qu'elles apprennent à respecter leurs traditions et les valeurs qu'on leur a inculquées. Car sans cela, elles vont droit dans le mur. C'est bien d'évoluer, d'être moderne, mais sans ces repères-là , la vie n'a plus aucune saveur.
Vous allez en surprendre plus d'un(e) avec ce discours…
Je vais même aller plus loin : je suis une femme croyante, comme les autres. Le reste, c'est ma vie, elle m'appartient.
Que faites-vous alors du sexe illicite, du libertinage… ?
Un être humain, c'est avant tout une âme, un cœur. Je n'ai rien à me reprocher.
Yasmine, finalement, c'est (vraiment) vous ou juste un personnage ?
Non, non, c'est bien moi. Mais bon, dans la vie de tous les jours, je suis un peu plus habillée quand même (Rires). Vous savez, je suis quelqu'un qui s'adapte facilement à tous les milieux que j'ai l'occasion de fréquenter.
Vous venez de tenir votre premier rôle dans un film “traditionnel” (Un homme perdu, de Danielle Arbid). Doit-on y voir un changement de cap dans votre carrière ?
Non, pas du tout ! La réalisatrice cherchait une femme d'origine maghrébine pour son film. Elle en a parlé à Marc Dorcel, qui a tout de suite pensé à moi et nous a mises en contact. Il y a eu un bon feeling entre nous deux. Surtout, j'ai beaucoup apprécié le scénario. Il n'y avait donc aucune raison pour que je refuse cette offre. Mais ce n'est pas pour autant que je vais laisser tomber le X. Je le répète, j'aime autant le cinéma traditionnel que pornographique.
Et vous comptez rester longtemps dans le circuit du X ?
Bien sûr ! Tant qu'on voudra de moi.
Bio express. La princesse arabe du X
Yasmine a pénétré dans les foyers marocains par la grande porte. En prime time sur une chaîne grand public, invitée, il y a peu, de l'émission “La Méthode Cauet” sur TF1. Beaucoup ont découvert ainsi qu'une jeune Rifaine de 29 ans était devenue une star du porno en France. Ce n'était pas un scoop pour d'autres. En l'occurrence, tous les Marocains connaissant la plastique de Yasmine sous toutes les coutures grâce à Internet où elle est une égérie du X. C'est là toute l'équivoque entourant l'actrice de porno made in Morocco. Elle est (et restera) pour les internautes marocains une Rifaine sur laquelle on s'excite tout en se scandalisant, sur les forums de discussions, au nom de la patrie, de la morale et de la religion. Un objet sexuel gênant aux entournures, en bref. A contrario, en France, son pays d'adoption, Yasmine a dépassé le cadre étroit du X pour devenir un modèle d'intégration. Les Inrockuptibles, magazine français culturel, l'a ainsi donnée en exemple en affirmant que Yasmine était la “Rachida Dati du porno”. L'hebdo ajoutant, qu'à l'instar de la ministre française de la Justice, Yasmine serait le symbole des “minorités visibles” dans les médias. Et tout comme Rachida Dati, Yasmine refuse de se cantonner au rôle de l'arabe de service dans son domaine : le film X de beurettes. Yasmine a fait ses premières armes dans le porno en jouant dans des productions comme “Farida et les meufs de ma cité”. Aujourd'hui, l'actrice refuse ce type de prestations pour faire carrière dans le X chic, sous la houlette de Marc Dorcel, un producteur qui a pignon sur rue. La star marocaine a même entamé une carrière dans le cinéma classique sous le pseudonyme de Yasmine Laffitte. Un rôle habillé, la consécration suprême pour une star du X, qui lui a valu de monter les marches à Cannes lors du dernier festival. Yasmine est à l'heure actuelle la seule Marocaine, actrice célèbre de porno. Mais elle susciterait déjà des vocations : “Je reçois des candidatures de Marocaines voulant faire carrière dans le porno”, affirme Milukman, responsable du site X beurettesrebelles.com. Les Marocains n'ont pas fini de s'exciter… et de
se choquer.
Dernier mot. Porno sordide
Non, on ne peut raisonnablement pas soutenir le X. Au moment où le Maroc plonge tête baissée dans le porno, ailleurs, on en revient. Le X, défendu au nom de la libération sexuelle, est un argument qui a fait son temps, même en Suède. Le racisme et le sexisme sont les deux mamelles où s'abreuvent désormais les producteurs du secteur. En investissant dans le X réaliste au milieu des années 90, ces derniers ont inondé le marché de films où le caractère ethnique servait de produit d'appel. L'arabe n'a pas échappé aux services marketing et encore moins aux préjugés raciaux. Sur les sites américains, la fille arabe est vendue enrobée dans des voiles pastel, moitié danseuse orientale, moitié Shéhérazade dans Aladin de Walt Disney. Un orientalisme de bazar. En France, Les Mille et une nuits n'ont pas la cote, mais l'imaginaire érotique n'a pas de limite, selon le principe du toujours plus (glauque). C'est du sordide que veut le client, c'est du sordide qu'on lui vend, de la banlieue diabolisée et des beurettes présentées comme des Cosette frustrées, prêtes à tout pour sortir de leur misère sociale et sexuelle. On a inversé le slogan des beurettes, “ni pute, ni soumise”, pour un “e-pute et soumise”, devenu le fonds de commerce de sites web spécialisés français. A l'instar des sites américains, les filles y portent le voile, sauf qu'en France, le bout de tissu s'imprègne d'islam pour vendre aussi l'interdit religieux qu'on transgresse. Ces sites préviennent que le contenu n'a aucun rapport avec l'islam. Pourtant, c'est bien de la “musulmane qui se lâche” que l'on vous vend. Cette manière de présenter les femmes ne dénoterait d'ailleurs pas dans la bouche d’un Philippe Servaty. Responsable du scandale des filles d'Agadir, ce dernier claironnait “qu’éjaculer sur le visage d'une femme voilée (l')explose littéralement”. Trash, vulgaire, raciste, limite esclavagiste, l'univers du X ne peut prétendre à un ticket d'honorabilité. Une Yasmine, aussi “libérée” soit-elle, ne peut être un exemple à suivre. Qu'elle soit marocaine ou pas…
Hassan Hamdani
14 novembre 2007
Une monnaie unique pour le Maghreb ?
L’Union des banques maghrébines veut doter l’espace maghrébin d’une monnaie unique pour dynamiser les échanges économiques inter-maghrébins.
L’UMB a jugé nécessaire la création de la monnaie unique, précisant que même si la mise en circulation de cette monnaie prend cinq ou dix ans, elle s’impose plus que jamais. Il a été décidé de mettre sur place un comité comprenant deux représentants de chacun des cinq pays membres pour s’atteler à la concrétisation de ce projet.
Quelque 130 dirigeants et cadres des banques et établissements financiers de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Libye et de la Mauritanie ont pris part à ces travaux.
15 novembre 2007
Le Maroc et le Japon coopèrent autour de la pêche
Le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et l’Agence Japonaise de coopération internationale ont signé, mercredi à Rabat, un accord de coopération relatif à la mise en oeuvre d’un programme triennal de formation dans le domaine de l’industrie de traitement des produits de la mer.
Bénéficiant à une vingtaine de participants africains, ce programme vise à soutenir les instituts de formation, les laboratoires de contrôle et les unités de transformation des produits de la pêche dans le management de la qualité et de la traçabilité des produits de la mer.
En vertu de cet accord, l’Institut supérieur des pêches maritimes d’Agadir organisera trois sessions de formation au profit de pays africains en vue de contribuer au renforcement des compétences humaines opérant dans le secteur des pêches maritimes et d’accompagner le processus de mise en place de systèmes d’assurance qualité au sein des laboratoires de contrôle des produits de la mer et dans les unités de transformation et de valorisation des produits de pêche.
La première session de formation de ce programme se tiendra du 7 février au 4 mars à l’ISPM d’Agadir et sera consacrée au thème de "la réglementation sanitaire : paquet hygiène, traçabilité et normes de commercialisation des produits de la pêche". Les pays bénéficiaires de ce programme sont le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Conakry, Madagascar, la Mauritanie et le Sénégal.
Décès de Mohamed Bouzoubaâ, ancien ministre de la Justice
16 novembre 2007
L’ancien ministre marocain de la Justice Mohamed Bouzoubaâ est décédé vendredi dans un hôpital de Rabat à la suite d’une longue maladie.
Mohamed Bouzoubaâ, ancien avocat membre de l’Union socialiste des forces populaires, est décédé à l’hôpital Zayed de Rabat à l’âge de 68 ans. Ministre de la Justice dans le gouvernement sortant de Driss Jettou, ouzoubaâ s’était distingué en annonçant en août 2003 qu’il était favorable à l’abrogation de la peine de mort au Maroc.
Religion: La polémique Al Qaradaoui
Al Qaradaoui a semé le trouble au sein du Conseil supérieur des oulémas. En visite au Maroc, en septembre dernier, sur invitation du Mouvement pour l’unité et la réforme, le mufti égyptien a émis une fatwa autorisant les Marocains à recourir aux crédits bancaires pour l’acquisition d’un logement. Cette liberté a fortement déplu aux dignitaires religieux du Conseil. Selon ces derniers, Al Qaradaoui a “outrepassé les limites de la bienséance et commis de grossières erreurs en matière de savoir et d’éthique”. Le Conseil supérieur des oulémas lui reproche de s’immiscer dans les affaires religieuses du Maroc. Et d’ajouter que toutes personnes agissant ainsi font “mauvais usage du savoir contre l’intérêt des gens”. Mais au sein du Conseil, tous les avis ne sont pas les mêmes. Certains dignitaires religieux ont fait savoir leur désapprobation face à l’attitude catégorique du Conseil.
http://www.youtube.com/watch?v=A3y3E-_xkLs
http://www.youtube.com/watch?v=Z65kiJQ-wqE
استطاع عدد من شباب مدينة آسفي تصوير هبوط الطائرة الملكية بالمدينة من مسافة قريبة دون إثارة انتباه الأمن الملكي، و تُظهر اللقطة التي عُرضت قبل أيام على موقع يوتوب اضطرابا كبيرا بين صفوف الحرس الخاص للملك محمد السادس ثوان قليلة قبل نزوله من الطائرة العمودية التي أقلته إلى آسفي.
وظهر الملك بشكل واضح وسط إطار كاميرا المصور الهاوي الذي استطاع متابعة نزوله من الطائرة بدقة مما أثار تساؤلات عددا من المتتبعين الذين قللوا من قوة الأمن الملكي و الذي سمح لعدد من المواطنين بوضع الملك في مرمى كاميراتهم.
وفي نفس السياق وضع العديد من مواطني مدينة آسفي، ممن حضروا حدث هبوط الطائرة الملكية بما يسمونه "مطارا مدنيا"، مجموعة كبيرة من الأشرطة المصورة التي أرخت لفضيحة نزول طائرة مروحية على متنها ملك البلاد وسط مئات الآلاف من الأمتار المكعبة من الغبار إلى درجة أن الطائرة اختفت كليا عن الأنظار قبيل تماسها مع الأرض.
وذكر مراسل جريدة المساء بآسفي أن غياب التنسيق بين الربان وبين التقنيين المكلفين بتوجيهها فوق أرضية المطار ، ساهم في تعثر نزولها على أرضية "المطار"
وتظهر المشاهد المصورة، التي يشاهدها الآن الملايين من مرتادي شبكة الأنترنيت عبر العالم، ارتباك الأجهزة الأمنية لحظة تصاعد الغبار، خاصة وأن حراس الملك كانوا برفقته، لحظة اختفاء الطائرة عن الأنظار بفعل تصاعد كثيف للغبار الذي حجب تماما الوفد الملكي عن أعين الناس.
هذا، وقد ظهر مطار آسفي شبيها بمطارات إقليم دارفور السوداني وسط بنايات شعبية، في أغلبها عشوائية، فيما جموع المواطنين خرجوا من بيوتهم القريبة يشاهدون الحدث، في وقت لا يتوفر فيه المطار على أي مدخل أو مخرج، باعتباره المطار المغربي الوحيد المفتوح على نوافذ و أبواب الدور السكنية المجاورة.
Le plus grand mechoui du monde fait au Maroc
20 novembre 2007
Un rôtisseur français a réussi le plus grand méchoui du monde en faisant cuire à la broche pendant 15 heures un dromadaire de 550 kg à Safi, une ville balnéaire marocaine à 390 kilomètres au sud de Rabat. "C’était une tradition tombée en désuétude. Il y a deux siècles après la fantasia, le roi offrait un chameau rôti à la foule. J’ai repris l’idée. Personne n’y croyait au Maroc sauf un jeune restaurateur de Safi qui a tout de suite été enthousiaste", confie Christian Falco, 63 ans.
La ville marocaine n’en est pas à son premier défi. En juillet 1999, elle avait préparé le plus grand tajine du monde dans un plat qui faisait 6,30 m de diamètre et 4,5 m de hauteur, exposé aujourd’hui sur une place Safi. Deux cents femmes avaient participé à la préparation de boulettes de sardines, une spécialité régionale.
Sur une place, une tente a été dressée et le rôtisseur veille attentivement avec son assistant sur la pièce de viande qu’il asperge régulièrement d’huile pour empêcher la formation d’une croûte.
Il aura fallu trois tonnes de bois et 15 litres d’huile pour réussir la cuisson. Egorgé jeudi, embroché vendredi soir, mis en cuisson samedi à l’aube, le dromadaire qui pesait vif 550 kg a donné un méchoui de 380 kg, le tout sous le regard attentif d’un notaire car le but est de tenter de faire homologuer cette tentative dans le livre des records Guinness.
Ce rôtisseur à la barbe poivre et sel, vêtu d’une blouse et la silhouette rehaussée d’une toque de la même couleur, a déjà d’autres exploits à son actif. Cité six fois dans le livre Guinness, il est actuellement détenteur de quatre records du monde : la cuisson à la broche d’un boeuf de 985,5 kg en 1996, et de trois plats cuisinés... les blanquettes de veau, les paupiettes et des boulettes de picolat catalan.
Pourtant, cela n’avait pas bien commencé. En 1973, la première fois qu’il avait tenté de rôtir un boeuf de 500 kg, la bête n’était pas cuite. "En toute honnêteté, il a fallu cinq boeufs avant de réussir", avoue-t-il mais depuis "j’ai doré 500 boeufs dans le monde entier".
"J’ai vécu une très belle fête ici où j’ai été accueilli comme un pacha. Je pars après au Costa Roca pour tenter de battre un record avec un bison à la broche", explique-t-il. Car pour ce membre de la Chaîne des rôtisseurs, il y a deux règles auxquelles il ne faut jamais déroger : la broche et le feu de bois.
Pour l’organisateur marocain, la fête a coûté 110.000 dirhams. "J’effectuais un pèlerinage à la Mecque, quand un ami commun m’a demandé si j’étais prêt à organiser un tel événement. J’ai tout de suite accepté car notre ville a besoin de promotion", assure Mehdi Slawi, 27 ans.
Samedi soir, 500 convives ayant acquitté 150 dirhams sont venus déguster le dromadaire. "C’est un événement merveilleux, car après la sardine et maintenant le dromadaire, Safi est devenue la ville des records", assure pour sa part Zahia Hosni du Centre régional du Tourisme de la ville.
Comptoir phénicien, cité romaine avant de devenir une place forte portugaise au 15e siècle, la ville vit aujourd’hui de son port d’où sont exportées des phosphates. L’artisanat de la poterie est aussi l’une des activités importantes de Safi. Tombée dans l’oubli face à Marrakech et Casablanca, la cité qui compte 400.000 habitants, tente aujourd’hui sa chance dans le tourisme.
AFP
Le Maroc 1èr sur les méchouis
20 novembre 2007
Le Maroc compte 55.000 détenus
La population carcérale au Maroc s’élève à 55.000 détenus, a indiqué lundi à Rabat le ministre marocain de la Justice qui réclame de l’Etat un budget supplémentaire pour construire de nouvelles prisons.
Pour faire face à la surpopulation des prisons - qui atteint par moment quelque 60.000 détenus - le département de la Justice a besoin d’un budget supplémentaire de 110 millions d’euros.
Cette enveloppe budgétaire doit permettre de construire dans les prochaines années quelque 20 prisons nouvelles qui permettront d’assurer une superficie moyenne de 3 m2 par détenu contre 1,5 m2 actuellement. Selon les critères internationaux, la superficie moyenne par détenu dans les prisons doit être de 9 m2.
Le Maroc compte actuellement un total de 59 prisons. Plusieurs Ong dont l’Observatoire marocain des prisons dénoncent régulièrement le surpeuplement des prisons.
visite royale à safi
http://www.youtube.com/watch?v=a7PcUUC0pjE




Et est ce qu'on a pas le record d'autre chose par exemple.
القبض على عصابة أبطالها أمريكي وفرنسي تصور أفلاما جنسية مع قاصرين بـ''دار صابا'' بمراكش
لم تمر سوى ثلاثة أيام عن التحقيق الذي نشرته "التجديد" عن وجود شواذ بكثرة بمدينة مراكش واستعدادهم لفضيحة جديدة حتى ألقى رجال الأمن بمراكش الثلاثاء 20 نونبر 2007 على عصابة شواذ تصور أفلام خلاعة مع أطفال (قاصرين) مقابل مبالغ مالية بإحدى دور الضيافة بمراكش.
وحسب مصادر مطلعة فإن رجال الأمن ضبطوا كمية من الأشرطة عند الأجنبي (رونالد جون ويسلي) من جنسية أمريكية كان ينوي نقلها إلى الخارج، وبعد التحريات الأولية دلهم أيضا على دار الضيافة التي صور فيها تلك الأفلام كما تم القلض على مغربي بتهمة التعاون مع العصابة في الجريمة.
وعلمت ''التجديد'' أن النيابة العامة أرجعت الملف إلى قاضي التحقيق من أجل استكمال البحث التمهيدي، فيما صدر قرار ولائي بإغلاق دار الضيافة ''دار صابا'' الموجودة بحي رياض العروس والتي يملكها الفرنسي كريستوف وشهدت تصوير تلك الأفلام بالمدينة القديمة حيث تتكاثر دور الضيافة المملوكة لأجانب.
وكشف مصدر مطلع لـ''التجديد'' أن مشاهدة الصور الخليعة دلت على الأطفال المصورين في وضعيات مخجلة ، وقد ألقي القبض على أحدهم، فيما يجري البحث عن الآخرين.
وفي الوقت الذي ينتظر أن تكشف محاكمة هؤلاء العديد من الجوانب المتعلقة بصناعة أفلام الخلاعة بالمدينة وكيفية استدراج القاصرين، علم أن جمعيات مدنية مختصة في محاربة استغلال الأطفال جنسيا ستنصب نفسها طرفا مدنيا في القضية، كما يتوقع أن تصدر عدة بيانات من أحزاب وجمعيات حقوقية تندد بانتشار السياحة الجنسية بالمدينة.
وحسب مصادر أخرى فإن السلطة المحلية تشن الآن حملات منتظمة لمحاربة السياحة الجنسية التي باتت حسب العديد من المصادر من الظواهر المستفحلة والمغذية للقطاع السياحي، ''إذ إن في مدينة مراكش وحده، تؤكد تقارير رسمية، ارتفع عدد الملفات المتعلقة بجنح الفساد والتحريض على الدعارة والشذوذ الجنسي والخيانة الزوجية يكون غاليا أبطالها أجانب جاؤوا للبحث عن اللذة المحرمة''.
يذكر أن محاكم مراكش قد أدانت خلال الأعوام الأخيرة متهمين بالانتماء لشبكة تمارس الشذوذ الجنسي وتصوير أفلام إباحية وحكمت عليهم بالسجن فترات معينة اعتبرت غير كافية لمحاربة الظاهرة.
On vend Marrackech aux etrangers pour en faire des dar diaffa pour en gagner de l'argent via sex et drogue.
Qu'est ce que gagne le Marrackchi dasn tout ça et le Maroc en general, Une reputation repugnante
Pour moi Marrakech devient comme une enclave au milieu du maroc, elle s'est accoutumée à l'européene, les vrais Marrakchis vont finir par sortir faute de moyens le prix de l'immobilier a explosé, c'est triste...
Quatre tramways, un métro et un RER pour Casablanca
Le tracé définitif du futur réseau de transport en commun en site propre (TCSP) pour Casablanca a été dévoilé, le jeudi 22 novembre, par le Conseil de la ville. Au total, six lignes de transport de masse sont retenues (4 lignes de tramway, 1 ligne de métro et 1 ligne de RER). Ce réseau à terme aurait un linéaire de 160 km à l’horizon 2030.
En attendant la réalisation de l’ensemble de ce linéaire, la ville de Casablanca a défini un réseau prioritaire à réaliser à court et à moyen terme. Ce réseau prioritaire préconisé se compose de deux lignes de tramway, d’une liaison RER et d’une ligne de métro. Ces deux lignes sont d’une longueur de 35 km et d’environ 60 stations.
Elles assureront le transport de plus de 200.000 voyageurs par jour. Elles devront desservir neuf grands quartiers : Sidi Moumen, Hay Mohammadi, centre ville, El Fida, Ben M’sik, Bachkou, Sidi Maârouf, nouveau pôle d’Anfa et Hay Hassani. Selon Mohamed Sajid, président du conseil de la ville, la première ligne prioritaire, longue de 28 km, sera mise en service en 2012.
D’ailleurs, un appel d’offres international sera lancé en avril 2008. Le démarrage des travaux sur cette ligne est prévu en avril 2009, nous a-t-il indiqué. Les études préliminaires ont également défini la nature des véhicules qui seront mis en service. En effet, les voitures attendues seront d’une longueur de 60 mètres et d’une largeur de 2,5 mètres. Chaque voiture pourra transporter jusqu’à près de 600 passagers, apprend-on auprès des cabinets d’étude chargés de ce dossier.
Concernant la ligne de métro, considérée également comme prioritaire, Sajid annonce que les études globales relatives à cette ligne seront bouclées en 2009. Le début des travaux, a-t-il, dit se fera en 2010. La mise en service est prévue en 2014 ou 2015.
Cette ligne comprendra 20 stations sur 21 km, elle couvrira les grands quartiers sud, en l’occurrence Sidi Moumen, Moulay Rachid, Sidi Othmane et Ben M’sik et desservira le campus universitaire, le marché de gros, la gare routière Ouled Ziane, le quartier des hôpitaux et le quartier des affaires. Le montant global de l’intégralité de ce réseau est estimé à près de 50 MMDH.
A la question de savoir avec quel argent la ville de Casablanca compte financer ce gigantesque projet, Mohamed Sajid a précisé qu’il est hors de question que le financement de ce projet soit effectué exclusivement par les moyens de la ville. « Nous allons essayer d’impliquer les pouvoirs publics dans ce projet.
En parallèle, nous allons essayer de profiter des grands projets structurants de la ville, comme par exemple la nouvelle ville de Zénata, pour dégager une plus value qui peut financer une partie du projet. Nous allons également essayer de voir si le projet du pôle d’Anfa finance intégralement la ligne 2 de tramway, comme c’est le cas à Rabat avec le projet du Bouregreg qui finance le tramway de la capitale », nous a-t-il déclaré.
Quant à la ligne RER de desserte régionale, elle a fait l’objet de premières études de faisabilité pilotées par l’ONCF, qui ont conclu à la faisabilité technique de cette liaison, s’appuyant sur une infrastructure souterraine entre Casa-Port et le pôle d’Anfa.
Elle sera réalisée sur 63 km, en 15 stations, couvrira les pôles urbains régionaux de Mohammedia, de Bouskoura, de Nouaceur et de la ville nouvelle de Zenata et les grands quartiers de Sidi Bernoussi, Ain Sebaâ, du centre-ville, le nouveau pôle urbain d’Anfa, Ennassim et Sidi Maârouf.
Cette ligne devra desservir le port de Casablanca, le campus universitaire et l’aéroport Mohammed V. Les 3 modes de transport en commun retenus (tramway, métro et RER), a-t-on estimé, sont à même de mieux répondre aux besoins de déplacements sur toute la région du grand Casablanca et de répondre ainsi aux besoins des habitants de la métropole.
Le Matin - Abderrahman Ichi
23 novembre 2007
Mahmoud Abbas au Maroc
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est arrivé vendredi soir à Fès au Maroc, où il doit rencontrer le roi Mohammed VI avant la conférence de paix d’Annapolis de la semaine prochaine.
Mahmoud Abbas a été accueilli à l’aéroport de Fès par le Premier ministre marocain Abbas El Fassi. Le président palestinien doit s’entretenir avec Mohammed VI à Fès samedi.
Le Maroc joue de longue date un rôle de médiateur discret dans les discussions de paix au Proche-Orient.
25 novembre 2007
Eliminatoires Mondial-2010 : Le Maroc dans le groupe 8
Le tirage au sort préliminaire des éliminatoires de la Coupe du monde 2010 de football, qui a eu lieu dimanche après-midi à Durban, a mis le Maroc dans le groupe 8 de la zone Afrique.
Outre le Maroc, ce groupe est composé de l’Ethiopie, du Rwanda et de la Mauritanie.
Ci-après la composition des douze groupes éliminatoires de la zone Afrique :
* Groupe 1 : Cameroun, Cap-Vert, Tanzanie, Iles Maurice
* Groupe 2 : Guinée, Zimbabwe, Namibie, Kenya
* Groupe 3 : Angola, Bénin, Ouganda, Niger
* Groupe 4 : Nigeria, Afrique du Sud, Guinée Equatoriale, Sierra Leone
* Groupe 5 : Ghana, Libye, Gabon, Lesotho
* Groupe 6 : Sénégal, Algérie, Liberia, Gambie
* Groupe 7 : Côte d’Ivoire, Mozambique, Botswana, Madagascar
* Groupe 8 : Maroc, Ethiopie, Rwanda, Mauritanie.
* Groupe 9 : Tunisie, Burkina Faso, Burundi, Seychelles
* Groupe 10 : Mali, Congo, Soudan, Tchad
* Groupe 11 : Togo, Zambie, Erythrée, Swaziland
* Groupe 12 : RD Congo, Egypte, Malawi, Djibouti
25 novembre 2007
8 milliards de dirhams pour résorber l’habitat insalubre à Casablanca
Le ministre marocain de l’Habitat et de l’Urbanisme,Toufk Hjira, a annoncé vendredi à Casablanca un programme de résorption de l’habitat insalubre dans la capitale économique du Royaume chérifien d’un coût de 8 milliards de dirhams.
Ce programme, auquel l’Etat contribue à hauteur de 3 milliards de dirhams, prévoit surtout l’éradication des 480 bidonvilles de Casablanca abritant quelque 100.000 ménages à l’horizon 2012.
36 pour cent des bidonvilles du Maroc se trouve dans la région du Grand Casablanca, premier pôle économique du pays avec environ 70 pour cent de l’activité économique.
Le ministre marocain a annoncé, par ailleurs, la mise en place d’un programme de prévention qui sera lancé en 2008 pour réussir l’opération d’éradication des bidonvilles inscrite dans le cadre du programme national « Villes sans bidonvilles ».
Un projet de code de l’urbanisme sera adopté prochainement en conseil de gouvernement, a également fait remarquer le responsable marocain.
Le gouvernement marocain s’était engagé à accélérer la cadence de l’exécution des programmes de construction de logements sociaux pour atteindre 150.000 unités par an parallèlement à la dynamisation du programme de lutte contre l’habitat insalubre, notamment le programme de « villes sans bidonvilles ».
Un nouveau produit de logement social vient d’être lancé dont le prix ne dépasse guère 140.000 dirhams. Il est subventionné par l’Etat au profit des familles les plus démunies.
Jeux vidéo. La Moroccan Touch
L’éditeur français de jeux vidéo, Ubisoft, vient de lancer un énième épisode de son best-seller Rayman, intitulé “Rayman et les Lapins encore plus crétins”. Particularité : le jeu vidéo a été signé par une équipe 100% marocaine, puisqu’il a été développé par le studio casablancais d’Ubisoft. Une quarantaine de designers, artistes et programmeurs bien de chez nous ont travaillé sur le projet une année entière. Et le résultat semble satisfaire : Ubisoft s’apprête à démarrer, dès janvier 2008, un partenariat avec des écoles d’art et d’informatique au Maroc, pour la mise en place d’une filière de formation à l’industrie des jeux vidéo. Et pour cause : Ubisoft va agrandir son studio de Casablanca, avec le recrutement de 150 nouveaux collaborateurs d'ici 2010.
Arrestations dans l’affaire du prétendu mariage homosexuel
28 novembre 2007
La pression exercée par la rue a fini par pousser le procureur du Roi près le tribunal de première instance de la ville de Ksar El Kébir á procéder á l’arrestation de certaines personnes ayant participé á une fête dite de « mariage homosexuel ».
Selon un communiqué rendu public par le représentant du ministère public á Ksar El Kébir, il a été « décidé de déférer devant la justice des personnes présumées impliquées dans des actes contraires á la loi lors d’une fête, organisée dans la soirée du 19 novembre courant dans la ville, et á laquelle ont pris part un groupe de personnes dont certaines ont été présentées comme des perverties sexuelles ». Le texte du procureur du Roi, il faut le signaler, montre une certaine prudence en ce qui concerne l’accusation de la pratique de la « perversion sexuelle ».
Mais cela n’empêche pas le fait que huit personnes ont été arrêtées et seraient poursuivies pour avoir commis « des actes contraires á la loi ». Une accusation que le communiqué lui-même invalide lorsqu’il cite les premiers éléments révélés par l’enquête diligentée par la police judiciaire. « Le procureur du Roi, après avoir pris connaissance de l’organisation de ladite fête, a ordonné á la police judiciaire de diligenter une enquête et des investigations approfondies á ce sujet, de faire la lumière sur cette affaire et de procéder á la saisie de tout ce qui est de nature á révéler la nature de cette fête et á l’arrestation de tous ceux dont l’implication dans des actes contraires á la loi est avérée en vue de leur présentation au parquet », indique le communiqué.
Cette enquête a révélé, selon le parquet, qu’il s’agissait d’une « soirée gnanoua » avec ses rituels connus, organisée, les 18 et 19 novembre, par un individu ayant des antécédents judiciaires. Certains invités étaient certes habillées en femme, mais l’organisateur de la fête a précisé dans ses déclarations aux enquêteurs qu’il voulait juste « réaliser une vision » dans laquelle « une femme leur aurait demandé de s’habiller comme elle et d’offrir un présent au saint Sayed Al Madloum ». Un acte qui ne peut nullement être considéré comme un délit si l’on applique le principe universel et fondamental du droit, á savoir que les juges ne peuvent retenir l’existence d’une infraction ni prononcer une peine sans s’appuyer sur une loi (Nullum crimen, nulla poena sine lege).
Et le code pénal marocain est clair sur cette question : seul l’acte homosexuel est pénalisé. « Est puni d’un emprisonnement de six mois á trois ans et d’une amende allant de 120 á 1.000 DH, á moins que le fait ne constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe », stipule l’article 489 du CPU. Et jusqu’á preuve du contraire, organiser une fête privée n’est pas constitutif d’un délit ou d’un outrage aux bonnes mœurs.
Aujourd’hui le Maroc
29 novembre 2007
Piscines Groupe s’installe au Maroc
Le groupe français « Piscines Groupe » spécialisé dans la fabrication de piscines en matériaux composites a annoncé son intention de s’implanter au Maroc.
L’entreprise fait savoir que « le Royaume du Maroc connaît depuis quelques années un essor important dans le secteur immobilier. La réalisation de nombreuses constructions individuelles et l’importance des programmes immobiliers génèrent des besoins dans le domaine de la piscine ». Le Groupe commence d’ailleurs l’installation de son usine au Maroc pour débuter la production avant la fin de l’année.
28 novembre 2007
Orsyp s’installe au Maroc
Orsyp, spécialisé dans la production Informatique, s’installe officiellement au Maroc. Elle compte déjà dans ce marché de niche, 9 clients grands comptes (Maroc telecom, OCP, BMCE…).
Les produits du groupe français étaient disponibles, depuis 2005, grâce à un accord de partenariat avec MUNISYS. Le lancement d’une filiale marocaine se veut une suite logique au développement de l’offshoring. Lors des six prochains mois, Orsyp compte réaliser un chiffre d’affaire de plus de 3 millions de DH.
29 novembre 2007
L’espagnol Miraflores lance six nouveaux projets au Maroc
L’immobilier et le tourisme. Deux secteurs qui intéressent fortement les promoteurs espagnols. Il en est ainsi de Miraflores, groupe espagnol spécialisé dans ces créneaux et qui vient de fêter en grande pompe, à Marrakech, sa deuxième année d’exercice au Maroc.
Une occasion pour le groupe de présenter ses projets d’investissement immobiliers notamment à Marrakech, Tanger, Agadir. Après deux gros programmes à Marrakech et Tanger, le groupe poursuit son expansion avec le lancement de six nouveaux projets au Maroc, notamment Tanger, Ksar Ghir, Zahara (30 km à l’est de Tanger), Agadir et Marrakech. Trois chantiers ont déjà obtenu les autorisations de construction. Grâce à ces projets, 525 emplois vont être créés. « Le choix de la ville de Tanger pour l’implantation de la majorité des nouveaux projets s’explique par la nouvelle dimension qu’a prise la région après la mise en service du port de TangerMed », indique Ole Sigurdsson, président du groupe Miraflores. L’espagnol, spécialisé aussi dans la construction et gestion des Resorts, est intéressé, entre autres, par le tourisme au Maroc.
Le promoteur espagnol, qui a investi plus de 200 millions de DH, a démarré son activité avec deux grands projets immobiliers haut standing. Il s’agit du « Borj Miraflores » situé à Tanger et qui se présente comme un imposant building de 18 étages avec vue sur mer.
Les travaux de construction s’achèveront en juillet 2009. Il comprend une composante résidentielle, mais aussi des bureaux de sociétés de services et une galerie.
En parallèle, l’espagnol a lancé la « Plazza Miraflores » (place Miraflores) dans la cité ocre, avec quartier résidentiel et galerie. Ainsi, le Miraflores Plazza est un complexe très haut de gamme, conjuguant tradition et modernité dans ses infrastructures. Ce projet sera fin prêt en mars 2008.
Rappelons que le concept de galeries à Marrakech se développe de plus en plus, depuis l’ouverture de Marjane.
L’espagnol qui se positionne sur le haut de gamme affiche des prix de vente conformes au marché, variant entre 1,5 et 4 millions de DH pour des superficies allant de 108 à 243 m2.
« Nous sommes conscients de la concurrence acharnée dans le secteur et c’est pour cela que nous misons sur la qualité de service et non pas les prix, indique Rachid Zairi, DG de Miraflores Group Maroc. Et d’ajouter que la force de son groupe, c’est la maîtrise de la gestion de ses résidences.
Carte de visite
Crée en 1980, Miraflores Group est l’un des plus grands opérateurs dans les secteurs de l’immobilier et du tourisme en Espagne. Il a été fondé par Ole Sigurdsson, un pionnier dans la promotion innovatrice.
Le groupe a commencé avec la création du célèbre village résidentiel Miraflores, situé sur la côte méditerranéenne. Ce projet a été récompensé par de nombreux prix nationaux et internationaux pour sa qualité et son style de vie.
Le groupe a démarré des projets à l’international depuis plusieurs années, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Au Maroc où il opère depuis une année, il apporte un portefeuille de 850 agences immobilières chargées de faire la promotion des produits du groupe.
L’Economiste
Chronologie pas mal du regne au maroc
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M6 et le « parti du roi »
MAROC - 25 novembre 2007 - par HAMID BARRADA
Au Maroc, d’un règne à l’autre, la vie politique tourne toujours autour de deux pôles : la monarchie et les partis issus du « Mouvement national ». Mais, comme on l’a vu avec la formation du gouvernement de Abbas El-Fassi, les vertus et les qualités politiques ont changé de camp.
Hassan II a régné pendant trente-huit ans (1961-1999), Mohammed VI est en train d’accomplir sa neuvième année sur le trône, mais jamais règnes n’ont paru aussi dissemblables. Surtout en ce qui concerne leurs relations avec les partis issus du « Mouvement national », qui s’est forgé au temps de la lutte contre le protectorat. Le premier, qui préférait avec Machiavel être plutôt craint qu’aimé, s’est attelé à l’édification d’un État moderne sans l’Istiqlal et sans l’UNFP (Union nationale des forces populaires, devenue Union socialiste des forces populaires, USFP, à partir de 1975), sinon contre eux.
Le second est assurément le roi bien-aimé, et les mêmes partis se bousculent pour le servir.
À y regarder de plus près, on constate, d’un règne à l’autre, et précisément au regard du Mouvement national, une continuité remarquable et éminemment instructive. À croire que rien n’a changé depuis l’indépendance (1956). La vie politique tourne toujours autour des deux pôles : monarchie (ou Makhzen) et Mouvement national. On l’a bien vu lors de la formation du gouvernement Abbas El-Fassi au lendemain des élections du 7 septembre. Ses membres appartiennent à deux catégories distinctes : d’un côté, les partis qui ont une autonomie historique (Istiqlal et USFP), de l’autre, les partis, tels que le RNI (Rassemblement national des indépendants), qui doivent leur existence à Hassan II, ou encore les SAP (sans appartenance politique), qui sont les plus nombreux (14 ministres) et qui n’affichent pas de couleur partisane pour mieux marquer leur allégeance exclusive au Palais.
Cette polarisation Makhzen/Mouvement national, aujourd’hui plus ou moins brouillée, était particulièrement nette dans les premiers gouvernements de l’indépendance et tout au long de l’ère Hassan II. Le cabinet Abdallah Ibrahim (1958-1960), confié à la gauche de l’Istiqlal, qui allait fonder l’UNFP et où siègent également les « hommes du roi », marque à la fois l’apogée de la collaboration conflictuelle entre le Palais et le Mouvement national et son épilogue. Quand Abdallah Ibrahim est évincé, c’est Mohammed V lui-même qui lui succède à la tête du gouvernement, secondé par le prince héritier, le futur Hassan II, considéré comme l’artisan du « coup de force ».
Après l’accession de Hassan II au trône (3 mars 1961), le Mouvement national, qui prétendait incarner la légitimité populaire en face de la légitimité monarchique, a été systématiquement éloigné du pouvoir réel. L’Istiqlal a été associé au gouvernement - son leader, M’hamed Boucetta, a été ministre de la Justice puis des Affaires étrangères -, mais le parti nationaliste a définitivement perdu son rôle prépondérant. Quant à l’USFP, en dehors de la désignation symbolique comme ministre d’État d’Abderrahim Bouabid destinée à illustrer l’union nationale dans l’affaire du Sahara, elle fut tenue à l’écart pendant un demi-siècle.
Le principal parti de la gauche a tablé sur l’adoption d’une Constitution et sur des élections transparentes pour reconquérir le pouvoir. Hassan II a répondu aux revendications démocratiques à sa manière sans rien céder de ses prérogatives. Lui qui avait lancé à son prof de maths, un certain Mehdi Ben Barka, « jamais je n’accepterai que la monarchie soit mise en équation », estimait que la monarchie absolue, considérée comme un passage obligé vers l’État moderne, fort et incontesté, devait précéder toute démocratisation des institutions. Un article de la première Constitution, adoptée en décembre 1962, interdit explicitement le parti unique. Il s’agit de combattre à la fois la propension à l’hégémonie de l’Istiqlal et un credo de la gauche à l’époque, tout en rappelant que les revendications démocratiques peuvent parfois dissimuler des idéologies tyranniques.
Hassan II n’a jamais abandonné le terrain de la démocratie au Mouvement national, quitte à recourir à des moyens peu orthodoxes. Comme l’Istiqlal et l’UNFP, puis l’USFP, sont des partis enracinés et disposent d’organisations solides et de militants aguerris, ils ont toutes les chances de l’emporter dans des élections régulières. Outre le Mouvement populaire (MP) de Mahjoubi Aherdane, qu’il encourage dès l’indépendance à s’implanter en pays berbère, le Palais suscite la création de plusieurs partis appelés à barrer la route du pouvoir à l’opposition. Ce furent tour à tour le FDIC (Front de défense des institutions constitutionnelles), mis sur pied en 1963 par Ahmed Reda Guédira, qui sera longtemps le plus proche collaborateur de Hassan II, le RNI du Premier ministre (et beau-frère du roi) Ahmed Osman en 1978, ou encore l’UC (Union constitutionnelle), que devait animer en 1983 un autre Premier ministre, Maati Bouabid. Fondés à la veille des élections, ces « partis du roi », ou « partis Cocotte-Minute », bénéficient du concours du ministère de l’Intérieur et gagnent à tous les coups. Ils ne parviennent pas, pour autant, à réduire l’influence des partis qui comptent. Au contraire, ces derniers vont représenter de plus en plus, d’une élection truquée à l’autre, l’espoir et le changement.
La vie politique continue ainsi à être organisée, structurée autour du couple Monarchie/Mouvement national comme elle le fut pendant des siècles autour du binôme Makhzen/Siba (dissidence). Mais selon la même tradition ancestrale, dans les moments difficiles, les deux adversaires-partenaires discutent pour trouver un terrain d’entente et sauver l’essentiel. Au lendemain des émeutes de mars 1965 à Casablanca, Hassan II reçoit Abderrahim Bouabid et lui offre de former le gouvernement. Le dirigeant de la gauche souhaite une révision préalable de la Constitution. Son ami Mehdi Ben Barka est moins prudent. De Genève, il préconise de « faire avec lui ce qu’on a fait avec son père ». Une réédition du gouvernement de coalition de 1958 réunissant les « hommes du roi » et les représentants de la gauche. L’enlèvement de Ben Barka en octobre 1965 empêchera la réalisation du compromis.
On retrouve le même scénario après le coup d’État manqué de Skhirat, en juillet 1971. Hassan II offre encore le gouvernement aux leaders du Mouvement national. Sachant la situation fragile (Oufkir est en train de préparer un autre coup et il passera à l’acte en août 1972), ces derniers se défaussent sur un « gouvernement de juniors » composé de quadras qui ont pour noms Ahmed Lahlimi, Fathallah Oualalou, Abdelaziz Alami, etc. Au cours des pourparlers, Abdallah Ibrahim lance au roi, qui ne l’oubliera pas : « Nous vous laissons trois ministères : Défense, Intérieur et PTT. » Il faudra attendre février 1998 pour voir enfin aboutir un projet de collaboration entre la monarchie et les partis qui comptent. En faisant appel à Abderrahmane Youssoufi, le chef de l’USFP, pour diriger le « gouvernement d’alternance », Hassan II, qui mourra le 23 juillet 1999, reconnaît qu’il est temps de faire justice aux revendications démocratiques. Avec l’intégration du Mouvement national à l’exercice du pouvoir, il laisse en héritage un royaume apaisé qui peut ouvrir les chantiers de développement et de modernisation longtemps différés.
Sous Mohammed VI, l’entente avec le Mouvement national apparaît plus que jamais comme un choix stratégique. Après les dernières élections, le roi n’a pas hésité à confier la formation du gouvernement au leader de l’Istiqlal et a fait le nécessaire pour maintenir la participation de l’USFP, qui avait pourtant dégringolé à la cinquième position. C’est la même polarisation de la vie politique, mais avec un renversement des valeurs et des potentialités. Hier, le Mouvement national et singulièrement la gauche étaient parés de toutes les vertus : confiance populaire, intégrité, compétence, imagination, dynamisme… Aujourd’hui, on les chercherait en vain chez ses leaders. Abbas El-Fassi et Mohamed Elyazghi sont visiblement en fin de parcours. Alors que les hommes et femmes de qualité, nombreux, qui siègent au gouvernement ont été repérés, sélectionnés, adoubés, et, au besoin, imposés par le Palais.
En même temps, chacun peut le constater, le roi n’a jamais été aussi populaire. De mémoire de Marocain, hormis l’épopée Mohammed V, c’est sans précédent. La dichotomie Makhzen/Siba s’est dissoute pour céder la place à un Makhzen moderne, tout-puissant parce qu’incontesté. Un autre phénomène révélé par les élections du 7 septembre : la désaffection à l’égard des partis et de la chose publique qu’illustre le taux de participation (37 %). Dans ces conditions, la tentation est forte d’intervenir pour combler les défaillances des partis et ne pas laisser le champ libre aux islamistes du PJD (Parti de la justice et du développement), arrivé en tête des suffrages exprimés en voix. C’est apparemment le sens de l’opération menée par Fouad Ali El-Himma. Après s’être fait élire haut la main, l’ancien ministre délégué à l’Intérieur a constitué un groupe parlementaire qui permet au gouvernement El-Fassi d’avoir la majorité et qui contrôle sa longévité par la même occasion. Il demeure très proche du roi, qui tient à le faire savoir par de multiples gestes. On le verrait volontiers fonder un nouveau parti, comme Ahmed Osman ou Maati Bouabid sous Hassan II. À deux exceptions près : c’est un Premier ministre potentiel (et non en exercice) qui créerait un parti et ce n’est pas pour contrebalancer des partis trop forts mais pour supplanter ceux devenus dangereusement trop faibles.
En principe, rien n’est joué. Selon toute vraisemblance, le Palais procède par essais et tâtonnements, et le pragmatisme reste de mise. La réaction des autres partis, en particulier de la gauche en pleine remise en cause, pèsera dans la balance. Question cruciale, en tout cas : la monarchie incontestée, « sacrée », parce qu’elle se tient au-dessus de la mêlée, ne risque-t-elle pas de déroger en descendant dans l’arène politique ? Et puis, si le parti de l’« ami du roi » voit le jour, il comptera sans doute d’innombrables recrues, mais dans ces cohortes d’inévitables clients et courtisans, combien de ces militants désintéressés qui font les partis qui comptent ?
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25/11/2007
Nouvelle exploitation de phosphate en 2008
UN DIFFEREND MAGHREBIN
Le conflit du Sahara occidental a encore de beaux jours devant lui.
VOYAGE AU CŒUR DE LA DIASPORA
Trois millions de Marocains sont aujourd'hui expatriés.
Etes-vous favorable à la participation du président zimbabwéen Mugabe au sommet UE-Afrique, qui se tiendra les 8 et 9 décembre prochains à Lisbonne ?
Oui. En tant que chef d’Etat africain, sa présence est indispensable. Pourquoi serait-il le seul à ne pas y assister ?
Non. Robert Mugabe est interdit de séjour sur le sol européen. Le Portugal n’aurait pas dû l’inviter
Ni pour, ni contre. Je trouve simplement que l’on accorde beaucoup trop d’importance à cette question
Je ne sais pas
1er décembre 2007
8% des Marocains vivent avec moins de 10 DH par jour
En réponse à une question d’actualité sur « la lutte contre la pauvreté au Maroc », la ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité, Nouzha Skalli, a indiqué que le taux de l’extrême pauvreté qui concerne les personnes vivant avec moins de 10 dirhams par jour, n’est pas significatif au Maroc et qu’il a été ramenée de 12,5% à 7,7% entre 1985 et 2004 au niveau national.
La ministre a précisé que ce taux est passé, pendant la même période, de 18,8% à 12,8% en milieu rural et de 6,8% à 3,5% en milieu urbain.
Pour ce qui est de la « pauvreté relative », Skalli a signalé que son taux est passé de 21% en 1985 à 14,2% actuellement en affirmant que le Maroc réussira à réaliser le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), à savoir la réduction de moitié du taux de la pauvreté avant l’année 2015.
Le Reporter
Ps: mon ami au Maroc gagné cette somme, il travaillait au moins 11 heures par jour...
Elyazghi démissionne de son poste de premier secrétaire de l’USFP
Le premier secrétaire de l’USFP, Mohamed Elyazghi, a renoncé hier à son poste à la tête du parti. Mais ce n’est que partie remise...
Mohamed Elyazghi a démissionné de son poste de premier secrétaire de l’USFP. Dans un communiqué, rendu public hier, le dirigeant démissionnaire a annoncé son départ, en révélant également sa décision de geler son activité au sein du bureau politique, jusqu’à la tenue du Conseil national du parti. Il a, par ailleurs, appelé à la tenue «dans les meilleurs délais» du 8ème congrès du parti, précisant que ce congrès doit être préparé par des «militants capables de mobiliser toutes les potentialités du parti et d’attirer d’autres militants à ses rangs».
La décision du dirigeant partant intervient au lendemain d’un «bras de fer» musclé avec les membres du bureau politique, lors d’une houleuse réunion tenue samedi après-midi au siège de l’USFP à Rabat. Le BP avait sommé, encore une fois, le premier secrétaire démissionnaire, ainsi que le premier secrétaire adjoint, Abdelouahed Radi, de démissionner de leurs postes. Au départ, le bureau politique a proposé à M. Elyazghi de démissionner, présentant cette option comme le meilleur moyen de s’assurer une «sortie honorable». Mais ce dernier a rejeté cette demande, et menacé de convoquer une réunion urgente du Conseil national en vue de statuer sur la question. Toutefois, la tension est montée d’un cran, au point que des membres de l’USFP ont brandi une «lettre de licenciement» à la face de M. Elyazghi. Ce dernier, qui comptait sur le soutien de quelques membres du BP, dont l’ancien ministre de la Culture, Mohamed Achaâri, finira par faire l’unanimité contre lui, au point que même ses fidèles alliés de l’ancien PSD ont fini par céder. Contacté hier par ALM, Driss Lechgar, membre du BP de l’USFP, n’a pas voulu faire de commentaire, laissant toutefois entendre que les jeux étaient déjà faits. En clair, M. Elyazghi avait le dos au mur. «Juridiquement, le bureau politique a toute latitude de démettre le premier secrétaire. Ce dernier a été choisi par les membres du BP, et non par le Conseil national», a déclaré à ALM Hassan Tarek, ancien SG de la Jeunesse USFP. «Le Conseil national a élu les membres du bureau politique et non pas le premier secrétaire», poursuit M. Tarek, également juriste. Cela revient à dire que la menace proférée par M. Elyazghi, à savoir convoquer le Conseil national, ne tenait pas debout. Pas plus d’ailleurs que l’argumentaire présenté par le BP. «Démissionner ou être démis, c’est du pareil au même, puisque tout le monde aura compris qu’il s’agissait d’une démission par obligation», explique un dirigeant USFP, qui a souhaité garder l’anonymat. Reste que la décision du BP n’est pas entendue de la même oreille. Les partisans de M. Elyazghi estiment que ce dernier «n’est qu’un bouc émissaire», ajoutant que la crise qui affecte l’USFP est une responsabilité collective. «Tous les membres du bureau politique doivent démissionner», affirme un député USFP. Reste la question de la gestion du parti dans la période post-Elyazghi. Des sources au sein de l’USFP évoquent la thèse d’une «direction collégiale», en attendant la tenue du Conseil national dans les semaines à venir. «C’est au Conseil national que reviendra le dernier mot sur une crise qui ne concerne pas uniquement l’avenir de la direction du parti socialiste, mais aussi sa participation au gouvernement. Cette crise risque d’affaiblir davantage la position de l’USFP, sorti déjà fort laminé de l’épreuve du 7 septembre». L’USFP compte cinq ministres dans le gouvernement Abbas El Fassi, dont Mohamed Elyazghi, vivement critiqué par les siens pour avoir accepté un ministère sans portefeuille.
5 décembre 2007
Phosphate : Les Indonésiens investissent 4 milliards de Dh
Trois entreprises indonésiennes comptent investir 500 millions de dollars pour la construction au Maroc et avec la collaboration de l’OCP d’une usine pour le traitement de l’acide phosphorique.
Le protocole d’accord devrait être signé l’année prochaine. Cette usine permettra aux sociétés indonésiennes d’importer de l’acide phosphorique en tant que produit fini et non plus en semi-fini.
5 décembre 2007
Orly International courtise les PME marocaines
Le management d’Orly International présentera le mercredi 5 décembre à Casablanca l’offre d’accompagnement et de prestations bureaux aux entreprises marocaines.
L’idée est de favoriser leur implantation sur la plateforme, celle-ci servant de base opérationnelle pour leur activité en France et en Europe. Ces espaces situés au cœur de l’aéroport d’Orly sont des concepts « prêts à travailler », associés à un accompagnement dans les démarches de développement, en relation directe avec les Agences de développement des territoires et les Chambres de commerce et d’industrie.
Espace de liberté, la blogosphère marocaine est la plus active du Maghreb
MAROC - 5 décembre 2007 - AFP
La blogosphère marocaine, la plus active du Maghreb avec 30.000 adresses, s'est imposée, à l'instar des autres pays arabes, comme le meilleur moyen de débattre de sujets tabous en contournant la censure.
"C'est une vraie révolution car chacun y va librement de son commentaire sur des sujets aussi sensibles que la monarchie, l'islam, le Sahara", explique Larbi.org.
Ce blogueur "vétéran", auteur de 443 billets ayant suscité 17.600 commentaires depuis octobre 2004, reçoit chaque jour 3.
500 visiteurs, qui discutent surtout de la constitution et la liberté de la presse.
"Les opinions sont très partagées et beaucoup défendent le statu quo", précise-t-il.
La "Blogoma" abrite aujourd'hui 30.000 blogs pour 4 millions d'internautes. "C'est peu par rapport aux 17 millions de blogs français mais bien plus que chez nos voisins", souligne Larbi.org.
Cinq fois plus qu'en Algérie, si l'on en croit DZblog.com, la plate-forme algérienne qui recense 5.892 blogs, 2 millions de visiteurs et 7 millions de pages vues depuis janvier 2006. La Tunisie en compte environ un millier.
Etonnant, les blogueuses sont majoritaires au Maroc comme en... Arabie Saoudite où elle tiennent plus de 1.000 blogs.
"La Blogoma, c'est un café convivial", explique Mehdi7, qui mêle sur son blog chroniques légères et reportages sur la culture du cannabis, la prostitution ou les coulisses d'une visite royale.
Les blogosphères tunisienne et égyptienne se rapprochent plus du journalisme citoyen mais leur impact reste limité faute d'accès au net: moins d'un million de Tunisiens "surfent", et un Egyptien sur 10 est connecté.
Wael Abbas, un Egyptien de 33 ans, premier blogueur lauréat du prix du Centre International des Journalistes (CIJ), a conduit en novembre à la condamnation à trois ans de prison de deux policiers tortionnaires.
Moins chanceux, Karim Amer, 22 ans, a été condamné début 2007 à 4 ans de détention pour avoir critiqué, sur son blog Al Azhar, le président Hosni Moubarak et l'islam.
En mars 2005, un blogueur tunisien, Zouhair Yahyaoui, est décédé en prison où il purgeait une peine de 2 ans pour "diffusion de fausses nouvelles" sur les atteintes aux droits de l'Homme.
"Le Maroc est un pays où il fait encore bon bloguer", reconnaît Mehdi7, qui note qu'aucun blogueur n'y a encore été inquiété.
Mais dans la région, le bilan n'est pas brillant. Sur les 17 pays pointés sur "l'Access Denied Map" de l'ONG Global Voices Advocacy, qui lutte contre la censure sur internet, 7 sont arabes.
En mai, Rabat avait bloqué pendant six jours l'accès à Youtube où circulaient des vidéos insultant le roi. Même traitement en juin pour "Live Journal", une plate-forme étrangère de deux millions de blogs, qui hébergeait des blogs pro-Polisario.
"Les autorités se ridiculisent en croyant imposer la censure à des sites, car n'importe qui peut la contourner", assure Citoyen Hmida, doyen de la Blogoma.
En effet, la grande majorité des blogosphères arabes fait preuve d'indépendance et de liberté de ton. Ainsi à Bahreïn, des bloggeurs ont soutenu trois animateurs de forums internet arrêtés en 2005, affichant régulièrement le lieu et l'heure des manifestations de soutien.
"Certains courants politiques ont essayé d'infilter la Blogoma mais elle a une forte capacité d'auto-préservation", assure Othmane Boummalif, consultant web au Maroc.
Le gros des blogs maghrébins et moyen-orientaux sont en arabe, en anglais, en français et dans des dialectes, retranscrits phonétiquement dans différents alphabets. Quelle que soit la langue, un genre y domine: le journal intime.
Jeune afrique
http://www.assabah.press.ma/
7 décembre 2007
Plus d’une tonne de cannabis saisie au Maroc
Les services de Douane marocains ont saisi une tonne et 560 kg de résine de cannabis, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans la province de Nador (Nord-Est), a-t-on appris de source officielle à Rabat. Le chauffeur du véhicule qui transportait la drogue et dont l’identité n’a pas été indiquée, a réussi à prendre la fuite, abandonnant au total 61 colis de chira (résine de cannabis), selon la même source.
Mardi dernier, les services de Douane avaient incinéré plus de quatre tonnes et 268 kg de résine de cannabis, 120 kg de kif en tige (résine de cannabis mêlée de tabac) et 20 kg de cocaïne, saisis à Nador, rappelle-t-on.
En 2006, quelque 28 tonnes de résine de cannabis, 6 kg de cocaïne, 100 kg de kif en tige, 12 kg de tabac et plus de 2.000 comprimés psychotropes avaient déjà été saisis dans cette même province du nord-est du Maroc.
Le Maroc serait le premier producteur de cannabis au monde avec une production annuelle de 47.400 tonnes, représentant un chiffre d’affaires estimé à 12 milliards de dollars américains sur le marché mondial, selon un rapport de l’Onu.
Islamistes. Prison Sex
C’est une histoire pour le moins cocasse qui vient de se produire dans la prison de Aïn Borja à Casablanca, le 4 décembre dernier. Adil Boutzat, un jeune détenu salafiste qui purge une peine de trois ans de prison, a réussi à introduire sa fiancée dans sa cellule. Trompant la vigilance des gardiens du parloir, Boutzat a dissimulé la jeune femme, âgée de 21 ans, dans un gros sac en plastique, avant de la transporter tranquillement dans sa chambrée. Les tourtereaux n’ont été découverts qu’au bout de six heures d’un tête-à -tête qu’on devine très hot. Adil Boutzat a aussitôt été mis au cachot, tandis que son amoureuse a été livrée au commissariat le plus proche. Elle risque d’être poursuivie pour débauche.
Permis électronique. Arrivée imminente
Après son lancement à Rabat, l’expérience des permis de conduire électroniques a été étendue aux autres régions du Maroc depuis début décembre. Mais ce n’est qu’en juillet 2008 que les détenteurs de vieux permis pourront les échanger contre les nouveaux au format de carte bancaire. Il faudra aussi attendre “la mise en place d’un cadre légal approprié pour y inclure des données telles que le nombre de points et de contraventions”, nous a confié Abdelfettah Chahli, responsable du système d'information au Ministère des Transports. Pour l’heure, la puce électronique du nouveau permis ne contient que des informations basiques sur l’identité de son détenteur.
Salam,
Qui a vu Enquête exclusive hier?
Ila tgoulou had l9h** hechmouna, c'etait un reportage sur les Champs-Elysée ils montraient le bon coté des champs et le mauvais parmi ceci, la prostitution et devinez une des prostitué etait de quelle origine... Et elle en était fier, elle s'affichait avec un saoudien en parlant avec lui en arabe, elle est de Rabat la prostitué.
Mercredi 12 Décembre 2007
Une cinquantaine d’émigrants portés disparus
Rabat, Maroc - Quelque 50 émigrés clandestins originaires de l’Afrique subsaharienne, qui tentaient de se rendre aux îles Canaries, ont été portés disparus dimanche au large du Sahara occidental suite au naufrage de leur embarcation de fortune, a-t-on appris lundi à Rabat. L’embarcation serait partie de Nouadhibou, dans le Nord-Ouest de la Mauritanie, le 30 novembre.
La même source indique, par ailleurs, que la Marine royale marocaine a secouru six autres clandestins subsahariens dont les nationalités n’ont pas été précisées. Les clandestins subsahariens interpellés au Maroc sont généralement rapatriés avec la collaboration des représentations diplomatiques de leurs pays.
17 décembre 2007
Le Maroc donne 5 millions de dollars pour la Palestine
Le Maroc a décidé lundi, à Paris, de contribuer pour un montant 5 millions de dollars au plan de développement présenté parle président palestinien, Mahmoud Abbas, lors de la conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien.
"Le Maroc, militant de la première heure de la paix israélo-arabe et soutien permanent de la cause palestinienne, a décidé de mobiliser 5 millions de dollars comme contribution au programme de développement présenté par le président palestinien Mahmoud Abbas", a déclaré Fassi Fihri, à l’issue de la conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien.
Cette conférence a réuni quelque 90 délégations dont 20 institutions internationales.
La conférence de Paris, qui fait suite à celle d’Annapolis, a une vocation économique, mais aussi politique. La communauté internationale s’est engagée à accompagner l’établissement d’un Etat palestinien souverain, indépendant, viable sur tous les plans. Cet engagement international est fondamental et très nécessaire pour un Etat palestinien en devenir légitime et viable et qui respecte une continuité territoriale avec Gaza, la Cisjordanie et Al Qods Charif.
Par ailleurs, le Maroc à notamment fait part de sa préoccupation face à la colonisation de Jebel Abu Ghoneim et a appelé également à la levée de tous des obstacles et à la libre circulation des biens et des personnes.
L’Autorité palestinienne a reçu à Paris un soutien financier massif de la communauté internationale qui a promis de lui apporter 7,4 milliards de dollars d’aide en trois ans, au-delà des 5,6 milliards demandés par les Palestiniens eux-mêmes.
20 décembre 2007
Le Maroc construit le plus grand parc industriel d’Afrique
Mohammed VI a posé mardi 18 décembre la première pierre de la construction du plus grand parc industriel d’Afrique. Ce projet sera réalisé à Jorf Lasfar, à 210 km au sud de Rabat.
Le gouvernement s’attend à ce que ce parc de 165 millions de dollars, qui couvrira 500 hectares, permette de générer 1,8 milliard de dollars d’investissement, de créer 50 000 emplois et d’accueillir 200 nouvelles entreprises d’ici 2013.
Ce projet est la première zone industrielle du pays destinée aux industries lourdes. Il devrait accueillir la plupart des entreprises travaillant des les secteurs de l’énergie, de la métallurgie et de la chimie. Les améliorations enregistrées dans le climat de l’investissement au Maroc ont permis d’accroître le flux de capitaux étrangers privés de 8,4 pour cent fin octobre par rapport à la même période de 2006.
20 décembre 2007
Le Pentagone veut vendre 24 F-16 au Maroc pour 2,4 milliards de dollars
Le Pentagone a informé le Congrès américain de son intention de vendre au Maroc 24 avions de chasse F-16 du groupe américain Lockheed Martin, ainsi que des équipements et des services associés, pour un montant total pouvant aller jusqu’à 2,4 milliards de dollars. Les F-16 américains étaient en concurrence au Maroc avec le Rafale du français Dassault, qui n’a jamais décroché de marché à l’export.
L’échec de la vente du Rafale au royaume chérifien, face au chasseur américain, avait été annoncé en octobre.
"Cette vente proposée contribuera à la politique étrangère et aux objectifs de sécurité nationale des Etats-Unis, en améliorant les capacités du Maroc à soutenir les efforts américains dans la guerre contre le terrorisme, et en soutenant les besoins légitimes du Maroc en matière d’auto-défense", indique l’Agence de coopération et de sécurité de la défense, qui dépend du Pentagone.
AFP
20 décembre 2007
462 personnes graciées à l’occasion de l’Aid Al Adha
A l’occasion de l’Aid Al Adha, Mohammed VI a accordé Sa grâce à 462 personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume et dont certaines sont en détention et d’autres en liberté.
Voici le communiqué publié jeudi à ce sujet par le ministère de la Justice :.
"A l’occasion de l’Aid Al Adha, de cette année 1428 H - 2007 G, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu perpétue Sa gloire, a bien voulu accorder Sa grâce à un ensemble de personnes dont certaines sont en détention et d’autres en liberté. Condamnées par différents tribunaux du Royaume, ces personnes sont au nombre de 462, se répartissant comme suit :.
* Grâce sur le reliquat de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 19 détenus.
* Remise sur la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 326 détenus.
* Commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 5 détenus.
* Grâce sur la peine d’emprisonnement ou de son reliquat au profit de 34 personnes.
* Grâce sur la peine d’amende au profit de 56 personnes.
* Grâce sur la peine d’emprisonnement avec maintien de l’amende au profit de 18 personnes.
* Grâce sur les peines d’emprisonnement et d’amende au profit de 4 personnes.
Puisse Dieu garder Sa Majesté le Roi, source de clémence et de miséricorde, perpétuer Sa gloire, et préserver Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, ainsi que tous les membres de la Famille Royale"
20 décembre 2007
350.000 logements sociaux actuellement au Maroc
Le programme d’habitat social assure actuellement 350.000 logements sociaux au profit d’environ deux millions de citoyens, selon Ahmed Taoufiq Hejira.
Le ministre précise que le programme relatif au logement économique ambitionne d’assurer un logement approprié aux classes sociales pauvres et moyennes, soulignant l’importance de diversifier les produits pour résorber le problème de l’habitat au Maroc.
A travers les exonérations fiscales décidées en 2002, l’Etat s’est fixé pour objectif d’accélérer le rythme de production et d’assurer un logement social à la portée de tous, a-t-il souligné, indiquant que 60 villes du Royaume ont pu bénéficier de l’habitat social.
Hejira a ajouté que 70 pc des acquéreurs d’un appartement perçoivent un salaire mensuel inférieur à 4.000 DH. Le ministre a, par ailleurs, relevé qu’en dépit des réalisations accomplies, il y a lieu de citer certains points négatifs relatifs notamment à l’aspect architectural, à l’harmonie urbanistique et à l’augmentation de la densité.
SM le Roi Mohammed VI a donné, mardi 18 décembre, le coup d'envoi aux travaux d'aménagement du nouveau parc industriel du complexe portuaire et industriel de Jorf Lasfar, pour une enveloppe globale de 1,235 milliard de dirhams.
Cette nouvelle zone industrielle, la plus importante d'Afrique, sera fin prête en juillet 2012 et devra drainer des investissements de l'ordre de 14 milliards de dirhams.
Elle est considérée comme la première zone destinée aux industries lourdes.
Elle ciblera les secteurs de l'énergie, de la métallurgie et de la chimie-parachimie.
map
Lancement de l'opération de recasement des habitants du bidonville Douar Skouila à Casablanca
ns le cadre du programme national de lutte contre l'habitat insalubre ''Ville sans bidonville'', une opération de recasement des ménages résidant au Douar Skouila-Sidi Moumen, à Casablanca, vient d'être lancée, a indiqué jeudi M. Ahmed Brija, président de l'Arrondissement de Sidi Moumen.
Dans une déclaration à la MAP, M. Brija a précisé que cette opération, qui profitera à près de 600 familles, s'effectue sur trois étapes : d'abord le déménagement, ensuite la démolition des baraques et enfin la construction dans des terrains cédés à ces ménages qui bénéficieront aussi d'une aide pour bâtir.
Les deux premières étapes se sont déroulées dans de bonnes conditions, a-t-il assuré, faisant savoir qu'aussitôt évacués, les ménages ont bénéficié d'une assistance financière pour pouvoir se reloger dans un premier temps avant d'entamer la dernière étape du projet.
Le Programme national ''Ville sans bidonville'' a bénéficié d'une enveloppe budgétaire de 5 milliards de dirhams pour la période 2004-2010 pour un coût global de 17 milliards de dirhams.
La somme allouée comme participation publique englobe à la fois l'aménagement foncier, les subventions aux ménages, les dotations pour les fonds de garantie et les aides aux associations de micro-crédit.
Energies renouvelables: 20% en 2020?
· Une foire maroco-espagnole au Maroc en octobre
· Gros gisements naturels à exploiter
A l’initiative de la Chambre de commerce, d’industrie et de service de Rabat (CCIS), la capitale du Royaume abrite du 26 au 28 octobre 2007 la IVe édition de la Foire internationale des énergies renouvelables et des techniques de l’eau. En fait, l’idée de cette manifestation est proprement espagnole, car les éditions précédentes ont été organisées à Almeria par la Chambre de commerce de cette ville. Près de 90 exposants marocains et étrangers venant d’autres pays comme l’Espagne, la France et l’Allemagne sont attendus. Ces derniers vont exposer des équipements, des produits et des services relatifs aux énergies renouvelables et aux technologies de l’eau, notamment ceux concernant les domaines des énergies hydraulique, éolienne et solaire. L’événement se déroulera à l’hôtel Hilton de Rabat sur un terrain de 2.000 m2 dont plus de la moitié sera réservée aux stands.
«Notre objectif à travers cette exposition est de contribuer à la promotion de la stratégie du pays en matière de développement des énergies renouvelables et gestion de l’eau», précise Omar Derraji, président de la CCIS de Rabat. Pour lui, il s’agit de deux sources stratégiques pour l’avenir de l’humanité, et elles sont même actuellement des sources de conflits et de guerres entre les pays.
Pour le volet énergétique, il rappelle le plan ambitieux de l’Etat initié dans ce secteur qui vise à faire passer la contribution de cette catégorie d’énergie, qui est très modeste actuellement, à près de 20% à l’horizon 2020.
Pour le président de la Chambre de commerce de Rabat, le Maroc doit promouvoir davantage le recours aux énergies renouvelables en profitant des gisements naturels dont il dispose. Pour l’énergie solaire, il faut noter que la nature du climat du pays permet de garantir un ensoleillement de 3.000 habitants/an. Les conditions du développement de l’énergie éolienne sont également réunies avec 3.500 km de côtes et une vitesse moyenne de vent dans certaines zones dépassant les 6 mètres/seconde.
De même pour la biomasse avec 5 millions d’hectares de forêts dont la moitie de cette superficie est dominée par l’alfa, sans oublier les grandes quantités des déchets de différentes sortes produites chaque année. Selon Derraji, le développement du secteur des énergies renouvelables est une opportunité pour le Maroc pour atténuer sa forte dépendance énergétique de l’étranger: près de 93% de ses besoins sont importés. Outre cet aspect, Derraji rappelle que le recours à ce type d’énergie moins coûteuse n’affecte pas l’environnement et présente une efficacité pour le désenclavement du monde rural.
Réalisations
Durant ces 5 dernières années, plusieurs projets en matière d’énergies renouvelables ont été initiés avec l’aide de la coopération financière des organismes étrangers. 2007 a vu le lancement à Tanger de la construction du plus grand parc éolien en Afrique dans le cadre d’un partenariat entre l’ONE et la société espagnole Gamesa. Une partie du financement du coût du projet qui s’élève à 2,8 milliards de DH sera mobilisée par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la banque allemande Kfw. D’une puissance totale de 140 MW et d’une production moyenne annuelle de 510Gwh, la nouvelle centrale sera opérationnelle en 2009.
Nour Eddine EL AISSI
[i]le Roi lance les travaux d'aménagement du nouveau parc industriel de Jorf Lasfar[/i]
Avec un coût de 1,235 milliard de dirhams, il sera le plus grand projet à l'échelle africainede cette nature et sera réalisé d'ici 2012 sur 500 hectares. Il drainera des investissements de l'ordre de 14 milliards de dirhams.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné, mardi, le coup d'envoi des travaux d'aménagement du nouveau parc industriel du complexe portuaire et industriel de Jorf Lasfar, situé à 17 km au sud d'El Jadida, pour une enveloppe globale de 1,235 milliard de dirhams.
Ce projet, le plus grand à l'échelle africaine, sera réalisé sur une superficie globale de 500 hectares, en deux tranches de 250 hectares chacune.
La nouvelle zone industrielle, qui sera fin prête en juillet 2012 et devra drainer des investissements de l'ordre de 14 milliards de dirhams, est le fruit d'un partenariat entre les ministères de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, de l'Intérieur, de l'Economie et des Finances, et la société MEDZ, filiale de CDG Développement.
Le Parc industriel Jorf Lasfar s'inscrit dans le cadre de la déclinaison territoriale du programme Emergence, stratégie industrielle ciblée et volontariste du Maroc à l'horizon 2015.
Ce projet a pour principal objectif de donner une nouvelle impulsion au secteur des industries énergétiques au Maroc et de renforcer le dynamisme, l'attractivité et la compétitivité de la région Doukkala-Abda.
Le nouveau parc de Jorf Lasfar constituera la première zone industrielle destinée aux industries lourdes et ciblera les secteurs de l'énergie, de la métallurgie et de la chimie-parachimie.
II s'agit d'une nouvelle génération de zone industrielle qui intègre de nombreux facteurs de compétitivité et sera équipée d'infrastructures "world class" pour attirer des investissements nationaux et internationaux, de structures modernes destinées à la commercialisation et à une meilleure gestion de l'espace, outre une offre en formation professionnelle répondant aux besoins des investisseurs. Le programme d'aménagement prévoit 250 lots dans un premier temps, répartis entre 83 lots pour l'industrie lourde, 62 lots pour les PME-PMI et 105 autres pour les équipements (centre de santé, sécurité, protection civile, antenne du CRI, administration des douanes, etc.).
Il est prévu également la réalisation de centres de formation du personnel, de laboratoires et d'un centre de recherches appliquées. S'y ajouteront des centres d'affaires intégrant des salles de congrès et de séminaires, des bibliothèques et des médiathèques, ainsi qu'un pôle commercial, avec des restaurants, des hôtels et des structures de divertissement.
Le projet comportera des zones naturelles et des espaces verts, représentant 15 % de la superficie totale du parc, qui aura d'importantes retombées socio-économiques sur la région, grâce à la création de 200 nouvelles entreprises et de près de 50.000 emplois à l'horizon 2013. Le nouveau parc devra tirer profit des potentialités que recèle la région de Jorf Lasfar qui dispose d'un grand port et se situe à proximité de l'autoroute et du réseau ferroviaire. A cette occasion, S.M. le Roi a décoré de Ouissams royaux plusieurs cadres qui ont contribué aux études de faisabilité du projet du complexe portuaire et industriel de Jorf Lasfar. Le Souverain a, ainsi, décoré du Ouissam Al Arch de l'ordre de Chevalier MM.
Mohamed Yazid Zellou et Ali Ghennam respectivement gouverneur de la province d'El Jadida et directeur de la société MEDZ, et du Ouissam Al Mokafaa Al Watania de l'Ordre d'officier, M. Bousselham Hilia, secrétaire général du ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies.
S.M. le Roi a également décoré du Ouissam Al Mokafaa Al Watania de l'Ordre de chevalier MM. Mohssine Semmar, El Haj Hammou et Said Boussetta respectivement directeur des études et de la planification au ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, membre du directoire de la société MEDZ et Chef de la Division promotion et environnement au ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies.
A Son arrivée, le Souverain a passé en revue un détachement de la Garde Royale, qui rendait les honneurs, avant d'être salué par MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Ahmed Chami, ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, le Wali de la région Doukkala-Abda, le président du conseil de la région, le gouverneur de la province d'El Jadida, le commandant de la place d'armes, le directeur général de l'OCP, le directeur général de la CDG, le directeur de la société MEDZ, les présidents du conseil provincial et de la commune urbaine, les élus, les autorités locales, ainsi que par d'autres personnalités.
http://www.medz.ma/fr/index.php
[i]Le Maroc a fêté hier en grande pompe l'accueil du 7 millionième touriste. [/i]Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à mi-parcours de la vision 2010, le challenge des 10 millions de visiteurs est bel et bien en passe d'être réussi et ce, plus vite que ne le laissent présager les augures les plus optimistes.Surtout, aussi, si l'on sait que cette barre symbolique des 7 millions de touristes aura été atteinte avec une célérité pour le moins inouïe. Et pour preuves, le nombre de touristes, ayant visité le Maroc durant les dix premiers mois de 2007, avait atteint quelque 6,3 millions, soit une hausse de 14% par rapport au niveau enregistré une année auparavant. Dans ce total, les Français arrivent en tête avec 2,44 millions, suivis des Espagnols (1,34 million), des Belges (370.000), des Britanniques (358.000), des Italiens (313.000), des Néerlandais (306.000) et des Allemands (251.000). Autant en déduire que la greffe de la diversification des marchés émetteurs est en train de prendre. Ce qui ne devait pas être de nature à tresser des lauriers, tant il reste à entreprendre pour garder le cap.
D'autant plus que certaines destinantions souffrent de quelques problèmes auxquel il faudra s'attaquer. Par ailleurs, le nombre de passagers internationaux, ayant transité par les différents aéroports du Maroc, a progressé de 19% pour atteindre, à fin octobre dernier, quelque 8,4 millions.
Les touristes qui ont visité le Maroc durant la période janvier-octobre 2007 avaient généré quelque 49,5 milliards de dirhams de recettes, en hausse de 13% par rapport à la période correspondante en 2006.
Cela étant signalé, il y a fort à parier que l'enclenchement des autres piliers de la vision 2010 produirait des effets autrement plus positifs. Les différents chantiers de construction de nouveaux hôtels, la création de fonds d'investissements touristiques, la mise en service des nouvelles stations balnéaires, la mise en place de projets structurants d'infrastructure (autoroutes, liaisons ferroviaires…) et l'institutionnalisation des filières de formation professionnelle joueront pleinement dans cette propension tout à la fois porteuse et prometteuse. Car il s'agit avant et après tout d'améliorer et de pérenniser la contribution du secteur touristique au PIB et à l'emploi.
De tels objectifs devraient être atteints grâce au renforcement significatif de l'offre balnéaire avec plusieurs destinations à capacité significative aux standards internationaux. De même, les grands groupes touristiques (hôteliers et tours opérateurs) sont étroitement impliqués dans les nouvelles capacités.
Nadia DREF
Source : Le Matin
Casablankaize tu me rappelle Fc tafersite quand t il postait des articles comme ça ![]()
petite pensée à toi Fc au passage
Du génie marocain dans la voiture européenne
57, boulevard Abdelmoumem à Casablanca. Un immeuble, d’apparence ordinaire, abrite sur deux étages un véritable temple de R&D. C’est le QG de Matra Automobile Engineering Maroc. Et ici, on n’entre pas comme dans un moulin. Les bureaux sont hautement sécurisés. Pas d’accès sans code confidentiel et au pied de chaque imprimante, un destructeur de papier. Aucune information ne sort des lieux. C’est la confidentialité totale.
Et pour cause ! Ce qui se réalise ici est d’une importance que l’on ne peut soupçonner. Cela va de la faisabilité du style à la réalisation des outillages qui rentrent dans la construction de voitures. Et pas n’importe lesquelles. Matra travaille pour des marques internationales prestigieuses comme Ferrari, mais aussi Renault et Peugeot. En Afrique, ce centre de recherche et développement n’a de pareil qu’en Afrique du Sud. L’ambiance est à la créativité et à la rigueur. On pourrait entendre une mouche voler ! La société propose des services à forte valeur ajoutée à ses filiales et à des constructeurs et équipementiers internationaux. Matra, c’est 40 ans de conception de véhicules. Elle a produit des modèles qui ont fait évoluer le paysage automobile (l’Espace, la Rancho) et continue sur cet élan grâce à la collaboration de nos jeunes diplômés.
Calcul et réalisation de plan de forme, architecture électrique, développement de pièces plastiques intérieures et extérieures… A chaque application, est dédiée une équipe de techniciens supérieurs et d’ingénieurs. Ces génies sont exclusivement Marocains, à l’exception d’un chef de projet et du directeur général de la société. « Nous avons su nous entourer de personnes motivées et très performantes, ce qui est indispensable pour monter en compétence », indique Yves Pierre, directeur général de Matra Maroc. La société ne recrute que des jeunes fraîchement diplômés, qui bénéficient régulièrement de formations à l’étranger et au Maroc. Ils sont lauréats de l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs, de l’Ecole supérieure de technologie de Casablanca, l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique de Rabat ou encore l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers de Meknès. « Le succès revient à la fidélité des collaborateurs, ce qui assure une forte capitalisation des compétences », affirme Yves Pierre. Une équipe qui aujourd’hui gère des commandes d’une valeur 5 fois plus élevée que celles qui lui parvenaient en 2006, malgré sa petite taille (60 personnes). Des commandes appelées à augmenter d’autant plus que PSA a annoncé 29 nouveaux modèles entre 2007 et 2010 au dernier Tec’Auto.
Développeur d’activité de design chez Matra, Yves Pierre faisait appel à des prestataires low cost en Inde. Mais « l’expérience n’étant pas satisfaisante », il décide de créer un pôle décentralisé low cost au Maroc. Au début, pour réaliser des prestations partielles (pièces), la filiale marocaine a intégré en 2 ans l’ensemble des compétences R&D, couvrant le cycle complet de développement d’un véhicule, du design à la mise en fabrication. « Nous remportons de plus en plus de marchés face au principal concurrent du Maroc dans le domaine qui est l’Inde », signale Pierre. « Cela provient de la faible réactivité des prestataires en Inde, qui connaissent un fort turn-over », explique-t-il. Cette forte rotation résulte d’un fort mouvement de délocalisations émanant d’Europe et des Etats-Unis qui génère une pénurie de compétences. Si la société a du mal à retenir ses collaborateurs, elle ne peut intervenir plus tôt dans le processus et gagner en compétences en réalisant des fonctions complètes (planche de bord, structure…).
Au Maroc, soutient Pierre, le turn-over est quasi-nul (5%). « Le secteur gagne des parts de marché et en maturité. Ses acteurs doivent être confiants et se projeter dans l’avenir en se fixant des plans de carrière. Ils peuvent aujourd’hui évoluer d’une manière prodigieuse dans l’entreprise », assure le DG.
Le bilan est jugé plus que positif depuis 2005, année d’installation de la filiale marocaine du groupe mondial Matra/ Pininfarina. Le chiffre d’affaires a doublé chaque année, passant de 1,1 million d’euros en 2006 à 2 millions en 2007 (l’équivalent de 22,6 millions de DH). Le groupe international prévoit aujourd’hui de faire de son site marocain l’unique centre de délocalisation low cost à l’étranger pour l’ensemble de ses filiales. Une perspective qui confirme la vocation du Maroc dans l’industrie automobile. Matra cherche aussi à développer son QG en acquérant d’autres plateaux et à grossir ses effectifs. La société est d’ailleurs dans une phase de recrutement pour porter son équipe à 80 personnes en 2008. Au démarrage, elle en comptait 25. Un déploiement pour élargir les domaines de compétences dans l’automobile, mais aussi dans d’autres secteurs. Matra pourrait se tourner vers l’aéronautique. En tout cas, elle a été approchée par le secteur.
Du nuage de points au test de résistance
Azzeddine et Souad parlent de leur métier avec beaucoup de passion. Parce qu’il faut être passionné pour passer plusieurs mois, voire des années, afin de voir aboutir un seul projet. Derrière son ordinateur, Azzeddine (25 ans), technicien de formation, travaille sur des plans de forme. Tout part d’un croquis réalisé par un styliste du constructeur. A partir de ce croquis, une maquette est montée et scannée sur ordinateur. Azzeddine et les autres membres de l’équipe la reçoivent sur ordinateur sous forme de nuage de points. Là commence le travail d’interprétation et de créativité. Les premières ébauches sont transmises à une deuxième équipe spécialisée dans la « caisse en blanc et ouvrants » et « plasturgie », qui regroupent tout l’aspect technique du véhicule (structure, planche de bord).
Installée dans un bureau distinct, l’équipe s’assure de la faisabilité du modèle au niveau technique. Elle étudie par exemple si toutes les options intégrées par le constructeur pourront être placées à l’intérieur du véhicule. Des modifications interviennent au fur et à mesure de l’état d’avancement du projet. Ce bureau réalise par ailleurs les pièces automobiles qui rentrent dans la fabrication du modèle et qu’on ne voit pas toutes. « Nous sommes en quelque sorte les hommes de l’ombre de la construction automobile », dira Vincent, 36 ans, chef de projet. Souad, 28 ans, est, quant à elle, dans le métier « plasturgie ».
Son équipe réalise, entre autres, des planches de bord. « Le métier est de plus en plus motivant car les projets que nous réalisons sont plus intéressants qu’au début de l’activité de l’entreprise », atteste-t-elle.
Enfin, dans un dernier bureau, l’équipe de simulation s’attelle à « tordre » dans tous les sens ces pièces pour tester leur résistance à différents chocs.
L’Economiste - Jihane Kabbaj
Le Royaume du Maroc a pris note, avec stupéfaction, des déclarations hostiles de M. Jacques Baudin, faites au nom du parti socialiste sénégalais, à l'occasion de sa participation au congrès organisé par les adversaires du Maroc dans la localité marocaine de Tifariti, indique mercredi le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération dans un communiqué.Ces déclarations, qui interviennent pour la deuxième fois après celles faites, il y a quelques mois à Tindouf, par le Premier secrétaire du parti socialiste, M. Ousmane Tanor Dieng, sont d'autant plus surprenantes que M. Baudin tenait encore récemment des propos à l'opposé de ceux qu'il a tenus dans la presse algérienne à l'occasion de ce congrès, ajoute le communiqué.
Dans ce contexte, il a été décidé le rappel de l'Ambassadeur du Royaume au Sénégal pour une période de trois jours, pour précisément expliquer aux autorités marocaines ce geste franchement inamical et incompréhensible du parti socialiste sénégalais, geste de surcroît contraire aux liens séculaires qui existent entre les deux pays et les deux peuples frères et aux excellentes relations bilatérales qui ont connu une consolidation et un développement significatif, ces dernières années.
Conseil des MRE: El Yazami et Boussouf nommés président et SG
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a reçu ce aujourd'hui 21 décembre 2007, correspondant au 10 Dhul Hijja 1428 de l'Hégire, au Palais Royal de Rabat, Driss El Yazami et Abdellah Boussouf, que le Souverain a nommés respectivement président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger et secrétaire général dudit Conseil et ce, eu égard à la haute compétence, à l'engagement et à la connaissance approfondie des questions de l'immigration qui leur sont connus, ainsi qu'à leur capacité d'ouverture sur les différentes sensibilités, indique un communiqué du Cabinet Royal.Se fondant sur l'avis consultatif du CCDH et les propositions faites par son comité ad hoc, et en application des dispositions transitoires du Dahir portant création de cette institution, Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste, a, également, nommé 36 membres pour un premier mandant transitoire de quatre années, au maximum, sachant pertinemment qu'en vertu des dispositions dudit Dahir, le Conseil se compose de 50 membres, laissant ainsi la porte ouverte, pendant toute la période de ce premier mandat, à d'autres forces vives qui sont dignes d'y siéger.
Les membres du Conseil ont été choisis dans le cadre d'une approche concertée et participative, adoptée par Sa Majesté le Roi pour la gestion des affaires majeurs de la nation, et des critères fixés par le Souverain en la matière. Le choix s'est fait au vu des qualités reconnues à ces membres, en l'occurrence leur attachement aux constantes de la nation et aux valeurs de l'identité marocaine unifiée et riche de ses multiples affluents, ainsi que leur apport remarquable en matière d'immigration et de défense des causes de la communauté marocaine à l'étranger.
Le Conseil reflète, dans sa première configuration, et autant que faire se peut, une répartition géographique et intergénérationnelle équilibrée, ainsi qu'une représentativité appropriée des femmes et de toutes les sensibilités spirituelles, culturelles et sociales des Marocains résidant à l'étranger, y compris des représentants des sujets de Sa Majesté le Roi, parmi les juifs d'origine marocaine, connus pour leur attachement à leur marocanité et aux valeurs sacrées de leur pays, et ce, dans le respect des exigences de probité, de compétence, d'efficacité et de crédibilité, dont doivent faire preuve les membres du Conseil.
A cette occasion, Sa Majesté le Roi a rappelé les larges attributions consultatives que le Souverain a conférées audit Conseil pour permettre aux membres de la communauté marocaine à l'étranger, où qu'ils se trouvent, d'exercer la plénitude des droits attachés à leur citoyenneté.
Par ailleurs, Sa Majesté le Roi a insisté sur le devoir qui incombe au Conseil de s'attacher, en plus de l'exercice de ses attributions, à approfondir la réflexion sur l'action à mener et à oeuvrer de manière impartiale, en toute responsabilité et avec la sagesse, la clairvoyance et l'ouverture d'esprit requises, en vue de soumettre à la Haute Appréciation Royale des recommandations sur les garanties nécessaires à assurer pour que le prochain Conseil choisi gagne en représentativité, ainsi que sur les conditions à réunir pou garantir une présence réelle, globale et graduelle des citoyens marocains à l'étranger, au sein de toutes les institutions nationales et de tous les secteurs d'activité du pays.
A cet égard, Sa Majesté le Roi a réitéré Sa ferme volonté de veiller à ce que le Conseil, -compte tenu des potentialités et des compétences qu'il recèle en tant que force de proposition-, contribue, en collaboration avec l'ensemble des autorités, à la mise au point d'une stratégie nationale d'immigration, globale, multidimensionnelle, et prenant en considération les développements et les mutations accélérées que connaît ce phénomène. Cette stratégie devrait être fondée, dans ses dimensions nationales, régionale et internationale, sur la cohérence et la complémentarité de l'action des autorités et des instances qui en ont la charge.
Outre les membres susvisés, le Conseil sera également composé de membres observateurs, provenant des autorités gouvernementales, des organismes et institutions concernés par les questions d'immigration et du Conseil Supérieur des Ouléma, outre les conseils des ouléma pour les Marocains résidant à l'étranger.
Par ailleurs, Sa Majesté le Roi, que Dieu L'assiste, a réaffirmé Son soutien au Conseil en tant que nouveau jalon dans l'édifice institutionnel national, engageant, à cet égard, l'ensemble des institutions et des instances ayant la charge des affaires de l'immigration, à collaborer avec le Conseil et à agir en partenariat avec lui.
Enfin Sa Majesté le Roi, que Dieu Le protège, a réitéré Sa bienveillante et constante Sollicitude pour la communauté marocaine à l'étranger que le Souverain et la mère patrie tiennent en haute estime, eu égard à son attachement à sa marocanité et à sa contribution au développement, à la modernisation et au rayonnement international de son pays.
Le roi vient de nommer Mr Yazami et Boussouf respectivement président et secrétaire du Conseil des MRE
Voila la liste des heureux élus ...vous en conaissez quelques un?
2) Driss El Yazami président
1)M. Abdellah Boussouf (secrétaire général du Conseil - Historien - Belgique).
2- M. Paul Dahan (Psychanalyste - Belgique).
3-Mme Yamila Idrissi (Avocate - Belgique).
4 -M. Ahmed Ayaou (Chimiste - Allemagne).
5 - M. Kamal Rahmouni (Acteur associatif - Espagne).
6 - Mme Mina Rhouch (Médecin - Espagne).
7 - M. Mohamed Chaib (Député (Catalogne) - Espagne).
8 -M. Mohamed Kharchich (Opticien - Espagne).
9 -M. Mohamed Anouar Haidour (Syndicaliste - Espagne).
10-Mme Amina Enneceiri (Psychosociologue - France).
11- M. Mokhtar Ferdaoussi (Juriste - France).
12- Mme Najat Azmy (Conseillère municipale - France).
13- M. Omar El Mourabet (Ingénieur - France).
14-M. Mohamed Moussaoui (Ingénieur - France).
15-M. Faouzi Lakhdar Ghazal (Docteur en sciences biologique - France).
16-Mme Najat Belkacem (Membre du cabinet du maire de Lyon -France).
17-M. Younes Ajarrai (Enseignant - France).
18-M. Rachid Benzine (Ecrivain/chercheur - France).
19- M. Adil Jazouli (Docteur en psychosociologie - France).
20-M. Driss Ajbali (Sociologue - France).
21-M. Abdelhamid El Jamri (Consultant - France).
22-Moulay El Mehdi Idrissi Zini (Acteur associatif - France).
23-M. Raphy Marciano (Directeur du centre communautaire de Paris - France).
24-M. Hamid Bichri (Médiateur culturel - Italie).
25 - M. Abdellah Redouane (Docteur en sciences des organisations et en sociologie - Italie).
26-M. Mohamed El Ouafrassi (Diplômé en gestion - Pays-Bas).
27-Mme Nadia Bouras (Universitaire - Pays-Bas).
28 - M. Khemmar El Bakkali (Responsable religieux - Pays-bas).
29 - M. Abdeslam El Menebhi (Militant associatif - Pays Bas).
30 - Mme Souad Talsi (Conseillère juridique - Royaume Uni).
31 - M. Ahmed El Hamss (Technicien en télécommuications - Danemark).
32- M. Daniel Amar (Homme d'affaires - Canada).
33- M. Abdelghani Dades (Journaliste - Canada).
34-Mme Nadia Serhani (Responsable des ressources humaines - Etats-Unis).
35- M. Mohamed Farssi (Professeur d'informatique - Sénégal).
36-Mme Amina Benlarbi (Avocate - Algérie).
37- M. Najib Bencherif (Journaliste - Emirats Arabes Unis).
le Sénégal rappelle son ambassadeur au Maroc et demande des clarifications à Rabat
Par AFP le 22/12/2007 Ã 14:31
Le Sénégal a rappelé samedi pour consultations son ambassadeur au Maroc en attendant des clarifications de Rabat après le rappel mercredi du représentant du royaume chérifien à Dakar, consécutif aux déclarations d'un responsable de l'opposition sénégalaise jugées hostiles.
"Le rappel de l'ambassadeur du Maroc au Sénégal étant un geste inamical à l'égard du peuple sénégalais (...) le Sénégal, en attendant des clarifications, appelle son ambassadeur au Maroc pour consultations", indique un communiqué de la "Primature" (bureau du Premier ministre) cité samedi par les médias publics.
L'ambassadeur du Maroc au Sénégal Moha Ouali Tagma a été rappelé mercredi pour trois jours dans son pays après des propos considérés comme "inamicaux" tenus par un responsable socialiste sénégalais en faveur du Front Polisario, qui revendique l'indépendance du Sahara occidental annexé depuis 1975 par le Maroc.
Pour Dakar, le rappel de l'ambassadeur marocain "tranche avec les relations fraternelles qui unissent (les) deux pays" et de nombreuses sources proches du gouvernement se sont étonnées de cette mesure décidée à la suite de prises de positions d'un parti qui n'est représenté ni au gouvernement ni au Parlement. Le gouvernement sénégalais a ainsi tenu à préciser samedi que "l'ambassadeur du Maroc au Sénégal n'est pas accrédité auprès du premier secrétaire du PS mais auprès du président de la République" Abdoulaye Wade.
A Dakar, beaucoup d'observateurs estiment ces tensions diplomatiques dues à un mécontentement marocain provoqué par l'annonce récente par le Sénégal de la prise de contrôle d'Air Sénégal International (ASI) aux dépens de Royal Air Maroc (RAM) et du retrait de la gestion de la liaison Dakar-Ziguinchor (sud) à la Société maritime de l'Atlantique (Somat, Maroc).
1000 polisariens sur le point de se rendre au Maroc
Le Maroc se mobilise pour garantir la sécurité d'un retour collectif des dissidents du Polisario
Le Maroc a pris les dispositions nécessaires pour accueillir dans les meilleures conditions les 1000 dissidents du Polisario réunis depuis vendredi dernier à Gjijimat, à Tifariti.
Le Maroc se prépare à accueillir dans les prochains jours un millier de membres du Polisario, rassemblés depuis vendredi à Gjijimat, à Tifariti, où ils ont annoncé leur dissidence et leur adhésion à l'offre d'autonomie marocaine. «Les autorités marocaines ont pris les dispositions sécuritaires et logistiques nécessaires pour accueillir et protéger les ralliés contre le Polisario», a assuré Khalli Henna Ould Errachid, en marge de la session ordinaire du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes, ouvert lundi à Smara. Les dissidents, issus des tribus Rguibat, Oulad Dlim, Oulad Sbaâ et Cheïkh Maelaïnine, ont réussi à desserrer l'étau des services de sécurité du Polisario et de l'Algérie, tenant depuis vendredi dernier un congrès marqué par un événement historique : la signature de la «Déclaration de Gjijimat».
Cette déclaration, qui marque le début d'un retour collectif des Sahraouis marocains séquestrés, exprime une adhésion totale au plan d'autonomie proposé par le Royaume, et dénonce vigoureusement l'absolutisme de la direction du Polisario qui, en désespoir de cause, et à défaut d'alternative réaliste au conflit, a brandi, une énième fois, sa menace du «retour aux armes à l'horizon de 2009». Une tempête dans un verre d'eau !
Se félicitant du courage des participants au congrès de Gjijimat, face aux complots et manœuvres du Polisario et ceux qui le manipulent, M. Khalli Henna a assuré que les dernières menaces proférées par le Polisario ne sont que l'expression de «l'effondrement total de ce mouvement», ajoutant que cette éventualité signera l'acte de décès des ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc, ou plutôt de leur suicide. Qualifiée de manœuvre dilatoire, destinée plutôt à masquer le désarroi du Polisario, fissuré par les dernières défections, la vieille nouvelle menace de reprendre les armes restera sans lendemains, le Polisario ne disposant ni de matériels militaires, ni de troupes, et moins encore de moral pour se livrer à ce jeu suicidaire.
«Il est temps pour la direction du Polisario de comprendre que l'existence des camps de Tindouf est une catastrophe aux plans humanitaire, moral et social», a affirmé Khalli Henna Ould Errachid, qui s'exprimait à l'ouverture, lundi, de la deuxième session ordinaire du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes : «Tout indique que le fossé se creuse de plus en plus entre les populations des camps de Tindouf et une direction imposée, isolée et dépassée », a fait constater le président du Conseil, affirmant que «les populations des camps aspirent plutôt à rentrer chez elles, dans des conditions honorables et dignes, pour pouvoir participer au processus de développement de la région et mener une vie normale, à l'instar de leurs concitoyens». Les déclarations, faites ces derniers jours par les congressistes de Gjijimat, et plus encore par les «Jeunes partisans du retour», en quête de la moindre occasion pour fuir les camps de l'horreur, renseignent sur l'état d'esprit dans lequel se trouve toute la population sahraouie séquestrée qui en a ras-le-bol des chimères.
Le 19-12-2007
Par : M’Hamed Hamrouch
Infrastructures : Les régions du Sud comptent de nouveaux projets
Les infrastructures de communication se développent dans les régions du Sud. La RAM ouvre quatre nouveaux vols hebdomadaires et le ministère de l’Equipement compte réaliser 2500 km de routes d’ici 2012.
La Royal Air Maroc (RAM) envisage la mise en place d'un programme pour l'augmentation de ses vols en partance de Rabat et Casablanca à destination des provinces sahariennes, a annoncé, mardi à Smara, le directeur général de la RAM Driss Benhima. M. Benhima a indiqué que la compagnie nationale compte ajouter quatre vols aux trois autres vols hebdomadaires que comptent ses liaisons de Rabat vers Dakhla et Lâayoune.
La RAM examine en concertation avec le gouvernement une nouvelle promotion tarifaire ainsi qu'une révision des horaires des vols pour leur programmation sur la journée, a-t-il dit, en soulignant que l'engagement de la RAM à satisfaire les besoins des populations de la région coïncide avec les dispositions prises pour le développement d'un réseau pour les provinces sahariennes, dont le siège sera basé à Lâayoune.
Le DG de la compagnie nationale a, en outre, mis l'accent sur la Haute sollicitude royale dont SM le Roi Mohammed VI entoure les provinces sahariennes, qui s'est concrétisée notamment par la réduction du tarif des vols qui est actuellement de 800 DH aller-retour en cours de semaine et de 900 DH pour les week-end.
Par ailleurs, le ministre de l'Equipement et du Transport, Karim Ghellab, a indiqué, pour sa part, que plusieurs projets ont été réalisés, entre 1975 et 2007, dans les provinces du sud portant sur la construction et la rénovation du réseau routier avec un investissement de plus de 3,2 milliards DH.
Concernant le programme prévisionnel 2008-2012, M. Ghellab a fait savoir que le ministère a élaboré un programme d'un coût global de 1,6 milliard DH, pour la construction, l'aménagement et l'entretien de 2500 km de routes et la réalisation et l'entretien de sept ouvrages d'art. Ce programme, a-t-il précisé, permettra de renforcer le réseau routier dans les provinces du sud du Royaume.
Pour ce qui est de l’infrastructure portuaire et du transport maritime, M. Ghellab a indiqué qu'un projet ambitieux de modernisation des ports situés dans les provinces du sud a été lancé depuis 1975, soulignant qu'il a été procédé dans ce cadre à la construction et à l'équipement de 5 nouveaux ports à Sidi Ifni, Tarfaya, Tan Tan, Laâyoune et Dakhla, en plus d'un sixième en cours de réalisation à Boujdour.
Le coût global de ces projets a dépassé les 2,5 milliards DH, a-t-il dit, précisant que le volume du trafic au niveau des ports des provinces du Sud a atteint, en 2006, quelque 4,5 millions de tonnes, contre 2,3 millions de tonnes en 1997, soit une augmentation estimée à 94%.
Le 20-12-2007
Par : MAP
Assurance maladie obligatoire : 7,8 millions de bénéficiaires en 2008
Lors de l’ouverture des travaux du Conseil d’administration de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS), plusieurs projets ont été adoptés.
L’Assurance maladie obligatoire est de plus en plus convoitée. Et pour preuve, le nombre de bénéficiaires a atteint 7,8 millions depuis l’entrée en vigueur en août 2005 du code de couverture médicale de base.
Lors de l’ouverture des travaux du Conseil d’administration de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) à Rabat le mardi 18 décembre, Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a relevé que sur les 7, 8 millions de bénéficiaires, 3,2 millions le sont dans le cadre de la CNOPS et 4,6 millions dans le cadre de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Une nette amélioration a été constatée au niveau de la prise en charge des maladies chroniques.
Par ailleurs, dans le cadre d’une approche globale visant la mise à niveau du secteur des mutuelles, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a décidé de mettre en œuvre des dispositions juridiques et réglementaires en vigueur, en ce qui concerne le renouvellement des organes de gestion des mutuelles et la révision des lois et des statuts.
C’est ainsi que le département présentera lors de la prochaine session du Conseil supérieur de la mutualité un projet modifiant le Dahir du 12 novembre 1963.Ce projet tend à déterminer les règles et les garanties (techniques ou financières) adéquates pour la réalisation des objectifs des mutuelles.
A l’occasion de cette réunion, le président du Conseil d’administration, M’hamed Ghayour a indiqué que la CNOPS est actuellement en train d’adopter une gestion entrepreneuriale visant la bonne gouvernance tout en tenant compte des spécificités du secteur. Pour sa part, le directeur de la CNOPS, Abdelaziz Adnane a souligné la création de cinq bureaux régionaux à Oujda, Fès, Marrakech, Laâyoune et Agadir.
En outre, des mesures ont été prises pour améliorer la qualité des services de la CNOPS à travers notamment la création d’un système d’information, d’un nouveau site Web en arabe. Notons également le recours aux mandats électroniques en vue de garantir la rapidité du remboursement des frais médicaux. A ceci s’ajoute, l’adoption d’une nouvelle politique de gestion des ressources humaines. Cette réunion a été l’occasion pour le conseil d’administration de mettre en exergue la révision des tarifs de remboursement de certains soins médicaux et l’élargissement de la liste de remboursement des médicaments pour les maladies chroniques . Il a aussi été question de renforcer la communication avec les assurés en leur fournissant des relevés périodiques des paiements effectués à leur profit.
Pour rappel,l'enveloppe budgétaire allouée par la CNPOS pour la couverture des dépenses engendrées par l'assurance maladie est passée de 1,4 milliard à 2,4 milliards de dirhams après l'application de la charte médicale.
La charte médicale a contribué à l'élargissement de la base des bénéficiaires de l'assurance maladie dans le secteur public. Leur nombre est passé de 2,6 millions, dont 78.000 retraités, à 3,2 millions, dont 110.000 retraités, soit 249.000 nouveaux assurés et près de 700.000 bénéficiaires.
Le 20-12-2007
Par : Leila Zerrour
Lutte contre le chômage : L’ANAPEC promet 200.000 insertions en 2008
La troisième convention annuelle des cadres de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences ( ANAPEC) a été l’occasion de faire le point sur l’emploi des jeunes au Maroc.
L’insertion des jeunes dans le monde du travail est une urgence absolue. C’est pourquoi, il a été décidé de placer l’emploi des jeunes diplômés au centre de l’action gouvernementale en matière de promotion sociale. Lors de l’ouverture des travaux de la troisième convention annuelle des cadres de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) qui s’est tenue samedi à Casablanca, Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a souligné que «l’édification d’un Maroc moderne et équitablement prospère passe par la procuration du travail à tous les jeunes».A cette occasion, le ministre s’est félicité du travail entrepris par l’ANAPEC pour lutter contre le chômage. Cette agence est devenue un centre d’intermédiation incontournable entre les demandeurs d’emploi et les employeurs. Lors de cette rencontre initiée sous le thème «L’emploi des jeunes, priorité des priorités », Hafid Kamal, directeur général de l’ANAPEC a révélé que grâce à d’intenses efforts, l’agence a pu insérer plus de 73.000 jeunes demandeurs d’emploi. En outre, 12.000 diplômés ont pu être formés grâce à la mise en place d’un système intégré d’accompagnement dans la plupart des villes du Royaume. En parallèle, l’ANAPEC a reçu durant la même période 2500 projets de création d’entreprises dans le cadre du programme Moukawalati. A titre indicatif, 1000 dossiers ont été déjà acceptés et financés par les banques.
L’un des volets phares de l’ANAPEC est sans aucun doute l’insertion de 200.000 chercheurs d’emploi à l’horizon 2008. Pour atteindre cet objectif, des mesures concrètes de promotion de l’emploi ont été mises en place dont «Idmaj» (promotion de l'emploi salarié), «Taahil» (amélioration de l'employabilité), «Moukawaliti » (encouragement de l'entrepreunariat) et «Anapec modernisée» (dynamisation de la fonction d'intermédiation). Il a également prévu la formation de 20.000 personnes à l’horizon 2008. Cette initiative de l’ANAPEC permettra de satisfaire les besoins clés de l’économie nationale en matière d’encadrement et de main-d’œuvre dans les secteurs de l’automobile, l’aéronautique, le textile, l’artisanat mais aussi dans le domaine de l’offshoring.
S’agissant du plan d’action en perspective de l’agence, M. Kamal a indiqué que l’agence est engagée dans un processus de restructuration . L’objectif étant non seulement de moderniser et d’étendre le réseau de l’ANAPEC mais aussi de s’ouvrir davantage sur son environnement et ses partenaires, de développer et professionnaliser les prestations et les services et d’assurer un management et un dispositif de pilotage de qualité. Cette restructuration en cours permettra à l’agence de se doter d’outils performants pour aider les nouvelles recrues à s’adapter au marché de l’emploi. L’ANAPEC a également décider de se renforcer en créant de nouvelles agences couvrant toutes les villes du Royaume. L’agence dispose d’un vaste réseau de guichets d'auto-emploi (300 guichets) et d’une importante banque de données composée de quelque 200.000 candidatures riches, diversifiées et actualisées.
Le 17-12-2007
Par : Leila Zerrour
Une première au Maroc : L’Ecole supérieure des arts visuels
Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a inauguré dimanche à Marrakech l'Ecole supérieure des arts visuels qui a nécessité un financement de 60 millions de dirhams.
Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a inauguré, dimanche après-midi à Marrakech, l'Ecole supérieure des arts visuels (ESAV). Cet établissement est dédié à la formation aux métiers de la télévision, à la communication visuelle, aux arts graphiques et aux multimédias. A cette occasion, SAR le Prince Moulay Rachid a suivi des explications sur ce premier établissement d'enseignement supérieur privé du genre au Maroc. L’objectif étant de pallier à l'absence d'écoles formant des professionnels de haut niveau qualifiés dans le domaine des arts visuels. Inauguré en marge de la 7ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) (7-15 décembre), l'ESAV a nécessité un investissement de 60 millions DH. Le financement est supporté à hauteur de 80 % par la Fondation suisse Susanna Biederman et de 20 % par l'Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM).
Réalisée sur une superficie globale de 9.000 m2, cette école ambitionne de répondre à la forte demande en ressources humaines dans ce domaine, générée par les réformes et la modernisation du paysage audiovisuel marocain ainsi que la participation au développement des infrastructures d'accueil pour les tournages de films. Cette nouvelle école a également pour vocation de s'ériger en espace privilégié d'échanges, de rencontres et de débats autour de l'image et de la création visuelle, aussi bien pour les professionnels marocains qu'étrangers.
L'ESAV de Marrakech compte une salle de cinéma de 210 places, un cinéma en plein air, deux plateaux de tournage équipés (220 m2 et 250 m2). En outre, l’établissement comprend un auditorium de mixage, un studio d'enregistrement, un studio photos et trois laboratoires de développement. On y trouve également 20 salles de montage équipées, une médiathèque, des ateliers d'artistes et de graphisme, des espaces d'exposition et d'autres dépendances.
L'inauguration de l'ESAV de Marrakech s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités du monde du cinéma et de la culture, dont le célèbre réalisateur américain, Martin Scorsese et la directrice du FIFM, Melita Toscan Du Plantier.
Les étudiants, sélectionnés après le Bac, disposeront pendant leurs trois années d’études de conditions de travail à rendre jaloux leurs homologues de la Femis à Paris. Ils pourront accéder à des postes de responsabilité au sein des entreprises audiovisuelles (chaînes de télévision, sociétés de production, radios) ou développer des carrières individuelles. Dans les domaines graphisme et multimédia, ils vont acquérir les compétences pour créer leur propre agence, être indépendant et proposer leurs services de façon autonome.
Le 11-12-2007
Par : Laila Zerrour (Avec MAP)
Les articles stach jouj btaltine
Attijariwafa bank, élue banque de l'année 2007 au Maroc
Attijariwafa bank vient d'être élue banque de l'année 2007 au Maroc par le magazine The Banker, une publication du groupe Financial Times.
Pour la deuxième fois cette année, des experts internationaux de la finance ont désigné Attijariwafa bank comme la meilleure banque au Maroc. Après Global Finance en mai, c'est l'équipe éditoriale du prestigieux magazine The Banker (publication du groupe Financial Times) qui, cette fois, a récompensé la banque pour la qualité de ses performances et la pertinence de sa stratégie de développement. «Ce prix, qui récompense chaque année une centaine de banques de par le monde, est décerné sur des critères concernant non seulement les récents résultats et les performances financières de la banque, mais également ses réalisations, ses initiatives technologiques, ainsi que sa stratégie globale», annonce-t-on dans un communiqué de presse. En effet, cette récompense constitue pour Attijariwafa bank la consécration de ses orientations stratégiques qui ont permis au groupe de se hisser à la place de leader, tant au niveau national que régional, et de devenir un acteur clé du développement économique régional dans une logique de création de valeur pour ses actionnaires, sa clientèle et ses collaborateurs. Pour le premier semestre, la banque a généré un résultat net part groupe de 1,39 milliard de dirhams, soit une progression de 16,2 % par rapport au premier semestre de l'année précédente. Sur la même tendance haussière, les fonds propres se sont améliorés de 22 % pour s'établir à 16 milliards de dirhams. Idem pour les dépôts clientèle qui ont progressé de 20,3 % avec 124,9 milliards de dirhams, tandis que les créances sur la clientèle ont connu un bond de 24 % pour atteindre 90,3 milliards de dirhams. Pour rappel, 2006 a été une année exceptionnelle pour Attijariwafa bank. Le résultat net du groupe a enregistré une forte croissance et s'est établi à 2,022 milliards de dirhams, soit une progression de 23,6%.
Le produit bancaire a atteint le chiffre de 6,758 milliards de dirhams grâce notamment à la bonne performance de la marge sur commissions (+46,9%) et du résultat des opérations du marché qui culmine à +87,1%. Le total bilan consolidé du groupe s'est établi à 166,366 milliards de dirhams contre139,254 milliards de dirhams, il y a un an. Ce qui représente une progression de 19,5%. Les fonds propres du groupe totalisent 12,387 milliards de dirhams contre 10,9 milliards au 31 décembre 2005.
Par : Atika Haimoud
Pétrole : Les Libyens investissent 150 millions de dollars dans les provinces du Sud
La société maroco-libyenne «Tamoil Sakia» compte investir entre 100 et 150 millions de dollars dans le secteur pétrolier dans le sud du Royaume.
Les Libyens viennent de se joindre à la course de la prospection pétrolière dans le Royaume. Les trésors dont regorge le Sud marocain attisent les appétits des groupes internationaux. Et ce sont ainsi les Libyens et le fonds d'investissement américain Colony Capital qui s’installeront prochainement au Maroc pour sonder le sous-sol marocain. Pour explorer le Sud marocain, une société maroco-libyenne vient d’être créée. Baptisée «Tamoil Sakia», cette société compte investir entre 100 et 150 millions de dollars dans le domaine de la prospection pétrolière dans le sud du Maroc et dans l'approvisionnement et la distribution des produits pétroliers dans la région. Le siège de ce nouvel opérateur est basé dans la ville de Laâyoune. En visite actuellement au Maroc, Salem Bayet Al Mal, président-directeur général de «Tamoil Sakia», a déclaré que «cet investissement, prévu pour les deux premières années du projet, sera doublé en cas de découverte du pétrole dans les provinces du sud du Royaume». ««Tamoil Sakia» démarrera ses activités en 2008 et se focalisera sur l'approvisionnement et la distribution des produits pétroliers, du gaz (embouteillage et distribution) et des huiles, outre la prospection pétrolière, qui portera dans une première phase sur l'onshore avant d'entamer la prospection offshore, a ajouté M. Bayet Al Mal, dans une déclaration relayée par l’agence de presse MAP, vendredi dernier. Le président-directeur général de «Tamoil Sakia», qui n'est pas à sa première visite dans le Royaume, a précisé qu'il est présent au Maroc pour examiner les derniers détails du projet. «Tamoil Sakia», dont la création s'inscrit dans le cadre de la coopération entre le Maroc et la Libye, compte outre l'entreprise mère «Tamoil», plusieurs investisseurs privés du Sahara marocain.
Membre de l’OPEP, la Libye est le deuxième producteur de pétrole en Afrique, avec 1,7 million de barils par jour. Le pays de Moommar Kadhafi possède également des réserves de gaz naturel estimées à 1,314 milliard de m3. Au mois de juin dernier, le gouvernement libyen a cédé le contrôle de «Tamoil» au fonds d'investissement américain Colony Capital pour 4 milliards d'euros, dans le cadre de la privatisation de cette société. «Tamoil», connu également sous le nom de Oilinvest, société de droit néerlandais, possède 3.000 stations-service en Europe, dont un grand nombre en Italie. Son réseau de distribution s'étend également en Afrique, où elle est présente en Egypte, au Burkina Faso, au Tchad, au Mali, au Niger et en Erythrée. «Tamoil» possède des raffineries en Italie, en Suisse, en Espagne, en Allemagne et aux Pays-Bas. Dans «Tamoil», l'Etat libyen conserve toujours 35% du capital.
Activités royales : Plus de 700 MDH pour le développement de Nouasser et Médiouna
Le Souverain a présidé samedi à Dar Bouazza la cérémonie de signature de deux conventions de partenariat pour le développement de collectivités locales.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, samedi dans la commune de Dar Bouazza, la cérémonie de signature de deux conventions de partenariat relatives à l'exécution du programme de mise à niveau et de développement des collectivités locales relevant des provinces de Nouasser et de Médiouna pour la période 2007-2010. Une enveloppe budgétaire globale de plus de 700 millions DH a été allouée à ce programme. La première convention porte sur le développement et la mise à niveau de la province de Nouasser. Un montant global de 324,5 millions DH est prévu pour le financement de la réalisation de 11 projets portant sur l'amélioration des conditions générales de transport (106,2 millions DH), de 7 projets relatifs à l'aménagement urbain (58 millions DH), de 4 projets de protection et de préservation de l'environnement (139,6 millions DH). Il est également prévu un budget de 5 millions DH pour l'appui aux équipements générateurs de revenus et 15,7 millions DH pour le renforcement des équipements socio-culturels et sportifs. Dans ce cadre, il sera procédé à l'aménagement de la zone d'accès à l'aéroport Mohammed V et au renforcement du réseau routier provincial de la commune rurale Ouled Saleh. Il sera également procédé à la construction d'une gare ferroviaire à Bouskoura, à l'extension et au renforcement de la route principale 3032 sur une longueur de 12 km, au dédoublement de la route provinciale 3038 sur 3,2 km.
La deuxième convention, porte quant à elle sur la mise à niveau et le développement des collectivités locales relevant de la province de Médiouna. Une enveloppe budgétaire de 378,55 millions DH a été allouée pour le financement de 35 projets. Ceux-ci sont répartis sur plusieurs secteurs, à savoir la construction de routes et de pistes rurales, le forage de puits, les infrastructures (10 projets), l'aménagement urbanistique (9 projets), les équipements socio-éducatifs et sportifs (8 projets) et les projets générateurs de revenus (8 projets). Ces projets bénéficieront aux municipalités de Médiouna et Tit Mellil, aux communes rurales Lahraouyine, Sidi Hajjaj, Oued Hassar et Ouled Taleb.
Par la suite, le Souverain s'est enquis des chantiers d'équipement et de l'opération de construction encadrée du projet de logement «Arrahma» à Dar Bouazza. A cette occasion, le Souverain a remis les titres de propriété aux premiers bénéficiaires de la première tranche de cette opération, qui a nécessité une enveloppe globale de 300 millions DH. Cette opération bénéficiera à 6.500 ménages habitant les bidonvilles de la province de Nouasser.
Activités royales : Plus de 2,5 MMDH pour reloger les bidonvillois de Sidi Moumen
Le Souverain a présidé, mercredi à Casablanca, la cérémonie de signature d'une convention pour le développement de l'arrondissement de Sidi Moumen.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, mercredi au quartier Sidi Moumen à Casablanca, la cérémonie de signature d'une convention pour le développement de l'arrondissement de Sidi Moumen. D'un coût global de plus de 2,511 milliards de dirhams, cette convention vise le relogement de plus de 22 000 ménages vivant dans des bidonvilles. Il est aussi question de créer des ensembles d'habitats intégrés disposant de toutes les infrastructures sociales.
La signature de cette convention intervient en application des Hautes orientations royales relatives à la mise à niveau et au développement des collectivités locales ainsi qu'au renforcement de leurs ressources et leur équipement. En vertu de cette convention, de grands projets structurants seront réalisés dans les domaines de l'aménagement urbanistique, l'habitat, la santé, l'enseignement, la jeunesse et le sport, la formation professionnelle et les collectivités locales. Un budget de l'ordre de 1,855 milliard de dirhams sera consacré au financement de projets d'habitat destinés au relogement de 22.757 ménages habitant les bidonvilles Douar Sakouila, Thomas, Rhamna, Zaraba et l'ancien quartier de Sidi Moumen, ainsi que les habitants de la zone agricole de la région. Sur le plan de la santé, la capacité des soins de l'arrondissement de Sidi Moumen sera renforcée par la création d'un hôpital et deux centres de santé aux quartiers Anassi, Ahl Loghlam et Tacharouk. Un montant global de 33,4 millions DH a été alloué pour ces projets. Dans le secteur de l'éducation, il sera procédé à l'extension de 9 établissements scolaires et à la construction de 4 écoles, 2 collèges et 4 lycées, pour une enveloppe de 65,298 millions DH. Cette convention porte également sur la création et l'extension des Maisons de jeunes, l'aménagement d'espaces et de terrains de sport. Elle vise aussi la construction d'un complexe culturel et d'un grand complexe sportif pour un montant estimé à 5,3 millions DH. Il est aussi question de la construction et de l'équipement d'un Institut supérieur de technologie appliqué pour un investissement de 17 millions DH. Signalons la réalisation et l'extension du réseau de l'éclairage public, le renforcement du réseau routier et l'aménagement d'espaces verts pour une enveloppe globale de 134,122 millions DH. Un budget global de 1,5 million DH sera alloué au suivi, à la coordination et au financement de l'opération de supervision de la mise en œuvre de cette convention. Par la même occasion, le Souverain s'est enquis de l'état d'avancement des travaux du programme de relogement des habitants des bidonvilles de Sidi Moumen, Sakouila, Thomas, Rhamna et Zaraba, qui comptent parmi les plus grands et anciens bidonvilles à l'échelle nationale, où habitent quelque 14.000 ménages dans 11.800 baraques. Dans le cadre de ce programme, des sites de transfert sous forme de lotissements sur 200 ha sont en cours de réalisation, permettant la production de 6.500 lots pour un investissement de 983 millions DH. Dans le même cadre, un nouveau pôle urbain intégré baptisé «Assalam» sera réalisé pour accueillir les 77.000 habitants de ces bidonvilles. Au cours de la première étape, 1.600 baraques ont été démolies et 2.700 ménages ont été relogés dans le cadre de cette opération qui prendra fin vers l'été 2009. Par ailleurs, SM le Roi a procédé à la pose de la première pierre pour la construction d'un complexe administratif donnant le coup d'envoi à l'opération de construction des équipements publics du pôle urbain intégré «Assalam» qui a nécessité des crédits de l'ordre de 184 millions de dirhams.
Activités royales : Construction de deux cités pour les FAR
Le Souverain a procédé mardi à Nouaceur à la pose de la première pierre pour la construction de deux cités intégrées au profit des FAR.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d'état-major général des Forces Armées Royales (FAR) a procédé, mardi à Nouaceur au siège du 3 ème Etablissement régional de gestion et d'approvisionnement des matériels, à la pose de la première pierre pour la construction de deux cités intégrées à Nouaceur et Aïn Harrouda au profit des membres des FAR. Ces projets portent également sur la délocalisation de 18 unités des FAR, situées à l'intérieur du périmètre urbain de Casablanca. Ce programme intégré a nécessité une enveloppe budgétaire de 1,5 milliard DH. Il concerne la construction de 2.000 logements (1.000 logements à Aïn Harrouda et 1.000 logements à Nouaceur), conçus en cités intégrées, disposant chacune de l'infrastructure socio-éducative nécessaire. On y trouve un centre médico-chirurgical, un cercle mess, des terrains de sport, une antenne sociale, une délégation de la Fondation Hassan II pour les œuvres sociales des anciens militaires et anciens combattants, des garderies d'enfants, des foyers féminins, des mosquées et des économats.
Ces projets qui visent à améliorer les conditions socio-économiques des membres des Forces Armées Royales seront exécutés sur une assiette foncière militaire d'une superficie de 200 ha à Nouaceur et 45 ha à Aïn Harrouda. Ces cités résidentielles intégrées seront constituées de bâtiments en R+3 regroupant des logements de différentes catégories, dont les principaux destinataires sont les hommes de troupe, à hauteur de 57 %, suivis des sous-officiers (35 %) et des officiers (8 %). Ces projets, dont le délai de réalisation est de 24 mois, sont attenants aux casernes, ce qui facilitera au personnel militaire l'accès à leur lieu de travail. Ils s'inscrivent dans le cadre du programme, dont la maîtrise d'œuvre est assurée par l'Agence de logements et d'équipements militaires (ALEM), visant la construction de 80.000 logements au profit du personnel des Forces Armées Royales. Ces programmes permettront aux personnels des FAR, tous grades confondus, d'accéder à la propriété dans des conditions avantageuses en termes de qualité et de financement. Ils pourront aussi bénéficier, compte tenu de leur mobilité professionnelle, de logements à titre locatif à proximité de leurs casernements. Ces projets sont répartis entre les logements locatifs (30.000 unités) et les logements destinés à l'accession à la propriété (50.000 unités) pour une enveloppe globale de 16 milliards DH. Ils seront réalisés en six ans sur l'ensemble du territoire national au profit de toutes les catégories de militaires. Le programme a été élaboré sur la base d'une étude globale de proximité ayant permis d'identifier les besoins, de préciser la répartition géographique et d'établir les conditions et les montages financiers nécessaires.
SM le Roi inaugure à l’aéroport Mohammed V un nouveau centre national de contrôle aérien
SM le Roi Mohammed VI a procédé, samedi à l’Aéroport International Mohammed V de Casablanca, à l’inauguration d’un nouveau centre national de contrôle aérien, réalisé pour un coût de 222 millions DH.
La réalisation de ce centre s’inscrit dans le cadre des projets structurants que supervise l’Office national des aéroports (ONDA) et qui ont permis de moderniser le système de navigation aérienne dans les différents aéroports du Royaume, à travers l’extension des équipements de navigation aérienne et de télécommunications, grâce à la mise en place d’un réseau hertzien couvrant l’ensemble du territoire national.
Dans le même cadre, il a été procédé à la création de stations modernes pour les communications par satellite et l’automatisation des services de navigation aérienne avec du matériel radar de dernière génération.
Le nouveau centre national de contrôle aérien, qui s’étend sur 2.000 mètres carrés, est une installation moderne dotée d’équipements technologiques de pointe offrant la rapidité et l’efficience requises pour un traitement optimum des données et un contrôle idéal du mouvement des avions.
Grâce à ses nouveaux équipements de pointe, le centre permettra d’améliorer les conditions de travail des contrôleurs aériens et des techniciens de la navigation aérienne.
De plus, le centre induira des changements positifs concrets dans le domaine du contrôle aérien qui se traduisent par une organisation de l’espace aérien en fonction des exigences et normes européennes et des besoins des avions de passage dans l’espace aérien marocain.
Il permettra aussi de rehausser le niveau de sécurité et la qualité du contrôle des avions de passage dans l’espace aérien national et l’allègement de la pression sur cet espace de façon à augmenter sa capacité d’accueil et répondre au développement futur du transport aérien.
Après avoir signé le Livre d’Or, SM le Roi a décoré M. Brahim Lakhlifi, directeur de la navigation aérienne à l’ONDA, du Ouissam de la Moukafaa Wataniya de l’ordre d’officier, M. Samir Berrakhla, chef du service de la salle de contrôle aérien à l’ONDA et M. Mohamed Assal, chef du service des équipements et radars au même office du Ouissam de la Moukafaa Wataniya de l’ordre de chevalier.
Un observatoire de la bonne gouvernance pour l'ancienne médina de Fès
L'ancienne méd-ina de Fès a été dotée d'un observatoire de la bonne gouvernance, initiée par l'Union des Associations et des Amicales de la citée spirituelle du Royaume en partenariat avec la délégation de la Commission européenne à Rabat.
Cet observatoire, dont le lancement officiel a été donné mardi à Fès à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale des droits humains, ambitionne d'enraciner les valeurs de la bonne gouvernance au sein des associations et des institutions publiques, de favoriser la participation à la gestion de la chose publique locale et d'intégrer «l'approche genre» dans les structures associatives et institutionnelles.
Parmi ses objectifs, figurent aussi la vulgarisation de la culture des droits de l'Homme et des normes de citoyenneté, l'appui institutionnel aux structures décentralisées, l'encouragement de la culture de transparence et de communication entre les acteurs du développement local et l'instauration d'un espace de concertation entre les acteurs du développement local.
L'observatoire, à travers les services et les outils mis à disposition de la citoyenneté, vise à défendre et à améliorer la condition des droits humains et la facilitation du dialogue entre les institutions publiques et la population, ainsi que la formation des cadres spécialisés à l'observation et la documentation.
La réalisation de ce projet s'inscrit dans le cadre du projet «les Portails de Fès Médina », qui vise à renforcer les capacités de communication interne et externe de l'Union et de ses associations pour instaurer un espace d'observation et de concertation entre les acteurs du développement local de la Médina de Fès.
Le projet, qui a démarré en janvier 2007, est basé sur deux axes portant sur la mise en place des outils de communication pour les associations à travers la mise en réseau informatique des associations de l'Union et l'ouverture d'un observatoire pour la bonne gouvernance dans la Médina de Fès.
En soutien, un site web de l'Union dont une page est consacrée à l'observatoire, est créé pour l'amélioration de la communication.
Cet axe est financé par la délégation de la Commission européenne au Maroc et répond au programme de subvention dans le cadre de l'Initiative européenne pour la démocratie et les droits de l'Homme (IEDDH).
Selon Enrique Olmos, chargé de coopération et premier conseiller à la délégation de la Commission européenne à Rabat, qui s'exprimait à cette occasion, l'UE a identifié plusieurs grands domaines d'intervention au Maroc concernant, entre autres, le soutien à la démocratisation, notamment en faveur de la liberté et de l'impartialité des élections et de l'indépendance des parlements et des médias, ainsi que la promotion et la protection des droits de l'Homme.
Le responsable européen a précisé que cette coopération s'est approfondie dans la programmation 2007-2010 où « nous avons prévu deux nouvelles actions permettant de soutenir les réformes en matière de justice (en particulier l'administration pénitentiaire) et pour continuer à appuyer les recommandations de l'IER, cette fois à travers un appui à la création d'institutions destinées à préserver la mémoire et la mise en place de politiques y afférentes, ainsi que la promotion d'une politique moderne de la gestion des archives publiques».
Il a aussi rappelé le nouveau mécanisme « facilité-gouvernance » et les actions menées en appui au processus électoral au Maroc, notamment celles relatives à l'observation citoyenne des élections et aux campagnes de sensibilisation sur l'importance du vote auprès des électeurs.
M. Olmos a souligné que "le renforcement des capacités institutionnelles, notamment dans le domaine de la bonne gouvernance et de l'Etat de droit" est l'un des axes prioritaires de la politique de développement de l'Union européenne.
Il a exprimé le soutien de l'UE aux efforts du Maroc visant la promotion de la bonne gouvernance à travers le renforcement du système judiciaire, la contribution à la réforme des administrations publiques et la promotion du rôle de la société civile.
Grâce aux efforts consentis par le Royaume en la matière, les dernières années ont été marquées par une augmentation significative de la coopération par le biais de différeAutres chroniques :
Inzegane : l’affaire d’abus sexuel ajournée
Les auteurs du double meurtre de Meknès devant le juge d’instruction
nts instruments financiers, a-t-il dit, relevant que l'UE finance actuellement plus de 35 projets dans des domaines aussi divers que la participation des femmes à la vie publique, la justice, la bonne gouvernance et la formation des journalistes.
De son côté, Bouchaib Doulkifal du Conseil consultatif des droits de l'Homme(CCDH) a souligné le rôle de la société civile en tant que partenaire incontournable dans l'édification de toute société démocratique et dans la consécration des droits économiques, politiques et civils.
Après avoir mis l'accent sur les efforts du CCDH en partenariat avec la société civile pour la promotion et la diffusion des droits humains, il a souligné la détermination du Conseil à contribuer à la réussite de cette initiative en permettant aux membres de l'Union des associations et des amicales de Fès Médina, de bénéficier des sessions de formation au sein du Centre de documentation d'information et de formation en droits de l'Homme.
Pour le wali de la région Fès-Boulemane Mohamed Rherrabi, l'implication des citoyens et des associations de la société civile dans toute politique de gouvernance revêt une nécessité impérieuse. L'Union des Associations et des Amicales de Fès Médina regroupe un ensemble d'associations et d'amicales de proximité de la Médina de Fès avec le but de dynamiser l'activité associative locale et d'améliorer la qualité de vie dans les quartiers.
Le Polisario a brandi vendredi la menace d'une reprise de la guerre contre le Maroc, auquel il dispute depuis 1975 le Sahara occidental, tout en appelant l'ONU, Madrid et Paris à obliger Rabat à accepter un référendum d'autodétermination.
Le mouvement indépendantiste a menacé de reprendre les armes à l'issue de son 12ème congrès, à Tifariti, en "territoire libéré", que Rabat considère comme une zone "tampon" après le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991.
"Le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a averti le Polisario dans la déclaration finale de son congrès, recommandant d'"augmenter les capacités combatives" de l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS).
Le ministre marocain de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri, a aussitôt qualifié d'"irresponsable" cette "menace" qui "ne changera rien au cours des choses car la communauté internationale a déjà pris position en faveur du projet marocain d'une large autonomie dans les provinces du sud du royaume" (ndrl, le Sahara occidental).
"Les Sahraouis sont prêts à une guerre de longue durée, sans limites dans le temps ou dans le nombre des batailles", a insisté le dirigeant du mouvement, reconduit dans ses fonctions, Mohamed Abdelaziz, dans un entretien à l'agence algérienne APS.
"Nous reprendrons la lutte armée une fois que nous aurons la conviction que les choses n'avanceront pas, que le Maroc ne veut pas d'une solution pacifique et que l'ONU aura échoué à faire aboutir le processus de décolonisation du Sahara occidental", a-t-il assuré.
Des négociations directes sous l'égide de l'ONU doivent reprendre du 7 au 9 janvier à Manhasset près de New York après deux premières sessions un juin et aôut.
Le Maroc a soumis aux Nations unies un projet de "large autonomie" pour le Sahara occidental, sous souveraineté marocaine, en proposant notamment la mise sur pied d'un gouvernement local, d'un parlement et d'une juridiction autonomes. Rejetant ce projet, le Polisario demande un référendum laissant aux Sahraouis le choix entre indépendance, autonomie ou rattachement au Maroc.
A deux semaines de la reprise des négociations, la menace de guerre est une "déclaration démagogique", a jugé le président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), une instance regroupant des notables sahraouis pro-marocains.
Pour Khelli Henna Ould Errachid, l'attitude du Polisario est un signe de "désespoir face à des dissensions internes". "Le Polisario n'a pas de moyens pour engager une guerre à moins que l'Algérie ait décidé de lui fournir des moyens pour attaquer le Maroc", a estimé le chef du Corcas.
L'ONU peine, depuis 1992, à organiser un référendum d'autodétermination dans l'ancienne colonie espagnole que se disputent depuis 1975 le Maroc et le Polisario, soutenu par l'Algérie.
Le congrès a stigmatisé "l'attitude de l'ONU qui, en dépit de 16 ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses obligations".
Estimant que l'Espagne, ancienne puissance coloniale, avait "une responsabilité" dans ce conflit, le Polisario a également "exhorté la France à jouer un rôle plus constructif (...) plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international".
Source : AFP
Selon le site internet PurePeople.com, la saga de l'été 2008 de France 2 se déroulera au Maroc. Il aura pour titre Terre de lumière et comportera 4 épisodes de 90 minutes chacun.
Dès le 10 janvier prochain, débutera le tournage de ce feuilleton réalisé par Stéphane Turc. Plusieurs villes marocaines seront mises en valeurs puisque Marrakech, Essaouira ou Ouarzazate, la capitale du cinéma au Maroc.
L'actrice principale, Mélanie Maudran, sera accompagnée de Hippolyte Girardot, Philippe Lefévre, Valérie Mairesse, Annick Blancheteau, Dominique Guillo, Frank de la Personne et Laurent Spielvogel.
Les Marocains touchés par le chomâge en Espagne
Les Marocains sont les plus nombreux à toucher le chômage parmi toutes les populations immigrées en Espagne. Ils sont même en tête de liste d’après les tout derniers chiffres de l’Inem, le service public de l’emploi espagnol. Le ministère du Travail ibérique enregistrait, fin novembre, près de 200.000 étrangers en situation de chômage.Un chiffre en augmentation depuis l’année dernière. Depuis le mois d’octobre, on remarque que le nombre d’immigrés qui touchent des indemnités de chômage en Espagne, a augmenté de moitié jusqu’à atteindre 119.429 bénéficiaires.
L’Inem débourse globalement 102 millions d’euros, soit 1,2 milliard de dirhams en prestations chômage pour les étrangers, soit 7,7% de l’enveloppe totale dédiée aux chômeurs inscrits en Espagne, toutes nationalités confondues. Sur les 102 millions d’euros, 27,3% sont destinés aux Marocains. Le reste est partagé principalement entre les Équatoriens, (11,5% des allocations), les Roumains (7,9%) et les Colombiens (7,2%). Les bénéficiaires étrangers extracommunautaires ont atteint le nombre de 89.517, soit 30% de plus qu’en 2006. En outre, les hommes étrangers sont plus nombreux que les femmes à toucher le chômage. Ils sont 109.032 contre 89.322 femmes, avec une croissance annuelle de 32,6 et de 12,8% respectivement. Les 25 ans et plus dépassent les 178.000 chômeurs, soit 8,1% de plus que l’année dernière. Les Marocains nés en Espagne sont plus nombreux à ne pas vouloir travailler que les Marocains immigrés, qui généralement se retrouvent sans emploi contre leur gré.
Pour les différents secteurs d’activité, même constat. On observe une augmentation croissante dans les services avec 111.885 chômeurs immigrés dont 4,8% de Marocains, suivis par la construction avec 43.571 chômeurs étrangers, soit une augmentation de 57,5% par rapport à 2006.
L’industrie subit aussi cette hausse du chômage mais se trouve moins touchée comparée à l’agriculture qui compte 9.078 chômeurs, dont 22,7% de Marocains enregistrés au ministère de l’Emploi. Les chiffres de la sécurité sociale permettent d’avoir une vision globale du chômage de cette catégorie de population dans les différents domaines d’activité, grâce au type de cotisation choisi par l’immigré. En effet, l’emploi des étrangers hors Union européenne est plus important dans l’agriculture et l’hôtellerie de manière générale et, par conséquent, les cotisations sont plus importantes. Cependant, les «autonomes» cotisent beaucoup moins, tout simplement parce que ce champ d’activité permet plus facilement de travailler «au black». Les Marocains sont très peu nombreux à faire partie de cette catégorie, contrairement aux Chinois.
La Catalogne, la région de Madrid et l’Andalousie sont les régions les plus concernées par le phénomène. Logique lorsque l’on sait que la majorité des travailleurs y vivent et y travaillent (cf. notre édition du 19 octobre 2007 www.leconomiste.com).
Le taux de chômage est en hausse pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le nombre de travailleurs immigrés ne cesse d’augmenter et beaucoup de secteurs ne peuvent absorber toute cette population additionnelle. Cette saturation du marché du travail espagnol s’est beaucoup fait ressentir en novembre dernier. Même s’il est vrai que beaucoup de Marocains ne trouvent pas d’emploi pour des raisons propres à l’évolution de l’économie espagnole, il subsiste néanmoins une discrimination à l’embauche. D’ailleurs, le compte rendu officiel du ministère le mentionne. Il arrive parfois que les employeurs prétextent cette saturation pour ne pas employer d’étrangers, souvent extracommunautaires. Les Marocains, et plus particulièrement les femmes marocaines, souffrent de cette situation. Pour 149.800 femmes actives, 48.600 sont sans travail et à la recherche d’emploi.
Malgré ces chiffres alarmants, l’évolution des travailleurs étrangers dans la péninsule ibérique a été plutôt positive selon le ministère de l’Emploi, même si, autre point, elle ne concerne que les secteurs où beaucoup d’Espagnols refusent de travailler et où la demande de main d’œuvre est importante. L’industrie, le commerce, la construction ou encore l’hôtellerie en font partie. Suite à la campagne de régularisation massive des sans-papiers décrétée par Zapatero, les emplois domestiques ont été régularisés et ont permis l’embauche de beaucoup d’étrangers. Cette croissance a été maintenue jusqu’à cette année. En 2005, ils étaient 76.148 employés de maison contre 250.022 en 2006. En 2007, ils ne représentaient plus que 183.174 personnes. Beaucoup d’étrangers, et particulièrement les femmes étrangères, ont effectivement profité de cette campagne de régularisation afin de pouvoir travailler dans d’autres domaines comme l’hôtellerie ou les services. Une «méthode» souvent adoptée par les immigrés et les Marocains d’Espagne pour trouver un travail meilleur. Une tentative plutôt difficile pour ces ressortissants dans un pays qui pratique beaucoup la discrimination.
La préoccupation majeure des Espagnols
Le chômage des immigrés et plus particulièrement des immigrés marocains n’enchante pas les Espagnols, surtout quand les chiffres sont en hausse! Accusés de «voler le pain des Espagnols» lorsqu’ils travaillent ou de «profiter du système» lorsqu’ils ne travaillent pas, les Marocains jouissent d’une très mauvaise réputation. D’après une enquête réalisée auprès du Congrès espagnol, avec, à l’appui, près de 3.000 questionnaires remplis par des Espagnols sur tout le pays, le chômage est leur préoccupation principale avec l’immigration, loin devant le terrorisme. Depuis le mois de septembre, date de la dernière enquête de ce type, où le chômage était également le sujet principal, le score du sondage a augmenté de 2,5 points concernant cette question.
Vanessa Pellegrin
Source: L'economiste
Population: 300.000 habitants de plus par an
La population du Maroc passera de 30 millions d’habitants (dernier recensement 2004) à 38 voire 41,9 millions en 2030, soit une croissance additionnelle de 300.000 habitants par an. A ce rythme et avec l’inversion annoncée de la pyramide des âges par les démographes, impliquant une poursuite de la forte pression sur le marché de l’emploi, la population en âge de travailler, les 18-59 ans, verra ses effectifs passer de 16,7 à 22,6 millions en 2030.Toutefois, le Haut commissariat au plan (HCP), qui vient de publier une étude intitulée «Prospective Maroc 2030: Quelle démographie?», note que «le Maroc pourrait bénéficier d’une aubaine de sa transition démographique due à la baisse de la part des jeunes dans sa population». De fait, en conséquence de l’amélioration des conditions de vie, et, partant, du niveau de «l’espérance de vie qui passera de près de 72 ans actuellement, à 77 en 2030». Pendant ce temps, l’effectif des jeunes de 0 à 15 ans, passerait de 8 millions en 2005, à 7 millions, «et leur poids démographique diminuerait de 30 à environ 21% », selon la projection du HCP. Il n’empêche que ces tendances positives relevées par les projections démographiques des services de Ahmed Lahlimi Alami, cachent mal les retards accusés dans les solutions à la survie de l’enfant et de la mère. Sur ce volet, les experts du HCP parlent de conditions précaires de cette frange de la population marocaine en rapport avec les pays de niveau de développement comparable. Le taux de mortalité maternelle s’est presque maintenu entre 1994 et 2003 à près de 227 décès pour 100.000 naissances. La mortalité infantile, avant le premier anniversaire, serait de l’ordre de 48 pour 1.000 contre 21 en Tunisie et 37 en Algérie. Le trio de tête mondial est emmené par l’Islande (2), le Japon (3) et la France (4 pour 1.000). De l’avis des experts, ce gap se résorberait à la faveur de la baisse de la fécondité, qui est passée du niveau exceptionnel de 7 enfants par femme au début des années 70, à 2,5 actuellement. La tendance baissière est telle qu’on tend vers un équilibre entre le monde rural et urbain. L’indice de fécondité est de 2,1 enfants en ville contre 3,1 en campagne. De plus, les experts considèrent, dans leurs projections, des phénomènes socio-culturels nouveaux, notamment le retardement de l’âge du mariage et le recours de plus en plus fréquent à la contraception. La nuptialité a amorcé une mutation de plus en plus nette. Les adolescentes de 15 à 19 ans déjà mariées dans les années 60, étaient 6 sur 10 pour passer à 1 sur 10 à la fin des années 80. La proportion de célibataires chez les femmes de 20-24 ans qui était de 6% en 1960 est montée à 60% en 1997. Au sein de cette classe d’âge citadine, cette proportion atteint les 2/3.
Entre 8 et 11 millions d’habitants de plus
Le constat des experts du HCP est net: «L’essentiel de l’accroissement de la population appartient au passé». L’effectif au point de départ des projections, en 2004, est estimé à 30 millions. Selon les scénario, qui apparaît le plus plausible au HCP et qui reflète le passage progressif à une fécondité inférieure au seuil de remplacement des générations -moins de 2 enfants par femme-, la population ne devrait augmenter que de 8 à 11 millions de personnes. Dans le cas d’une fécondité restée à l’équilibre (2,1 enfants par femme), la projection du HCP situe la population du Maroc à 41,9 millions en 2030.
Bachir Thiam
Source: L'Economiste
Comment vivent les migrants subsahariens au Maroc
De par sa situation géographique, le Maroc est un passage pour les candidats à l’émigration clandestine vers le continent européen. La majeure partie de ces contingents arrive des pays de la zone subsaharienne.Avec le durcissement ces dernières années des mesures de contrôle au niveau des zones frontalières du sud de l’Europe, la durée de séjour de ces émigrants dans le Royaume s’allonge. La « halte » dure en moyenne entre 3 à 12 ans. Ces données ont été révélées, vendredi dernier, lors de la présentation des résultats de l’enquête réalisée par l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (AMERM) sur les flux migratoires subsahariens. Ce travail de terrain, réalisé durant la période mars-avril 2007, a ciblé un échantillon de 1.000 migrants subsahariens répartis dans les villes de Casablanca, Tanger, Oujda, Rabat et Laâyoune. La capitale économique abrite plus de 85% de cette population. Par pays, les ressortissants du Nigéria viennent en tête (15,7%). Suivent les Maliens (13,1%) et les Sénégalais (12,8%). Selon la structure par sexe, on constate une prédominance des hommes avec une part de 79,7%. La majorité des migrants est arrivée au Maroc par voie terrestre (86,8%) et plus particulièrement à travers la frontière algérienne par laquelle pénètrent plus de 73% des arrivants. Seulement 14,3% sont arrivés directement au Maroc à partir de leur pays d’origine. Les autres ont traversé entre un à six pays avant d’atteindre le Royaume.
Sur le plan d’instruction, plus des deux tiers des migrants sont lettrés. Ainsi 32, 4% ont effectué le cycle secondaire et plus de la moitié ont fait des études supérieures. Pour les motivations de leur émigration on trouve en premier lieu la pauvreté, les conflits militaires et le manque de perspectives dans leur pays d’origine. Pour Mohamed Khachani, président de l’AMERM, l’émigration est devenue un véritable projet économique mobilisant tous les membres de la famille. Celle-ci d’ailleurs participe à hauteur de 70 % dans les frais de voyage. Selon l’enquête, le coût moyen du périple vers l’Europe varie entre 11.000 et 22.000 DH. Parfois, le voyage peut atteindre 30.000 DH.
Souvent, ces Subsahariens ne parviennent pas à traverser le détroit de Gibraltar. Aussi, restent-ils au Maroc dans l’espoir d’une bonne occasion. Ainsi plus de 76 % vivent sur le sol marocain en situation irrégulière. Si quelques uns (2,3 %) ont une activité régulière, la plupart vivent de mendicité. Enfin, plus de 27 % d’entre eux avouent souffrir du rejet de la société marocaine.
Jet4you lance la vente de ses billets printemps/été 2008
Jet4you, 1ère compagnie à bas prix privée marocaine, lance le 19 Décembre 2007 à 16h00 la vente de ses billets pour la période s’étalant du 30 Mars au 25 Octobre 2008.Ces vols seront commercialisés à travers:
- le site Internet de la compagnie (www.jet4you.com) ;
- son centre d’appels au 082 044 044
- son réseau d’agences partenaires.
Jet4you, propose des vols pour l’Europe au départ de Casablanca, Fès, Marrakech et Agadir à partir de 480 Dh TTC Aller Simple toutes taxes et tous frais compris et ce tout au long de l’année.
Pour la saison Printemps-Eté 2008, Jet4you renforce ses dessertes, à savoir:
- Casablanca - Paris Orly, avec 11 vols hebdomadaires,
- Casablanca - Milan, avec 7 vols hebdomadaires,
- Casablanca - Lyon, avec 6 vols hebdomadaires,
- Casablanca - Marseille, avec 5 vols hebdomadaires,
- Marrakech - Paris, avec 7 vols hebdomadaires
- Fès - Paris, avec 3 vols hebdomadaires,
- Agadir - Paris, avec 3 vols hebdomadaires.
Le succès rencontré est tel, que les fréquences de vols ont été augmentées sur la majorité des lignes Jet4you, renforçant ainsi notre position de 1ere compagnie low-cost opérant sur l’aéroport de Casablanca Mohamed V.
Un avocat marocain élu membre du comité exécutif du Barreau pénal international
Maître Mohamed Belmahi de l'ordre des avocats de Meknès a été élu membre du comité exécutif du Barreau pénal international (BPI), à l'issue de l'assemblée générale de cet organisme, réunie le week-end dernier à New York.Le BPI a tenu son assemblée en marge de la réunion, au siège des Nations Unies, des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).
Au cours de cette assemblée, les quelque 300 membres du BPI ont, notamment, renouvelé leur Conseil composé de 42 personnes, lequel a élu, à son tour, un nouveau comité exécutif comptant sept membres, dont M. Belmahi, seul représentant du monde arabe et islamique, au poste de secrétaire.
Outre l'avocat marocain, le Conseil du BPI, qui regroupe des représentants de tous les continents ainsi que des ONG s'intéressant aux droits de l'Homme, a élu le belge, Pascal Vanderveeren au poste de Président, le canadien Steve Kelliher, vice-président, le français Vincent Asselineau, 2ème Vice président, le mexicain Luis Rivoro, trésorier, et le japonais Yasushi Higashizawa et le congolais John Kalala Kabamba comme assesseurs.
Basé à La Haye aux Pays Bas, le BPI a été créé en juin 2002. Il a tenu sa première assemblée générale à Berlin en mars 2003.
Le BPI se propose de regrouper la communauté juridique internationale y compris des membres individuels, des barreaux et associations de juristes ainsi que des associations indépendantes d'avocats et des ONG oeuvrant dans le domaine de la justice internationale en provenance de tous les continents et de tous les systèmes de droit pour soutenir la CPI et le système de justice pénale international.
Merci beaucoup casablankaize pour les infos
Le groupe Addoha achète 50% de Fadesa Maroc pour 1,3 milliard de dirhams
Addoha vient d’acquérir 50 % de Fadesa Maroc en misant une somme de 1,3MMDH. Cette transaction est le début d’une stratégie de développement d’Addoha à l’étranger.Le groupe d’Anas Sefrioui n’y va plus de main morte. Il passe à la vitesse V en décidant d’exporter le label « Addoha ». Ainsi, le géant de la promotion immobilière au Maroc s’est offert 50% des parts dans la filiale marocaine du groupe espagnol Fadesa. Les 50% de Fadesa ont coûté la bagatelle de 1,3 milliard de dirhams à Addoha. Ainsi, le contrat relatif à cette acquisition a été signé en fin de semaine dernière à Madrid par le top-management des deux groupes concernés.
L’explication à cette transaction trouve sa réponse dans ses objectifs. «Le but pour Addoha est de s’adosser au réseau de commercialisation de la Fadesa», indique une source proche du dossier. Et d’ajouter qu’«aujourd’hui, Addoha a conquis le Maroc en partant de Casablanca à ses débuts. La deuxième étape, c’est de s’ouvrir à l’internationale». De fait, pour le groupe de la famille Sefrioui ce serait un premier pas à l’étranger. Dans ce dessein, Addoha a choisi de s’allier à un partenaire, d’origine étrangère, qui a déjà tissé sa toile de développement outre-mer et notamment au Maroc.
Et l’enjeu est de taille. Puisqu’en s’offrant la moitié des parts dans Fadesa Maroc, «le groupe Addoha a ainsi gagné l’équivalent de quatre années de développement», nous explique-t-on. Certains bruits de couloirs mettent en avant le fait que l’attrait majeur pour la Fadesa dans cette transaction serait d’y puiser de la liquidité. Ce qui est «tout à fait normal. Tous les opérateurs ont besoin de liquidité. C’est justifiable lorsqu’on voit l’allure et les besoins de développement de tous les mégaprojets», indique un analyste expert en matière de promotion immobilière.
Il est utile de rappeler le partenariat signé par les deux groupes, le 4 juillet dernier. Addoha et Fadesa avaient annoncé la naissance d’un «Consortium immobilier et touristique Addoha-Fadesa». À ce moment-là , Adohha avait expliquée qu’ «avec Fadesa, nous ne ferons pas du logement économique. Nous voulons que ce rapprochement entre ces deux opérateurs soit complémentaire. Fadesa a une force de vente au niveau international. Elle dispose des bureaux de commercialisation dans plusieurs capitales mondiales». Ainsi, le capital de ce consortium a été réparti à parts égales par ces deux actionnaires qui disposent d’ores et déjà d’une assiette foncière importante à Marrakech et au nord du Maroc. Cette société a démarré avec un patrimoine foncier de 800 ha. Dans cette assiette, chaque groupe a apporté 400 ha. À savoir que cette superficie de 400 ha apportée par Addoha n’est pas incluse dans le business plan de 2008-2010.
Ce qui était déjà , il faut le dire, un préambule à cette transaction récente, car depuis, «quoique les tractations aient un peu tardé, l’idée a germé depuis que la création du Consortium Addoha-Fadesa a été annoncée», indique-t-on. Actuellement, les groupes Addoha et Fadesa, dans le cadre de leur partenariat, ont déjà plusieurs projets haut de gamme dans le pipe. Il s’agit soit de projets en cours soit à lancer prochainement. Citons «Atlas Golf Resort» et «Bahia Golf Resort» à Marrakech développant une surface plancher de plus de 1 million de m2 couverts, «Bouskoura Golf City» de 550.000 m2 couverts, «Smir» et «Laguna Smir » à proximité de Kabila de 400.000 m2 couverts.
Rappelons également que le bulletin de la cote, relatif à la journée du 7 décembre, soulignait que «suite à la demande du Conseil déontologique des valeurs mobilières, la cotation de la valeur Douja Promotion groupe Addoha est suspendue,à compter du jeudi 6 décembre, dans l’attente de publication d’informations importantes concernant ladite valeur».
Meriem Allam
Source: Aujourd'hui Le Maroc
Environ 60 millions de dollars pour les bourses universitaires au Maroc en 2008
Le gouvernement marocain va allouer plus de 428 millions de dirhams (environ 60 millions de dollars) pour les bourses universitaires au titre de l’année 2008, a appris APA jeudi à Rabat de source officielle.
Selon le ministère marocain de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, 420 millions de dirhams sont consacrées aux bourses d’étude au Maroc et 7 millions de dirhams pour les bourses à l’étranger.
Plus de 102.000 étudiants bénéficient de ces bourses dont plus de 44.000 nouveaux inscrits.
Le ministère envisage par ailleurs de revoir à la hausse la valeur de la bourse qui varie entre 200 et 600 dirhams le mois.
Près de 300.000 étudiants sont inscrits dans les universités, les écoles d’enseignement supérieur et écoles techniques du Royaume chérifien dont 90.000 nouveaux bacheliers.
Selon les chiffres disponibles à Rabat, plus de 22.000 étudiants marocains sont inscrits dans les écoles d’enseignement supérieur privé
Source: APA News
Les chiffres détaillés de la sécurité au Maroc en 2007-2008
Lors du débat en commission du budget du ministère de l’Intérieur, le responsable de ce département, Chakib Benmoussa (la photo), a indiqué que les effectifs de la sécurité seront renforcés par la création de 5.400 postes budgétaires en 2008. Le ministre a souligné que l’objectif est de porter ce chiffre à 7.000 postes.Benmoussa a également avancé que cette année a connu la création de 224 unités de police de proximité, ainsi que 18 structures régionales ou locales en milieu urbain pour accompagner l’évolution du découpage administratif du Maroc.
Concernant les ressources humaines, le ministre de l’Intérieur a évoqué les grandes lignes d’une nouvelle approche aux niveaux central et local. Exemple : le déploiement à Casablanca de 3.000 éléments de la BLIR (Brigade légère d’intervention rapide).
Selon le ministre, les résultats de la stratégie mise en place se font sentir. Pour les neufs premiers mois de l’année en cours, les services de sécurité ont enregistré 240.000 affaires criminelles en milieu urbain, dont 87% ont été traitées avec succès. Un total de 246.000 personnes ont été déférées devant la justice lors des mêmes neufs premiers mois de 2007.
En milieu rural, le nombre d’affaires criminelles s’est chiffré, à fin juin dernier, à 48.913, dont 90% (44.533) ont été traitées avec succès.
Pour ce qui est de la lutte contre l’émigration clandestine et le trafic de drogue, le ministre a indiqué qu’au cours de 2007, les services de sécurité ont mis en échec 12.440 tentatives d’émigration clandestines et démantelé 304 réseaux de trafic d’êtres humains.
Lors de la même période, le nombre d’émigrés illégaux qui arrivent en Espagne depuis le Maroc, a baissé de 32% par rapport à 2006 et de 91% par rapport à 2005. Pour ce qui est de la lutte contre les cultures de cannabis, Benmoussa a évoqué notamment le programme « Larache, province sans cannabis ». Il a rappelé que les superficies cultivées en cannabis ont été réduites de 46% ces dernières années.
Signalons que les crédits alloués au ministère de l’Intérieur au titre du projet de Loi de finances 2008 sont de l’ordre de plus de 13 milliards de dirhams, dont plus de 10 milliards iront aux dépenses de fonctionnement.
Hassan Laghcha
Source: Le Reporter
Autoroutes du Maroc passe à la vitesse supérieure
La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) projette d'investir plus de 6,684 millions de dirhams hors taxes en 2008, montant s'inscrivant en progression de 1% par rapport aux prévisions de réalisation à fin 2007, indique le ministère de l'Equipement et Transport.Sur ce total inscrit dans le projet de budget de la Société, près de 95% sont consacrés aux investissements sur autoroutes neuves et 3% aux investissements sur autoroutes en service, indique un communiqué du ministère, rendu public à l'issue du Conseil d'administration d'ADM, présidé, mercredi à Rabat, par le ministre de l'Equipement et du Transport, Karim Ghellab.
Les autoroutes neuves se poursuivront vers le Nord (finalisation des travaux sur les sections d'autoroutes Tétouan-M'diq et RN2 - Oued Rmel avec le dédoublement de RN16), vers l'Est (autoroute Fès-Oujda) et vers le Sud (autoroute Marrakech-Agadir).
Il est prévu également le démarrage en fin 2008 des travaux de l'élargissement à trois voies de l'autoroute Rabat-Casablanca, ajoute le communiqué.
Les dépenses de fonctionnement s'élèveraient à 1.137 millions de DH en 2008, dont 52% sont prévus pour couvrir les frais financiers. Le chiffre d'affaires escompté pour la même année est de l'ordre de 1.154 millions de DH, en hausse de 13% par rapport à celui prévu à fin 2007. L'excédent brut d'exploitation devrait rester positif en 2008 (605 millions de DH), en diminution de 20% par rapport aux prévisions de réalisation de 2007.
En termes d'activités, les évènements majeurs des neufs premiers mois de l'année 2007 ont été le lancement par S.M. le Roi Mohammed VI des travaux de l'autoroute Fès-Oujda (le 16 janvier dernier), la mise en service de l'autoroute Settat-Marrakech (16 avril), ainsi que la mise en service des tronçons Tanger-RN2 et Tétouan-M'diq (28 juillet dernier).
Par ailleurs, l'ensemble des sections en cours de travaux, ayant totalisé 558 km à fin septembre dernier, ont concerné les autoroutes M'diq-Fnideq dont l'état d'avancement à cette période est estimé à 58%, Tanger-Oued R'mel (entre 74 et 99%), Marrakech-Agadir (49%). Les premières sections de l'autoroute Fès-Oujda ont également été adjugées et certaines d'entre elles sont à un état d'avancement de 2%.
Les usagers empruntant le réseau autoroutier ont parcouru 8,95 millions de km ces neuf derniers mois de 2007, soit une hausse de 34,5% du trafic par rapport à la même période de l'année précédente.
Cette circulation a généré une recette de 796 millions de DH, en augmentation de 28,6% par rapport à la même période de 2006, la disparité entre l'évolution du trafic et des recettes étant due à la mise en service de nouvelles sections autoroutières.
Les évolutions les plus remarquables ont été constatées au niveau de l'autoroute de contournement de Casablanca et de celle reliant Casablanca à El Jadida notamment à la suite de la mise en service du tronçon Tnine Chtouka-El Jadida en novembre 2006.
Dans cette même période, la sécurité de la circulation sur le réseau autoroutier en service s'est améliorée à l'exception du nombre croissant de tués, composés essentiellement de piétons. Ainsi quelque 547 accidents corporels, dont 72 mortels, ont été enregistrés sur le réseau en service, faisant 366 blessés graves et 86 morts.
En matière d'aménagement sur les autoroutes en service, cinq passerelles en béton armé ont été réalisées sur les axes Rabat-Kénitra, Rabat-Tanger et Rabat-Fès en plus d'une passerelle métallique reliant les deux aires de service de l'autoroute Casablanca-Rabat.
L'ADM a, également, entamé les travaux de complément de l'échangeur de Tit-Mellil et a poursuivi son programme de plantation du Terre-Plein Central au niveau des sections autoroutières Tnine Chtouka-El Jadida et PK40-PK80 de l'autoroute Rabat-Tanger.
L'activité d'ADM du premier semestre de l'année 2007, l'arrêté de la situation semestrielle au 30 juin dernier pour des fins de publications légales ainsi que la ratification d'une augmentation du capital de 950 millions de dirhams, prévue dans le cadre des projets autoroutiers Marrakech-Agadir et Fès-Oujda, étaient également à l'ordre du jour d'une précédente réunion du Conseil tenue le 26 septembre dernier.
Source: MAP
Une enquête fait le point sur les pratiques religieuses au Maroc
Une enquête fait le point sur les pratiques religieuses au Maroc
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Une nouvelle enquête sur la société marocaine offre un premier regard scientifique sur les valeurs et les pratiques religieuses dans le pays. Si les jeunes Marocains sont moins enclins à la chose religieuse que leurs aînés, ils sont également plus prompts à adopter des idées radicales.
Les résultats détaillés d'une étude réalisée l'an dernier par le magazine Prologue et la fondation Friedrich Ebert, et rendus publics le 7 décembre, donnent un regard sans précédent sur les attitudes des Marocains à l'égard des valeurs et des pratiques religieuses.
Sur la base d'entretiens avec plus de mille Marocains, les sociologues montrent que le rôle de la religion dans les activités sociales est en diminution. La seule exception notoire est le mois du Ramadan, lorsque toute la vie tourne autour de la tradition religieuse.
"Les résultats obtenus confirment, à notre étonnement, ce qui est connu par ailleurs : les jeunes sont moins pratiquants que les vieux", explique le sociologue Mohamed El Ayadi, l'un des auteurs de cette étude, en compagnie du politologue Mohamed Tozy et du sociologue Hassan Rachik.
Lors de cette étude, 28,9 pour cent des personnes interrogées ont affirmé que la religion devait guider la vie personnelle, tandis que 44,8 pour cent restent indécis. Concernant la relation entre religion et politique, les résultats sont globalement similaires : 24,9 pour cent considèrent que la religion devient dangereuse lorsqu'elle se mêle de politique, et 26,1 pour cent sont d'un avis contraire.
Malgré un recul général du rôle de la religion dans les activités quotidiennes, une proportion significative de Marocains sont favorables à l'Islam politique et aux mouvement du djihad. En fait, cette étude montre que 17,6 pour cent de la population répond "oui" à la question : "Etes-vous d’accord ou non avec les mouvements djihadistes ?"
L'étude montre que plus les personnes interrogées sont jeunes, plus elles affirment comprendre ces mouvements. "Ainsi, relève l’enquête, 21,8 pour cent sont d’accord avec les mouvements jihadistes parmi les jeunes âgés entre 18 et 24 ans, contre 9,7 pour cent des 60 ans et plus", explique Mohamed Sghir Janjar, directeur du magazine Prologue.
Selon M. Janjar, l'idée de mener cette enquête a vu le jour après les attentats terroristes de Casablanca, le 16 mai 2003. "Après ces événements, nous étions secoués par ce qui s’était passé dans notre pays", explique-t-il.
"Il y avait deux façons de traiter cette question. Soit réagir immédiatement, tenir un discours sur la religiosité, ou choisir, comme cela se fait dans d’autres pays, ce que l’on appelle le temps long de la recherche, de la réflexion et de la production de la connaissance."
Et M. Janjar de poursuivre: "A défaut d’une connaissance empirique de la société marocaine, on était envahi par les impressions, les opinions, les polémiques." Avant cette étude, dit-il, "personne n’avait une information réelle et scientifique construite sur ce qui se passe réellement dans notre société".
Il espère que des études similaires seront conduites dans d'autres pays arabes ; si une telle étude était menée en Algérie, par exemple, elle pourrait révéler de nouveaux motifs aux attentats terroristes qui s'y produisent.
Au total, affirme-t-il, cette étude révèle "une sorte de sécularisation" ou de "redéploiement du religieux qui est vécu autrement pour aller avec la modernité".
"Jusqu’à présent, il y avait plus de questions que de réponses, plus de suppositions que de faits réels", ajoute Hajo Lanz, de la fondation Friedrich Ebert.
"Maintenant, grâce à cette première enquête, nous avons la possibilité de mieux comprendre et de mieux suivre les autres enquêtes et analyses, afin d’approfondir les différents aspects des résultats de cette enquête sur les pratiques religieuses."
Washington compte vendre 24 chasseurs F-16 au Maroc
Le gouvernement américain a informé le Congrès de son intention de vendre au Maroc 24 chasseurs F-16C/D munis d'un équipement sophistiqué pour un prix qui pourrait atteindre 2,4 milliards de dollars. La transaction confirmerait l'échec de Dassault Aviation sur ce dossier, qui avait longtemps espéré vendre son Rafale au Maroc.
Le gouvernement américain a informé le Congrès de son intention de vendre au Maroc 24 chasseurs F-16C/D munis d'un équipement sophistiqué pour un prix qui pourrait atteindre 2,4 milliards de dollars.
La transaction confirmerait l'échec de Dassault Aviation sur ce dossier, qui avait longtemps espéré vendre son Rafale au Maroc.
Cette vente, explique l'Agence de coopération pour la défense et la sécurité (DSCA), qui dépend du Pentagone, dans un document daté de mardi, renforcerait les capacités du Maroc à aider les Etats-Unis dans leur guerre décrétée contre le terrorisme et à se défendre lui-même.
La notification au Congrès sur un projet de vente d'armes est requise par la loi américaine, mais ne signifie pas que la vente est conclue. Les élus du Capitole peuvent bloquer une vente, ce qui n'est que rarement survenu.
Le Pentagone compte vendre au Maroc le modèle Block 50/52, le plus moderne F-16 utilisé par les forces américaines. Seuls les Emirats arabes unis possèdent un modèle plus sophistiqué, le Block 60.
L'appareil, construit par Lockheed Martin, serait muni de systèmes de navigation par satellite, d'équipement de combat électronique, de nacelles de visée et de casques à affichage intégré.
Le contrat vaudrait 2,4 milliards de dollars avec toutes les options, a précisé le département américain de la Défense.
Le Rafale n'a pour l'heure jamais décroché de contrat à l'export. L'Elysée a déclaré jeudi dernier que des négociations étaient en cours pour la vente de 14 Rafale à la Libye.
Ksar El Kébir : Arrestation de huit personnes dans l'affaire du prétendu mariage homosexuel
Le ministère public a procédé à l'arrestation de 8 personnes dans le cadre de l'affaire du prétendu «mariage homosexuel» à Ksar El Kébir.
La pression exercée par la rue a fini par pousser le procureur du Roi près le tribunal de première instance de la ville de Ksar El Kébir à procéder à l'arrestation de certaines personnes ayant participé à une fête dite de «mariage homosexuel».
Selon un communiqué rendu public par le représentant du ministère public à Ksar El Kébir, il a été «décidé de déférer devant la justice des personnes présumées impliquées dans des actes contraires à la loi lors d'une fête, organisée dans la soirée du 19 novembre courant dans la ville, et à laquelle ont pris part un groupe de personnes dont certaines ont été présentées comme des perverties sexuelles». Le texte du procureur du Roi, il faut le signaler, montre une certaine prudence en ce qui concerne l'accusation de la pratique de la «perversion sexuelle».
Mais cela n'empêche pas le fait que huit personnes ont été arrêtées et seraient poursuivies pour avoir commis «des actes contraires à la loi». Une accusation que le communiqué lui-même invalide lorsqu'il cite les premiers éléments révélés par l'enquête diligentée par la police judiciaire. «Le procureur du Roi, après avoir pris connaissance de l'organisation de ladite fête, a ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête et des investigations approfondies à ce sujet, de faire la lumière sur cette affaire et de procéder à la saisie de tout ce qui est de nature à révéler la nature de cette fête et à l'arrestation de tous ceux dont l'implication dans des actes contraires à la loi est avérée en vue de leur présentation au parquet», indique le communiqué.
Cette enquête a révélé, selon le parquet, qu'il s'agissait d'une «soirée gnanoua» avec ses rituels connus, organisée, les 18 et 19 novembre, par un individu ayant des antécédents judiciaires. Certains invités étaient certes habillées en femme, mais l'organisateur de la fête a précisé dans ses déclarations aux enquêteurs qu'il voulait juste «réaliser une vision» dans laquelle «une femme leur aurait demandé de s'habiller comme elle et d'offrir un présent au saint Sayed Al Madloum». Un acte qui ne peut nullement être considéré comme un délit si l'on applique le principe universel et fondamental du droit, à savoir que les juges ne peuvent retenir l'existence d'une infraction ni prononcer une peine sans s'appuyer sur une loi (Nullum crimen, nulla poena sine lege).
Et le code pénal marocain est clair sur cette question : seul l'acte homosexuel est pénalisé. «Est puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende allant de 120 à 1.000 DH, à moins que le fait ne constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe», stipule l'article 489 du CPU. Et jusqu’à preuve du contraire, organiser une fête privée n’est pas constitutif d’un délit ou d’un outrage aux bonnes mœurs.
Le Plus Grand Buffet Des Plats Du Monde A Rabat
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La ville de Rabat organisera en avril 2008 le « Plus Grand Buffet des Plats du Monde ». Une première mondiale.
Placé sous le thème « Ensemble pour rapprocher nos peuples à travers nos cultures », cet événement « se veut être une rencontre internationale d’environ une quarantaine de pays pour partager non seulement la gastronomie mais également les arts et la culture », explique M. Abdelrhni Bensaid, président du comité d’organisation et Directeur de l’événement, dans une interview accordée au quotidien l’Opinion.
Se présentant comme une réponse à la thèse du « Choc des Civilisations », l’événement tente de rapprocher les peuples à travers leurs arts et leurs cultures en mariant judicieusement l’art culinaire, la décoration, la logistique et les activités connexes telles que : la musique, les expositions et autres.
Célébré sur un stade, ce buffet géant de 300m de long étalera toutes les cuisines du monde, un chapiteau de 500m² qui abritera les chefs d'oeuvres des 45 artistes venus de tous les horizons. En arrière plan, une scène flanquée de part et d’autre de deux écrans géants pour accueillir les folklores du monde.
Huit mille visiteurs sont attendus pour découvrir et déguster la gastronomie des uns et des autres, cet espace permettra également aux visiteurs de découvrir la culture de l’autre à travers les arts plastiques (peintures, sculptures) et les arts traditionnels. Par ailleurs, la note festive de cet évènement sera donnée par une scène dédiée aux arts musicaux et les danses folkloriques.
Ainsi, les organisateurs visent à décrocher le « Guinness-Record » avec ce géant buffet, le plus grand au monde, et offrir au Maroc un rayonnement à l’international.
Visitez le site : www.grandbuffetdesplatsdumonde.com
Les routes rurales améliorant la productivité agricole
Le Maroc a récemment pu relancer son programme d'amélioration des routes rurales après avoir signé un emprunt pour la somme de 450 millions de dirhams (59 millions de dollars) avec le Fonds Koweïtien pour le Développement Economique Arabe (KFAED). Cet accord va permettre de financer la réhabilitation d'environ 500 km de routes.
« La construction de ces routes va permettre l'amélioration du système de distribution pour les produits agricoles et va nous aider à créer de nouvelles zones économiques, ceci découlant directement de la vision générale du gouvernement qui est de développer les zones rurales en facilitant la création.
d'emplois », a déclaré le Ministre de l'Economie et des Finances Salaheddine Mezouar à une agence de presse marocaine.
D'après le Ministre de l'Equipement et des Transports Karim Ghellab, ce projet va définitivement améliorer la situation socio-économique de 100 000 Marocains vivant en zone rurale.
Actuellement, le KFAED administre au total 33 prêts pour des projets de développement au Maroc, ce qui équivaut à un montant de 336 millions de dinars koweïtien (1,2 milliards de dollars). L'accord avec KFAED arrive juste après que le gouvernement marocain a signé un contrat similaire avec la Banque africaine de développement pour la somme de 45 millions d'euros (66 milliards de dollars) afin de financer 690 km de routes de campagne.
Sous les auspices du programme national pour l'aménagement des routes rurales lancé en 2005, le gouvernement marocain espère goudronner et améliorer un total de 15 500 km de routes d'ici à l'année 2012. Ceci comprend une amélioration de l'accès à des routes goudronnées pour 80% de la population rurale, au lieu de 54% en 2005. On estime qu'en tout, une somme de 10 milliards de dirhams (1,3 milliards de dollars) sera nécessaire pour réaliser les objectifs de ce programme.
Alors que le Maroc a connu environ deux décennies d'urbanisation conséquente, la Banque Mondiale estime que 50% de la population du pays continue à vivre dans les zones rurales. Il est aussi reconnu que la population rurale du Maroc représente environ 70% de la population pauvre du pays.
D'après les études faites par le département de l'évaluation des opérations de la Banque Mondiale, de précédents travaux d'amélioration des routes de campagne au Maroc avaient déjà prouvé leur efficacité en tant que catalyseurs économiques. D'un point de vue strictement pratique, les routes goudronnées ont réduit les problèmes posés par l'inondation des chemins de terre pendant la saison des pluies ; le trafic régulier de véhicules motorisés, du début à la fin de l'année, devient de plus en plus une réalité dans les zones rurales. Ainsi, la baisse des coûts de réparation et d'essence liée aux nouvelles routes, sur lesquelles on ne trouve plus ni débris ni obstruction, ont permis une réduction proportionnelle des prix du fret et du transport de passagers. Il résulte de cela une augmentation générale du trafic routier aussi bien que de la demande de véhicules motorisés.
L'émergence d'un transport à meilleur rapport qualité prix dans les régions rurales marocaines a particulièrement influencé le rendement agricole du pays. Une étude de la Banque Mondiale a montré que les nouvelles routes ont facilité une utilisation plus importante des engrais ainsi que des services logistiques agricoles. Ces nouvelles possibilités ont permis d'améliorer la productivité des terres agricoles ainsi que d'augmenter les volumes produits.
L'évolution de l'environnement des transports ruraux a encouragé les agriculteurs marocains à délaisser leurs cultures céréalières traditionnelles à faible rendement pour développer des vergers, plus lucratifs. La production de fruits et d'autres produits à forte valeur ajoutée n'était auparavant pas possible dans de nombreuses zones rurales puisque le transport était trop long et peu fiable et que le produit pouvait alors s'abîmer durant celui-ci.
Même si l'agriculture a toujours constitué l'une des principales activités économiques des régions intérieures rurales du Maroc, le futur développement du réseau routier rural devrait permettre de réduire les coûts liés au transport et d'améliorer l'accessibilité de ces régions. Ces développements devraient donc contribuer à la croissance économique et la création de nouvelles opportunités d'investissement au Maroc.
Le Maroc et « les 7 régions » !
L'Agence américaine pour le développement international, l'USAID, a mené pendant quelques mois une enquête profonde sur les régions du Maroc les plus compétitives, créatrices de valeurs et d'emplois.
Il s'agit du Souss Massa Drâa ; Meknès Tafilalet ; Chaouia Ouardigha ; Tanger-Tétouan ; Gharb Chrarda Bni Hsein ; Marrakech –Tensift el Haouz, enfin de l'Oriental. Soit sept en tout. On remarquera d'emblée qu'avec quelques autres, les provinces du Sud, Tan-Tan, Guelmim où Sa Majesté le Roi déploie depuis une semaine une intense activité pour le développement, Smara, Laâyoune, Boujdour, Dakhla sont littéralement absentes du répertoire…
Si le champ de l'enquête n'est donc pas aussi exhaustif comme l'on aurait souhaité, l'intérêt des investigations conduites par des experts de l'Agence américaine reste vif. «L'amélioration du climat des affaires», évoquée par la directrice Monica Stein-Olson, relève d'une connotation bien américaine, elle est d'autant plus directe qu'elle semble restrictive : la compétitivité est un critère économique, certes, elle participe d'une vision qui met les entreprises, les opérateurs et les hommes dans une course au gain et aux chiffres d'affaires.
Mais sa portée resterait toutefois limitée voire injustifiée si l'objectif de développement restait absent ou ignoré. La région, depuis sa création il y a quelques années, est perçue et pas seulement dans les textes comme une entité homogène, elle promeut la compétitivité pour le bien-être des hommes et des femmes, elle s'assigne une finalité humaine avec à la clé les investissements nécessaires, les infrastructures, les équipements et une politique de désenclavement. C'est sur ce socle que s'articulera toute compétitivité et que se justifiera le climat des affaires.
Une remarque s'impose d'elle-même : les régions considérées comme compétitives par l'enquête reflètent bien une autre donnée, elles ont bénéficié soit d'un flux d'investissement de la part de l'Etat, soit d'un apport plus que privilégié en termes d'implantations de projets économiques, industriels, touristiques ou autres. Leur compétitivité n'est, de toute évidence, ni l'effet du hasard ni celui d'une baguette magique.
Le Maroc d'aujourd'hui ne saurait être qu'un espace homogène, globalement compétitif parce que la vision royale, extensible et laborieuse, n'exclut aucune partie, nul recoin de ce pays qui – on le voit chaque jour désormais – prend à travers ses régions son envol de manière différente, certes, mais d'un seul tenant. C'est se méprendre, c'est cautionner cette arbitraire dichotomie du «Maroc utile et du Maroc inutile» que d'oublier qu'il n'est de développement, de croissance et «in fine» de compétitivité que globaux. L'émulation entre les régions est une chose, nécessaire et juste, mais la disparité dans un monde globalisé est un handicap majeur à toute évolution sociétale…
Source - Par LE MATIN
Maroc : Construction d'une ville intégrée à Casablanca pour les bidonvillois
Le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa a annoncé, lundi à Casablanca, que conformément aux Hautes orientations royales, il a été décidé de consacrer un lot de terrain dans la commune de Lahraouine pour la construction d'une nouvelle ville intégrée destinée au recasement des bidonvillois des Carrières Centrales de Hay Mohammadi.
Lors d'une réunion à laquelle ont pris part le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'aménagement de l'espace, M. Taoufq Hejira, le wali de la région du Grand Casablanca, M. Mohamed Kabbaj, le gouverneur de la préfecture de Ain Sebaa-Hay Mohammadi, M. Abdelfatah Houmam, le président du conseil de la ville, M. Mohamed Sajid, les élus et les autorités locales, M. Benmoussa a indiqué que cette ville sera dotée de tous les équipements et les infrastructures nécessaires.
Il a relevé que la zone, qui abrite actuellement le bidonville des Carrières centrales, sera transformée en un espace vert et ce, dans le cadre du plan d'aménagement urbain de la ville de Casablanca.
Rappelant les Hautes instructions royales données aux ministres de l'Intérieur et de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'aménagement de l'espace, au wali de la Région du Grand Casablanca, ainsi qu'aux autorités locales et aux élus, pour accorder un grand intérêt à ce projet, le ministre a souligné la nécessité de conjuguer les efforts de l'ensemble des intervenants (responsables, élus et citoyens) pour la réalisation de ce projet dans les plus brefs délais.
Il a de même mis en exergue le rôle important des habitants des Carrières centrales dans la lutte pour le recouvrement de l'indépendance et leur participation à l'épopée de la libération du pays, rappelant à cet égard la visite historique effectuée par Feu SM Mohammed V, après l'indépendance, à ce bidonville où le regretté Souverain avait posé la première pierre pour la construction de la Mosquée Mohammed V.
M. Benmoussa a mis l'accent sur la dynamique que connaît le Maroc dans le domaine de la lutte contre l'habitat insalubre, saluant les efforts entrepris dans ce sens pour atteindre l'objectif de " Villes sans bidonvilles".
Pour sa part, M. Hejira a déclaré que les Carrières centrales restent l'un des plus grands et anciens bidonvilles au Maroc (1914), précisant que ce bidonville qui s'étale sur 30 hectares, abrite 6.000 familles, soit 30.000 habitants.
Il s'est également félicité de cet "ambitieux'' projet qui sera réalisé dans le cadre d'une action collective en concertation avec les différentes parties concernées.
S'exprimant à cette occasion, M. Sajid a qualifié de grande et bonne nouvelle'' l'annonce de la construction de cette ville intégrée pour les bidonvillois des carrières centrales et partant les habitants de la ville de Casablanca, rappelant par là même les différents projets en cours de réalisation dans le cadre de la stratégie mise en place pour la résorption des bidonvilles dans la région.
Il s'est félicité de la volonté royale qui a donné une nouvelle impulsion à cette stratégie, saluant cette louable initiative visant à assurer un logement décent aux habitants des Carrières centrales.
De leur côté, les élus ont fait part de leur satisfaction suite à l'annonce de ce projet et exprimé leur gratitude pour la Haute sollicitude dont SM le Roi Mohammed VI entoure ses fidèles sujets et habitants de ce bidonville.
Dans le cadre de la lutte contre l'habitat insalubre, des programmes de résorption de ce genre d'habitat dans la région du Grand Casablanca ont été mis en place pour un coût global de 8 milliards de DH. La contribution de l'Etat à ce financement est de l'ordre de 3 milliards de DH.
La région du Grand Casablanca compte 480 bidonvilles, soit 36% du nombre total des bidonvilles au Maroc, abritant environ 100.000 ménages (500.000 personnes).
MAP
23 décembre 2007
Jacques Chirac passe Noël au Maroc
L’ancien président français Jacques Chirac et son épouse Bernadette sont arrivés dimanche au Maroc pour y passer les fêtes de Noël.
Après leur arrivée à Agadir, Jacques Chirac et son épouse se sont rendus à Taroudant où ils ont pris l’habitude, ces dernières années, de passer Noël.
23 décembre 2007
Droits de l’Homme : Peine de mort, libertés publiques et droits des pauvres...
A quelques jours du vote prévu le 16 décembre de la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU instaurant un moratoire de la peine de mort, le Parlement marocain soulève le débat sur la position du Maroc. Interpellé par le groupe de l’alliance socialiste à la Chambre des conseillers, le ministre de la Justice, Abdelouahed Radi, a déclaré que le Maroc ne votera pas ce moratoire. « Il y a débat au Maroc entre les abolitionnistes et les partisans du maintien de la peine de mort. Nous nous abstiendrons car nous ne sommes pas encore arrivés à trancher », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « on ne peut pas improviser des positions du jour au lendemain sur ce genre de questions ».
Considéré comme étant un pays « abolitionniste de fait », puisque depuis 1973 il n’a connu que deux exécutions, la dernière date de 1993 ; le Maroc choisit donc d’attendre qu’il y ait un consensus national autour de la question pour réaliser le vœu des associations des droits de l’Homme. « Le Maroc a une ferme volonté de faire en sorte que les tribunaux ne prononcent plus ce genre de verdict qui n’est plus accepté », a affirmé le ministre en précisant que le nombre de Marocains condamnés à cette peine s’élève actuellement à 125 personnes.
Cour pénale internationale : Débat sur la position du Maroc
Le Centre d’étude en droits humains et démocratie a choisi de commémorer la journée mondiale des droits de l’Homme en organisant une journée de réflexion sur « Le Maroc et les nouveaux mécanismes internationaux de droits humains ». La manifestation a connu la participation du président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, Patrick Baudoin.
Il était question de débattre de la ratification par le Maroc du traité de Rome portant statut de la Cour pénale internationale. La perspective de cette ratification qui figure parmi les recommandations de l’Instance Equité et réconciliation (IER), mobilise depuis 2005, les associations qui composent la coalition marocaine pour la Cour Pénale, membre de la coalition internationale des ONG pour la CPI. Cette coalition regroupe actuellement plus de 2000 ONG à travers le monde.
Rappelons à ce propos, l’émotion qu’avait suscitée la déclaration devant le Parlement du ministre des Affaires étrangères du Maroc en décembre 2006 et selon laquelle le Maroc ne ratifiera pas le statut de la Cour pénale internationale qu’il avait signé le 8 septembre 2000. La raison ? La non-conformité avec les dispositions constitutionnelles du Maroc, notamment en ce qui concerne la notion de souveraineté.
Toutefois, le gouvernement marocain a tenu à afficher son intention d’adhérer aux conventions du droit humanitaire international notamment en annonçant la préparation d’un nouveau projet de loi pénale qui traitera notamment des mesures répressives contre les violations du droit humanitaire international et les crimes de guerre.
Libertés publiques : Appel à une charte associative
Une « Charte associative pour le respect de l’éthique associative » et « l’exonération des associations », telles sont les principales revendications de l’Observatoire marocain des libertés publiques (OMPL) qui vient de présenter son premier rapport annuel.
Créé en décembre 2005, ce réseau associatif qui bénéficie du soutien de plusieurs partenaires étrangers dont l’Union Européenne, agit pour le renforcement des capacités des associations marocaines en matière de plaidoyer, d’observation et de la défense des libertés publiques. Il recommande entre autres la modification des textes réglementaires relatifs à la constitution des associations notamment en ce qui concerne les formulaires de déclaration de constitution et la procédure du récépissé de dépôt du dossier. L’OMPL recommande, à ce propos, l’annulation de cette procédure et la mise en œuvre de sanctions en cas d’entraves à la loi. Il plaide également pour la suppression de tous les impôts et taxes auxquels sont assujetties les activités organisées par les associations telles que les frais d’usages des salles publiques. Mais la principale revendication de ce réseau associatif se rapporte à son action pour l’adoption d’une charte pour instaurer une éthique associative. Objectifs : démocratiser les structures internes des associations et promouvoir la solidarité inter associative.
Dans ce sens, l’OMPL s’est doté d’un secrétariat national, d’un conseil national et de comités régionaux.
Habilitation juridique des pauvres au Maroc
Le CCDH (Conseil consultatif des droits de l’Homme) a choisi de célébrer la journée mondiale des droits de l’Homme pour mettre l’accent sur le volet de son programme d’action relatif aux droits économiques et sociaux. Sous le thème : « l’habilitation juridique des pauvres au Maroc », il a co-organisé avec le PNUD (programme des Nations Unies pour le développement) une rencontre pour la présentation des résultats d’études de terrain menées par des experts marocains sur l’accès à la justice et Etat de droit au Maroc, le droit de propriété, le droit de travail et les mécanismes juridiques.
Le programme s’appuie sur une initiative internationale visant la diminution de 50% des indices de pauvreté en perspective de l’an 2015 et ce sur la base de travaux d’experts dans le développement et la mise en oeuvre de réformes concernant notamment l’appropriation légale et l’expansion de l’Etat de droit pour faire régresser la pauvreté.
La réunion à l’occasion de journée mondiale des droits de l’Homme a servi de rencontre préparatoire pour l’organisation d’une conférence nationale prévue pour janvier 2008. L’événement aura pour objectif de formuler justement des recommandations sur l’habilitation juridique des pauvres au Maroc.
Maroc : Terre d’asile
Rabat abritera bientôt un Centre d’assistance juridique aux réfugiés et demandeurs d’asile. L’annonce a été faite par Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH). C’était lors d’un colloque sur « la protection des réfugiés dans les flux migratoires mixtes ».
Le Centre, qui sera mis en place en partenariat avec le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), mettra à la disposition des réfugiés et des demandeurs d’asile un service général d’informations, d’écoute et de conseil, de même qu’il devra leur servir de domiciliation postale.
Selon A. Bouayach, ce Centre aura une double mission, à savoir l’assistance juridique et la sensibilisation à la problématique de l’asile. L’action d’accompagnement, d’orientation et d’information sera prise en charge par des bénévoles et une cellule juridique sera constituée par un réseau d’avocats mobilisables en cas de besoin dans les plus grandes villes du Maroc et les villes frontalières. Evoquant le changement des flux des migrations dans le monde, la présidente de l’OMDH a indiqué que le Maroc devient un pays de résidence et d’accueil au moment où il était un pays de transit, faisant remarquer que les personnes en question sont confrontées à des difficultés par manque de personnalité juridique.
Le Reporter - Hassan Laghcha
24 décembre 2007
25% des Marocains vivent sous le seuil de pauvreté !
Au Maroc, environ 15 % de la population vit actuellement en situation de pauvreté, deux tiers vivant en milieu rural, mais avec des poches de pauvreté tant en milieu urbain que rural. 25 % de plus de la population vit au seuil ou en dessous du seuil de pauvreté ; ceux qui vivent à 50 % au-dessus du seuil de pauvreté étant considérés comme « économiquement vulnérables » aux maladies et invalidités, aux intempéries, ou à la perte d’un emploi.
C’est ce que vient de dévoiler une récente étude de la Banque mondiale intitulée « se soustraire à la pauvreté au Maroc ». Les principales conclusions de cette étude de 119 pages concernent la jeunesse et les femmes.
Ainsi, l’étude souligne l’importance de la diversification économique, y compris la migration, l’importance d’acquérir des biens, notamment un logement, les contributions du capital social au bien-être de la communauté et des ménages, l’impact de la corruption et du clientélisme sur les pauvres, les conséquences économiques et de bien-être des disparités entre les genres, le rôle pivot de l’éducation ainsi que l’importance des filets sociaux. « Le Maroc est une société en transition, d’où les aspirations et frustrations de la jeunesse », précise-t-on.
Les enquêteurs de la Banque mondiale indiquent que les ménages pauvres s’en sortiront vraisemblablement mieux dans des communautés qui comptent un pourcentage relativement plus important de ménages non pauvres. Par ailleurs, les ménages qui perçoivent un revenu régulier d’au moins un membre de la famille sont ceux qui ont la moindre probabilité de régresser. « La migration d’un ou de plusieurs membres de la famille, en particulier à l’étranger, est ressortie comme la principale stratégie des ménages pour se soustraire à la pauvreté et demeurer dans une situation de non pauvreté », souligne-t-on.
Mais, malgré l’importance continue de la migration pour le bien-être des ménages, les jeunes sont plutôt « ambivalents » à ce sujet. Quoique la plupart des jeunes interviewés aient reconnu que la migration offre l’opportunité la plus réaliste de mobilité ascendante, bon nombre d’entre eux ressentent la pression parentale pour migrer et craignent les coûts, les difficultés et les dangers, notamment de la migration illégale, selon le rapport des enquêteurs. On note également que l’accès au capital, par le biais des banques, des associations de microcrédit ou de l’héritage contribue au bien-être et à la mobilité des ménages. Par ailleurs, les enquêteurs de la Banque mondiale montrent du doigt la corruption et le clientélisme dans le secteur public et sur le marché qui « affectent toujours les demandeurs d’emploi et les entrepreneurs ». Ainsi, la Banque mondiale a fixé quatre défis pour le Maroc. De prime abord, il y a la promotion des opportunités économiques en appuyant davantage les entreprises.
En matière de crédit, la Banque recommande aux banques d’envisager des moyens plus flexibles pour déterminer l’éligibilité des requérants qui n’ont pas un emploi salarié mais qui peuvent prouver leur solvabilité. Les équipes de Robert Zoellick lancent un appel au gouvernement pour garantir un environnement plus propice aux petites entreprises : « ceci peut se concrétiser en rendant les procédures d’enregistrement plus simples et plus transparentes et en examinant les éventuels impacts adverses du zonage, des permis ou autres réglementations avant leur application ». Le deuxième défi concerne l’encouragement des envois de fonds de l’étranger dans des activités locales productives. Il y a également le développement d’accès aux services municipaux (infrastructures, filets sociaux, opportunités économiques pour les femmes rurales, éducation, soins de santé…).
Le quatrième défi est relatif à l’intégration de la jeunesse à la vie économique et politique. Pour la Banque mondiale, « la jeunesse peut s’avérer un atout important pour le Maroc, si le gouvernement peut réussir à poursuivre son but déclaré d’adopter des politiques axées sur les jeunes ».
Des filets sociaux
Le manque de filets sociaux formels, sous formes d’assurance et d’assistance sociale et de soins de santé abordables, peut être catastrophique pour les ménages, selon cette étude de la Banque mondiale. Ces filets n’ont aucun recours en cas de maladie et de chômage. Les ménages risquent de devoir vendre leurs biens productifs ou leur logement, situation qui fait qu’il leur sera encore plus difficile à l’avenir de se soustraire à la pauvreté et de demeurer hors de la pauvreté.
25 décembre 2007
37 milliards de DH pour traquer les déchets
Enfin un plan contre les sacs plastique au Maroc. Ces sacs, totalement inesthétiques et polluants, jonchant le sol et qui atterrissent au fin fond des campagnes, sont désormais traqués. L’annonce en a été faite la semaine dernière par le secrétaire d’Etat chargé de l’eau et de l’environnement, Abdelkébir Zahoud. Il s’agit d’un plan d’amélioration de la gestion des sacs en plastique, élaboré dans le cadre de la stratégie d’action pour la protection de la Méditerranée.
Et ce en partenariat avec l’Agence française de développement. Il comprend le recyclage du plastique dégradable, le renforcement du cadre juridique de la gestion des déchets, et même une taxe écologique sur l’emballage en matière plastique. Le projet, qui est encore au stade de la conception et qui associe les Collectivités locales, prévoit aussi des actions de sensibilisation et de promotion de la « culture de l’environnement » auprès des populations. Ceci dans le but de les inciter à pratiquer le tri à la source et de réduire le recours à l’emballage en plastique. Des associations de défense de l’environnement seront également sollicitées à cette fin. Mais cette opération de sensibilisation risque d’être difficile à réaliser, vu le manque de « civisme » qui règne au Maroc. Ce plan prometteur viendra s’ajouter au programme national de gestion des déchets domestiques et assimilés qui sera lancé à partir de 2008. Un domaine dans lequel le Maroc souffre de sérieuses lacunes. Surtout en matière de collecte, d’évacuation et d’élimination des déchets.
Ce programme ambitionne d’atteindre un taux de collecte de 90% au lieu de 70% actuellement, de réaliser des décharges contrôlées des déchets ménagers dans toutes les communes et centres urbains, et de réhabiliter celles qui existent déjà (près de 300) et qui échappent à tout contrôle. Il vise aussi à développer la filière « tri-recyclage-valorisation ». Pour ce faire, des centres de tri seront installés dans les nouvelles décharges.
Le coût de ce projet est estimé à près de 37 milliards de DH sur 15 ans, dont une grande partie sera assumée par les Collectivités locales. Ces dernières devront, en plus, augmenter leur participation de 5% par an. Ce qui laisse prévoir une hausse au niveau des taxes et impôts locaux. Des redevances pour la gestion des déchets ménagers sont par ailleurs envisagées. Elles pourraient être incluses dans la consommation électrique des ménages. D’autres redevances sur les produits d’emballage seront collectées auprès des fabricants et/ou distributeurs.
0,5% du PIB
D’après le Secrétariat d’Etat chargé de l’eau et de l’environnement, le coût occasionnée par la dégradation de l’environnement au Maroc est de près de 13 milliards de DH, soit 3,7% du PIB national, dont une part de 0,5% liée aux déchets ménagers. S’ajoute à cela l’état des décharges publiques. La plupart d’entre elles ne répondent pas aux critères de qualité ou sont tout simplement« sauvages ». Elles ne disposent ni de système d’étanchéité ni de collecte des eaux de pluie. Ce qui multiplie le risque de pollution, celui des nappes phréatiques en particulier. Sans parler des odeurs nauséabondes qu’elles dégagent, des espaces qu’elles occupent et des risques d’épidémies. Le taux d’urbanisation (plus de 55% actuellement), qui ne cesse de croître, aggrave les choses.
D’un autre côté, les déchets toxiques ou dangereux ne sont pas correctement pris en charge. Et quand ils sont incinérés, c’est dans de simples fours, et non dans des incinérateurs. Ce qui donne lieu au rejet de gaz particulièrement polluants.
Des sacs « bios », mais à quel prix ?
Des sacs à base de pomme de terre, c’est le pari que s’est lancé la société française Plastique et Tissage de Luneray (PTL). Spécialisée à la base dans les sacs plastique, cette société a été la première en France à se lancer, en 2005, dans la production de sacs « bios ».
D’après ses responsables, ces sacs n’ont que des avantages. Surtout que la tendance est au bio (après la pomme de terre, le maïs est convoité aussi). Ils consomment moins d’énergie (140 degrés au lieu de 180), ils nécessitent moins de matières premières, et 15 à 20% plus denses, ils sont plus résistants en raison de leur consistance en fécule. Ils se dégradent, par ailleurs, beaucoup plus rapidement (de 5 à 6 mois), au lieu de « siècles » pour le plastique. Et, cerise sur le gâteau, en les fabriquant, l’usine dégage une savoureuse odeur de pain grillé au lieu de celle des gaz toxiques. Mais toute innovation, de surcroît non polluante, a un prix. Et celui-ci est très élevé. Ces sacs reviennent pratiquement au double de leurs concurrents en plastique. Une petite éclaircie tout de même. Certains misent sur la hausse des prix du pétrole, matière première du plastique, au profit des sac bios, qui, eux, bénéficieraient à terme de l’augmentation des volumes et ainsi verraient leur prix baisser.
Cela dit, ces produits ont-ils vraiment un avenir ? Ils demeurent en effet le fruit d’une initiative écologique tout à fait louable, mais qui utilise des denrées alimentaires n’abondant pas dans tous les pays du monde.
Produire à base de maïs ou de pomme de terre ne contribuerait-il pas à augmenter le prix de ces denrées ? Lesquelles nécessitent, en outre, l’aménagement de surfaces supplémentaires, des engrais et quantité d’eau pour l’irrigation. Sans parler du fait que leur durée de vie est très courte. Ils finissent dans la poubelle après quelques heures d’utilisation seulement. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on commence de plus en plus à préconiser le recours à des sacs durables réutilisables, au lieu des sacs jetables.
Depuis quelques décennies, la préservation de l’environnement fait l’objet d’une prise de conscience sérieuse. Les actions « vertes » se multiplient et les initiatives rivalisent d’ingéniosité. Les sacs plastique sont particulièrement visés car superpolluants. Leur dégradation peut durer jusqu’à 400 ans. Et ils sont, en outre, distribués par centaines de milliards d’unités chaque année dans le monde.
25 décembre 2007
Les industriels marocains confiants pour 2008
La production industrielle se porte globalement bien. C’est ce que révèle l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib relative au mois de novembre. Rappelons que l’institut d’émission effectue mensuellement un sondage d’opinion auprès d’un échantillon représentatif de 400 entreprises opérant dans le secteur industriel. Ainsi, production, ventes et stocks ressortent au vert.
La production industrielle se démarque puisqu’elle poursuit sa tendance haussière, confirmant les prévisions du mois précédent. 52% des réponses font état d’une amélioration du niveau de production, 29% constatent une baisse et le reste une stagnation. L’embellie concerne particulièrement les industries électriques et électroniques. Néanmoins, cette branche a connu une baisse de sa capacité de production.
L’indicateur de capacité, toutes banches confondues, se situe, pour sa part, autour de 73%, en baisse de 4 points sur un mois. Une situation qui est due « notamment à une importante diminution du taux d’utilisation des capacités de production des industries de raffinage pour des raisons techniques », révèle l’étude.
Toutefois, les pronostics des industriels quant à l’évolution générale de la production durant les trois prochains mois restent favorables. Toutes branches confondues, 55% des anticipations vont dans le sens d’une évolution favorable contre 28% de prévisions à la baisse.
Les ventes globales pour leur part sont dopées en majeure partie par la consommation locale. Cette tendance haussière a été observée au niveau de tous les secteurs, particulièrement les industries chimiques et parachimiques. Le niveau de stock de produits finis détenu par les entreprises est, quant à lui, jugé « quasiment normal ». A l’exception des industries mécaniques et métallurgiques et des industries électriques et électroniques où il demeure respectivement inférieur et supérieur à la normale.
Les commandes, enfin, progressent d’un mois à l’autre. La hausse est à lier à l’accélération des flux des commandes dans l’ensemble des branches d’activité, notamment pour les industries du textile- cuir et électrique- électronique. Cependant, pour les trois prochains mois, mis à part les opérateurs de la chimie-parachimie, les industriels anticipent un ralentissement du rythme des commandes.
S’affichant en bon élève tout à la fois de la production, des ventes et des commandes, l’industrie électrique et électronique remporte la palme du secteur le plus performant pour le mois de novembre. Néanmoins, les anticipations de baisses de ventes et de commandes des opérateurs de la même branche, pour les trois mois à venir, pourraient renverser la vapeur.
Le Premier ministre préside l’ouverture des travaux de la première session du Conseil Supérieur de la Promotion de l’Emploi)
Dialogue et concertation, éléments clés pour le traitement de la problématique d’emploi
« Idmaj », « Taahil » et « Moukawalati » ont atteint leurs objectifs et appellent à être soutenus et développés
Le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, a présidé, lundi 24 décembre 2007, l’ouverture des travaux de la 1ère session du Conseil Supérieur de la Promotion de l’Emploi, et ce, dans le cadre de la mobilisation totale que connaît le Maroc ces dernières années pour réduire le taux du chômage à l’échelon national de sorte à ramener ce taux à 7% en 2012, conformément à ce qui a été annoncé dans la déclaration gouvernementale.
Dans une allocution faite à cette occasion, le Premier ministre a indiqué que la réunion de ce Conseil est le fruit d’un dialogue entre les différents partenaires sociaux et économiques au lendemain de l’adoption en 2003 du code du travail.
M. Abbas El Fassi a également souligné que toutes les expériences réussies en matière de traitement de la problématique de l’emploi l’ont été grâce au dialogue et à la concertation sociaux et dans le cadre du respect des exigences du développement équilibré et des exigences du développement social intégré et des défis de la compétitivité.
Le Premier ministre a rappelé à cette occasion que la stratégie gouvernementale en matière d’emploi vise l’accélération du rythme du développement économique, en sa qualité d’instrument fondamental pour la création de postes d’emploi, l’ouverture de voies de l’espoir devant les jeunes et la garantie d’une vie digne à tous les Marocains, et ce, à partir d’orientations essentielles que sont l’incitation à l’investissement public et privé, la poursuite de la réforme du système de l’éducation et de la formation pour le lier aux besoins du marché de l’emploi et aussi donner un nouvel élan à la politique des grands chantiers dont on prévoit l’augmentation de l’enveloppe budgétaire qui leur est destinée, ceci outre la promotion de l’emploi des jeunes à travers l’encouragement de la création d’entreprises, l’extension de la base des entreprises moyennes et aussi l’amélioration du climat social au sein de l’entreprise à travers des mesures portant sur l’actualisation du code du travail et la mise en place de règles du dialogue social permanent.
Dans le cadre des efforts déployés en vue d’aboutir à une solution de la problématique de l’emploi au Maroc, M. Abbas El Fassi a souligné l’importance des recommandations adoptées par les journées nationales des initiatives de l’emploi en septembre 2005, et qui ont débouché sur l’élaboration d’une politique volontariste destinée à réduire le chômage, parmi les jeunes détenteurs de diplômes en particulier.
Cette politique a permis de renforcer les chances d’intégration de ces jeunes dans le cadre de l’emploi rémunéré ainsi que l’auto-intégration, comme elle a permis d’améliorer la gouvernance du marché de l’emploi.
Le Premier ministre a, en outre, rappelé à cet égard les programmes qui ont été élaborés dans le cadre de cette politique, en l’occurrence « Idmaj », « Taahil » et « Moukawalati », programmes au sujet desquels la déclaration gouvernementale a mis l’accent sur la nécessité de les renforcer et de les développer compte tenu des résultats enregistrés depuis leur mise en œuvre.
Il est à rappeler que le programme « Idmaj » a, au cours de 2006, permis l’intégration de 32880 personnes et 36175 autres personnes depuis le début de l’année en cours jusqu’à la fin d’octobre dernier, ce qui indique que ce programme a réalisé les objectifs qui lui ont été tracés par l’intégration de 690055 personnes jusqu’à cet instant, dont 25% sont détenteurs de diplômes universitaires et 32% sont détenteurs de diplômes de la formation professionnelle, par ailleurs les femmes constituent en général 49% de l’ensemble des bénéficiaires, ce qui en consacre l’égalité des chances entre les deux sexes.
Par ailleurs, le programme « Taahil » a permis la signature de près de 450 conventions entre janvier 2006 et octobre 2007 avec 375 entreprises, ce qui a profité à 6250 demandeurs d’emploi, dont 38% sont détenteurs de diplômes supérieurs, et 32% détenteurs de diplômes de la formation professionnelle. Ce même programme a également permis l’identification de 17000 opportunités d’emploi qui seront concrétisées à l’horizon de 2009.
Pour ce qui est du programme « Moukawalati », il a été permis, dans ce cadre, de créer 660 entreprises jusqu’à maintenant, alors que 1000 dossiers présentés pour obtenir un financement ont été agréés. Il est à rappeler que ce programme a reçu jusqu’à la fin d’octobre dernier près de 14000 demandes, dont 4880 ont été sélectionnées en phase finale et 2850 ont été déposées pour obtenir le financement bancaire.
Compte tenu des difficultés auxquelles ces programmes se trouvent confrontés, on travaille actuellement sur une série de mesures pour les rendre plus efficaces et pour renforcer ce qui a été réalisé et développer leurs performances de sorte à garantir leur contribution à la création d’une dynamique beaucoup plus importante sur le marché de l’emploi ainsi qu’en ce qui concerne la réduction du chômage, en particulier parmi les jeunes.
S.M. le Roi lance les travaux de réalisation du nouveau pôle urbain « Al Amal » à Zagora
• Au coût de 140 MDH, couvrant une superficie de 70 ha, ce projet contribuera à la mise à niveau de la ville et la dotera d'un plan d'aménagement en lui offrant une attractivité commerciale tout en sauvegardant son cachet architectural
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné, mardi à Zagora, le coup d'envoi aux travaux de réalisation du nouveau pôle urbain "Al Amal", sur une superficie de 70 ha avec un coût global de 140 millions de DH.
Ce projet, qui contribuera à la mise à niveau de la ville de Zagora, permettra de la doter d'un plan d'aménagement avec des normes modernes et d'atouts lui offrant une attractivité commerciale et de sauvegarder le cachet architectural local. Ce programme qui comporte des services sociaux, administratifs et sanitaires, consiste en l'équipement de 2.044 lots de terrain, dont 1.440 lots économiques, 467 lots pour constructions à usage commercial, 120 lots réservés aux villas, ainsi que 17 lots destinés aux services administratifs publics.
Nécessitant un coût global de 39 millions de DH, la première tranche de ce projet qui sera achevée en 2010, porte sur la construction de 120 villas économiques, 131 locaux commerciaux, 339 logements économiques, ainsi que plusieurs autres dépendances. La province de Zagora dispose d'une assiette foncière importante constituée essentiellement des terrains des collectivités locales, du domaine de l'Etat, des terres Habous et de propriétés privées.
La grande partie des opérations d'habitat au niveau de la province a été réalisée dans le cadre d'un partenariat avec des opérateurs publics dont notamment le holding "Al Omrane" qui accompagne les particuliers dans leurs projets et contribue à la réalisation de logements économiques et sociaux, l'objectif étant d'améliorer les conditions de vie de la population locale. Sept opérations d'habitat répondant aux normes modernes en la matière avaient été réalisées dans la province de Zagora sur une superficie de 92 ha, dont 2684 lots de terrains équipés. Dans le cadre du programme rural du logement social, plusieurs logements ont été construits sur une superficie globale de 3 ha répartis sur les différents centres de la province. Créée en 1997, la province avait également bénéficié d'un programme de restructuration des quartiers sous-équipés.
A son arrivée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde royale qui rendait les honneurs, avant d'être salué par Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taoufiq Hejira, ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, Rachid Filali, wali de la région Souss-Massa-Darâa, Moulay El Mamoun Boufarès, wali au ministère de l'Intérieur, Ali Biougnach, gouverneur de la province de Zagora, le commandant de la place d'armes, le corps de la magistrature, le président du conseil de la région, le président du conseil municipal, les élus, les autorités locales et par le directeur régional du holding "Al Omrane".
Agriculture
La campagne reprend des couleurs
Très bénéfiques pour la campagne agricole actuelle, les dernières pluies ont suscité beaucoup d'enthousiasme parmi les agriculteurs.
Sérieusement touchés par la sécheresse qui a sévi durant la dernière campagne, les agriculteurs ne cachent pas leur joie après les dernières précipitations. "Après une campagne catastrophique, nous avons entamé la saison actuelle avec beaucoup de prudence. Mais les dernières précipitations ont fait renaître l'espoir", souligne un fellah de la région de Doukkala.
Selon Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine de l'agriculture et du développement rural (Comader), la situation actuelle est excellente, surtout que les pluies sont arrivées à un moment où l'emblavement du sol est très avancé. Certaines régions, notamment la Chaouia et Abda avaient même terminé les semis. Les programmes des plantations sucrières (canne à sucre ou betteraves) sont également terminés. "Généralement, c'est un bon démarrage, mais il faut rester vigilant. Nous avons besoins d'un petit répit de 15 à 20 jours pour que les choses avancent bien", avance Ouayach. Toutefois, ajoute-t-il, il faut surveiller la région du Gharb.
"Contrairement à la région de la Chaouia où les terres sont bien absorbantes, celles du Gharb, lourdes et argileuses s'engorgent facilement et créent des difficultés en terme d'accès et de montée des mauvaises herbes".
Dans la région de Safi Abda, les précipitations ont provoqué le même enthousiasme parmi les agriculteurs. "Hamdoulillah, Ça commence bien. Les pluies sont favorables et tombent au bon moment. Espérons que les conditions climatiques restent encore favorables. Nous avons assez souffert l'année dernière et nous comptons sur cette saison pour remonter la pente", espère un agriculteur de la région. Pour Hmida Harhouri, directeur provincial de l'Agriculture (DPA) de la région de Abda, les dernières pluies ont été bénéfiques à tous les niveaux. "Le moral des fellahs est au beau fixe", affirme Harhouri. Selon lui, la région a enregistré un cumul pluviométrique de 158 ml contre 97 ml la saison dernière à la même période, soit un excédent de plus de 60 ml.
C'est une excellente chose, ajoute Harhouri, étant donné que les eaux pluviales sont les seules ressources dans la région. Elles ont permis de remplir toutes les "metfias" (réservoirs traditionnels d'eau) qui servent à l'abreuvement de la population et du cheptel. "Le volume des eaux emmagasinées dans ces metfias équivaut à plusieurs grands barrages.
D'autre part, les trois barrages collinaires de la région dont la capacité s'élève à 6 millions de m3 sont pour le moment pleins, grâce à ces précipitations", indique Harhouri. Par ailleurs, l'état végétatif est excellent dans la région. Les agriculteurs Abdi commencent très tôt les semis (début novembre) et ils ont bénéficié pleinement des dernières précipitations. "Encouragés, les agriculteurs se sont attelés à la tâche et les superficies travaillées ont atteint 320.000 ha contre 316.000 la saison dernière", indique Harhouri. Rappelons qu'à l'image de toutes les régions du Royaume, la récolte de la campagne dernière a été catastrophique. Elle s'est élevée à seulement 800.000 quintaux contre 5 millions de quintaux la campagne précédente.
Même topo dans la région de Meknès, l'un des greniers du Royaume, grâce à sa grande capacité de production de céréales. Selon Oulehcen Boujir, directeur de la Direction provinciale de l'Agriculture (DPA) de la région Meknès Saïss, le développement de l'état végétatif a été favorable, grâce aux dernières pluies qui sont arrivées à un moment propice, qui est la levée des céréales. Le cumul des pluies au 17 décembre s'élevait à 111 ml, ce qui représente une bonne moyenne. Une moyenne de 13 ml a été enregistrée lors des cinq derniers jours. Les superficies travaillées ont enregistré une bonne progression.
Les dernières précipitations ont été également bénéfiques pour les cultures maraîchères et l'agrumiculture. "Les pluies sont toujours bénéfiques. Elles permettent de lessiver les sols, d'alimenter les nappes phréatiques et d'améliorer le niveau de remplissage des barrages", rappelle Ahmed Derrab, secrétaire général de l'Association des producteurs des agrumes au Maroc (Aspam). Pour les agrumes, ces dernières précipitations ont un effet positif sur les fruits dits de demi saison (Salustiana, Washington sanguine…). Elles favorisent un bon calibrage des fruits. La variété Maroc Late bénéficiera également de ces pluies.
La région du Souss qui englobe quelque 80% du potentiel de la production et de l'exportation maraîchères et agrumicoles du Maroc a reçu une bonne moyenne de précipitations, chose qui aura des effets positifs sur les ressources hydriques de la région. En revanche, les pluies vont provoquer quelques petits problèmes au niveau de la clémentine, qui sera gorgée d'eau et ne pourra pas supporter le transport vers les marchés étrangers. "Heureusement que la période de fin d'année connaît un ralentissement des exportations, vu que les consommateurs se rabattent pendant cette période sur les produits festifs (chocolats, huîtres…) et les agrumes ne figurent pas parmi cette catégorie de produits", souligne Derrab. D'autres problèmes de difficulté d'accès aux vergers à cause de la boue générée par les pluies existent également. Mais, elles restent très acceptables, compte tenu des effets bénéfiques et vitaux de ces précipitations.
A signaler que le déficit hydrique par rapport à la saison précédente est toujours présent.
En effet, au 24 décembre, les réserves en eaux se sont élevées à seulement 6,67 milliards de m3, contre 8,22 milliards une année auparavant.
Le taux de remplissage des barrages s'est élevé à 55% contre 44,6 lors de la même période de l'année écoulée.
Publié le 27.12.2007 | 15h31
400 millions de dollars pour le développement humain au Maroc en 2008
Quelque 3 milliards de dirhams (environ 400 millions de dollars) vont être alloués au développement humain au Maroc au titre de l'année 2008, a appris APA mardi de source officielle à Rabat. Le montant alloué dans le cadre de l'Initiative nationale de développement humain (INDH) lancée au Maroc en 2005 par le Roi Mohammed VI, sera réparti sur des programmes de développement intégrés aux niveaux rural et urbain ainsi que la lutte contre la précarité.
Trois millions de personnes ont bénéficié entre 2005-2007 des projets de développement humain qui se sont élevés à 12.093, selon un rapport de L'INDH rendu public mardi.
403 communes rurales et 264 quartiers urbains ont pu tirer profit des programmes de l'INDH précise la même source qui relève l'ancrage d'une nouvelle culture basée sur la participation et la bonne gouvernance ainsi que l'adhésion de tous les acteurs et les bénéficiaires.
Une enveloppe de 10 milliards de dirhams (1.4 milliard de dollars) a été allouée pour la période 2006-2010 pour mener à bien les différents programmes de L'INDH.
Sur ce montant, 60 pour cent sont déboursés par l'Etat, 20 pour cent devraient être assurés par les collectivités locales et 20 pour cent sous forme de dons fournis par des bailleurs de fonds étrangers.
L'Initiative de développement humain au Maroc vise en premier lieu la réduction de la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale à travers des actions de soutien aux activités génératrices de revenus et l'amélioration des conditions d'accès aux services et infrastructures de base.
Plus de six millions d'habitants (dans 264 communes urbaines et 403 communes rurales) devraient bénéficier des actions de L'INDH, soit environ 20 pour cent de la population marocaine.
Le Roi Mohammed VI avait saisi l'occasion de l'ouverture de la huitième législature le 12 octobre dernier pour appeler le nouveau gouvernement et le parlement à « poursuivre l'effort de mobilisation » autour de L'INDH.
Source: APA News
Bulle immobilière au Maroc (1) ?
Installé au Maroc depuis quelques années, j'observe, comme professionnel, les évolutions du marché de l'immobilier local. Alors que le royaume semble séduire de plus en plus d'étrangers, on peut se demander si c'est le moment d'acheter.

A Casablanca, Marrakech ou Tanger les prix de l'immobilier ont été multipliés par 2 (voire plus) ces 4 ou 5 dernières années. Difficile de déterminer s'il y a ou non une bulle immobilière au Maroc (comme http://www.yabiladi.com/article-economie-1455.html). Pas facile d'anticiper une baisse prochaine car, même avérée, une bulle met souvent plusieurs années à éclater (1). Sans prétendre vous faire de grandes révélations, je vais essayer de mettre en évidence quelques données spécifiques du contexte marocain pour vous aider à vous faire votre propre opinion. J'ajoute que je me suis intéressé, dans mon tour d'horizon, aux programmes immobiliers dits de « standing » à destination d'une clientèle, marocaine et étrangère, aisée.Dans ce premier article, je voulais commencer par relever quelques anomalies qui font suspecter l'existence d'une bulle immobilière au Maroc.
Anomalie n° 1 : peu de transparence sur les prix
La première anomalie est qu'il n'y a peu (ou pas) de statistiques officielles sur le prix des transactions. L'opacité, sur le prix du neuf, est la conséquence de l'existence d'une partie de « noir » dans les transactions (on parle de 15 à 20 % en moyenne (2)). Pour cette raison, les promoteurs, dans leur grande majorité, font peu de publicité sur leur prix. Ainsi, la formation d'un prix de marché échappe en grande partie au mécanisme de l'offre et de la demande : le prix c'est celui que l'acheteur est prêt (psychologiquement) à payer. Cela permet à certains promoteurs, grâce à des campagnes de communication massives, d'imposer leurs grilles prix...
Anomalie n° 2 : les marges des promoteurs immobiliers sont souvent « indécentes »
On parle souvent de marges de l'ordre de 30 % (je pense même que certains programmes génèrent plus que cela). Pour comparer, un promoteur immobilier en France est content s'il réalise une marge de l'ordre de 5 %. Quand il faut 10 %, c'est « l'extase ». Ces marges élevées sont le signe évident d'une absence de véritable concurrence. L'absence de concurrence permet au promoteur, comme indiqué plus haut, de « fabriquer » un prix, indépendamment de la valeur intrinsèque du bien.
Anomalie n° 3 : il n'y a pas tant d'étrangers que cela
Combien d'étrangers achètent vraiment ? Personne ne le sait vraiment (Jeune Afrique dans le dossier cité ci-dessous avance le chiffre de 70 000 acheteurs étrangers). Ce que l'on peut dire c'est que les Marocains restent encore, et de loin, les principaux acheteurs de bien immobiliers de luxe (j'ai pu le vérifier à plusieurs reprises en étudiant des listings de ventes de programmes immobiliers de référence). Cela implique que la spéculation n'est pas du fait d'une forte demande des étrangers.
En fait, m'expliquait un professionnel, il suffit de 20 % à 25 % d'étrangers pour faire monter (artificiellement) les prix. Les étrangers achètent les biens sur une base élevée et cela rend le marché « liquide ». L'acheteur marocain qui a acquis son lot en tout début de projet peut alors, s'il le désire, réaliser une plus-value.
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN02127leparcoramu0 consacré à l'immobilier marocain terminait d'ailleurs sur la conclusion suivante :
« ... et si l'engouement pour l'immobilier de loisir marocain ne reposait que sur une poignée d'Européens, et pas plus ? »
En final, nous avons bien tous les ingrédients d'une spéculation immobilière déconnectée de la réalité. Le mécanisme fonctionne de la manière suivante : un promoteur commence à mettre en vente son programme immobilier à 15 000 dh du m2 et relève petit à petit les prix, jusqu'à vendre les derniers lots à 20 000 dh du m2. Cela lui permet de conforter les premiers acheteurs dans l'idée qu'ils ont fait une bonne affaire et les encourage à acheter le nouveau programme encore plus cher.
De l'avis de tous, les prix sont anormalement élevés au Maroc. Acheter un bien immobilier à 2 000 euros du m2 à Marrakech ou Tanger est élevé et le prix du foncier n'est pas la seule raison. Dans le prochain article j'essaierai de voir si l'on peut attendre ou non une baisse significative des prix dans un avenir proche...
__________
(1) En France, on parle d'une bulle immobilière depuis 3 ou 4 ans, mais on commence tout juste à en voir les prix baisser légèrement.
(2) Il se trouve que je suis très à l'aise pour parler de ce sujet, vu que notre agence ne fait pas de transactions sur les ventes de particuliers. Les transactions que nous faisons sont à destination des professionnels où il est difficile de gérer du « noir » dans les transactions.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33582
Saïd Taghmaoui: From The Ghetto To The Global Screen
http://www.newsweek.com/related.aspx?subject=Said+Taghmaoui may be the most unlikely movie star ever to come out of http://www.newsweek.com/related.aspx?subject=France. The youngest of 10 children of Moroccan immigrants, he grew up in la Cité des 3000, the notorious ghetto in Aulnay-sous-Bois, the poor Paris suburb and flash point for France's race riots in 2005. He dropped out of school at 14 and became a delinquent, spray-painting his graffiti tag wherever he could. He got into boxing, and by the time he was 17 he had made it to the French championships twice. He proved a deft break-dancer and joined a French gangsta-rap group called Assassin. In 1995, Taghmaoui teamed up with aspiring filmmaker and friend http://www.newsweek.com/related.aspx?subject=Mathieu+Kassovitz to make the revolutionary film "La Haine" ("Hate"), a blunt look at the turbulent lives of the residents of the French projects. The film earned wide acclaim and won Kassovitz the best-director award at Cannes. And it set Taghmaoui on a course to global fame.
Today the 34-year-old actor has scored a string of big http://www.newsweek.com/related.aspx?subject=Hollywood roles unmatched by a French actor since Maurice Chevalier's "Gigi" days. Taghmaoui currently appears in Marc Forster's much-anticipated "The Kite Runner" as Farid, the driver who guides Amir through Afghanistan in search of a child. In February he'll costar alongside Dennis Quaid and Sigourney Weaver in "Vantage Point," playing a witness to a political assassination at a terrorism conference in Spain. He'll also appear in the CIA thriller "Traitor," with Don Cheadle, and play Saddam Hussein's brother Barzan Ibrahim in "Between Two Rivers," a BBC-HBO television mini-series about Saddam's life. And he'll soon begin filming with costar Sienna Miller the first of three megabudget "G.I. Joe" movies, based on the Marvel comic-book series.
Taghmaoui attributes his success to his decision to get out of France. "As a minority actor in France, you often wind up playing the buffoon," he says. "So I went international." He worked on his American-accented English by watching movies and listening to music. Eventually he landed small parts in choice Hollywood productions, including "Three Kings," and a recurring role as a Middle East ambassador on the TV series "The West Wing." In France, he made sure his characters were not caricatures. "I turned down a lot of work," he says. Presenting him with an award at the 2005 Cairo Film Festival, Omar Sharif declared Taghmaoui his cinematic heir. "I cried," Taghmaoui recalls.
Taghmaoui hasn't forgotten his roots. With his first big check from "La Haine," he bought his family a nice house. "My parents say I'm like a prophet, that my work is a mission from God," he explains. And his pals in the 'hood cheer him on, calling him "la cerise sur le ghetto—a play on the saying 'the cherry on the cake'," he says with a laugh. "I got out. I made it." It's the kind of ending Hollywood loves.
http://www.newsweek.com/id/81563
Santé: Un chantier de titan pour Yasmina Baddou
Yasmina Baddou a présenté hier devant le conseil de gouvernement sa stratégie dans le domaine de la santé pour 2008-2012. Avant d’en dévoiler les grands axes, elle a dressé un constat alarmant de son secteur.Déjà , les indicateurs donnent le vertige. Le taux de mortalité maternelle est de 227 pour 100.000 naissances. Le PNUD aggrave la situation en avançant le chiffre de 240. Le taux de mortalité infantile est de 40 pour 1000.
Dans ce contexte, le déséquilibre entre les régions et entre les milieux rural et urbain est immense.
C’est dire que les dysfonctionnements du système de santé sont profonds. La ministre de la Santé les énumère devant le conseil de gouvernement. En effet, les difficultés d’accès aux soins pour les plus démunis et la population rurale ne surprennent personne.
Pis, l’offre est en dessous des besoins pour certaines maladies de longue durée comme le cancer, l’insuffisance rénale, les maladies cardiovasculaires et la santé mentale. Yasmina Baddou n’est pas contente de la gestion des hôpitaux publics qui souffrent de multiples carences: manque de compétence managériale pour les directeurs, absence d’utilisation des outils modernes de gestion et de contrôle. Les arriérés auprès des entreprises spécialisées dans le gaz à oxygène, à eux seuls, s’élèvent à 50 millions de DH. Les griefs de la ministre s’étendent aux défaillances dans l’organisation et la coordination avec les centres de soins de base. Elle tire d’autres tiroirs encrassés: mauvaise qualité d’accueil et de prise en charge, inadéquation entre le plateau technique et les ressources humaines chargées de le faire fonctionner...
Autre défaillance de taille, les médicaments. Sur ce chapitre, le constat de la ministre est accablant: absence de référentiel de soins, manque de clarté dans les procédures de fixation des prix et des taux de remboursement de certains médicaments, non prise en compte des médicaments génériques... Baddou aboutit à l’inexistence d’une véritable politique relative aux médicaments.
Elle a également abordé les carences en matière de politique de partenariat avec la société civile et le privé. Les ONG sont devenues des acteurs incontournables dans le développement humain. « Quant au privé, il agit en marge du système de santé sans aucune participation dans l’effort de formation et de moralisation », a martelé la ministre.
Au niveau des ressources humaines, Mme Baddou n’est pas allée de main morte. D’abord, les programmes de formation continue n’existent pas. Ensuite, les avantages pécuniaires pour la garde et l’astreinte, la responsabilité et pour l’exercice dans certaines régions font défaut.
Elle a également soulevé « l’existence des phénomènes d’absentéisme, de corruption et du manque de sens de responsabilité chez certains professionnels de santé ». Pour elle, la gestion des ressources humaines est loin d’être transparente et est, par conséquent, source de conflits sociaux.
Mohamed Chaoui
Source: L'Economiste
Les étudiants marocains vont bientôt bénéficier de la couverture médicale
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani, a indiqué mercredi à Rabat qu’un chantier social sera ouvert pour la création d’un système spécial de couverture médicale pour les étudiants.Du nouveau en matière de couverture médicale et ce pour le bonheur des étudiants marocains. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani, a indiqué mercredi à la Chambre des représentants qu’un chantier social sera ouvert pour la création d’un système spécial de couverture médicale au profit des étudiants de l’enseignement public et privé. «Ce projet est en chantier et sera élaboré en coordination avec le ministère de l’Education nationale», déclare M. Rhmani à ALM avant d’ajouter qu’«il est prévu de proposer une loi en 2008 afin de concrétiser le projet». Le ministre a révélé que le gouvernement s’est engagé à ouvrir ce chantier à l’instar de ce qui a été réalisé au profit des imams, des anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération et des victimes de violations des droits de l’Homme.
M. Rhmani n’a pas manqué de rappeler qu’en vertu de l’article 2 de la loi n° 65.00 portant code de couverture médicale de base l’assurance maladie obligatoire de base s’applique aux étudiants de l’enseignement supérieur public et privé dans la mesure où ils n’en bénéficient pas comme ayants droit d’un assuré social. L’article 4 quant à lui dispose que «les règles régissant les régimes d’assurance maladie obligatoire de base propres aux étudiants, aux travailleurs indépendants, aux personnes exerçant une profession libérale et à toutes autres activités non salariées, seront définies par des législations particulières».
Par ailleurs, le ministère a préparé des études sur la couverture médicale au profit des étudiants en se basant sur un panier de soins adéquats et en tenant compte des nécessités de cette catégorie sociale. Selon M. Rhmani, cette couverture médicale s’adresse aux étudiants, aux sein des universités et instituts ainsi que ceux qui reçoivent une formation professionnelle soit plus de 300.000 étudiants et étudiantes. Pour rappel, l’AMO a atteint 7,8 millions de bénéficiaires depuis l’entrée en vigueur en août 2005 du code de couverture médicale de base. Sur les 7, 8 millions de bénéficiaires, 3,2 millions le sont dans le cadre de la Caisse nationale des organismes de prévoyance (CNOPS ) et 4,6 millions dans le cadre de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La charte médicale a contribué à l'élargissement de la base des bénéficiaires de l'assurance maladie dans le secteur public. Leur nombre est passé de 2,6 millions, dont 78.000 retraités, à 3,2 millions, dont 110.000 retraités, soit 249.000 nouveaux assurés et près de 700.000 bénéficiaires.En ce qui concerne le projet de loi relatif au travail des domestiques, le ministre a annoncé que les services de son ministère ont préparé un projet de loi qui détermine les conditions d’emploi et de travail propres aux domestiques et ce en étroite collaboration avec tous les partenaires économiques et sociaux . Pour ce qui est du projet de loi réglementant les secteurs à caractère purement traditionnel, des réunions auront lieu avec les représentants du ministère du Tourisme et de l’Artisanat. L’objectif étant d’élaborer les premières visions sur ce projet de loi qui fixe les relations entre employeurs et salariés ainsi que les conditions d’emploi.
Leila Zerrour
Source: Aujourd'hui Le Maroc
Lancement de la carte biométrique au Maroc à partir de mars 2008
Le Bulletin officiel vient de publier les dispositions retenues pour la mise en place de la carte nationale d'identité électronique. Il prévoit également les sanctions applicables aux personnes qui n'en possèderont pas, qui ne la renouvelleront pas ou qui ne la porteront pas sur eux à la demande des agents d'autorité.Les demandeurs de première carte nationale d'identité, à partir du mois de mars prochain, se verront octroyer une carte d'identité électronique. Il s'agit de la disposition de l'article 10 de la loi 35-06 publiée dans le corps du dernier bulletin officiel, n°5584, daté du 6 décembre.
Cette loi n°35-06 porte en elle institution de la carte d'identité électronique qui certifie l'identité de son titulaire , par l'attribution d'un numéro d'identité unique par personne.
Aussi, le texte en question se montre-t-il intransigeant quant à l'obligation de se doter de cette nouvelle pièce d'identité. Cela est valable pour tout marocain âgé de 18 ans grégoriens révolus.
Par ailleurs, l'usage retenu pour cette carte électronique par la loi confirme bien les raisons de son institution. En ce sens, l'article 7 stipule que «la carte nationale d'identité électronique dispense de la production de l'acte de naissance, du certificat de résidence, du certificat de vie ou du certificat de nationalité dans toutes les procédures pour lesquelles ces documents doivent être produits».
En outre, ce qui constitue une première est bien le volet relatif aux sanctions qui entourent cette pièce d'identité. La loi en question prévoit, dans son article 9, des règles qui si elles ne sont pas respectées donnent lieu à une amende. En effet, toute personne qui est légalement en âge de se faire remettre une carte d'identité électronique mais qui omet de le faire se voit punie d'une amende de 300 dirhams. Aussi, toute personne qui «bien que titulaire de la carte d'identité électronique n'a pu la présenter aux réquisitions des officiers et agents de la police judiciaire» est sanctionnée par une amende de 100 dirhams.
Le troisième cas, concerne celui des renouvellements de ces cartes d'identité. Ainsi, cette pièce doit être renouvelée en cas de modification du prénom, du nom ou de la date de naissance, en cas de rectification du lieu de naissance, du numéro de l'acte de l'état civil ou de la filiation, en cas de changement de domicile, en cas de perte de vol ou d'altération, ou aussi en cas d'expiration de la durée de validité.
Sur ce registre, toute personne qui remplit l’une de ces conditions mais qui ne demande pas le renouvellement de sa carte d'identité électronique est punie d'une amende de 200 dirhams.
D'autre part, et pour des mesures de sécurité, ces cartes étant dotées de module électronique non apparent et de code barres, ne peuvent être déchiffrées que par les personnels concernés de la sûreté nationale et les fonctionnaires et agents des administrations publiques et organismes, désignés par voir réglementaire. Hormis ces personnels et le titulaire de la carte, lui-même pour les données le concernant, toute personne qui accède aux données contenues dans le code barres et la puce électronique sont passibles des sanctions prévues au 1er alinéa de l'article 607-3 du code pénal.
Meriem Allam
Source: Aujourd'hui Le Maroc
Un service détaxe au Maroc à partir de janvier 2008
Le service détaxe sera installé dans les aéroports et les ports du Maroc au mois de janvier prochain. Les passagers peuvent ainsi récupérer 13 % du montant de leurs achats.À partir du mois de janvier prochain, les MRE et les touristes pourront récupérer la TVA sur leurs achats effectués dans les magasins et autres malls au Maroc. À l’instar des grandes capitales mondiales, le Royaume aura un service détaxe dans les aéroports et les ports, offrant ainsi aux voyageurs une raison de plus pour faire leurs emplettes dans les centres commerciaux marocains. Ce service sera géré par un consortium marocain et irlandais qui vient de créer «Morocco Tourist Refund SA» pour la gestion de la détaxe au Maroc. Ce joint-venture a remporté un appel d’offres lancé par la Direction générale des imports le 10 décembre 2007. La société «Morocco Tourist Refund SA» a été créée par les groupes Sefrioui et Laraqui et le groupe irlandais Fintrax via sa filiale Premier Tax Free. En 2006, le groupe Fintrax a réalisé un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros. Annuellement, Premier Tax Free rembourse plus de 100 millions d’euros de TVA aux voyageurs dans le monde entier.
«Morocco Tourist Refund SA» est dotée d’un capital de 300.000 dirhams. Elle est détenue à hauteur de 51 % par les Irlandais et 49 % par les Marocains. «Nous allons rembourser à hauteur de 13 % le montant des achats effectués dans les centres commerciaux et ce à partir de 2.000 dirhams par jour et par magasin», précise Saad Sefrioui, directeur général de Morocco Tourist Refund SA. Le taux de remboursement de la TAV est de 16%, mais ce gestionnaire délégué du service détaxe gagnera la différence, soit 3 % du montant total des achats. Le remboursement se fera en liquide ou en virement sur compte bancaire.
Pour la mise en place du service de détaxe au Maroc, le management de «Morocco Tourist Refund SA» a commencé par contacter les autorités compétentes, des organismes publics et privés pour les sensibiliser de l’importance de la détaxe. Il a également noué des contacts avec les grandes marques installées au pays comme les groupes Nesk et Aksal.
Avec HPS Maroc, cette nouvelle entité a signé un partenariat pour une solution détaxe automatique. Visa International Maroc, «Morocco Tourist Refund SA» a procédé à la signature d’un mémorandum pour la planification d’actions communes sur le plan marketing.
«Nous avons entrepris ces démarches pour répondre au mieux aux exigences du cahier des charges surtout en ce qui concerne la promotion du Maroc en tant que destination de tourisme de shopping. Et ce, en parfaite synergie avec la vision 2010 et le développement ainsi que la modernisation du secteur de l’artisanat comme un véritable label du Maroc en étroite symbiose avec la vision 2015 pour ce secteur», tient à ajouter M. Sefrioui. Pour promouvoir ce nouveau service, une première édition du Festival du shopping au Maroc (Morocco Shopping Festival) est prévue en 2008 sur le même modèle que celui du festival du shopping de Dubaï.
Atika Haimoud
Source: Aujourd'hui Le Maroc
Le football marocain se féminise
Un premier centre national du football féminin sera mis en place en 2008. La Fédération royale marocaine de football a annoncé ce projet mercredi.Le Maroc se dotera en 2008 d’un championnat féminin de football. C’est ce qu’a confirmé à ALM Abdelhamid Souiri, président des équipes nationales à la Fédération royale marocaine de football : «Le bureau a invité les seize clubs formant le championnat masculin à créer en leur sein une équipe féminine, qui démarrera la saison prochaine». Cette décision, qui a été prise mercredi, intervient suite aux résultats enregistrés par la sélection marocaine féminine, lors des compétitions africaines. En novembre dernier, les Lionnes ont réalisé un piètre résultat en match aller comptant pour la prochaine Coupe d’Afrique prévue en Guinée Equatoriale. Elles se sont inclinées par 1 but à 0 face à leurs homologues algériennes à El Jadida au stade El Abdi. Pour Fatima Aouam, présidente de l’équipe féminine du WAC, «la décision de la FRMF est un acquis pour le sport marocain. La pratique du football est aussi un droit pour la femme, mais il faudra lui offrir un environnement d’accompagnement favorable en matière de moyens, à savoir, un encadrement adéquat, un financement ainsi que des équipements sportifs». Il importe de souligner que la plupart des clubs masculins de première comme de deuxième division souffrent de l’absence d’infrastructures. Le cas du nouveau stade Saniat R’mal à Tétouan en témoigne. Les ligues ont des difficultés à donner le coup d’envoi aux catégories des jeunes, minimes et cadets. Le bureau de la FRMF a, aussi, lors de cette réunion, chargé la commission centrale du football féminin de coordonner avec les ligues régionales, et ce en concomitance, avec le lancement d’une étude de création d’un centre national spécialisé sous forme sport étude. Mme Aouam a déclaré, dans ce sens : «Les élèves qui pourront accéder à la formation au sein du centre seront sélectionnées selon leurs compétences physiques et intellectuelles». Et d’ajouter : «d’après les responsables de la Fédération, le lancement du championnat est prévu pour janvier 2008 pour les clubs de première et deuxième divisions, environ 36 clubs». «Le centre de formation constituera une opportunité de formation non seulement pour les jeunes filles talentueuses, mais encore pour la formation des encadrantes spécialisées, sans omettre la formation des arbitres», poursuit Mme Aouam. Le président de la Fédération internationale du football, Joseph Blatter, avait également appelé, suite à sa dernière visite au Maroc en 2005, à la création d’une équipe féminine au Maroc.
Le football féminin suit exactement les mêmes règles que le football pratiqué par les hommes. Cela nécessite le respect de l’égalité, en excluant la discrimination en terme de moyens proposés par les responsables de la discipline . Le football féminin possède une histoire propre en raison des tentatives masculines pour exclure les femmes du jeu. Aujourd'hui, le football féminin est loin, très loin, de posséder le même statut que son homologue masculin.
Les femmes jouent au football depuis la fin du XIXe siècle en Angleterre . La France a mis en place le premier championnat national juste après la Première Guerre mondiale. Refusant de les admettre, le championnat de France de football féminin a dû s’arrêter en 1932. Il a fallu attendre la seconde moitié des années 1960 pour assister au renouveau du football féminin.
Mounir Siraj
Source: Aujourd'hui Le Maroc
Pas d’énergie nucléaire pour le Maroc avant 2017
Questionnée sur l’horizon relatif à l’usage de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité, Amina Benkhadra a estimé qu’il faudra attendre 2017 vu que cette ressource nécessite la mise en place d’infrastructure spécialisée.Le Maroc devra attendre encore avant d’utiliser l’énergie nucléaire dans la production de son électricité. Et pour être plus précis, cela ne sera techniquement possible qu’à l’horizon 2017.
C’est ce qu’a expliqué, mardi, Amina Benkhadra, ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, en réponse à une question orale à la Chambre des conseillers, pour dire que cette source d’énergie ne pourra être intégrée dans l’approvisionnement national en électricité dans l’immédiat au vu du nombre actuel des unités de production existant de par le monde.
Dans ce sillage, Mme Benkhadra a indiqué que des études en ce sens ont été entreprises en coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour la sélection et la qualification technique des sites des centrales nucléaires.
Dans le cadre de ce partenariat, la ministre de l’énergie a souligné qu’il est question de se pencher sur les moyens d’intégrer des techniques nucléaires dans les volets relatifs à la production d’électricité et le dessalement d’eau de mer. La priorité étant de mettre d’abord en place les infrastructures nécessaires qui permettraient la production de l'électricité nucléaire
La diversification des sources d'énergie est une nécessité impérieuse, a ajouté Mme Benkhadra, soulignant qu'elle constitue un des principaux axes de la politique énergétique nationale. Elle a en outre rappelé que le Maroc dispose actuellement d'un réacteur nucléaire d'une capacité de 2 mégawatts.
Il faut dire qu’à présent, la priorité pour le Maroc demeure encore la promotion du recours aux énergies renouvelables. De facto, le premier pas est de tirer profit de son potentiel en ressources propres.
Mme Benkhadra avait à cet effet déclaré dans un entretien à ALM qu’en vue d’exploiter ce potentiel, des objectifs «ambitieux en matière de développement des énergies renouvelables. Il ne s’agit pas de les maintenir dans une logique d’appoint, mais de permettre à ces énergies de contribuer de plus en plus significativement à l’approvisionnement énergétique de notre pays»
L’objectif, selon Mme Benkhadra, étant de porter la part des énergies renouvelables dans la balance énergétique nationale de 4% actuellement à 10% à l’horizon 2012, et ce y compris la Biomasse et l’hydraulique.
Toujours dans ce contexte d’encouragement à l’usage des énergies renouvelables, un texte de loi relatif au relèvement du plafond de l’autoproduction de 10 MW à 50 MW avec possibilité d'accès au réseau a été approuvé par le conseil de gouvernement en février 2007. Pour ce qui est de l’efficacité énergétique, l’expérience du Maroc fait part d’un potentiel d’économie d’énergie estimé à 15% de la consommation énergétique nationale à l’horizon 2020. Pour atteindre cet objectif, la ministre de l’Energie avait fait part d’une nouvelle approche d’intervention vers les secteurs prioritaires, à fort potentiel dans le domaine de l’efficacité énergétique.
Développée par le gouvernement avec la collaboration de l’Office National de l’électricité, du Centre de développement des énergies renouvelables et d’autres intervenants dans le secteur, cette approche tend à créer les premiers fondements d’un programme durable, qui permettra de «canaliser et d’encadrer» d’une manière précise et mesurable toutes les actions à entreprendre dans ce domaine.
Meriem Allam
Source: Ajourd'hui Le Maroc
400 millions de dollars pour le développement humain au Maroc en 2008
Quelque 3 milliards de dirhams (environ 400 millions de dollars) vont être alloués au développement humain au Maroc au titre de l'année 2008, a appris APA mardi de source officielle à Rabat.Le montant alloué dans le cadre de l'Initiative nationale de développement humain (INDH) lancée au Maroc en 2005 par le Roi Mohammed VI, sera réparti sur des programmes de développement intégrés aux niveaux rural et urbain ainsi que la lutte contre la précarité.
Trois millions de personnes ont bénéficié entre 2005-2007 des projets de développement humain qui se sont élevés à 12.093, selon un rapport de L'INDH rendu public mardi.
403 communes rurales et 264 quartiers urbains ont pu tirer profit des programmes de l'INDH précise la même source qui relève l'ancrage d'une nouvelle culture basée sur la participation et la bonne gouvernance ainsi que l'adhésion de tous les acteurs et les bénéficiaires.
Une enveloppe de 10 milliards de dirhams (1.4 milliard de dollars) a été allouée pour la période 2006-2010 pour mener à bien les différents programmes de L'INDH.
Sur ce montant, 60 pour cent sont déboursés par l'Etat, 20 pour cent devraient être assurés par les collectivités locales et 20 pour cent sous forme de dons fournis par des bailleurs de fonds étrangers.
L'Initiative de développement humain au Maroc vise en premier lieu la réduction de la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale à travers des actions de soutien aux activités génératrices de revenus et l'amélioration des conditions d'accès aux services et infrastructures de base.
Plus de six millions d'habitants (dans 264 communes urbaines et 403 communes rurales) devraient bénéficier des actions de L'INDH, soit environ 20 pour cent de la population marocaine.
Le Roi Mohammed VI avait saisi l'occasion de l'ouverture de la huitième législature le 12 octobre dernier pour appeler le nouveau gouvernement et le parlement à « poursuivre l'effort de mobilisation » autour de L'INDH.
Source: APA News
Une chaîne amazighe bientôt sur les écrans
En 2008, le paysage audiovisuel va accueillir un nouveau-né: une chaîne amazighe. Une date circule déjà . «Il est fort probable que l’annonce officielle de son lancement soit le 14 janvier», affirme Karim Taj, conseiller au ministère de la Communication. La Primature va d’ailleurs présider la prochaine réunion de la commission mixte qui veille sur le projet. Elle est fixée à la même date. Cette dernière parraine techniquement la création de la TV amazighe.Le projet est quasiment mature depuis 5 mois. Presque tous les paramètres de faisabilité ont été ficelés: grille des programmes, locaux, formation...
Le principal obstacle, celui du financement, a aussi été dépassé. Une enveloppe de 150 millions de DH sera versée à la chaîne. Il est possible que «son montant soit augmenté», précise Mohammed Sallou, chercheur à l’Ircam et membre de la commission mixte.
Le volet financement a pourtant piétiné. La première option, appuyée par le ministère des Finances, a recommandé le recours au fonds audiovisuel. Mais ses recettes sont aléatoires. Pourtant, le financement d’une chaîne exige un budget «stable et durable». Finalement, les 150 millions de DH émaneront du budget général du gouvernement. Une sorte d’«accréditation» politique à un projet audiovisuel électoralement porteur. Il ne faut pas seulement des fonds pour créer une chaîne. La définition d’une ligne éditoriale est incontournable. Elle s’est inspirée entre autres du «discours royal d’Ajdir, du dahir portant création de l’Ircam...», précise Mohammed Sallou. L’allocution royale du 17 octobre 2001 prononcée à Khenifra a mis l’accent sur une «reconnaissance intégrale de notre histoire». Elle a évacué par la même occasion toute récupération politique de la berbérité du Maroc.
La langue a souvent été un cheval de bataille. Lorsque le Mouvement populaire revendique l’amazighité, le Parti de l’Istiqlal défend lui l’arabité. Tous les combats sont légitimes à condition que les intentions soient nobles. Du côté de l’IRCAM on insiste sur la notion de représentativité culturelle et l’apolitisme de la future chaîne. La Haca a d’ailleurs planché en septembre dernier, sur son avenant. Il sera intégré au cahier de charges de la SNRT. Car la TV Amazigh va intégrer son bouquet composé d’Al Oula et de 2M notamment.
«70% de la programmation sera exclusivement en berbère», affirme Sallou, membre de la commission mixte. Un sous-titrage en arabe classique est prévu. Et les téléspectateurs francophones, hispanophones...? Aucune visibilité pour l’instant.
Au démarrage, une «diffusion quotidienne de 6 heures est programmée. Elle sera progressivement étendue», assure Karim Taj. C’est qu’il faudra d’abord constituer un stock d’émissions. «Un délai d’un an devrait être accordé aux maisons de production», affirme Fawsi Al Houssine. Sa société, Fawzi Vision, a produit le premier film amazighe «Imourane». Son réalisateur Abdellah Dari a d’ailleurs été primé au festival du Caire.
La disponibilité et la qualité du contenu sont la prochaine étape... à dépasser. Sinon, attention au flop.
Faiçal Faquihi
Source: L'Economiste
La mobilité sociale fait du surplace au Maroc
Un progrès modeste et guère spectaculaire». C’est le constat de la Banque mondiale qui se prononce sur les avancées de la mobilité sociale, dans son dernier rapport «Se soustraire à la pauvreté au Maroc». Pour sûr, il y a fort à faire.Environ 15% de la population vit en situation de pauvreté. Le monde rural en concentre près des deux tiers. Et c’est à cette dernière frange de la population que la Banque mondiale s’intéresse. Elle a mené une enquête auprès d’un échantillon représentatif de 9 communautés sélectionnées dans trois provinces (Chichaoua, Beni Mellal et El Hajeb) qu’elle étudie sur la dernière décennie.
Il en ressort que certains s’en sortent mieux que d’autres. Comment? Le tout est de savoir profiter des facteurs facilitateurs. L’accès au capital est déterminant. «Par le biais des banques, des associations de microcrédit ou de l’héritage, le financement contribue au bien-être et à la mobilité des ménages», souligne l’étude. Et bien qu’insuffisantes pour les sortir de la pauvreté, les rentrées d’argent permettent aux familles d’investir dans des activités productives, ou d’acquérir des biens tels que des maisons, source de sécurité psychologique tout autant qu’économique. Dans la même optique, «la coopération avec des associations et organisations formelles ou informelles s’avère bénéfique». Pour autant, la corruption et le clientélisme continuent de sévir. «Ils représentent la face obscure du capital social, et sont des facteurs inhérents de discrimination vis-à -vis des ménages les plus marginalisés, ce qui limite encore davantage leurs chances de se soustraire à la pauvreté», note la Banque mondiale.
Toujours en rapport avec le financement, la diversification des revenus s’impose comme condition pour progresser socialement. «Compte tenu de la volatilité des moyens d’existence (agriculture…) et l’absence de filets sociaux formels, la diversification des revenus conditionne la progression sociale». Pourvu que l’environnement offre des opportunités économiques de par sa taille ainsi que ses infrastructures et services. A ce titre, «les ménages pauvres parviennent à améliorer leur situation plus aisément dans des communautés urbaines plus larges et/ou prospères». Ces dernières offrent, en effet, plus d’opportunités et de services. Dans la même logique, le milieu peut être à l’origine d’un effet d’entraînement. «Les ménages pauvres progressent mieux dans des communautés en majorité prospères». En effet, leur enrichissement se traduit par davantage d’activités économiques, plus de liquidités en circulation, une demande plus forte pour les services, et donc plus d’opportunités.
La migration étrangère et intérieure est aussi un catalyseur pour la mobilité sociale, estiment les auteurs du rapport. Et pour cause, «les communautés prospères ont investi dans la migration à l’étranger et bénéficié en retour d’une demande accrue pour des biens et services de la part des ménages enrichis par les envois de fonds des MRE». L’éducation, enfin, est élevée au rang «d’étape essentielle pour la mobilité ascendante». En effet, elle s’avère incontournable pour «trouver un bon emploi, démarrer une entreprise à succès, et atteindre l’autonomie personnelle». Ceci étant, il est constaté par ailleurs que la qualité de l’enseignement et la motivation des enseignants a précipitamment baissé.
Autant dire que les défis ne manquent pas. D’autant plus que la pauvreté est une problématique multidimensionnelle. «Elle implique de multiples formes d’exclusion et ne dépend pas seulement du revenu, mais du sentiment d’intégration et de dignité». Autrement dit, la population considère l’évolution de son bien-être, tout autant que les opportunités économiques, pour juger de sa prospérité. C’est dire que l’absence de filet social formel, pointée du doigt par la Banque mondiale, est particulièrement ressentie par les tranches les plus défavorisées.
Méthodologie de l’enquête
La collecte et l’analyse des données de l’étude, «Se soustraire de la pauvreté au Maroc», reprend la méthodologie développée pour l’étude comparative internationale sur la mobilité dans 17 pays intitulée «Moving out of poverty: Understanding freedom, democracy and growth from the bottom up». L’objectif est de comprendre dans quelle mesure les facteurs sociaux, politiques et institutionnels aident et/ou font obstacle à l’accès aux opportunités économiques et les processus qui permettent aux populations de sortir de la pauvreté ou de préserver et d’accumuler des richesses à différents niveaux de bien-être. Les données concernant les communautés, les ménages et les individus ont été collectées en combinant des entretiens avec des informateurs clés, et des discussions de groupes avec des hommes, des femmes, et des jeunes.
Les neuf communautés qui constituent l’échantillon représentatif de l’étude prennent en compte les disparités existant au Maroc à différents niveaux: la prospérité, le taux de migration, les conditions agro-climatiques et géographiques, la composition ethnique/ linguistique, le contexte urbain/rural et les schémas de mobilité. Ces communautés ont été sélectionnées dans trois provinces différentes. La première, Beni Mellal, présente les niveaux les plus élevés de croissance et d’immigration nette; la seconde, El Hajeb, est caractérisée par une croissance modérée sans aucune migration nette. Et la troisième, Chichaoua, présente une faible croissance avec des niveaux élevés d’émigration. Dans chaque province, deux communautés rurales et un district urbain ont été retenus.
Source: L'Economiste
Le taux d'inflation au Maroc serait de 2,1% en 2007
Le taux d'inflation au Maroc devrait atteindre 2,1% en 2007 au lieu de 3,3% en 2006, a annoncé mardi la Banque centrale du royaume.L'inflation à l'horizon du 3ème trimestre 2008 resterait en ligne avec l'objectif de stabilité des prix, avec une prévision moyenne de l'ordre de 2,3%, dans l'hypothèse de la non matérialisation d'un ou plusieurs facteurs de risque, estime la Banque.
La hausse de l'indice du coût de la vie s'est établi en glissement annuel à 1,4% en novembre 2007 au lieu de 3,5% un an auparavant, tandis que l'inflation sous-jacente est revenue de 2,8 à 1,9%.
Les risques majeurs relatifs à l'évolution future de l'inflation sont toujours orientés à la hausse. Les principales incertitudes entourant ces prévisions sont liées aux prix des hydrocarbures et des produits et des matières premières agricoles importés, aux perspectives d'évolution de la production et des revenus et à la poursuite de la progression rapide de l'agrégat M3 et du crédit bancaire, selon la même source.
Par ailleurs, l'environnement international, potentiellement instable, demeure également un facteur de risques eu égard à la volatilité des marchés monétaires et des changes, dans un contexte marqué par la persistance de la crise sur le marché des crédits hypothécaires, ainsi que la récente accentuation des tensions inflationnistes et le ralentissement de la croissance dans les pays de l'OCDE.
Si le taux interbancaire a connu des pressions à la hausse liées en particulier aux opérations sur le marché des changes au début du 4ème trimestre, le relèvement du niveau des interventions de la Banque a permis de ramener ce taux à un niveau proche du taux directeur.
Ainsi, la Banque a décidé de maintenir à 3,25% le taux directeur et de ramener, à compter du 1er janvier 2008, le taux de la réserve obligatoire de 16,5 à 15%.
Source: Panapress
Domestiques sénégalaises, la nouvelle mode dans la bourgeoisie marocaine
Elle s’appelle Nabou (diminutif du prénom Zainabou), elle a 23 ans, et elle est sénégalaise. Son histoire avec le Maroc remonte à 2005, lorsqu’un étudiant marocain à Dakar lui fit une proposition qui allait la séduire : elle l’accompagnerait à Casablanca où il lui trouverait un job : un rêve qu’elle avait longtemps caressé. Le travail ?Nourrice dans une maison, chez un directeur de banque. L’étudiant, qui n’est autre que le fils du futur patron, lui paya alors un billet d’avion et lui promit un salaire de 600 DH par mois, nourrie et logée. La proposition lui sembla correcte. Il lui promit également d’entreprendre les démarches nécessaires pour régulariser sa situation une fois qu’elle serait au Maroc. Nabou était folle de joie : enfin la liberté, l’indépendance ! Et puis qui sait, se disait-elle, le Maroc est la porte de l’Europe, avec un peu de chance, elle pourrait, comme beaucoup de Subsahariens, tenter sa chance et partir en Espagne ou en France (50% des Sénégalais résidant en Espagne y ont émigré via le Maroc).
On ne peut que faire le rapprochement avec les pratiques de l’esclavage
La jeune femme ne savait pas que son séjour à Casablanca allait tourner au cauchemar, du moins pendant les six premiers mois. Chez la famille marocaine qui avait fait appel à elle par le truchement du fils étudiant, son travail n’allait pas consister à s’occuper, comme on le lui avait promis, de deux enfants mais de toute la famille, et en tant que femme de ménage. Si ce n’est de l’esclavage, le traitement qu’on lui réserve y ressemble beaucoup. Elle travaille comme une bête de somme : de six heures du matin à minuit passé. Elle fait tout le travail ménager et, horreur, la patronne lui confisque son passeport et lui interdit de sortir de la maison. Une véritable séquestration selon Nabou.
Et le salaire ? Et la régularisation de sa situation ? «Je n’ai jamais touché le moindre centime, aucune démarche n’a été faite pour avoir ma carte de séjour», répond-elle. Subissait-elle des sévices corporels ? «Non, mais on m’insultait et on me crachait dessus comme si j’étais moins qu’un être humain». A bout de patience, la séquestrée subtilisa un jour la clé de la maison, ramassa ses affaires et s’enfuit. Des voisins sénégalais qu’elle avait pu repérer l’accueillirent. Ensuite, l’Association des ressortissants sénégalais résidant au Maroc (ARSRM) intervient pour la faire embaucher chez des compatriotes, à 2 000 DH par mois, et exerça des pressions sur la famille marocaine pour qu’elle lui restitue son document de voyage. Nabou travaille actuellement chez des Français, touche un salaire de 2 500 DH. Elle partage un appartement et un loyer de 4 000 DH avec six colocataires, sénégalaises également, toutes employées de maison.
On croyait révolue l’époque où les Marocains fortunés, les notables des grandes villes notamment, engageaient chez eux des dada pour les servir jour et nuit comme les esclaves servaient leurs maîtres. Ce n’est pas sûr. En tout cas, au vu de l’histoire de Nabou avec cette famille marocaine, on ne peut manquer de faire le rapprochement. Cas isolé ? Les Sénégalaises recrutées comme domestiques ne connaissent heureusement pas toutes le même sort.
Ce qui est sûr, c’est que les Marocains sont de plus en plus nombreux à rechercher des femmes de ménage étrangères, avec une prédilection pour les Sénégalaises, en raison de la proximité géographique, mais aussi, pour les plus fortunés, pour les Asiatiques, notamment les Philippines. Pas d’agences de recrutement officielles, mais des filières informelles. Le bouche à oreille fonctionne à plein. Avec les Asiatiques, l’expérience n’a pas toujours été concluante. Ainsi, cette dame de la bourgeoisie se plaint d’une Philippine qu’elle avait fait venir en 2004, lui payant un billet d’avion à 12 000 DH, pour la voir se volatiliser au bout de trois mois. Elle la retrouvera à Meknès, quelques semaines plus tard, à travailler dans un salon de coiffure. Pour elle, «difficile d’avoir confiance en elles, une fois au Maroc avec un contrat de travail et une carte de séjour, elles cherchent ailleurs des boulots plus rentables, certaines se tournant carrément vers la prostitution.» Mais toutes les expériences ne se ressemblent pas et certaines familles ont réussi l’expérience avec leurs recrues asiatiques. C’est le cas de cet ancien ambassadeur marocain dans un pays du Golfe qui a ramené avec lui, en rentrant au pays, Baty, une Philippine qui avait travaillé chez lui pendant six ans. Avec elle, les choses se sont plutôt bien passées, la dame jouit de tous ses droits comme salariée domestique, et n’envisage pas le moins du monde à repartir chez elle, même pour les vacances.
On leur applique le même traitement qu’aux jeunes bonnes marocaines
Même avec les Sénégalaises, «ça ne passe pas toujours mal», reconnaît Abdou Souley Diop, président de l’ ARSRM, expert-comptable, lui-même fils d’un ex-ambassadeur du Sénégal à Rabat. Pour lui, ce n’est pas parce que Nabou est sénégalaise qu’elle a vécu le calvaire, mais parce que nombre de patrons traitent leurs «bonnes» marocaines de la même manière. «La seule différence, c’est que la jeune Marocaine a une famille qu’elle peut éventuellement faire intervenir, et n’a pas besoin de carte de séjour. La jeune Sénégalaise, en revanche, pour peu qu’elle n’ait pas son titre de séjour en règle, vit une situation intenable car elle est en permanence sous la menace d’une expulsion, et certains patrons en abusent.»
Peut-on mesurer l’ampleur du phénomène ? Il n’y a pas de statistiques concernant le nombre de ces domestiques employées au Maroc. Ni l’ambassade du Sénégal au Maroc ni l’ARSRM n’ont fait d’enquête pour les recenser, la raison d’être de cette dernière, explique son vice-président, Badou Ba, étant de venir en aide à l’ensemble des ressortissants sénégalais en situation difficile au Maroc. Il pourrait, selon lui, y avoir entre 250 et 300 employées de maison, âgées de 20 à 30 ans, entre Casablanca et Rabat. Du côté de la direction de l’emploi, impossible d’avoir la moindre information sur cette catégorie de travailleurs pour la simple raison qu’«il n’existe aucune loi réglementant le secteur. Et l’inspection du travail ne peut franchir le seuil des maisons pour savoir ce qui s’y passe. A fortiori pour les employées de maison étrangères». On sait toutefois qu’une loi sur les employés de maison (qui ne concerne pas uniquement les femmes de ménage mais aussi les jardiniers, les gardiens, etc.) est fin prête au Secrétariat général du gouvernement, mais elle ne mentionne pas le personnel de maison non marocain.
Pourquoi les Sénégalaises choisissent-t-elles de venir travailler au Maroc comme femmes de ménage ? Selon les responsables de l’ARSRM, il y a, bien sûr, la proximité géographique, les relations très anciennes de confiance entre les populations des deux pays, et le souci de ces femmes de se faire un peu d’argent (voir encadré). Et M. Diop de donner l’exemple de cette jeune Sénégalaise séquestrée chez ses patrons marocains mais qui préfère continuer à travailler chez eux pour un salaire mensuel de 700 DH plutôt que de rentrer à Dakar, sachant que cela lui permettra de ramasser un petit pécule.
Comment sont-elles parvenues au Maroc ? Certaines ont été recrutées par le biais d’un réseau, mais Badou Ba ne sait pas exactement comment les employeurs opèrent pour les faire venir puisqu’elles travaillent dans l’informel. Ce dont il est sûr, c’est que ces filles commencent à s’organiser, qu’elles se rencontrent le dimanche pour se concerter quant à leurs «revendications» et se raconter leurs vies.
Elles commencent à se rencontrer le dimanche et à s’organiser
M. Diop parle, lui, de trois catégories de femmes de ménage sénégalaises. Il y a d’abord celles que des étudiants marocains au Sénégal ramènent avec eux quand ils rentrent au pays pour les faire travailler dans leur famille. Autre phénomène : à partir des années 1990, il y a eu des retours de plus en plus importants de la troisième génération de Sénégalais avec un nom marocain, les Boughaleb, les Berrada, les Laraki, les Benjelloun... Il s’agit de quelques grandes familles longtemps installées au Sénégal, qui, en raison de difficultés professionnelles, ou après la retraite, préfèrent revenir au Maroc, ramenant avec elles ces femmes qui avaient longtemps travaillé pour elles. Les Sénégalaises de ce groupe sont, selon M. Diop, le plus souvent embauchées de façon régulière, avec une carte de séjour. Leur relation avec ces familles est forte, elles ont droit à un congé annuel qu’elles vont passer chez elles au Sénégal.
La troisième catégorie se recrute parmi les naufragées de l’immigration clandestine. A court de moyens, elles se mettent à la recherche de travail dans les maisons, et comme il y a une forte demande sur place, nombre de familles les recrutent. Aujourd’hui, des Marocains se mettent eux-mêmes en quête de filles à ramener du Sénégal, et des filières informelles se constituent. Et c’est dans ce dernier groupe qu’il y a souvent «des dérives malsaines», s’indigne Abdou Diop. On exploite la fragilité de ces filles non immatriculées auprès de leur consulat et ne disposant d’aucun titre de séjour. L’association a quotidiennement affaire à des filles en situation de détresse.
Jaouad Mdidech
Source: La Vie Eco
Maroc: peines de prison contre 15 islamistes soupçonnés de terrorisme
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RABAT, 28/12 - Quinze islamistes marocains soupçonnés de terrorisme ont été condamnés jeudi dans trois affaires distinctes à des peines de un à quatre ans de prison par le tribunal antiterroriste de Salé, près de Rabat, a rapporté vendredi l`agence marocaine Map.
Un groupe de sept accusés a été condamné à des peines allant de un à deux ans de prison. L`acusation a souligné les liens de ce groupe avec les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.
Sept autres accusés ont été condamnés à quatre ans de prison chacun. Parmi eux Driss Sami, un ancien résident en Belgique et deux anciens étudiants en Syrie, Mohamed Boussaïdi et Oussama Hamdani.
Ils comptaient, selon l`accusation, suivre une formation para-militaire auprès du GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) rebaptisé Al-Qaïda au Maghreb islamique, pour aller ensuite mener le jihad en Irak.
Enfin, Jawad Tarmil, un Marocain expulsé d`Algérie, a été condamné à deux ans de prison pour "constitution de bande criminelle, actes de terrorisme, grave atteinte à l`ordre public et appartenance à un groupe religieux interdit". Il est accusé d`appartenance au GSPC. *ANGOP.-
Royal Air Maroc: 50 ans déjà !
Royal Air Maroc a fêté mercredi dernier son cinquantième anniversaire. Une occasion que la première compagnie aérienne du Royaume a voulu dignement célébrer. Ceci en lançant, en collaboration avec Barid Al-Maghrib, un timbre spécial, symbole d’une histoire chargée d’évènements et de progrès.À cet effet, le PDG de RAM, Driss Benhima, et le directeur général de Barid Al-Maghrib, Anass Alami, ont signé un protocole relatif à l’émission du nouveau timbre commémoratif, présentant le Boeing 767. Benhima a profité de l’occasion pour rappeler quelques-uns des faits marquants de l’histoire de RAM, dont la création du low cost Atlas Blue, comptant aujourd’hui 11 avions et près de 1,3 million de passagers. Il a également évoqué le passage de la compagnie du service public pur, avec des prix administrés, à un contexte beaucoup plus libéralisé et surtout plus concurrentiel. «Nos projets futurs consisteront d’abord à nous adapter à la concurrence en baissant nos coûts, tout en maintenant un service de grande qualité, avec notre traditionnelle réputation de sécurité», déclare le PDG. Avec l’avènement de l’Open sky, des compagnies low cost et la facture énergétique qui a littéralement explosé, RAM n’a d’autre choix que de s’adapter. D’ailleurs, un nouveau programme de gestion des coûts est en cours de développement. «Nous travaillons sur un programme impliquant de nouvelles pratiques relatives à la baisse des coûts, notamment en ce qui concerne l’achat et la consommation de carburant», assure le PDG de RAM.
La compagnie continue par ailleurs de développer ses atouts. En 2008, de nouvelles destinations africaines seront prévues. Après Monrovia (Libéria) et Yaoundé (Cameroun) en fin 2007, Lagos (Nigeria) et Kinshasa (RDC) seront desservies en avril 2008. Selon RAM, d’autres destinations seront certainement ouvertes. La compagnie continuera aussi de renouveler et de renforcer sa flotte. En 2009, elle recevra 5 avions long-courrier 787 Dreamliner, qui remplaceront les 767. Un modèle dernière génération de Boeing, que RAM est parmi les premières compagnies au monde à avoir commandé.
Actuellement, la flotte de RAM est composée de 43 avions, dont 34 de nouvelle génération. Elle assure près de 70 destinations, dont 54 à l’international, avec quelque 1.600 vols hebdomadaires.
Ahlam Nazih
Source: L'Economiste
Une perturbation polaire se dirige sur le Maroc
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Pluie et neige à partir de mercredi
L’ensoleillement de ces derniers jours, accompagné de gelées nocturnes et matinales ainsi que par du brouillard, devrait se poursuivre jusqu’à mercredi prochain, annonce la météo nationale. Le temps sera par la suite pluvieux sur certaines régions avec baisse sensible des températures et chute de neige sur les hauteurs du Haut et Moyen Atlas.
D’après les explications fournies par Mohamed Bellaouchi de la Direction de la météo nationale, cette annonce a été confirmée par tous les modèles aussi bien nationaux qu’internationaux établis à ce jour. Une perturbation qui s’est formée sur le Groenland (Pôle Nord) est en train de se diriger vers le Maroc en puisant de l’humidité de l’Atlantique. Son arrivée sur l’extrême Nord-Ouest du pays, attendue dans l’après-midi ou la soirée de mercredi, se manifestera par des passages nuageux denses et des précipitations qui arroseront le lendemain le reste des régions méditerranéennes et l’Oriental.
Vendredi, cette perturbation touchera le Centre du pays et ira jusqu’au Nord des provinces du Sud. Etant humide, il est attendu qu’elle donnera d’importantes pluies, et vu sa provenance, elle sera accompagnée de chute de neige sur les sommets et d’une baisse sensible des températures sur le Nord, le Centre et l’Est du Ryaume.
Sécurité renforcée autour des écoles du Maroc
Les parents d’élèves réagissent contre la montée de l’insécurité
Devant la recrudescence des agressions près des établissements scolaires, des associations de parents d’élèves décident de prendre les choses en main. Face à la lenteur de la réaction des services de l’Etat, ils mettent en place leur propre service de sécurité.
Kenza, 13 ans, a peur d’aller à l’école. Après avoir été agressée et dépouillée de son cartable et GSM, elle refuse de se rendre ou de revenir seule du collège. Pourtant, l’école est en principe un lieu où l’on devrait se sentir en sécurité. Seulement, ces dernières années, les établissements scolaires sont la proie de délinquants. Les faits divers et les histoires que se racontent les familles sont légion. Régulièrement, des articles de presse paraissent sur le sujet. Le phénomène est en tout cas sérieux et préoccupent personnel pédagogique, psychologues et parents.
Pour la majorité, ces délits s’expliquent par la détérioration de la situation économique et sociale, l’oisiveté des jeunes et la hausse du crime organisé. Autant d’éléments qui exposent les écoles à de graves problèmes. De fait, aucun établissement, qu’il soit situé en quartier populaire ou dans des zones plus huppées, n’est épargné. Si le fléau est encore plus flagrant dans les grandes villes, les petites agglomérations ne sont pas à l’abri.
Recrudescence des agressions près des établissements
C’est en tout cas l’avis de Mohammed Qnouch, président de la Fédération nationale des associations de parents et tuteurs d’élèves du Maroc (FNAPTE). « L’insécurité qui règne autour des écoles est un véritable scandale », déclare-t-il indigné. Hormis l’insécurité routière, les élèves et les enseignants sont régulièrement exposés à des manifestations de violence : vols, agressions à l’arme blanche, racket, vente de drogue et harcèlement sexuel…
Etudiante dans un établissement de la mission française, Yasmine raconte : « J’étais assise attendant mes parents. Un jeune s’est approché de moi, s’est accroupi et m’a montré un couteau. Je lui ai donné mon Ipod et il est parti. Cela s’est passé en quelques minutes. Personne n’a rien vu ». La scène se répète à l’infini devant nombre d’écoles, collèges et lycées de la ville. Situation qui a poussé des associations de parents d’élèves à s’organiser. Car, malgré les nombreuses plaintes déposées auprès des autorités judiciaires, aucune mesure n’a vraiment été adoptée. La police serait en manque d’effectifs et ne peut, par conséquent, mobiliser devant chaque école des agents.
Des associations de parents d’élèves embauchent des agents de sécurité
Face à cela, l’Association pour le respect et la protection des usagers du lycée Lyautey (Arpull) a mis en place un système de sécurité qu’elle gère elle-même. Ainsi, des vigiles veillent en permanence aux alentours du lycée, dissuadant les délinquants et rassurant les élèves. La plupart des familles approuvent l’initiative et participent à hauteur de 130 DH/an par enfant. A noter que la démarche bénéficie du soutien des autorités qui voient en cela une amélioration de la liaison entre la police et l’école et une complémentarité dans la lutte contre la criminalité.
Mais, selon Denis Germain, président de l’Arpull, « il ne s’agit pas d’isoler l’école, de l’entourer d’une clôture de protection, mais de l’intégrer dans son environnement ». Depuis l’instauration de ce service, les chiffres de la délinquance ont baissé aux alentours de l’établissement. A noter que l’association mène par ailleurs des actions de sensibilisation pour inciter les élèves à ne pas exhiber des objets de valeur.
Self-défense et représailles
La Fédération nationale des associations des parents d’élèves a interpellé les responsables pour assurer la sécurité des enfants dans l’entourage de l’école. Malgré la décision du ministère de l’Education nationale de l’externalisation des services de sécurité, les dispositifs tardent à se mettre en place. Pour certains établissements comme le lycée El Ouaha, les autorités ont attribué des agents en charge de surveiller l’entrée de l’école, d’intervenir en cas de soupçon pour fouiller les sacs des élèves afin qu’ils n’introduisent pas d’objets ou de substances dangereux dans l’école. Certaines associations de parents d’élèves ont mis en place, de leur propre initiative, un système de sécurité. C’est le cas du collège de jeunes filles Khenata Ben Bakar à Casablanca où les petites se faisaient régulièrement harcelées. En parallèle, la plupart des établissements privés (les missions étrangères, les écoles privées El Malaïka, El Jabr…) ont établi des programmes de prévention face à l’évolution de l’insécurité.
Les victimes hésitent très souvent à porter plainte car la procédure n’est pas simple. De plus, l’identification de l’agresseur par la victime ne s’opère pas à travers une vitre comme il est d’usage ailleurs, notamment en France, mais à visage découvert. Ce qui rebute les victimes qui craignent des représailles. Aucune statistique ne révèle donc de manière réelle l’ampleur du phénomène. Par ailleurs, le commerce de drogue expose les écoles à un grave danger. Pour les parents, la police devrait être plus présente autour des lycées pour dissuader les dealers.
LEconomiste
De la viande à … 30 DH le kilos !
La viande du mouton à 30 DH le kilos ! Oh que si. Vous l'avez bien lu! C'est de la pure viande «Ghanmi» comme on dit. Elle se vend par morceaux (gigots, côtelettes, épaules, reins…).
Et elle n'est pas périmée, au contraire elle est encore fraîche. Vous vous demandez sûrement quel est le secret de cette viande à bas prix. Vous avez peut-être hâte de savoir où cela se passe ? Et bien c'est à Casablanca. Plus précisément à Derb Milan…
Mais, attendez, ne vous précipitez pas car la réalité peut être choquante. En plus, vous n'allez rien trouver. Tout est liquidé deux jours après l'Aïd ! Reportage.
08h30 : à Derb Milan. Le lendemain de l'Aïd Al Adha. Tout est encore silencieux. Ce qui est normal pour une matinée festive. Les seuls qui sillonnent les rues sont les chats et les chiens qui se faufilent par-ci par-là attirés par l'odeur alléchante des os et graisses jetés la veille.
Aujourd'hui, la grande surface qui abrite d'habitude un immense marché de «balles», (anciens vêtements) ne dresse pas ses tentes et tablettes. Elle cède la place en l'espace de ces deux jours de l'Aïd à un autre marché moins équipé et plus attractif. En quelques minutes, ce même endroit va abriter des étalages hors du commun : il s'agit de la vente de viande donnée en aumône aux «pauvres» mendiants par des citoyens généreux !
Le principe de ce commerce est simple: il suffit de faire le tour des quartiers le jour de l'Aïd, dire qu'on a rien à donner à sa progéniture, ramasser ensuite l'aumône offerte (de la viande bien sûr), et enfin se diriger le lendemain de la fête religieuse à l'espace «réservé» à cette activité.
Là , il suffit d'étaler sa viande sur un tissu blanc, la couvrir d'une nappe en plastique et attendre le premier client pour lui présenter la marchandise.
09h00 : les premiers vendeurs arrivent. Ils étalent leurs marchandises, s'agenouillent à côté et patientent. Ici, tous le monde s'improvise boucher. Hache à la main, couteau et balançoire sont les principaux outils de travail.
Certains «vendeurs», les plus nécessiteux apparemment, n'en ont pas. Ils vendent la viande à vue d'œil, par tranches (gigots, côtelettes, etc.) et espèrent juste amasser quelques billets pour subvenir aux besoins de leurs familles. «Je n'ai pas de frigidaire pour ranger toute la viande que m'ont offert les bienfaiteurs. Si je la garde, elle va pourrir. Je préfère la vendre et acheter les aliments qu'il me faut», témoigne une vendeuse-mendiante. Elle continue : «Les gens nous donnent des tripes en aumône, parfois du foie, reins, cœurs et même de la graisse. Ces parties se détériorent facilement loin du frigo. On a intérêt à s'en débarrasser en les vendant le lendemain matin même».
Un métier occasionnel
Toutefois, si pour les uns vendre la viande de «l'Aïd» est une nécessité, pour d'autres c'est un métier occasionnel à revenu non négligeable qui dure 3 jours. Le jour de «l'Aïd», ils demandent de la viande comme charité et les deuxième et troisième jours, ils la vendent à 20 à 30 DH le kilo! Un prix qui attire pas mal d'adeptes de ce lieu.
«Je ne loupe jamais ce genre d'occasion, j'ai une grande famille et on se rassemble souvent pour faire la fête ou “Lwalima” et j'ai souvent besoin de viande. Vous imaginez la viande à ce prix là ? Aux grands souks hebdomadaires, ces tarifs n'existent pas. Le prix minimum étant 50 à 65 DH le kilo. En plus, je n'ai pas peur de cette viande, je sais qu'elle vient d'un mouton égorgé à peine la veille. Donc elle n'a pas eu le temps de moisir», témoigne un habitué du marché de Derb Milan.
Quant aux nouveaux vendeurs, moins habitués, et qui découvrent pour la première fois ce «marché», ils sont embarrassés et ont un peu honte. C'est le cas de cette dame habillée soigneusement en djellaba «Mlifa» et qui prétend avoir besoin de plus de viande pour organiser une cérémonie : «C'est la première fois que je viens ici, une voisine m'en a parlé. J'organise après demain une petite cérémonie et j'ai besoin de plus de viande. Etant donné que les bouchers du coin ont tous pris leurs congés, je n'ai vraiment pas le choix». Dans cet espace, tout peut être acheté et vendu. Pour les grands friands du Khlii (viande confite), par exemple, ils peuvent acheter la graisse «chahma» à 10 DH. «Les tripes et certains composants ont la cote ici, les clients en achète beaucoup! Ce sont les premières parties qui débarquent au marché car les gens les donnent en aumône le premier jour de l'Aïd...», explique un vendeur habitué de ce commerce.
11h00 : la matinée parait encore longue! Le soleil est au zénith. Et malgré le temps pluvieux, ses rayons arrivent à atteindre la viande étalée. Ce n'est que le premier jour de vente et l'odeur de certains morceaux exposés commence à se dégager, chose qui met en évidence le manque de propreté des lieux. Etalée aux bords du trottoir, sans glaçons ni mini-frigo, la viande commence à griser, les tripes à noircir et le foie à s'assombrir. Deux jours de plus et la viande périra sans doute davantage! Pourtant, la place bat encore son plein. Rien ne semble pouvoir désister les acheteurs. Surtout ceux qui en tirent un grand profit.
Car il sied de signaler que parmi les adeptes des lieux, on compte les bouchers qui revendent la viande clandestinement à prix double. Au marché de Derb Milan, le manque d'hygiène semble être de mise. Les nouveaux adeptes ne cessent de s'accroître et le danger d'intoxication frôle la gaieté de ces jours festifs. Ce qui est aberrant c'est qu'aucun effort n'est fait pour minimiser les dégâts!
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Faible consommation Les viandes de mouton sont une source importante d'éléments nutritifs essentiels (acides aminés, fer, zinc et vitamines du groupe
. Elles offrent un éventail d'apports quantitatifs et qualitatifs de lipides, dont certains pourraient jouer un rôle très favorable sur la santé humaine.
Avec 7 kg par habitant et par an, la consommation de viande rouge au Maroc reste très faible par rapport à celle des pays européen. Si la consommation de viande bovine se maintient depuis 10 ans, celle de viande ovine décroît régulièrement depuis le début des années 80. Cette décroissance s'explique en partie par la concurrence sévère des viandes blanches (poulet, dinde etc.), dont le prix d'achat est relativement plus faible. Mais elle est aussi due à la prise en compte, par certains consommateurs soucieux de leur santé, des recommandations du corps médical qu'est: «la viande ovine serait trop riche en lipides et leurs acides gras saturés et mono-insaturés seraient favorables au développement de certaines maladies cardiovasculaires».
lematin
60% du réseau routier revêtu sont dans un état bon à acceptable
Les résultats des dernières auscultations du réseau routier revêtu, menées en 2006, ont montré que 60 pc de ce réseau sont dans un état bon à acceptable, indique lundi un communiqué du Ministère de l’Equipement et du Transport.
Les routes situées sur des axes routiers très fréquentés et drainant un trafic à caractère national requièrent une intervention prioritaire urgente pour le confort de circulation des usagers. Afin de limiter la dégradation de ce réseau et mieux maîtriser son évolution et son développement, un programme de réhabilitation prioritaire du réseau routier structurant a été lancé sur la période 2007/2009, axé sur l’amélioration de la qualité de service et la sécurité routière avec une logique d’homogénéisation d’itinéraire.
Ce programme, identifié suite à un diagnostic effectué sur 5000 km de routes revêtues sur des itinéraires interrégionaux, vient s’ajouter aux projets annuels de maintenance habituellement programmés sur le réseau routier de toute catégorie et qui totalisent 2000 km/an. Le programme porte sur un linéaire de 2025 km et représente un investissement global de plus de 1.8 milliards de dirhams, financé par le budget additionnel de 200 millions de dirhams par an, mis en place à cette fin.
Le PRP a démarré en juillet 2007 avec une première tranche de 712 km, réalisée actuellement à 47 pc, avec un linéaire de 335 km livré à la circulation et comprenant d’importants itinéraires.
Etude sur les comportements des usagers de la route au Maroc
Le Comité national de prévention des accidents de la circulation a élaboré une étude relative aux comportements des usagers de la route à l’intérieur de l’espace routier, sur un échantillon de 1.259 personnes réparties sur 11 villes marocaines.
Cette étude ambitionne de connaître les perceptions des sondés sur un ensemble de questions, entre autres, la sécurité routière, le code de la route, le danger, le facteur temporel et les catégories des usagers de la route, indique lundi un communiqué de l’Observatoire national de la sécurité routière.
Il ressort de cette enquête que les perceptions relatives au danger de la route tournent essentiellement autour de circonstances inhérentes à l’anxiété et à la peur quant à la sécurité corporelle, précisant que ce sont justement ces perceptions qui sont à l’origine de l’adoption de comportements adaptés sur la route. Les sources du danger pour les usagers de la route, précise l’enquête, vont crescendo avec la visibilité, la masse et le volume des véhicules, l’importance de l’axe routier et la nature et la diversification du trafic routier pendant le jour ou la nuit, l’absence de moyens de prévention et la détérioration de l’état mécanique des véhicules.
S’agissant des causes du danger, signale l’étude, il s’agit de l’imprudence, la consommation d’alcool, le manque de discipline, la vitesse, l’absence des moyens de protection et la fatigue. L’étude a, en outre, révélé une grande disparité chez les usagers de la route dans le périmètre urbain entre la perception du danger (93 pc des réponses) et la peur du danger (80,5 pc), précisant que cette différence est quasi-inexistante chez les usagers de la route à l’extérieur du périmètre urbain (92 pc contre 91 pc).
La nature et l’acuité des perceptions, estime l’enquête, déterminent les comportements des usagers de la route en fonction des cas de crainte, d’anxiété et de confiance craintive, ajoutant que les réponses des sondés ont été axées sur les cas de crainte et de peur sur la route.
3.676 morts sur les routes marocaines en 2007
Dans un communiqué, l’Observatoire national de la sécurité routière précise que le bilan des dix premiers mois de 2007 a connu une hausse de l’ensemble des indicateurs relatifs aux accidents de circulation, notamment du nombre des accidents (+9,02 pc), du nombre des tués (+1,80 pc), du nombre des blessés graves et légers avec respectivement +0,40 pc et +9, 31 pc.
L’indice de gravité (exprimé en nombre de tués et de blessés pour 100 accidents) a enregistré une baisse de 0,65 pc passant de 26,96 (tués et blessés pour 100 accidents) durant le mois d’octobre 2006 à 26,31 en octobre 2007, soit une baisse de 2,42 pc.
Le nombre des tués durant la période 2004-2007 a été de 3.683 en 2004,
3.484 en 2005, 3578 en 2006 et 3.676 en 2007.
Pour ce qui est du nombre des personnes grièvement blessées durant la même période, il a atteint 13.266 en 2004, 11.947 en 2005, 12.041 en 2006 et 12.101 en 2007.
31 décembre 2007
Deux Marocains projetant des attentats arrêtés aux Pays Bas
La police néerlandaise a arrêté lundi trois individus soupçonnés de projeter un attentat imminent. La police a procédé à ces arrestations à Rotterdam après avoir appris des services de renseignement néerlandais que trois hommes, âgés de 31, 32 et 39 ans, étaient sur le point de commettre une attaque d’un genre non précisé.
Selon un porte-parole du parquet, on ignore si ces suspects préparaient un attentat. Deux des hommes sont d’origine marocaine et le troisième est soudanais.
Depuis les attentats de Londres, le 7 juillet 2005, le gouvernement néerlandais juge important le risque d’attentat terroriste, soit le deuxième plus haut niveau sur un système d’alerte qui en compte quatre.
Plusieurs autres islamistes ont été condamnés à des peines de prison aux Pays-Bas pour avoir projeté de commettre des attentats contre des hommes politiques et des bâtiments publics.
31 décembre 2007
Le Maroc accélère la lutte contre la mendicité
Le troisième programme de la stratégie nationale de lutte contre la mendicité vient d’être lancé. Objectif : lutter contre ce fléau qui touche près de 200.000 personnes, d’après une enquête réalisée, cette année, par le ministère du Développement social.
Devenue un véritable commerce, qui attire chaque année des milliers de personnes, la mendicité ne cesse de s’accroître. Soucieux de lutter contre ce fléau, la ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli, a lancé vendredi dernier à Fès, le troisième programme de la stratégie nationale de lutte contre la mendicité. A cette occasion, Mme Skalli a révélé que la répartition géographique des mendiants place les régions de Fès-Boulmane et Meknès-Tafilalet au troisième rang au niveau national avec plus de 28.000 mendiants. « Une enquête réalisée par le ministère en 2007 montre que le nombre de mendiants au niveau national est de 195.000 », déclare à ALM Mme Skalli avant d’ajouter que « 51% sont des femmes. Cette situation s’explique par le fait que la solidarité familiale s’est relâchée ».
Selon l’enquête, 51,8% des personnes s’adonnent à la mendicité en raison de la pauvreté. Cette stratégie nationale cible de manière générale les mendiants et plus particulièrement ceux qui en ont fait une activité professionnelle. Cette mendicité professionnelle a pris des proportions démesurées et représente 62,4% du total des mendiants. Ces professionnels utilisent des enfants loués ou volés et des personnes handicapées pour mendier. L’objectif de lutte est de mettre fin ou, du moins, atténuer cette pratique. « Pour lutter contre la mendicité professionnelle, il y a, en fait, deux phases. La première se rapporte à l’avertissement qui consiste à faire signer à ces personnes un engagement afin qu’il n’y ait plus recours à ce genre de pratique. La deuxième phase concerne la poursuite judiciaire. Pour cela, le ministère travaille en étroite collaboration avec les ministères de la Justice et de l’Intérieur ». Le code pénal est clair. Selon l’article 326 « Est puni, de un à six mois de prison, quiconque ayant les moyens de subsistance ou étant en mesure de se les procurer par le travail, ou de toute autre manière licite, se livre habituellement à la mendicité en quelque lieu que ce soit ».
Par ailleurs, cette stratégie nationale s’est donnée pour objectif majeur d’assurer l’insertion socio-économique des mendiants et de mettre en place un dispositif d’aide sociale à leur profit. En outre, l’intégration familiale occupe une place majeure dans le cadre de ce programme. Il s’agit ainsi de réintégrer les mendiants dans leurs familles. Il y a aussi l’intégration institutionnelle qui consiste à placer ces personnes qui n’ont pas de familles dans des institutions sociales (Til Mellil à Casablanca et Aïn Atik à Rabat). Cette stratégie ambitionne l’intégration économique à travers le financement des activités génératrices de revenus qui sont financées par le ministère du Développement social et ses partenaires.
Des formations professionnelles ont lieu en vue de faciliter leur intégration. Selon Mme Skalli, la sensibilisation fait également partie des axes de cette stratégie nationale. Il s’agit de sensibiliser les citoyens car ils ont un rôle à jouer dans l’éradication de ce fléau. Le citoyen doit prendre conscience qu’il ne faut pas céder à la compassion, sinon il contribue à amplifier ce phénomène. Dans la région de Fès-Boulemane, le programme de lutte contre la précarité sociale et la marginalisation a ciblé 2.500 personnes notamment les mendiants, les sans-abri, les enfants abandonnés, les femmes en situation difficile, les personnes âgées sans ressources et les handicapés. Pour répondre à ce souci, il a été décidé la construction d’un centre d’accueil à Bab Khoukha pour un montant global de 3.900.000 DH. Ce centre devrait profiter à une centaine de personnes.
2 janvier 2008
Deux Marocains tués dans un accident de la route en Espagne 
Deux jeunes ressortissants marocains ont été tués dans un accident de la route survenu, mardi, dans la région de Motril, dans l’est de l’Espagne.
Un plongeur a découvert par hasard les cadavres des jeunes hommes à l’intérieur d’une voiture à deux mètres au fond de la mer près du lieu dit Rocher des Morts, à 15 Km de leur lieu de résidence à Albunol.
Selon la Garde civile espagnole, le véhicule des deux Marocains est sorti de la route nationale 340, dans des circonstances non encore élucidées, pour faire plusieurs tonneaux avant de se précipiter dans la mer d’une hauteur de 10 mètres.
Les enquêteurs pensent que ce grave accident de la route est survenu quelques heures seulement avant la découverte des deux cadavres mardi vers midi. Il aura fallu l’intervention des sapeurs pompiers, menus d’une grande grue, pour sortir de la mer le véhicule de marque Volkswagen Passat, complètement détruit après la chute.
Allah y'ermou, Inna lillahi wa inna ilayhi raji'oune.
Deauville : Sortie de piste d'un Boeing 737 de la compagnie Atlas Blue
Un Boeing 737 de la compagnie Atlas Blue, avec à son bord 168 passagers, a effectué jeudi matin une sortie de piste sans faire de blessés lors de son atterrissage à l'aéroport de Deauville-Saint-Gatien (Calvados), a-t-on appris auprès de l'aéroport et de l'aviation civile.L'avion a glissé en bout de piste et fini sur le bas-côté droit, après une course d'une vingtaine de mètres dans l'herbe. "L'avion est embourbé et ses réacteurs sont pratiquement posés au sol", a expliqué à l'AFP Marcel Leroux, ingénieur de permanence à la Direction de l'aviation civile de l'Ouest.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l'incident qui n'a pas fait de blessés parmi les 168 passagers et les 6 membres d'équipage, évacués par toboggans.
Quelques passagers ont toutefois été choqués, dont l'un a fait un malaise, selon l'aviation civile.
L'incident s'est produit à 08H50, alors que la piste était verglacée, selon l'aéroport et l'aviation civile. "La piste était verglacée, mais cela ne justifie pas cet incident", a affirmé M. Leroux, estimant toutefois que "s'il n'y avait pas eu de verglas, l'avion n'aurait pas glissé".
"L'enquête doit mettre en évidence l'enchainement des faits et événements qui ont amené à cette glissade, ça ne peut pas être ramené à la seule présence de verglas", a-t-il commenté.
"L'enquête va être assez longue, car il faut transcrire et étudier les communications passées entre le sol et le bord, mais aussi analyser les conditions de freinage et les équipements de la plate-forme", a précisé M. Leroux.
"Il faut voir aussi si les mesures adaptées pour que l'avion soit en mesure de se poser sans encombres ont été prises", a-t-il ajouté.
Le Boeing 737 devait décoller de Deauville dans la matinée à destination de Brest avant de repartir vers le Maroc dans l'après-midi.
Le tour-opérateur français Marmara, qui avait loué l'appareil d'Atlas Blue, une compagnie filiale à 100% de Royal Air Maroc, a affrété un nouvel avion qui doit décoller de Nantes en fin d'après-midi. Les passagers sont en cours d'acheminement par autocars depuis Deauville et Brest.
Source : AFP
Le Rallye Dakar 2008 annulé
Le rallye Dakar-2008 a été annulé, pour la première fois de son histoire, pour des raisons de sécurité, ont annoncé les organisateurs (Amaury Sport Organisation), dans un communiqué, vendredi à Lisbonne.
La nuit a été courte pour ASO. Après la mise en garde du Quai d’Orsay - relayée encore ce matin par le ministre des affaires étrangères , Bernard Kouchner -, les organisateurs du Dakar ont pris leur décision, la mort dans l’âme : l’épreuve 2008 est purement et simplement annulée. C’est ce qu’a annoncé Daniel Bilalian, le patron des sports de France Télévisions qui retransmet la course. Déclaration faite sur Europe 1, vendredi en fin de matinée. "J’ai eu ce matin au téléphone le patron d’ASO, Patrice Clerc. Il m’a annoncé la nouvelle. C’est un choc", a-t-il ensuite expliqué.
D’après les informations publiées dès jeudi, ASO, qui avait été totalement pris de cours par les déclarations du gouvernement, avait quasi intégralement consacré sa journée d’hier à des réunions de crise. Le but : trouver une sortie honorable pour le rallye. Et éviter à tout prix une annulation de la course qui pourrait coûter très cher à l’organisation.
Ainsi, l’équipe d’ASO a immédiatement planché sur au minimum deux solutions de repli. La première consistait à faire partir normalement le rallye de Lisbonne jusqu’à Guelmin, la dernière étape marocaine. Ensuite, au lieu d’entamer les étapes mauritaniennes, les concurrents repartiraient vers Lisbonne pour faire un Lisbonne-Guelmin-Lisbonne. C’est la raison pour laquelle les organisateurs ont passé une partie de leur journée à chercher des villes-étapes susceptibles d’accueillir les nouvelles spéciales.
Autre piste étudiée : arrivés à Guelmin, les participants à la course seraient acheminés directement à Dakar, pour une ultime étape. Une hypothèse qui, pour nombre d’observateurs, ôterait toute crédibilité sportive à l’épreuve. "Le Dakar sans la Mauritanie, ce n’est plus le Dakar", lançaient à l’unisson de nombreux concurrents, jeudi. Plus de la moitié des "spéciales" du rallye devaient se dérouler en Mauritanie et une journée de repos devait se tenir à Nouakchott, la capitale.
Mais les pressions du Quai d’Orsay ont été les plus fortes. Et les hommes d’ASO ne voulaient pas courir le risque de voir la course endeuillée par un attentat. En 2007, des menaces du Groupe salafiste pour la prédication et le combat avaient contraint les organisateurs du Dakar à annuler deux étapes entre Néma et Tombouctou, au Mali.
Pourtant, le 28 décembre, Étienne Lavigne, le patron du Dakar, avait décidé de maintenir les étapes mauritaniennes prévues du 11 au 19 janvier. "Les conditions de sécurité sont réunies", avait-il déclaré au terme d’une visite de 24 heures en Mauritanie, au cours de laquelle il avait pu s’entretenir avec les autorités civiles et militaires du pays, ainsi qu’avec des responsables de l’ambassade de France à Nouakchott.
Le programme comprend cinq étapes sur le territoire marocain devaient mener les concurrents de Nador à Smara en passant par Errachidia, Ouarzazate et Guelmim.
[i] Maroc : Le Maroc envisage une réforme de la caisse de compensation[/i]
Au vu de l'augmentation des prix du pétrole et du renforcement de la demande, le gouvernement marocain envisage une refonte de son programme de subventions des biens de consommation.
La caisse de compensation marocaine fait l'objet de débats de la part de ceux qui cherchent à réduire les dépenses du gouverrnement. Le budget opérationnel de ce fonds est passé de 3 milliards de dirhams en 2002 à 20 milliards pour l'année en cours, ce qui a conduit les parlementaires à demander sa réforme lors de leurs discussions sur la loi de finance 2008.
Ce fonds, mis en place en 1941 pour soutenir l'entrée des produits européens sur le marché marocain, s'est transformé au fil des années en un vaste programme de subvention pour les biens de consommation, le pétrole et le gaz. Les partisans de cette politique soulignent les bienfaits universels des subventions, dans la mesure où elles concernent l'ensemble des citoyens, riches comme pauvres. La valeur relative d'une telle aide est toutefois plus importante pour les citoyens les plus démunis.
La caisse de compensation devient une charge de plus en plus lourde pour les finances de l'Etat. Le professeur d'économie Karim El Hafi a expliqué à Magharebia que le coût actuel de ce programme (20 milliards de dirhams) représente près des deux tiers du budget d'investissement du Maroc. "Aussi est-il nécessaire de réviser le système de compensation actuel pour le rendre plus efficace et de le doter, à moyen terme, de mécanismes afin d'apporter une aide directe aux citoyens nécessiteux, sachant que le cours des matières premières ne cesse de grimper", explique-t-il.
Le député Abdelhamid El Mernissi explique que les Marocains ne doivent pas s’attendre à plus d’argent pour la caisse de compensation pour l’année à venir. "Pour l’année 2009, je pense qu’il faut que les Marocains se mettent en tête que cette institution n’est pas une vache à traire. On connaît déjà les bénéficiaires. Mais comment résoudre leur problème est un autre problème. Il faut une réflexion profonde."
Le Ministère des Finances a annoncé qu'en 2008, il envisagerait sérieusement une remise à plat des mécanismes de la caisse de compensation, pour en améliorer l'efficacité en direction des Marocains les plus démunis.
Les principaux axes de cette réforme porteront sur plusieurs points : le contrôle, l'organisation de l'intermédiaire, la révision de la structure tarifaire et la réorganisation des secteurs concernés. Le gouvernement s’attèle pour l'heure à poser les bases d'un nouveau système de compensation, qui devrait prendre en considération des expériences internationales tout en les adaptant aux spécificités nationales.
Pour pouvoir alléger le poids de ce fonds sur le budget national, le gouvernement a fait savoir aux Marocains qu'ils ne devaient s'attendre à aucun ajout sur la liste des produits subventionnés, à savoir les produits pétroliers, le gaz butane, le sucre, l'huile de tournesol et la farine.
Magharebia
Maroc : Lutte contre la corruption: ferme engagement du Maroc d'éradiquer ce fléau
La ratification par le Maroc en mai dernier de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) témoigne de l'engagement ferme du Royaume pour l'éradication de ce fléau.
Cette décision vient confirmer les efforts déjà entrepris par le Royaume, qui s'apprête à célébrer le 6 janvier la journée nationale de lutte contre la corruption, pour se conformer, sur la base d'une approche graduelle et pragmatique, aux dispositions de la CNUCC, signée par le Maroc le 9 décembre 2003, et donner un fort appui au processus de lutte contre la corruption engagé par le Royaume.
Selon le ministère chargé de la Modernisation des Secteurs publics, plus de 30 mesures à caractère transversal et 40 à caractère sectoriel ont été adoptées visant notamment à consolider la transparence de la gestion publique, à renforcer le sens de la responsabilité et de l'intérêt général et à promouvoir l'observation des valeurs éthiques inhérentes à la bonne gouvernance.
Ces mesures ont également pour but de faire régner la confiance dans les relations entre l'administration et les citoyens, de développer le cadre institutionnel de prévention de la corruption et d'améliorer la transparence du système financier.
L'élaboration et la mise en £uvre du Plan d'action de lutte contre la corruption par le gouvernement traduisent on ne peut plus clairement cet engagement, dont l'objectif principal est de consolider la transparence dans la gestion publique à travers la promotion de l'éthique et le développement du cadre institutionnel de la lutte contre la corruption.
Ce plan d'action vise l'enracinement des valeurs et des normes d'éthique et ce à travers la promulgation des lois sur le blanchiment d'argent et la gestion déléguée des services publics, la révision de la loi relative à la déclaration du patrimoine et la généralisation des concours d'accès à la fonction publique et les appels à candidature pour les nominations aux postes de responsabilité.
Concernant l'institutionnalisation de la stratégie préventive de lutte contre la corruption, le plan s'articule essentiellement sur la création de l'Instance Centrale de Prévention de la Corruption, qui a pour mission de coordonner, superviser et d'assurer le suivi de la mise en £uvre de politiques de prévention de la corruption, dans un cadre de travail regroupant les administrations, les professionnels, les associations et les universitaires.
Le Plan d'action de lutte contre la corruption tend également, au renforcement de la transparence dans la gestion des marchés publics par la révision du décret sur les marchés publics et la création d'un portail des marchés publics, permettant de réaliser l'égalité en matière d'accès à la commande publique et l'amélioration du système de suivi, de contrôle et d'audit, à travers le renforcement du principe de reddition des comptes, de contrôle de gestion et de contrôle interne.
Outre la simplification des procédures administratives, ce plan d'action concerne l'éducation, la sensibilisation et la communication, à travers l'élaboration d'un recueil des dispositions préventives contre la corruption, l'organisation de campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires, la confection d'un guide pédagogique sur la moralisation et l'intégration de modules sur l'intégrité dans les plans pluriannuels de formation continue.
Dans le souci de l'application saine et rapide de ce plan d'action, le Maroc a fait de la lutte contre la corruption une priorité nationale qui appelle à la mobilisation collective pour une plus grande sensibilisation sur sa gravité aux plans économique et social et sur la nécessité de l'extraire du cadre habituel en la plaçant dans celui de la criminalisation.
Parallèlement, le Royaume a adopté un programme de modernisation de l'administration publique qui lui a permis de réaliser plusieurs objectifs relatifs au renforcement du système national de lutte contre la corruption, à travers l'adoption d'un cadre juridique moderne qui permet la répression des actes de corruption, la consécration des règles de transparence dans la gestion publique et la valorisation des ressources humaines au sein des administrations.
Concernant les mesures répressives, le nombre de personnes poursuivies pour actes de corruption devant les tribunaux a connu ces dernières années une augmentation passant de 2086 affaires en 2000 à 5051 en 2004 et à 5862 en 2006, selon des données du ministère de la justice.
S'agissant des actions entreprises par la société civile, un Observatoire national de la corruption et de développement de la transparence vient d'être mis en place par l'Association marocaine de lutte contre la corruption "Transparency Maroc". Selon les responsables de l'Association, l'objectif de cet observatoire est de collecter, traiter et promouvoir l'information sur ce phénomène.
MAP
8 janvier 2008
Offre russe pour le nucléaire marocain
Le holding russe Atomstroyexport, l’un des plus grands constructeurs mondiaux de sites nucléaires, propose de reproduire la centrale chinoise de Tianwan (Lianyungang) au Maroc.
La mise en exploitation des deux premières piles de la centrale chinoise est intervenue en 2007. Atomstroyexport a créé en Chine une centrale nucléaire d’une puissance totale de 2.000 mégawatts dotée de systèmes de sécurité uniques dans la ville portuaire chinoise de Lianyungang, dans la province du Jiangsu.
Le deuxième réacteur de type VVER-1000 de la centrale a été livré à la Chine le 12 septembre dernier. La première pile avait été mise en service en juin 2007.
8 janvier 2008
Plus de 10 milliards de DH d’investissements d’ici 2012 pour les provinces du sud
Des investissements d’un montant global de plus de 10 milliards de dirhams sont prévus, à l’horizon 2012, pour le développement des provinces du sud.
Le portefeuille des actions de développement qui sont menées par l’ADES a dépassé au cours de l’année 2007 cinq milliards de dirhams. Si on ajoute à cela le portefeuille des actions sectorielles qui sont menées par d’autres départements comme le nouveau programme de l’habitat qui a été lancé durant l’année 2007 et le programme qui vient d’être validé à l’occasion de la dernière réunion du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes, nous arrivons à un montant global qui dépasse 10 milliards de dirhams.
Le développement des provinces du sud est passé, au cours de l’année 2007, d’une logique partenariale qui se déclinait projet par projet à une logique de programme global contractualisé avec les collectivités locales concernées.
8 janvier 2008
Un Marocain tué à la sortie d’une discothèque à Madrid
Un jeune ressortissant marocain a été tué dimanche matin par un groupe de quatre Dominicains à la sortie d’une discothèque dans la périphérie sud de Madrid.
Tarek Bouniafa, 27 ans, qui était accompagné d’un compatriote, a eu une dispute banale avec ses assassins à l’intérieur de la discothèque quelques heures avant le crime. A sa sortie du local, seul, le jeune marocain est tombé dans un guet-apens que lui ont tendu les quatre ressortissants dominicains.
Après l’avoir roué de coups, les agresseurs lui ont assené trois coups de couteau au visage, dans le bras et l’un mortel en plein coeur. Les services des urgences, qui ont été alertés par des passants, n’ont pu que constater la mort du jeune homme, qui résidait dans la localité de Mostoles.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji'oune.
8 janvier 2008
28 milliards de DH sur des comptes à l’étranger !
Presque 5 milliards de dollars ! C’est le niveau des transferts vers leur pays des Marocains résidents à l’étranger (MRE) en 2006. Un chiffre régulièrement mis en avant comme étant un apport non négligeable pour la balance des paiements. Mais sait-on qu’en même temps, plus du double de ce montant, appartenant à des personnes physiques et morales, est déposé dans des banques étrangères de pays où elles ne résident pas ? 12,4 milliards de dollars plus exactement, soit 99,2 milliards de DH !
C’est le niveau des avoirs des Marocains à l’étranger, selon les statistiques, arrêtées à fin juin 2007, de la Banque des règlements internationaux (BRI) basée à Bâle, en Suisse. Quelle lecture faire de ce chiffre ? Qu’y a-t-il derrière ? Que reflète-t-il exactement ? Autant de questions que nous avons posées à toutes les parties concernées, qu’elles soient marocaines, notamment l’Office des changes et la direction du Trésor et des finances extérieures (ministère des finances), ou étrangères, à commencer par la source de ces chiffres elle-même, en l’occurrence la BRI.
Que nous apprennent les chiffres de la BRI ? A fin juin 2007, des entreprises publiques et privées, des personnes aussi bien physiques que morales de nationalité marocaine et résidant au Maroc, dans leur écrasante majorité, détenaient l’équivalent de 12,45 milliards de dollars sous forme de dépôts auprès de banques dans 40 pays, essentiellement en Europe mais aussi aux Etats-Unis et dans certaines places offshore.
Plus que l’Algérie et le Qatar !
Si a priori le chiffre, pris de manière brute, fait peur, il y a lieu de le nuancer car, dans les 12,45 milliards de dollars, près de 9 milliards de dollars sont détenus par des établissements bancaires. Le reste, à savoir 3,5 milliards (28 milliards de DH), est la propriété d’établissements dits non bancaires mais qui peuvent être des particuliers ou des entreprises. Les statistiques de l’organisme suisse ne vont pas plus loin dans le détail, secret bancaire oblige, certainement. Mais qu’importe, ces chiffres donnent à réfléchir. Surtout quand on s’amuse à observer leur évolution dans le temps, pour le Maroc, ou à les comparer à ceux d’autres pays.
En effet, pour en mesurer l’ampleur, il faut savoir qu’en terme d’évolution, les avoirs des Marocains, toutes catégories confondues, estimés à 12,4 milliards en juin 2007, étaient d’à peine 9,2 milliards en décembre 2005 et 8,3 milliards en décembre 2004. Concernant les dépôts détenus par des opérateurs hors secteur bancaire, ils sont passés de 2,9 milliards en décembre 2004 (et du même niveau en décembre 2005) à 3,56 milliards en juin 2007.
On peut aussi comparer le niveau des avoirs des Marocains à l’étranger à ceux des résidents d’autres pays, et tout d’abord des pays à économies plus ou moins similaires. Pour la Tunisie et la Jordanie, par exemple, les dépôts globaux à l’étranger sont respectivement de 7 milliards et 16 milliards (contre 12,45 pour le Maroc) et de 1,3 milliard et 4,6 milliards de dollars pour les détenteurs autres que les banques (3,56 milliards pour le Maroc). Mais le comparatif interpelle davantage quand il est fait avec des économies autrement plus nanties, parce que pétrolières entre autres, comme celle de l’Algérie ou encore du Qatar. En effet, selon les statistiques de la Banque des règlements internationaux, les résidents de ces deux pays détiennent des dépôts globaux à l’étranger de 10,6 et 10 milliards de dollars.
Au-delà de l’aspect quantitatif, quelle lecture réelle peut-on faire de ces chiffres ? Ces dépôts détenus par des résidents marocains auprès de banques étrangères sont-ils tous légaux ? Doivent-ils inquiéter ? Peuvent-ils raisonnablement renseigner sur l’ampleur de la fuite des capitaux ?
Une première réponse du côté de la BRI elle-même. Pour Philippe Mesny, responsable des statistiques financières internationales au sein de la BRI, joint au téléphone par La Vie éco, « ces dépôts ne peuvent pas systématiquement être assimilés à une fuite de capitaux ». D’abord, parce que, explique l’analyste, il y a les dépôts détenus par les banques marocaines, presque 9 milliards de dollars, qui sont tout à fait normaux et légaux. Pour lui, en somme, « ce niveau n’est pas exagéré eu égard à la dynamique économique que connaît le Maroc, à son degré d’ouverture sur l’économie mondiale et surtout si on le compare avec d’autres pays comme la Tunisie ou l’Algérie ».
Soit, mais quid du reste, c’est-à -dire les 3,5 milliards de dollars détenus par le secteur privé ? Le responsable de la BRI se refusera à toute interprétation, sa mission s’arrêtant, comme il dit, à la collecte des chiffres, et pas au commentaire.
Aucune loi n’interdit de détenir un compte à l’étranger
Auquel cas, des éléments de réponse sont à chercher du côté marocain, à commencer par l’Office des changes dans la mesure où toute personne physique ou morale, qu’elle soit un établissement bancaire ou non, résidente au Maroc, a obligatoirement besoin d’une dérogation de l’Office pour sortir des devises, que ce soit pour investir, placer, épargner ou, tout simplement... dépenser. Là encore, on n’est guère avancé. L’office, en effet, élabore et publie chaque année un état intitulé « Position financière extérieure globale » (PFEG). Il s’agit d’un état statistique censé retracer le stock des avoirs et engagements financiers de l’économie marocaine vis-à -vis de l’étranger. Plus concrètement, la position financière recense, entre autres, les investissements des Marocains à l’étranger, les avoirs des banques mais aussi les dépôts effectués par des résidents marocains (secteur public et privé non bancaire) auprès de banques étrangères. Et que disent justement les chiffres de l’Office des changes ? Que ces dépôts étaient, à fin décembre 2006, de l’ordre d’un milliard de DH seulement. Etonnant et, surtout inquiétant, quand on le compare aux 28 milliards de dollars recensés par la banque suisse. A coup sûr, une grosse partie de cette manne de devises est soit sortie illégalement du pays, soit provient de transactions commerciales dont une partie payée en devises à l’étranger.
Que fait l’Office des changes, pourrait-on s’exclamer ? Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais il est mathématiquement impossible que l’office contrôle la totalité des flux, surtout de devises, y explique-t-on. Une source à l’office insiste d’ailleurs sur le fait qu’ aucun pays, « y compris les plus développés, ne peut prétendre contrôler la fuite des capitaux ». Mais les autorités marocaines disposent-elles d’une estimation des avoirs des Marocains à l’étranger ? Si, auprès de l’office, les responsables n’ont pas souhaité se prononcer, du côté du ministère des finances, un haut responsable avance, pour sa part, le chiffre de 30 milliards de DH ! Un montant qui semble plus ou moins proche des chiffres publiés par la banque des règlements internationaux de Bâle.
Deux questions, les plus importantes peut-être, restent posées quant à la légalité de ces avoirs et à leur origine. Pour ce qui est de la légalité, il faut savoir que, en vertu de la réglementation de change en vigueur, seules sont habilitées à avoir des comptes en dirhams convertibles ou en devises ou encore des comptes auprès de banques étrangères, les personnes physiques ou morales disposant d’une dérogation de l’Office des changes. Il s’agit, entre autres, des banques, d’entreprises qui exportent ou qui ont des flux d’affaires avec l’étranger. Si, pour les banques, le dispositif semble être plutôt verrouillé, le plus gros des avoirs « illégaux » se trouve, selon l’office, du côté du reste du secteur privé (entreprises et particuliers). D’où proviennent-ils ? Les entreprises exportatrices rapatrient-elles, comme le veut la loi, les produits de leurs ventes à l’étranger ? « Oui », répond-on auprès de l’office qui ne signale que de très rares cas d’infractions dans ce sens. Au bas mot, ce sont 20 milliards de DH qui sont détenus illégalement.
Des comptes alimentés par les reliquats des dépenses de voyages ?
Quant aux méthodes classiques à la base de la fuite de devises, elles sont de moins en moins utilisées. Selon les chiffres de la Douane, cette dernière intercepte chaque année aux frontières 30 à 50 MDH en devises que des résidents marocains tentent d’emporter dans leurs bagages.
Autre source qui pourrait alimenter ces comptes : les reliquats des dépenses de voyages. En 2006, par exemple, les résidents marocains ont sorti l’équivalent de 6,2 milliards de DH pour couvrir des voyages de tourisme ou d’affaires, des frais de scolarité, des missions ou encore des soins médicaux. En 2005, le chiffre était de 5,44 milliards de DH. Or, comme l’explique une source au ministère des finances, « même si ces transferts sont effectués avec l’autorisation de l’Office des changes, une partie des fonds transférés peut ne pas être effectivement utilisée pour les raisons avancées ». C’est ce résidu qui permettrait, entre autres, à des résidents marocains, à coup de voyages fréquents, d’aller alimenter régulièrement des comptes à l’étranger.
En fait, comme l’explique une source à l’office, « il y a surtout les revenus générés par tous genres de trafics, notamment la drogue, et qui naturellement échappent à tout contrôle, ou encore les opérations de sous-facturation inverse qui donne lieu au paiement d’une partie de la créance à l’étranger ». Question : que se passerait-il si on libéralisait totalement le change ? Rapatriement des devises comme le pensent les optimistes ou au contraite hémorragie de capitaux ? Le débat est ouvert.
10 janvier 2008
Tarifa : 200 millions d’euros pour le port passagers
Le port de Tarifa affiche ses ambitions et veut gagner une plus grosse part de gâteau dans le trafic commercial du détroit de Gibraltar. En effet, la plus jeune des plateformes portuaires des côtes espagnoles devrait, à l’avenir, concurrencer sérieusement le port d’Algésiras.
Pour cela, les autorités portuaires de Tarifa misent quelque 200 millions d’euros (un peu plus de 2,2 milliards de DH ) pour atteindre leurs objectifs. De gros travaux d’extension sont prévus. Ainsi, une superficie de 31 hectares est dégagée pour la construction d’une nouvelle gare maritime de plus grande capacité afin d’accueillir des ferries de gros tonnage. D’ailleurs, leur nombre sera porté à 8, dont 2 bateaux Ro-Ro. Ces derniers permettront d’assurer le transport des camions entre les deux rives du détroit.
Et aussi pour donner plus de valeur ajoutée au trafic, la ville de Tarifa n’exclut pas la possibilité de compléter le projet par la mise en place d’une zone logistique dédiée au trafic TIR. A noter aussi que plus de 1.600 m de digues seront réalisés ainsi que des voies pour faciliter la circulation. Le chantier devrait démarrer bientôt. Quant aux installations actuelles, celles-ci seront dédiées aux activités de pêche et de loisirs.
Selon les responsables du port, il s’agit d’accompagner le développement de la ligne Tarifa-Tanger. Une ligne qui connaît un grand succès depuis quelques années. Notamment, durant les opérations de transit des Marocains résidant à l’étranger. La moindre longueur de la traversée ainsi que la rapidité des bateaux expliquent le succès de cette ligne. Depuis que ses installations ont été certifiées comme frontière Schengen, le nombre de passagers n’a pas cessé d’augmenter. En 2007, le trafic a dépassé le million de personnes et plus de 200.000 véhicules.
Mais la rapidité des navettes, qui constitue l’atout de Tarifa, est un handicap en saison hivernale. Celles-ci, trop légères, ne peuvent affronter la houle. Aussi sont-elles contraintes, généralement, à rester à quai. Mais la question devrait être résolue après la mise en service des nouvelles infrastructures, en 2009.
10 janvier 2008
Carté d’identité électronique, premières demandes en avril
La carte d’identité électronique (CIE) débarque effectivement dès avril prochain. Le décret d’application de la loi n°35-06 en a fixé l’échéancier et les modalités de délivrance. Les demandes de remplacement de la carte d’identité nationale (CIN) s’étaleront donc sur 4 années.
Les premières, ouvertes aux personnes dont la CIN expire avant janvier 2010, pourront être déposées auprès des services chargés de la CIE dont relèvent les intéressés, à partir du 1er avril. Les MRE ne seront pas en reste. Ils pourront déposer leurs demandes auprès des services compétents des missions diplomatiques et postes consulaires du Royaume à l’étranger. Trois autres étapes de délivrance suivront. A partir de janvier 2009, les demandes seront ouvertes aux personnes dont la CIN expire avant janvier 2013. En janvier 2010, aux personnes dont la CIN expire avant janvier 2015, et enfin, en janvier 2011 aux personnes dont la CIN expire avant avril 2018. La durée de validité de cette nouvelle CIE sera de 10 ans à l’instar de la « bonne vieille » CIN. Elle pourra elle aussi être renouvelée en cas de changement d’information personnelle (adresse, profession, etc.), ou en cas de perte ou d’altération. Mais il faudra à chaque fois prélever les empreintes digitales du demandeur.
La CIE contiendra une puce et un code-barres renfermant plusieurs informations cryptées relatives à son titulaire. Comme le nom, l’adresse, la profession, la photo, les empreintes digitales ou encore la mention « époux(se) » ou « veuf(ve) ». Elle pourra remplacer plusieurs documents. Elle tiendra ainsi lieu d’extrait d’acte de naissance, d’attestation de résidence, de certificat de vie et d’attestation de nationalité. De quoi alléger la paperasse des administrations et faciliter les procédures liées à ces documents. Il faut dire aussi que cette nouveauté évitera la corruption.
Outre ces avantages, la CIE est présentée comme un moyen de lutter contre la falsification de la CIN. Pour ce qui est de la consultation des informations contenues dans la carte, seuls les personnels concernés de la sûreté nationale, les fonctionnaires et agents des administrations publiques et organismes désignés par voie réglementaire, y seront autorisés.
La détention de la nouvelle carte biométrique sera obligatoire. Toute personne âgée de 18 et plus devra la posséder. A défaut, une amende allant de 500 à 1.200 DH est prévue. Le non-renouvellement est quant à lui puni d’une amende allant de 200 à 500 DH. Par ailleurs, la non-présentation de la carte aux réquisitions est passible d’une amende de 100 à 200 DH. Il est à rappeler que la DGSN a commandé pas moins de 20 millions de CIE au groupe français Thales, sur 4 ans, pour un budget d’un milliard de DH.
Multi-usage
Plusieurs pays européens (Belgique, Finlande, Suède, Italie, etc.) se sont déjà lancés dans l’utilisation des cartes d’identité électroniques. Mais tous ne l’imposent pas obligatoirement à leurs citoyens. Quelques pays arabes (Emirats Arabes Unis, Bahreïn, Sultanat d’Oman ) et aussi asiatiques (Malaisie, Hong Kong, etc.) ont également tenté l’expérience.
Les usages sont multiples. Cette carte permettrait par exemple de remplir des documents officiels sur internet et d’apposer une signature électronique, de la même valeur qu’une signature manuelle (télédéclarations). Elle pourrait aussi servir de signature pour les achats ou les réservations dans un hôtel sur le web. Sans compter la quantité d’informations qu’elle pourrait renfermer (dossier médical, casier judiciaire, etc.). Toutefois, l’usage de cette carte a fait couler beaucoup d’encre. Nombreux sont ceux qui voient en elle une atteinte à la vie privée.
10 janvier 2008
Chez nous aussi il est interdit de fumer
C’est peut être bon de « tirer » sur une cigarette, mais tout autant nuisible pour la santé. On ne le répètera jamais assez. Aujourd’hui, le danger que représente la cigarette pour la santé est parfaitement établi. La médecine moderne a dressé une liste bien garnie de maladies graves liées au tabac. Des maladies qui ne concernent pas uniquement les fumeurs actifs, mais également les fumeurs dits « passifs ». D’où la légitimité des interdictions de fumer dans les lieux publics ou à usage collectif.
Actuellement, plusieurs pays européens ont effectivement introduit cette interdiction. La France, dernière en date, l’a totalement imposée depuis le 1er janvier 2008. Qu’en est-il pour le Maroc ? Que ce soit dans les administrations, les cafés ou les discothèques, les fumeurs sont légion. Et pourtant, cette question est en principe résolue depuis 1996, date d’entrée en vigueur de la loi n° 15-91, interdisant de fumer dans les lieux à usage collectif. Cette loi, dont tout le monde semble faire fi, interdit par ailleurs la publicité du tabac dans les lieux publics, et rend obligatoire la mention « le tabac est dangereux pour la santé » sur les paquets de cigarettes. Mais il faut dire que les sanctions appliquées par cette loi ne sont pas dissuasives. Fumer dans un lieu où c’est interdit n’engendre qu’une amende de 10 à 50 DH. Mais encore faut-il qu’il y ait contrôle !
Au Maroc, le phénomène est assez préoccupant. Une enquête réalisée par le ministère de la Santé a révélé que le nombre de fumeurs est de près de 35% de la population masculine âgée de plus de 20 ans. La part de la population féminine est, elle, estimée à moins de 1%, mais cette part est en constante augmentation. Une autre enquête réalisée en 2006 a quant à elle montré que plus de 15% des élèves entre 13 et 15 ans consomment du tabac. L’âge de la première cigarette diffère selon les individus. Près de 13% commencent à fumer avant l’âge de 15 ans. Plus de 48% entre 15 et 19 ans, et près de 37% après 20 ans. Près de 15 milliards de cigarettes sont fumées chaque année (dont une bonne partie provenant des produits de la contrebande). Sans parler du narguilé, dont les « vertus » sont tout aussi nocives.
Certains spécialistes de la santé estiment que le tabagisme est un problème de santé publique dans le Royaume, et que des actions radicales doivent être prises. Malheureusement peu d’efforts de sensibilisation sont fournis. Quelques initiatives sont prises à l’occasion de la journée mondiale contre le tabac (comme le plan de sevrage tabagique en 5 jours lancé par le ministère de la Santé) mais elles sont loin d’être suffisantes. Elles s’apparentent plus à une commémoration annuelle. Même la convention cadre de l’OMC de lutte contre le tabac n’a pas été ratifiée, alors qu’elle a été signée en 2004. Cependant, une grande action de sensibilisation et d’accompagnement s’intéressant aux collèges, lycées et entreprises a été lancée, il y a un peu plus d’un mois, par l’association Lalla Salma de lutte contre le cancer. Elle mobilisera près de 64 médecins, 16 assistantes sociales et infirmières, ainsi que 140 animateurs de groupes. Une action qui devrait être consolidée et complétée par d’autres, vu le nombre de vies perdues chaque année à cause de la cigarette. Selon les chiffres de l’OMS, le tabagisme est la seconde majeure cause de décès dans le monde. Il cause près de 5 millions de décès chaque année. Ce chiffre passera à plus de 8 millions d’ici 2020, dont 70% dans les pays en voie de développement.
Comment décrocher ?
Si l’addiction au tabac est des plus faciles à éviter, elle est en revanche des plus difficiles à combattre. Nombreux sont les accros qui n’arrivent jamais à décrocher, même si leur vie en dépend. Au Maroc, ceci est particulièrement vrai. La croyance au « Mektoub » accentue l’opiniâtreté des adeptes. « Si je meurs, c’est que mon heure est venue. La cigarette n’a rien à voir là -dedans », dit-on. Cela dit, même ceux qui veulent arrêter n’y arrivent que rarement. Dernièrement, diverses solutions médicales de sevrage ont été présentées, comme les patchs ou les thérapies comportementales, mais leur efficacité n’a été que partiellement prouvée. Pour arrêter donc, une seule condition : une volonté de fer. Une récente enquête menée par les laboratoires Pfizer aux Pays-Bas a toutefois montré que le recours à l’accompagnement d’un médecin ou d’un professionnel des soins de santé augmentait les chances de réussite (84% des cas). Près de 23% d’entre eux ont par ailleurs affirmé que l’interdiction nationale de fumer a motivé leur décision d’arrêter.
Risques
Le tabac est une sorte de cocktail explosif renfermant près de 4.000 substances identifiées, dont 4 types sont particulièrement nocifs (la nicotine, l’oxyde de carbone, les irritants bronchiques et les carbures polycycliques) et 50 reconnues comme cancérigènes. Une cigarette fumée abrège la vie de 11 minutes. 10 cigarettes par jour diminuent l’espérance de vie de 2 à 3 ans. Les risques de développer un cancer peuvent être de 2 à 10 fois augmentés, selon le type d’infection.
Le Maroc, parmi les dix meilleures destinations en 2008
Le Maroc devra figurer en 2008 parmi les dix meilleures destinations mondiales pour les Britanniques en quête de résidence secondaire dans un pays étranger, indique vendredi la compagnie britannique "Buy Association".
La compagnie relève que les projets de développement lancés par le Maroc dans le domaine de l'immobilier commenceront à prendre forme en 2008 pour attirer touristes et investissements dans l'avenir proche.
La compagnie, qui met en relief les divers atouts du Maroc, souligne que la qualité de l'immobilier marocain n'a rien à envier au produit offert par l'Espagne voisine.
"Buy Association" met également l'accent sur les réalisations enregistrées par le Maroc sur la voie de la démocratisation, relevant que le Maroc "est un pays démocratique disposant d'un système juridique bien établi".
Parmi le top-10 des destinations mondiales en 2008, la compagnie cite notamment la Chine, le Canada, Las Vegas et le Brésil.
La source souligne que le marché de l'immobilier international devient de plus en plus difficile d'autant plus que l'acquisition de logements secondaires dans des pays étrangers commence à s'établir comme une tendance générale, principalement à cause de l'influence grandissante qu'exercent les compagnies low-cost sur la façon dont les gens choisissent leurs vacances et la fin de la traditionnelle formule du package. En plus, l'acquisition de résidences secondaires s'est affirmée en tant que forme d'investissement lucratif en particulier dans les pays émergents, note la source.
Par MAP
Maroc: peines de prison contre 15 islamistes soupçonnés de terrorisme
RABAT, 28/12 - Quinze islamistes marocains soupçonnés de terrorisme ont été condamnés jeudi dans trois affaires distinctes à des peines de un à quatre ans de prison par le tribunal antiterroriste de Salé, près de Rabat, a rapporté vendredi l`agence marocaine Map.
Un groupe de sept accusés a été condamné à des peines allant de un à deux ans de prison. L`acusation a souligné les liens de ce groupe avec les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.
Sept autres accusés ont été condamnés à quatre ans de prison chacun. Parmi eux Driss Sami, un ancien résident en Belgique et deux anciens étudiants en Syrie, Mohamed Boussaïdi et Oussama Hamdani.
Ils comptaient, selon l`accusation, suivre une formation para-militaire auprès du GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) rebaptisé Al-Qaïda au Maghreb islamique, pour aller ensuite mener le jihad en Irak.
Enfin, Jawad Tarmil, un Marocain expulsé d`Algérie, a été condamné à deux ans de prison pour "constitution de bande criminelle, actes de terrorisme, grave atteinte à l`ordre public et appartenance à un groupe religieux interdit". Il est accusé d`appartenance au GSPC. *ANGOP.-
Après Tanger-Med 1, voilà Tanger-Med 2
Deux groupements d'opérateurs portuaires leaders au niveau international sont en concurrence pour remporter la concession du terminal à conteneurs 3 du port Tanger-Med II, apprend-on auprès de l'Agence spéciale Tanger-Méditerranée (TMSA).
Le complexe portuaire Tanger-Med, regroupant le port Tanger-Med I et le futur port Tanger-Med II, comprend quatre terminaux à conteneurs, dont deux situés dans le premier bassin portuaire, ont déjà été concédés.
La mise en concession des terminaux 3 et 4, s'inscrivant dans le cadre du projet Tanger-Med II, a été amorcée le 8 mai dernier, à travers un appel à expression d'intérêt ayant conduit à la pré-qualification de compagnies maritimes et opérateurs portuaires de rang mondial, puis au lancement de deux appels d'offres restreints, précise-t-on auprès de l'Agence.
A l'issue de l'appel d'offres restreint, lancé le 31 juillet dernier, TMSA a reçu, le 30 novembre, les offres portant sur la concession du terminal à conteneurs 3.
Deux offres recevables au regard du règlement de l'appel d'offres ont été enregistrées. Il s'agit de l'offre du groupement formé par CMA CGM (France) et MSC (Suisse), et celle du groupement formé par Maersk A/S (Danemark), APM Terminals B.V. (Pays-Bas), et Akwa Group S.A.(Maroc).
TMSA entamera prochainement des négociations parallèles avec ces deux soumissionnaires en vue de désigner l'attributaire de la concession, au cours du second trimestre 2008, indique la même source.
Implanté dans l'enceinte du futur port Tanger-Med II, le terminal à conteneurs 3 présentera un linéaire de quais de 1.600 m à un tirant d'eau de -16 m.
Ce terminal disposera d'une capacité de trafic d'environ 3 millions de conteneurs EVP, essentiellement dédiée à un armateur ou à un groupement d'armateurs de premier plan, spécialisés dans le transport maritime mondial de conteneurs.
Concernant la mise en concession du terminal à conteneurs 4, réservé aux opérateurs portuaires et présentant un linéaire de quais de 1.200 m à un tirant d'eau de -16 m, les offres sont attendues le 30 janvier prochain, indique l'Agence.
Il convient aussi de souligner que le contrat de conception et de construction de Tanger-Med II sera attribué durant le second trimestre 2008, à l'issue d'un processus d'appel d'offres international entamé depuis le mois d'octobre dernier.
Le projet Tanger-Med I, lancé en 2003, est déjà entré partiellement en activité, avec la mise en service du terminal à conteneurs 1 en juillet dernier.
L'entrée en activité du terminal 2 est prévue pour l'été 2008.
Tanger-Med I et II offriront ensemble une capacité de plus de 8 millions de conteneurs EVP, plaçant ainsi ce complexe portuaire parmi les grandes plate-formes de transbordement de conteneurs dans le monde.
les autres projets programer en plus de tanger-med.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/projet+maroc/video/x3narc_moroccoproject_business
http://www.dailymotion.com/relevance/search/projet+maroc/video/x3ngf9_maroc-espagne-projet_events
l'hotel le plus cher du Maroc sera à Taghazout
Le projet de la station touristique de Taghazout atteint aujourd’hui son rythme de croisière, après la période nécessaire à la finalisation conceptuelle, les mises au point liées à la convention avec l’État et la mise en place de la structure opérationnelle.
Dans un entretien, Naji Emile Boutros, chef des opérations chez Colony Capital de la zone Mena, livre à L’Economiste les détails du dossier et ses ambitions pour Taghazout.
· L’Economiste: Comment allez-vous procéder pour tenir vos engagements et notamment respecter l’agenda fixé pour le projet?
- Naji Emile Boutros: Nous avons fait appel pour cela aux meilleurs prestataires de services en la matière. Dans ce cadre, nous avons confié la maîtrise d’ouvrage déléguée à une entreprise de renommée mondiale, MLD (Mirage Leisure & Dévelopment).
C’est un bureau international qui a des références aussi prestigieuses que le Lost City Resort en Afrique du Sud ou le One & Only et autres Mirage Resort à Madinat Al Jumeirah à Dubaï. MLD a aussi veillé à la réalisation d’hôtels en moins de dix-huit mois.
Un élément important dans la mesure où plus vite les établissements seront construits, plus rapidement le site sera positionné et notre investissement valorisé.
· Justement, quels seront les moyens financiers consacrés au projet?
- Nous nous sommes engagés tout d’abord à investir un milliard cent vingt millions de DH dans le capital de la société Taghazout Resort.
Nous allons par ailleurs mettre dans le projet des montants similaires à travers des filiales.
Aussi, l’investissement global dépassera à terme les 20 milliards de DH pour l’aménagement et la valorisation de la station de Taghazout.
Un chantier dans lequel nous agirons non seulement en tant qu’aménageur développeur mais aussi en tant que promoteur touristique. Dans ce cadre, au moins trois hôtels sont prévus.
En premier lieu, il est question de construire l’hôtel Rafles qui sera l’ancre du projet. L’établissement offrira, entre autres, une centaine de villas, implantées sur un golf, qui seront gérées par l’enseigne.
· Où en êtes-vous aujourd’hui dans l’exécution de ce premier projet d’établissement d’hébergement?
- Il faut préciser tout d’abord que cette infrastructure sera le plus luxueux hôtel du Royaume. Son coût dépassera les 100 millions d’euros, soit un milliard de DH. Ce qui place le coût de revient de chaque chambre à 600.000 euros, soit à 6 millions de DH environ. Pour l’heure, les plans de conception architecturale sont finalisés et l’avant-projet détaillé sera livré dans les trois prochains mois.
· Il y a aussi deux golfs au programme…
- Oui. Ces infrastructures sont d’importance dans le projet de la station et cela lui permettra de s’inscrire parmi les plus grandes destinations golfiques. Aussi, nous avons voulu ce qu’il y a de meilleur pour Taghazout et nous avons confié la conception de ces greens à David Kidd qui a été élu premier architecte de golf au monde en 2006. Il est le concepteur, entre autres, du golf de ST Andrews qui est le nec plus ultra en la matière.
Actuellement, les travaux de terrassement du premier golf sont bien avancés. Sa construction et celle de ses annexes: club house, académie et bâtiment de maintenance, devraient être achevés avant l’ouverture du premier hôtel, de telle façon à ce que les premiers touristes puissent en profiter dès le premier jour de leur arrivée.
· La livraison du premier hôtel est programmée pour fin 2009. Avez-vous déjà pensé à une stratégie commerciale?
- Tout à fait. Nous avons entamé une opération de marketing directe auprès de potentiels clients. Ceci de manière à faire parler de la future station balnéaire et susciter le désir de la découvrir par la suite.
Par ailleurs, chaque enseigne qui sera implantée dans la future station dispose de son propre réseau commercial que nous comptons bien utiliser pour lancer la marque Taghazout.
· Et qu’en est-il du volet ressources humaines?
- C’est un des gros challenges à relever car il n’y a pas beaucoup de ressources humaines qualifiées pour le moment pour le six et sept étoiles, bien que l’hospitalité soit la principale qualité des Marocains. Mais nous allons tout de même prospecter parmi les ressources locales. Et s’il s’avère qu’elles ont besoin d’un complément de formation, nous mettrons en place une école dans la région et ce, dans les meilleurs délais possibles.
· Dans votre plan de développement dans la région, où en est le dossier de la zone de Tama ou Anza?
- Nous allons livrer notre proposition d’aménagement de ce site à la mi-décembre. Ce que je peux dire pour le moment, c’est que ce projet sera positionné entre Agadir et Taghazout pour éviter toute concurrence entre les produits.
Des établissements d’hébergement cinq étoiles, des maisons d’hôtes et une marina sont prévus. L’objectif à travers ce choix de positionnement est de créer une transition entre Taghazout et Agadir.
source : l'économiste
Après l’Afrique du Sud, le Maroc 1er investisseur étranger du continent
Investissements: Ces groupes qui osent aller à l’étranger
· Après l’Afrique du Sud, le Royaume 1er investisseur étranger du continent
· Les investissements ont été multipliés par 7 depuis 2000
· L’industrie pharmaceutique à suivre de très près
Investissements record des Marocains à l’étranger en 2006. Nos compagnies se sentent de plus en plus pousser des ailes, principalement en Afrique où elles ont investi plus de 4 milliards de DH en une année: dans les secteurs de la finance, du commerce, de l’industrie pharmaceutique, de l’immobilier, des télécommunications.
Certes, le montant n’est pas encore éloquent, mais il a quand même été multiplié par 7 depuis 2000.
Autre particularité, le Maroc est le 2e pays du continent après l’Afrique du Sud à avoir le plus investi à l’étranger en 2006.
· Champions nationaux, champions régionaux
Cela annonce une autre étape dans le comportement de l’économie marocaine. Le Maroc n’est plus seulement un réceptacle, par ailleurs fort rentable, des investissements étrangers.
La construction de champions nationaux, bien de chez nous, donne naissance, par croissance concentrique, à des champions régionaux. Les entreprises privées sont de plus en plus grandes, structurées, armées pour l’assaut de pays qui, il y a à peine quelques années, étaient «ignorés». Ce qui par ailleurs est conforme à la vision du Souverain sur le rôle du Maroc en Afrique (cf. nos nombreuses analyses, www.leconomiste.com).
L’essentiel des investissements des compagnies marocaines sont en effet réalisés en Afrique francophone de l’Ouest.
Qui a donc pris les devants pour saisir ces opportunités?
Lesieur Cristal est allée en Tunisie et détient 36% du capital de la société «La Raffinerie Africaine».
Sevam toujours chez nos voisins tunisiens détient la majorité (65,7%) des parts de Sotuver, leader dans la verrerie pour un montant de 120 millions de DH.
Ynna Holding (Groupe Chaâbi) a choisi la Jordanie pour y détenir des participations chez le cimentier Lafarge Jordanie. Ce groupe est présent à l’étranger depuis les années 60 dans les BTP, notamment en Libye, Tunisie, Côte d’Ivoire, et Egypte.
Fipar Holding (filiale de la CDG), misant sur le tourisme, est entré dans l’actionnariat du Club Med (10% des parts), et celui du géant tour-opérateur TUI.
Dans le secteur bancaire, Attijariwafa bank est très offensive. Le groupe a créé sa filiale au Sénégal «Attijariwafa bank Sénégal» pour un investissement de 38.5 millions de DH. AWB a racheté 66,7% du capital de la Banque Sénégalo-Tunisienne. BMCE déjà implantée en Afrique détient 35% du capital du holding financier luxembourgeois Bank of Africa.
Maroc Telecom a investi le Burkina Faso par l’acquisition de 51% du capital de l’opérateur burkinabé Onatel.
Au Gabon, le groupe marocain a pris le contrôle de Gabon Télécom (51% des parts) pour un montant de 61 millions d’euros.
En dépit de nombreuses contraintes, le transport aérien national affiche formellement son ambition d’investir l’Afrique, en l’occurrence par l’acquisition de Royal Air Maroc d’Air Sénégal à hauteur de 51%.
Dans le transport maritime, Comanav a acquis 51% de la société mixte sénégalaise Somat.
· L’opportunité vaut le risque
Si l’investissement à l’étranger est traditionnellement tourné vers l’immobilier et les grands secteurs stratégiques (télécommunications, transport), l’industrie pharmaceutique perce timidement, en particulier concernant le secteur des médicaments génériques dans lequel le Maroc se défend bien.
A ce jour, selon la Direction des investissements, deux laboratoires représentent le secteur en Afrique: Sothema et Pharma5.
Mais l’industrie pharmaceutique est construite historiquement pour servir le marché domestique et est dotée de compétences technologiques ayant permis au Maroc de se spécialiser. Elle a toujours été protégée par des barrières réglementaires. D’où la difficulté de l’assaut. Le gouvernement actuel, selon des sources dignes de foi, réfléchit à un plan d’exportation et de conquête des opportunités sur les marchés prioritaires voisins de cette industrie. A suivre donc de très près...
Par ailleurs, la diplomatie économique, lancée par la politique royale en Afrique, a permis de développer nombre d’accords avec les pays qui reçoivent nos investissements.
En l’occurrence, les Accords de protection et de promotion des investissements (APPI) permettant une protection légale dans le pays d’accueil.
Le Royaume en a signé 16 avec les pays africains mais, explique la Direction des investissements étrangers, seuls 3 sont entrés en vigueur en raison de processus de ratification particulièrement lents. Preuve que pour nos entreprises l’opportunité vaut bien le risque!
Justice : Pourquoi Christophe Curutchet lance un appel à SM le Roi Mohammed VI
«L’affaire Curutchet», jeune (36 ans) directeur salarié de la société STE à Casablanca, spécialisée dans l’import-export, semble prendre une tournure politico-médiatique qui pourrait mettre à nu (une fois de plus) le système judiciaire marocain. Condamné pour trafic de drogue, il ne cesse de clamer son innocence avec comme seuls soutiens sa famille et ses amis en France. Jeudi 10 Janvier, ils ont organisé une manifestation devant l'ambassade du Maroc à Paris pour attirer l'attention des autorités marocaines. Retour sur une étrange affaire.
Condamné à 10 années de prison par le tribunal de Tanger, peine réduite à 8 années en appel, pour trafic de stupéfiants, suite à la découverte, en septembre 2006, de 1,4 tonnes de haschich (l’équivalent d’environ 10 millions d’euros) dans un container de marchandises transporté par sa compagnie entre Casablanca et Tanger. La marchandise (textile) était destinée à l’entreprise Chantel, et l’expéditeur n'est autre que la société marocaine Atma dont le propriétaire est le fils de l’ancien ambassadeur du Maroc auprès de l'ONU, monsieur Ahmed Senoussi.
Incarcéré depuis 16 mois, dans un premier temps à la prison de Tanger puis ensuite à la prison de Mohammedia (lieu de son domicile), Christophe Curutchet ne cesse de crier, scander à perte de voix son innocence: «Je suis victime d’une machination orchestré par un réseau de mafieux. Au début, on nous a conseillé de faire confiance à la justice ou encore de ne pas communiquer. Aujourd’hui, force est de reconnaître que la justice n’a pas évolué sur ses positions et que je croule en prison pour des faits que je n’ai pas commis. Se retrouver derrière les barreaux au nom de mon statut au sein de l’entreprise, sans preuve aucune, sur simple décision judiciaire car je n’ai pas pu prouvé mon innocence. Quelle innocence ? Quelle culpabilité ? Je n’ai rien à voir, ni de près, ni de loin, avec cette machination», précise Christophe Curutchet lors de notre entretien téléphonique.
«Mon client a été condamné à une peine très lourde alors que la justice n’a aucune preuve contre lui. De quoi l’accuse-t-on ? De trafic de drogue ? Pourquoi l’expéditeur et le destinataire n’ont même pas été entendus ? Comment se fait-il que la justice n’a pas approfondi l’enquête sur la disparition du disque, obligatoire, pour tout transporteur ? Le chauffeur ayant déclaré sa… perte. Au rayon des témoignages, aucun ne met en cause Christophe Curutchet, qui avait redoublé de vigilance quant à d’éventuelles mésaventures de ce genre. Malheureusement, cela n’a pas suffit. C’est une catastrophe. C’est la vie et le destin d’un homme qui est en jeu», déclare maître Ziane, l’avocat de la défense.
«On n’a jamais demandé à Christophe, par exemple, qui lui aurait fourni la drogue ? Pourquoi des contacts n’ont pas été pris avec Interpol ? Le Maroc et la France entretiennent des relations très étroites au niveau de la coopération judiciaire. Dès lors, les autorités judiciaires auraient pu diligenter une enquête en toute discrétion afin de faire toute la lumière sur les acteurs du trafic. De plus, pourquoi autant de discrétion sur ce dossier ? Cherche-t-on à couvrir une personne, un groupe d’individus ?» indique un proche de Christophe Curutchet.
Quelques faits révèlent les lacunes lors du jugement :
- Disparition du rapport d’activité lors de la journée de «chargement» du container : l’entreprise de gardiennage aurait déclaré que des policiers auraient réclamés les notes; des notes qui sont introuvables aujourd’hui,
- Un disque qui disparaît dans la nature et un chauffeur libéré en première instance,
- Des acteurs incontournables comme l’expéditeur et le destinataire non entendus,
- Trois manutentionnaires qui ont écopés de 4 ans de prison et un homme privé, lui aussi, de liberté, pour des motifs relativement légers (contrairement à la peine).
«Seule Sa Majesté le Roi Mohammed VI peut me sortir de cette impasse. Mon unique alternative, c’est la grâce royale. Il a ma vie entre ses mains. Ma famille, mes amis, me soutiennent. Les médias français se font l’écho de mon histoire, mais je souhaite par-dessus tout recouvrer ma liberté en prouvant mon innocence. Un transfert en France ? Pas question. Cela voudrait dire que je suis un trafiquant de drogue. Je me battrai jusqu’au bout, je ne lâcherai rien tant que la vie me le permettra. Majesté, je suis innocent ! » ajoute-t-il du fond de sa cellule, d’une voix faible dû à sa grève de la faim entamée il y a une quinzaine de jours.
Site de l'association de soutien à Christophe Curutchet
http://liberezchristophe.monsite.orange.fr/
Aéronautique : Un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2012
Le secteur de l'aéronautique au Maroc, qui compte une cinquantaine d'entreprises employant plus de 2.000 personnes, entend tripler son chiffre d'affaire et le porter à un milliard d'euros d'ici 2012.
"En 2006, le chiffre d'affaire du secteur s'est élevé à 300 millions d'euros et nous espérons le tripler à l'horizon 2012, notamment grâce aux implantations étrangères", a expliqué jeudi Frédéric Le Henaff, commissaire d'Aeroexpo, le premier salon international de l'aéronautique de Marrakech.
Le Maroc entend faire de cette exposition un levier pour l'implantation de capitaux étrangers dans le Royaume, via les délocalisations et les investissements directs à l'étranger (IDE). Le secteur espère ainsi doubler le nombre d'emploi d'ici quatre ans.
De grands groupes comme le franco-allemand EADS et l'américain Lockheed Martin sont déjà présents au Maroc, majoritairement basés à Casablanca et Rabat.
Les avantages du Royaume sont multiples, selon le groupement des industriels marocain aéronautique et spatial (GIMAS), qui met en avant le fait que la main-d'œuvre qualifiée coûte 70% de moins qu'en Europe, la proximité géographique avec l'Europe et les exonérations d'impôt sur les sociétés voulues par le gouvernement marocain.
"Pour toutes ces raisons, le Maroc est en passe de s'imposer en tant que leader face à l'Asie ou à l'Europe de l'Est", note Frédéric Le Henaff, qui ajoute que 100% de la production est exportée, principalement dans l'aéronautique car le domaine spatial n'en est qu'à ses premiers pas au Maroc.
Ce Salon se tiendra du 23 au 26 janvier à Marrakech et regroupera des représentants des industries et services aéronautiques civils et militaires du monde entier autour de plus de 160 exposants, issus d'une douzaine de pays, dont les Etats-Unis, la France, l'Allemagne ou l'Afrique du Sud.
Source : AFP
Les prix de l'immobilier à Casablanca provoquent l’exode
Passer la journée à Casablanca et dormir à Berrechid. C’est la parade, que H.B., cadre de banque, a trouvé pour résoudre le casse-tête de son logement. Désespérant de trouver un habitat «respectable» et à prix «raisonnable» à proximité de son lieu de travail, c’est-à -dire le centre-ville de la métropole, il s’est résigné à élire domicile à Berrechid. «Faire la navette chaque jour me coûte moins cher financièrement parlant mais en termes de temps, c’est la croix et la bannière», déplore le jeune cadre. Pour ce jeune père, la journée commence en effet très tôt: «A 6 heures du matin, je suis déjà sur la route», dit-il.
Chaque matin, en effet, H.B. doit escorter sa femme, employée dans une maison d’édition, à son travail, avant de conduire ses deux enfants à leur école. «Nous nous serrons la ceinture pour nous assurer le transport, nos repas à l’extérieur et la restauration sur place aux enfants», glisse H.B. Une consolation peut-être pour lui: il n’est pas le seul dans cette situation.
Beaucoup de cadres et fonctionnaires recourent comme lui à cette gymnastique quotidienne imposée par des conditions de logement et d’emploi souvent inconciliables. Travaillant dans la métropole, ils ont choisi de «migrer» vers l’un des centres urbains les plus proches pour trouver domicile. Berrechid, Settat et Benslimane semblent être les destinations indiquées pour l’heure. La flambée des prix et la raréfaction de produits destinés à cette population semble marquer le début de l’an 1 d’un nouvel exode. Des ménages qui figureraient dans ce que l’on qualifie conventionnellement de «classe moyenne», ont fait leur choix dans ce sens. Il s’agit des employés, cadres moyens et fonctionnaires dont les revenus mensuels dépassent les 3.600 DH et sont donc exclus du segment social.
S’il est aujourd’hui difficile de donner une estimation quantitative de cette classe moyenne, l’on s’accorde à dire que, jour après jour, cette catégorie de population gagne du terrain. Selon Youssef Ibn Mansour, président de l’Alpic (Association des lotisseurs et promoteurs de Casablanca), elle représenterait quelque 800.000 ménages dont les revenus varient entre 5.000 et 10.000 DH, soit 2,5 à 5 fois le SMIG. Ils aspirent à accéder à la propriété d’un appartement de 80 à 120 m² d’une VIT ne dépassant pas 800.000 DH. Autrement dit, un appartement de dimensions moyennes, non loin du centre-ville et offrant un certain confort, le tout à des tarifs relativement abordables.
Bref, un moyen standing comme on le qualifie dans le jargon immobilier, même si les frontières entre différents standings ne sont pas toujours bien délimitées. Au ministère de tutelle, on commence à prendre conscience de cette situation. Récemment, les opérateurs du secteur ont été invités à s’engager davantage dans une stratégie de diversification de leur offre. De même, une étude est lancée par le département de Hejira afin de mieux définir et délimiter les différentes catégories des produits offerts. S’il est vrai que l’offre en logements est devenue raisonnable - la barre des 100.000 unités franchie en 2006 - le parc reste monopolisé par l’habitat social et, dans une moindre mesure, par le haut, voire le très haut standing. Le moyen standing, lui, se fait plutôt rare. Parent pauvre des politiques d’habitat, il est aussi peu valorisé par le privé qui, faute d’incitations sur ce segment, préfère se concentrer sur le social et le haut standing plus rentables.
Un tiers des besoins annuels
Du coup, la demande de la couche moyenne explose puisque les produits qui lui sont destinés sont peu nombreux, voire rares. Pourtant, en termes de besoins annuels en logements, la classe moyenne représente, selon des professionnels, un bon tiers du total des besoins à l’échelle nationale, soit quelque 40.000 des 120.000 logements/an. A Casablanca, ces besoins dépassent les 9.000 unités: 9.120 exactement en élargissant la fourchette des revenus entre 5.100 et 22.000 DH, selon Driss Effina, chercheur dans l’Habitat et cadre au Holding Al Omrane. Ce qui porte à 44% le poids de cette couche moyenne sur un total des besoins de ce type d’habitat estimé, toujours selon la même source, à quelque 16.000 unités à Casablanca (chiffres 2006).
De l’avis également de professionnels de l’immobilier, la demande de cette frange de la population est largement supérieure à l’offre. Ce déséquilibre s’est accentué au cours des deux dernières années suite à la flambée des prix, assure Ibn Mansour. La demande n’a cessé de croître alors que l’offre est restée inchangée, ou pis, a reculé. «C’est la classe moyenne qui a été le plus lésé suite au renchérissement du produit logement au cours des deux dernières années», note le président de l’Alpic. Situés légèrement au-dessus du logement social, les produits visés par cette clientèle ont une surface tournant autour de 70 à 100 m2. Un produit plus disponible il y a quelques années et qui a fait les bonnes affaires d’une poignée de promoteurs au cours des années 90. Aujourd’hui, il se fait rare au point d’engendrer un glissement de la demande vers le segment du social. «Ceci a eu pour conséquence une dégradation de l’image de cette population qui devrait en principe constituer le fer de lance de l’économie», déplore Ibn Mansour. Les classes moyennes se rabattent sur des superficies plus petites, pourvu qu’elles soient bien situées, de préférence dans le centre-ville. Sauf que ce produit se fait lui aussi rare sur le marché. Reste l’option des quartiers périphériques à laquelle se résignent de plus en plus bon nombre de cadres moyens, fonctionnaires et autres employés. Des ménages de plus en plus nombreux qui ne peuvent trouver un domicile à leur taille, se rabattent sur le segment en-dessous de leur budget. Ce qui exacerbe la demande sur les mêmes produits et, partant, ce transfert de la demande d’un segment à l’autre favorise la hausse des prix. «Le positionnement des cadres, employés et fonctionnaires sur le segment du social favorise le renchérissement des prix», analyse un promoteur immobilier. Et, au bout du compte, la population initialement ciblée par le produit social se retrouve tout simplement écartée du circuit. Et l’inadéquation offre/demande se creuse davantage.
Pis encore, selon des promoteurs, la flambée des prix est le fait que ni l’une ni l’autre des deux clientèles ne trouve plus d’offre à sa mesure dans la métropole ni même dans les quartiers périphériques. Du coup, on assiste à l’ébauche d’un nouveau phénomène: la migration vers les centres urbains les plus proches pour trouver un logement. «De plus en plus de cadres moyens, de fonctionnaires et employés moyens lorgnent vers Settat, Berrechid ou Benslimane pour leur proximité de leur lieu de travail», affirment des promoteurs. Certains ont déjà franchi le pas et vivent à cheval entre la métropole et une de ces villes les plus proches. D’autres ne tarderont pas à leur emboîter le pas, prédisent des professionnels de l’immobilier. Certains voient dans ce mouvement les prémices d’une grande tendance qui marquera les années à venir. A l’instar de ce qui s’est passé dans les grandes métropoles de par le monde, cette population s’est résignée à migrer vers les périphéries ou encore les centres urbains les plus proches. «Entre un 60m2 dans les quartiers périphériques de la métropole dans des bâtiments surpeuplés et un 100 voire un 120 m2 de standing à quelques encablures de la ville, le choix des uns est vite fait», argue un promoteur immobilier à Settat.
Carottes fiscales
Pour des promoteurs immobiliers, la solution pour une meilleure offre de moyen standing passerait par un intéressement fiscal sur ce segment. «Le social n’a pu décoller que grâce aux carottes fiscales, pourquoi ne pas en faire autant pour le moyen standing», s’interroge un promoteur immobilier.
C’est ce que n’arrêtent pas de solliciter les promoteurs opérant dans le volet du moyen standing. «Les pouvoirs publics gagneraient à soutenir la solvabilité de cette cible par des mesures incitatives», assure-t-on auprès de la Fédération des promoteurs immobiliers (FNPI). A côté de cela, la commission moyen et haut standing de ladite fédération souhaite une possibilité pour la réalisation d’un nombre de logements sur une période donnée.
Villes nouvelles: Des cités intégrées, pas des dortoirs!
Leur réalisation bute sur des problèmes fonciers
Les aménageurs des nouvelles villes annoncées à Zenata et Lakhyayta sont catégoriques. Dans leur conception, ces nouveaux centres urbains sont pensés en tant que programme global, incluant zones d’activités industrielles, infrastructures et équipements de base (hôpital, écoles, maisons de jeunes, espaces verts…). Les zones d’habitat prévoient une diversification de l’offre pour répondre aux différentes attentes (logement social, moyen et haut standing…).
Le but est d’en faire des cités intégrées, des pôles urbains et industriels. «Dans le plan d’aménagement, une telle ville est conçue de manière à vivre d’elle-même. Nous ne voulons pas les réduire à des dortoirs pour cadres travaillant ailleurs», précise-t-on du côté d’Al Omrane, maître d’ouvrage de Lakhyayta.
L’idée de la promotion de nouvelles zones d’urbanisation satellitaires de Casablanca a un triple objectif: orienter et maîtriser l’urbanisation autour de la métropole, alléger la pression urbanistique sur la ville de Casablanca, et accompagner le développement industriel à sa proximité par la projection de structures d’accueil. Lancés en 2006, ces deux projets qui ont dépassé le stade des études de faisabilité, butent sur des problèmes fonciers. Les deux maîtres d’ouvrage des chantiers, Al Omrane pour la ville nouvelle de Sahel Lakhyayta, et CDG Développement pour Zenata, sont toujours au stade de la mobilisation de l’assiette foncière.
Khadija El Hassani
Source: L'Economiste
Sahara: pas d'accord Maroc-Polisario, nouveaux pourparlers en mars
Le Maroc et le Front Polisario ont achevé mercredi près de New York deux jours de négociations sur l'avenir du Sahara occidental sans parvenir à un accord mais sont convenus de reprendre leurs discussions en mars, a annoncé l'ONU dans un communiqué.
Lors de ces discussions à huis clos à Manhasset, dans la banlieue de New York, "les parties ont continué d'exprimer de fortes divergences de vues sur les questions fondamentales en jeu", déclare ce communiqué de Peter Van Walsum, l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental.
Mais elles ont "réaffirmé leur engagement à faire montre de volonté politique et à négocier de bonne foi, comme le demandait le Conseil de sécurité, et sont convenues qu'il était nécessaire de faire entrer le processus dans une phase de négociation plus intense et davantage axée sur le fond", dit le texte.
Les deux parties "ont discuté mais ne se sont pas mises d'accord sur les mesures de confiance". Elles ont également eu des discussions préliminaires sur "des sujets thématiques tels que l'administration, les compétences et les organes."
Elles sont convenues de se retrouver du 11 au 13 mars au même endroit, pour un quatrième cycle de pourparlers, précise le communiqué.
M. Van Walsum a indiqué en outre qu'il avait l'intention de se rendre bientôt dans la région pour "des consultations approfondies", en vue de faciliter la préparation de ces discussions.
A l'instar des cycles antérieurs de pourparlers, tenus en juin et en août également à Manhasset, des représentants des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, étaient présents aux séances d'ouverture et de clôture et ont été consultés séparément pendant les pourparlers.
Ceux-ci visent à tenter de trouver une solution mutuellement acceptable pour régler un problème vieux de 32 ans.
En décembre, le Polisario avait brandi la menace d'une reprise de la guerre contre le Maroc si les négociations échouaient.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé par le Maroc en 1975. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, a combattu pour l'indépendance du territoire jusqu'à la conclusion d'un cessez-le-feu en 1991.
Aujourd'hui, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, sous l'égide de l'ONU, qui laisserait aux électeurs sahraouis le choix entre trois options: rattachement au Maroc, indépendance ou autonomie sous souveraineté marocaine.
Le Maroc s'en tient à sa proposition d'une autonomie sous souveraineté marocaine, seule voie possible selon lui vers une "paix des braves".
Source: AFP
600 millions de dollars pour de nouveaux stades de football au Maroc
Le Maroc a annoncé, lundi, des projets de construction de stades de football dont le coût global est estimé à 4,6 milliards de dirhams (près de 600 millions de dollars), a appris APA à Casablanca.
La convention, qui a été signée dans ce sens à Casablanca, sous la présidence du Roi Mohammed VI, prévoit la réalisation d'un nouveau grand stade de Casablanca et l'achèvement des travaux des stades de Tanger (nord), de Marrakech (centre) et d'Agadir (sud).
Le stade de Casablanca, qui sera bâti à la périphérie de la ville, aura une capacité de 70.000 places assises, soit le plus grand stade du royaume chérifien. Son parachèvement est prévu en 2013 au plus tard.
Le Fonds Hassan II (alimenté par des fonds de privatisation depuis 1999) apporte des contributions financières de 1,1 milliard de dirhams.
D'autres ressources sont prévues par le budget de l'Etat et des collectivités locales concernées.
Les stades de Tanger, de Marrakech et d'Agadir, actuellement en chantier, auront une capacité d'accueil de 45.000 places assises chacun.
Ils entreront en service en 2010, selon les termes de la convention.
La convention prévoit également la création d'une société de participation qui sera chargée de la supervision de la construction des trois stades et de la réalisation du nouveau grand stade de Casablanca.
La même structure aura à assurer, pour l'ensemble des stades du Maroc, la maintenance, le fonctionnement et l'exploitation.
Source: APA News
L’ambassadeur du Maroc en Espagne regagne son poste
Le Maroc a décidé lundi du retour immédiat de son ambassadeur en Espagne, a appris APA à Rabat de source officielle.
Selon le ministère marocain des affaires étrangères, l’ambassadeur du royaume chérifien à Madrid « regagne immédiatement son poste à la suite de la visite » effectuée jeudi dernier au Maroc par le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos.
M. Moratinos avait effectué une brève visite de travail au Maroc, au cours de laquelle il a remis à son homologue marocain ,Taieb Fassi Fihri, un message écrit du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero au Roi Mohammed VI.
C’est une visite « décidée d’un commun accord », a tenu à préciser le chef de la diplomatie marocaine lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol à Rabat.
La rencontre intervient deux mois après la « détérioration des relations bilatérales », due à la visite du Roi Juan Carlos d’Espagne dans les villes de Ceuta et Mellila a indiqué El Fassi Fihri.
L’accent a été mis lors de cet entretien sur « la nécessité de veiller au respect des sentiments nationaux » du peuple Marocain a mentionné le responsable chérifien.
Selon leministre marocain, ces entretiens ont permis d’évoquer « les perspectives des relations bilatérales » et de procéder à un « examen minutieux » de l’état actuel de ces relations.
Le chef de la diplomatie espagnole a indiqué, de son côté, avoir examiné avec son homologue marocain la situation qu’il a qualifiée de « difficile » des relations entre le Maroc et l’Espagne.
Il a exprimé le souhait de voir les deux voisins « œuvrer ensemble pour aller de l’avant dans ces relations et maintenir le dialogue ».
Omar Azziman, ambassadeur du Maroc en Espagne a été rappelé le 2 novembre dernier en guise de protestation contre la visite du Roi d’Espagne aux deux villes Ceuta et Mellila revendiquées par le Maroc et sous souveraineté espagnole depuis 1497.
Cette visite, la première du Roi d’Espagne depuis 80 ans, a soulevé un tollé médiatique et politique et a été vigoureusement contestée au Maroc.
Plusieurs manifestations ont eu lieu au Maroc, notamment dans les zones frontalières avec l’Espagne, au nord (Ceuta) et au nord est (Mellila).
Le Roi Mohammed VI l’a dénoncée « avec force » tout en appelant à un « dialogue responsable » avec l’Espagne sur l’avenir de ses « présqu’îles occupées ».
Le Maroc n’a cessé depuis son indépendance en 1956 de revendiquer sa souveraineté sur les deux villes et les îles situées sur le littoral méditerranéen.
En 1960, à l’occasion de la déclaration universelle sur la décolonisation devant l’Assemblée générale des Nations Unies, Rabat appelait à mettre un terme à « la présence espagnole coloniale ».
Depuis l’adhésion de l’Espagne à la Communauté européenne en 1986, le Royaume chérifien a régulièrement émis des réserves sur les traités et conventions conclus avec l’Union Européenne pour « la préservation de la position légale du Maroc » à l’égard de cette question.
Rabat avait également proposé en 1987 de mettre en place une cellule de concertations avec l’Espagne pour trouver une issue à ce « vieux dossier » de décolonisation. Cette proposition est restée lettre morte.
Source: APA News
Les investissements espagnols au Maroc en hausse
[b]Les investisseurs espagnols sont séduits par le Maroc. De fait, dans la région, le Royaume est le principal partenaire commercial de la péninsule ibérique.[/b]
A l’origine de ces performances, le climat d’investissement instauré par la vision 2010 et qui a engendré toute une dynamique d’investissement. Ainsi nombreux opérateurs espagnols ont misé sur le Royaume et ont signé de nombreuses conventions avec le gouvernement. Ce même climat de confiance a permis l’arrivée de nombreuses enseignes espagnoles telles que Barcelo et Iberostar qui ont développé des projets, avec succès, dans le tourisme et l’immobilier.
Selon les statistiques du ministère marocain du Tourisme, ces deux secteurs ont attiré, entre 2006 et 2007, plusieurs sociétés espagnoles et marocco-espagnoles Les partenaires sont de taille. Tout d’abord Iberostar, avec qui une convention a été signée pour construire, à Marrakech, deux hôtels 4 étoiles, un golf, une zone résidentielle et des zones sportives. Avec une capacité additionnelle de 2.364 lits et 846 emplois, le montant du projet s’élève à plus de 2,3 milliards de DH. Ensuite, c’est le groupe Fadesa/TCC qui est engagé, depuis 2006, dans la réalisation de deux hôtels haut standing, un complexe d’animation, un espace bureau, et des logements. Ces projets qui sont implantés à Tanger, représentent plus d’un demi-milliard de DH d’investissement et 360 emplois. Il faut dire aussi que l’investissement espagnol au Maroc a pris de nouvelles proportions grâce aux alliances conclues entre des groupes espagnols et marocains. A cet égard, Addoha et Gilmaroc réalisent un projet commun à Tanger. Il s’agit de la création d’un hôtel d’une capacité de 720 lits, une zone résidentielle (3.318 appartements et 110 villas) et des équipements sportifs et de loisirs. Au programme également une zone commerciale, des espaces verts et un terrain de golf. Le coût global de ces projets dépasse les 2,86 milliards de DH. Enfin, Urbagolf est derrière un mégaprojet dans la ville de Safi. D’un investissement global de 3,7 milliards de DH, ce méga chantier prévoit l’aménagement d’une marina, un hôtel de luxe d’une capacité de 174 lits, trois établissement 5 étoiles et trois golfs 9 trous. Outre ces lieux de tourisme et de villégiature, des commerces, des zones d’animations, 675 appartements, 450 villas et 270 appartements sont aussi prévus. Ces projets sont en cours de réalisation.
S’agissant des projets planifiés, ils prévoient un investissement global de l’ordre de 6,02 milliards de DH. Leurs promoteurs sont les groupes Fadesa, Iberostar, Barcelo, et Globalia. Le premier vise les régions Mdiq-Fnideq et Saidia et sort la grosse artillerie. C’est ainsi qu’il réalisera à quelques kilomètres de Bab Sebta les projets d’Al Coudia Smir et Smir & Laguna Smir. D’un investissement de 3,6 milliards de DH, ces deux projets se basent sur la création d’hôtels, appartements, villas et centre de vie et de commerces. Des golfs et un court de tennis y sont également prévus. A noter que Fadesa/SAS a déjà un gros chantier dans la station de Saïdia, dans la région de l’Oriental.
La station également séduit le groupe Barcelo qui a lancé la construction de l’«Hôtel les Orangers de Saïdia». Cet établissement, d’une capacité de 1.228 lits, nécessitera un investissement 601 millions de DH. Une fois achevée, l’infrastructure offrira 510 postes de travail à plein temps. Par ailleurs, Iberostar construira un 4*, nommé «Hôtel Med Azur», pour plus de 438 millions de DH d’investissement. Enfin, Globalia mise 300 millions de DH dans son projet d’hôtel, Sable d’Or Saidia. 1.000 lits et 400 emplois sont annoncés.
Le groupe espagnol Fadesa vient d’instruire une demande auprès des autorités locales de Fès pour l’acquisition d’un terrain domanial de près de 700 ha. Situé à proximité du Royal golf de Fès, ce terrain, dont le prix du m2 se négocie à près de 50 DH, sera transformé en un véritable village touristique haut standing. Pour l’heure, le dossier attend sa validation au ministère de l’Intérieur.
En somme, les investissements espagnols au Maroc se chiffrent, entre 2006 et 2007, à près de 15 milliards de DH. Qu’est-ce qui explique l’engouement de ces investisseurs? Il y a d’abord les réformes entreprises par le Royaume. La politique des grands chantiers suscite des convoitises à l’étranger. On peut citer parmi eux le port de Tanger-Med, l’aménagement de la vallée de Bouregreg, Casa Offshore….
La plupart de ces projets structurants devrait atteindre leur maturation entre 2008 et 2010. L’engouement des investisseurs provient en partie de cette dynamique. Cette masse de projets vise à positionner le Royaume comme plate-forme d’exportation vers les pays européens et africains. Pour y parvenir, d’autres mesures ont été enclenchées.
C’est le cas du programme Génie, lancé pour alimenter les secteurs à haute technicité. Il vise ainsi à livrer 10.000 ingénieurs d’ici à trois ans. Il y a aussi le Plan Azur 2010 et le boom immobilier qui l’accompagne. Accueillir 10 millions de touristes, c’est d’abord les loger. La refonte financière d’établissements comme le Crédit immobilier et hôtelier (CIH) rassure les investisseurs.
Enfin, les autorités ibériques, conscientes de l’intérêt du Maroc, n’hésitent pas à mettre le paquet pour aider les entreprises désirant s’y installer. L’Espagne dispose même d’un plan spécifique dédié au Maroc. Selon les investisseurs espagnols ayant choisi le Maroc pour leurs projets, l’Espagne met à leur disposition divers outils et lignes de financement. Trois types d’instruments - Prospinver, Papi et Pidinver - permettent de financer les premiers contacts et l’installation de l’entreprise.
L’Espagne propose aussi un fonds pour l’appui au développement. A noter que ce dernier a octroyé 100 millions d’euros au projet de parc éolien de Tanger pour 100 millions d’euros (1,2 milliard de DH). Enfin, l’une des réussites espagnoles reste le programme de conversion de la dette. Ce dernier, doté de près de 50 millions d’euros (560 millions de DH), a déjà permis de financer la remise à niveau du réseau d’assainissement de plusieurs bourgades dans le nord du Maroc.
Marrakech saturée
Marrakech, principale destination touristique du Royaume, arrive à saturation. Aussi, les promoteurs se tournent vers d’autres horizons et notamment vers Fès. Cette ville, en pleine mise à niveau urbaine, a attiré tout récemment le groupe espagnol Marina d’Or (cf :www.leconomiste.com). Ce chantier qui jouxte la future zone touristique devrait drainer plus de 2,5 milliards de DH d’investissement. L’opérateur espagnol réalisera plus de 230 appartements de haut standing et près de 60 commerces. Sur le plan architectural, l’aménagement prévoit des constructions sur un espace de 7.657 m2, comprenant des immeubles R+4. Lesquels s’organiseraient sous forme d’une cité fermée permettant une vie communautaire articulée autour d’un espace semi-public planté. Les logements de 3 à 5 pièces proposées sont de type haut et très haut standing et les superficies varient de 102 à 152 m2
Laguna Smir
Le projet Laguna Smir, première tranche de Tamuda Bay, à Mdiq Fnideq, représente 3,3 milliards de DH. Le chantier qui a été confié à Fadesa prévoit de doter la zone de 1.200 lits hôteliers de 4 et 5 étoiles ainsi que de résidences touristiques. Le tout devant créer plus de 4.000 emplois directs. Laguna Smir sera dédiée, comme son nom l’indique, à l’animation aquatique. En projet, une cité lacustre avec une corniche piétonne, des restaurants et des équipements nautiques. Elle sera aussi équipée d’un golf de 18 trous, d’un centre de thalassothérapie et d’un club équestre.
Youness Saad Alami
Source: L'Economiste
Les Britanniques investissent au Maroc pour leurs résidences secondaires
Le Maroc devra figurer en 2008 parmi les dix meilleures destinations mondiales pour les Britanniques en quête de résidence secondaire dans un pays étranger, indique vendredi la compagnie britannique "Buy Association".
La compagnie relève que les projets de développement lancés par le Maroc dans le domaine de l'immobilier commenceront à prendre forme en 2008 pour attirer touristes et investissements dans l'avenir proche.
La compagnie, qui met en relief les divers atouts du Maroc, souligne que la qualité de l'immobilier marocain n'a rien à envier au produit offert par l'Espagne voisine.
"Buy Association" met également l'accent sur les réalisations enregistrées par le Maroc sur la voie de la démocratisation, relevant que le Maroc "est un pays démocratique disposant d'un système juridique bien établi".
Parmi le top-10 des destinations mondiales en 2008, la compagnie cite notamment la Chine, le Canada, Las Vegas et le Brésil.
La source souligne que le marché de l'immobilier international devient de plus en plus difficile d'autant plus que l'acquisition de logements secondaires dans des pays étrangers commence à s'établir comme une tendance générale, principalement à cause de l'influence grandissante qu'exercent les compagnies low-cost sur la façon dont les gens choisissent leurs vacances et la fin de la traditionnelle formule du package. En plus, l'acquisition de résidences secondaires s'est affirmée en tant que forme d'investissement lucratif en particulier dans les pays émergents, note la source.
Source: MAP
Le Maroc parmi les 10 pays les plus chers en Afrique
Quels sont les pays africains les plus riches ? Quels sont ceux où les prix sont les plus élevés ? Et ceux où ils sont les plus faibles ? Ce genre de questions trouve désormais des réponses.
C’est en effet un travail de fourmis qui vient d’être réalisé. Il a nécessité pour son aboutissement trois longues années dans le cadre d’un programme de comparaison internationale pour l’Afrique (PCI-Afrique). Ce travail, qui entre dans le cadre d’un projet mondial supervisé par la Banque mondiale et visant à comparer la richesse moyenne de 150 pays participants, est mené sous l’égide de la Banque africaine de développement (BAD), avec la collaboration de 48 pays africains sur 53. Pour le cas du Maroc, c’est le Haut commissariat au plan (HCP) qui a dû mener pas moins de neuf grandes enquêtes (prix à la consommation, logement, soins, éducation, biens d’équipement...) pendant trois ans.
Qu’a donc montré ce travail ? Il a d’abord montré que l’Afrique est désormais capable de mener ce genre d’exercice - très ardu - alors que, jusque-là (pendant quarante ans), c’était Eurostat qui s’en chargeait. Il a montré, ensuite, le niveau du PIB (donc de la richesse) des 48 pays participants et la part de chacun par rapport à l’ensemble africain ; le PIB par habitant, et enfin le niveau des prix.
Grâce à ce travail, on sait maintenant que, en termes de richesses, et pour l’année de référence qui est 2005, le Maroc occupe la quatrième place (sur les 48 pays participants), précédé par l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Nigeria. Son PIB représente en effet près de 6% (5,96 exactement) de celui des 48 pays réunis. Signe d’un déséquilibre flagrant du niveau de développement - tout au moins du niveau du PIB - sur le continent noir, 32 pays participent pour moins de 1% chacun au PIB total ; tandis que trois pays en représentent à eux seuls plus de 54% : l’Afrique du Sud avec 20,61%, l’Egypte avec 20,25% et le Nigeria avec 13,27%.
Compte tenu du niveau de son PIB et de sa population, c’est très logiquement que le Maroc vient en dixième position pour les dépenses per capita (1 651 dollars par habitant en terme réel et 1 952 dollars en terme nominal) - quoique certaines sources, étrangères, donnent au Maroc un PIB par habitant beaucoup plus élevé que celui du PCI, mais on ignore quelles données ont été utilisées pour cela.
En revanche, même si on s’en doutait un peu, la perception que l’on pouvait avoir d’un Maroc relativement peu cher est démentie par ce travail qui le place parmi les dix premiers pays africains - il est classé neuvième - où le niveau des prix était le plus élevé. On notera cependant que ce travail montre bien qu’il existe une certaine corrélation entre le niveau des prix et celui du PIB par habitant. Sauf dans deux cas où les mesures sont complètement inversées : le Zimbabwe, qui est le pays le plus cher et cependant parmi les derniers (39e) en terme de PIB par habitant, et l’Egypte, le moins cher de tous, tout en ayant un PIB par habitant parmi les dix premiers.
Ce qui est intéressant dans ce travail de la BAD, c’est qu’il ne favorise aucun pays par rapport à un autre car les comparaisons n’ont pas été établies selon la méthode classique du taux de change (qui donne des résultats trompeurs), mais au moyen des parités de pouvoir d’achat (PPA) c’est-à -dire un taux de conversion monétaire exprimant le rapport entre la quantité d’unités monétaires nécessaires dans des pays différents pour se procurer le même panier de biens et de services.
Source: La Vie Eco
les ingénieurs algériens s’exilent massivement au Maroc
Le Maroc est-il devenu la nouvelle destination préférée pour les compétences algériennes ? Pour gérer d'importants projets d'infrastructures actuellement en chantier, les entreprises marocaines recrutent massivement des ingénieurs algériens. Parmi eux : Amir. Il vient d'être embauché par le bureau d'études koweitien TEM pour la maîtrise d'œuvre du projet de l'autoroute entre Marrakech et Agadir (200 km), l'un des plus importants chantiers actuellement en cours au Maroc.
A 35 ans, cet ingénieur en travaux publics ne regrette pas son choix d'émigrer au Maroc. Le salaire y est conséquent : près de 2500 euros par mois. Soit quatre fois le salaire qu'il percevait en Algérie quand il travaillait comme haut responsable au sein d’un groupement d’entreprises locales sur le projet de l'autoroute est-ouest. Mais, pour Amir, la rémunération n'est pas la seule motivation. Il a été attiré par « le cadre de vie et les conditions de travail meilleures qu'en Algérie », explique t-il.
Malgré ses dix ans d'expérience sur les chantiers algériens, Amir découvre au Maroc une autre façon de travailler, avec une meilleure organisation et le respect des contrats. Après trois mois de travail, aucun ministre n'est venu visiter son chantier. Une absence qui n'est pas due au manque d'intérêt des ministres marocains pour cette autoroute, mais pour un ingénieur algérien habitué aux visites du chef de chantier et ministre Amar Ghoul, cela étonne.
Amir explique : « au Maroc, les études sont ficelées et les projets maturés avant le lancement des travaux. Le contrat est respecté dans sa totalité. Les avenants sont exceptionnels, sinon inexistants. Le travail est basé sur l'organisation et non sur les réunions et les visites. En Algérie, les études sont bâclées et les projets ne sont pas maturés avant le démarrage des travaux ». Résultat : des retards considérables et des révisions de coûts à répétition. En fait, les groupes étrangers ont compris le système algérien : pour décrocher les contrats, ils surestiment les offres commerciales et réduisent les délais de réalisation pour plaire aux autorités qui veulent réaliser rapidement, mais à tout prix des projets colossaux.
Dans le royaume de Mohamed VI, Amir a retrouvé des camarades de promotion de l'École nationale des Travaux Publics (ENTP) d’Alger, la seule à former des ingénieurs dans ce domaine en Afrique. Depuis une année, au moins une dizaine d'ingénieurs de sa promotion ont rejoint le Maroc pour y travailler dans les autoroutes et les chemins de fer.
A l’image de Farid, 34 ans, qui s'est installé avec sa femme et ses deux enfants à Tanger au bord de la Méditerranée. Il s'occupe du suivi des travaux de la ligne de chemins de fer de 45 km entre Tanger et Port Med, la plus grande plate forme portuaire du Maroc.
Grâce à son nouveau travail, Farid a non seulement quintuplé son salaire, mais il apprend de nouvelles méthodes de travail. « Le Maroc applique à la lettre les normes françaises, ce qui n'est pas le cas chez nous où le politique intervient dans la conception et la réalisation des infrastructures de base. Le royaume paie bien ses ingénieurs. Les débutants commencent avec un salaire équivalent à 900 euros en plus de la voiture de service, du téléphone, etc.», explique t-il. « Notre ministre ferait mieux d'envoyer ses cadres pour une formation au Maroc », suggère Farid.
Pendant que les techniciens algériens émigrent au Maroc, l'Algérie fait appel massivement aux expatriés pour réaliser ses grands projets d'infrastructures estimés à plus de 100 milliards de dollars. Pourtant, avec un système de formation basé sur les grandes écoles, calqué sur le modèle français, l'Algérie a formé des milliers d'ingénieurs et de techniciens dans différents métiers techniques. Mais elle peine à leur offrir du travail.
toutsurl'algerie
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Le Maroc et la Jordanie signent plusieurs accords
Mohammed VI et Abdallah II de Jordanie, ont présidé, dimanche au palais Royal de Marrakech, la cérémonie de signature de trois accords de coopération portant sur les domaines de la compétitivité, de la promotion des échanges commerciaux et de l’économie.
Le premier accord vise à réunir les conditions d’application rigoureuse et efficiente de la loi relative à la concurrence, et de coordination entre les parties concernées. Ce document permettra de déterminer les mesures d’application à adopter pour lutter contre les pratiques, commises sur le territoire de l’un des deux pays, violant la législation relative à la compétitivité et portant atteinte à leurs intérêts, et d’échanger les informations tout en veillant à leur confidentialité.
Le deuxième accord concerne le programme exécutif de coopération 2008-2010 entre l’Institution jordanienne de développement des projets économiques et le Centre Marocain de promotion des Exportations. Ce programme, visant la promotion des échanges commerciaux bilatéraux, porte sur l’échange des expériences et expertises, ainsi que des études relatives aux marchés nationaux, aux marchandises et aux secteurs et l’identification des obstacles qui entravent le développement des échanges entre les deux pays. Il ambitionne de favoriser l’échange des informations, des documents et des données relatives aux législations régissant les marchés jordanien et marocain. Ce programme prévoit, également, l’organisation d’expositions pour faire connaître les produits locaux des deux pays, ainsi que la mise en place de programmes communs pour la vulgarisation de l’accord de libre échange.
Concernant le troisième accord, il porte sur l’établissement d’un partenariat entre la Caisse de Dépôt et de Gestion et la Société internationale jordanienne Mawarid. En vertu de cet accord les deux parties s’engagent à réaliser des projets dans les domaines de l’habitat, du tourisme et des services à Tarfaya, Lâayoune, Sakia El Hamra, Moulay Yacoub et El Hoceima, au Maroc, et dans certaines régions du littoral de la mer Morte ainsi que dans les zones de Zarqa et Abdalli, en Jordanie.
Maroc : Sahara : Washington appelle le Polisario à discuter sur la base de l’autonomie
Les Etats-Unis appellent cette fois directement le Polisario à engager le dialogue sur la proposition marocaine d’autonomie, qu’ils ont qualifiée de «point de départ réaliste» pour un règlement définitif du conflit.
Les Etats-Unis viennent d’appeler le Polisario expressément à prendre fait et cause pour l’offre marocaine d’autonomie, le seul élément « réaliste » et « crédible » à être sur la table de négociations pour le règlement définitif du conflit. Intervenant sur le dossier du Sahara, à l’issue du troisième round de négociations, qui s’est déroulé du 7 au 9 janvier à Manhasset (New York), le porte-parole du Département d’Etat américain, Tom Casey, a formulé l’espoir que le Polisario engage des discussions sur la base de la proposition du Maroc d’accorder une autonomie élargie au Sahara.
«Nous estimons que la proposition marocaine d’accorder une véritable autonomie au Sahara occidental fournit une option sérieuse et crédible et nous espérons que le Polisario va engager des discussions sur cette proposition en tant que point de départ réaliste qui peut mener vers un règlement de ce conflit», a déclaré jeudi le responsable américain. C’est donc un appel direct lancé par l’Administration américaine à l’adresse du Polisario. Cet appel engage, de façon claire, la direction du front à renoncer à des «solutions impossibles». L’option chimérique de «l’indépendance» revendiquée par la bande à Mohamed Abdelaziz, avec l’appui de l’Algérie, est rejetée par la Maison-Blanche. L’appel américain, qui ne manquera pas de peser sur l’évolution du dossier, vient donner une nouvelle orientation au processus de négociations, dont le quatrième round est prévu du 11 au 13 mars prochain. «Le Polisario doit mettre un terme à la politique de la fuite en avant, en continuant à prendre ses désirs pour des réalités», estime un spécialiste du dossier. Par-delà les Etats-Unis, membre très influent au sein de la communauté internationale, d’autres pays membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé leur soutien à l’offre d’autonomie en tant qu’alternative unique et irréversible au conflit plus que trentenaire du Sahara. Lors d’entretiens engagés vendredi dernier à Paris avec son homologue marocain, Taïeb Fassi Fihri, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a réitéré le soutien de son pays à l’Initiative marocaine de négocier un statut d’autonomie au Sahara, en la qualifiant de « bonne base de discussion ». Par la même occasion, M. Kouchner a exprimé « le plein soutien » de la France aux négociations de Manhasset pour parvenir à une solution définitive au conflit. «La France suit de près l’évolution de ce dossier et apporte son plein soutien aux sessions des négociations organisées par l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Peter van Walsum, en vue de trouver un règlement définitif au conflit du Sahara», a souligné la porte-parole du Quai d’Orsay, Pascale Andréani, à l’issue des entretiens entre MM. Fassi Fihri et Kouchner. Compte tenu de ces développements, le quatrième round de négociations s’annonce déterminant. D’autant plus que le Polisario, qui est confronté à une crise de légitimité sans précédent, est également pressé de répondre favorablement aux attentes d’une communauté internationale impatiente de voir s’installer une issue définitive à un conflit qui continue d’hypothéquer l’avenir de l’édification maghrébine et de toute la région de la Méditerranée.
Nouvel échange de visites familiales de et vers la province de Dakhla
L'opération d'échange de visites familiales, pilotée par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR), entre les camps de Tindouf, au sud de l'Algérie, et les provinces du Sud du Royaume, s'est poursuivie vendredi par l'organisation du deuxième voyage de et vers la province de Dakhla au titre de 2008. Le présent échange a connu la participation de 53 bénéficiaires appartenant à 15 familles, indique un communiqué du Bureau de la coordination marocaine avec la Minurso.Ainsi, six familles totalisant 27 personnes originaires de la province de Dakhla ont embarqué, vendredi à 9h10, à bord d'un aéronef de l'ONU, à l'aéroport de cette ville, à destination de Tindouf, avant que neuf familles totalisant 26 personnes, en provenance des camps Tindouf, n'aient débarqué du même avion, à 15h55, précise la même source.
Cet échange s'est déroulé du côté marocain dans de bonnes conditions et toutes les dispositions ont été prises pour assurer un bon accueil aux participants et leur faciliter les formalités d'usage, au niveau de l'aéroport d'embarquement et de débarquement, souligne le communiqué. Par cet échange, le nombre total des personnes ayant bénéficié des visites familiales depuis le 5 mars 2004, s'élève à 5.065 dont 2.660 personnes en provenance des camps de Tindouf et 2.405 personnes en partance des provinces du Sud.
M’Hamed Hamrouch
Aujourdhui.ma
Maroc : Royal Air Maroc renforce la dimension du produit « Ziyara Tijaniya »
Royal Air Maroc renforce la dimension du produit « Ziyara Tijaniya » à travers son élargissement à de nouveaux pays d’Afrique
Le produit « Ziyara Tijaniya » a été conçu et lancé par Royal Air Maroc, en janvier 2007, en partenariat avec le Conseil Régional du Tourisme de Fès.
Ce produit a été concu pour permettre aux pèlerins Tijanes d’accomplir leur devoir de Ziara à la Zaouia de Cheikh Sidi Ahmed Tijani dans les meilleures conditions.
Ce produit présente une offre sous forme de package composé du transport par avion et des prestations terrestres (hôtel et transferts) de 8 jours, 7 nuits à Casablanca, Rabat et Fès, lieu de pèlerinage de la communauté Tijane, répartie dans de nombreux pays africains.
Le circuit proposé comporte également la visite de la grande mosquée Hassan II de Casablanca et du mausolée de Sidi El Arbi Bensayeh à Rabat.
Lors de son lancement en janvier 2007, ce produit a été offert par Royal Air Maroc au départ du Sénégal, du Mali, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire, à travers les agences de voyages agréées dans ces pays.
La « Ziyara Tijaniya » a rencontré un franc succès auprès des nombreux adeptes de la Tarika Tijaniya dans les quatre pays précités.
Royal Air Maroc a été le transporteur officiel du Colloque international qui a eu lieu à Fès du 28 au 30 juin 2007, sous le haut Patronage de Sa Majesté le Roi, et qui avait regroupé les maîtres soufis, les savants et les disciples de la Tarika Tijania en provenance d'une quarantaine de pays.
Par ailleurs, Royal Air Maroc avait pris une part importante dans la préparation de cette grande manifestation religieuse et organisé plusieurs vols spéciaux pour permettre à un grand nombre d’adeptes de la tarika Tijaniya de se rendre à Fès pour participer à cet événement.
Aujourd’hui, Royal Air Maroc en partenariat avec le Conseil Régional du Tourisme de Fès, renforce la dimension du produit « Ziyara Tijaniya » à travers l’élargissement de l’offre à la Mauritanie et au Niger, qui comptent une forte présence des confréries Tijane.
Afin d’assurer le succès de ce produit, Royal Air Maroc accompagne l’extension de son offre par différentes mesures:
Offre de tarifs préférentiels en vue de rendre le package proposé plus attractif,
Lancement d’une campagne de communication grand public au départ des six pays africains concernée, utilisant la radio,l’affichage, la distribution de flyers,….
Organisation de séjours pour des représentants de la presse et des professionnels du voyage des pays concernés pour présenter le produit.
A travers le pèlerinage organisé dans le cadre de la « Ziyara Tijaniya », ce produit contribue à consolider les liens spirituels, fraternels et de solidarité qui unissent le Maroc avec ses pays frères africains.
16 janvier 2008
Saisie de plus de 34 tonnes de haschich au port de Tanger en 2007
Les services de la douane au poste frontière du port de Tanger ont réalisé, au cours de l’année 2007, des saisies records de haschich qui totalisent une quantité de 34,915 tonnes. Durant l’année écoulée, les douaniers qui opèrent conjointement avec la police spéciale du port, ont saisi cette quantité record en 309 opérations qui se sont soldées par l’arrestation de 437 personnes.
Outre des marocains établis à l’étranger, de nombreux étrangers de différentes nationalités figurent parmi les personnes appréhendées. Les ressortissants espagnols arrivent en tête avec 78 prévenus, suivis des français (61 prévenus) et des portugais (22 prévenus). Selon les statistiques des autorités portuaires, la fréquence des saisies a enregistré une forte augmentation durant l’opération transit-2007 avec la saisie de 6,6 tonnes en juillet, 6,4 tonnes en août et plus de 2 tonnes en septembre. Les trafiquants tentent de profiter de la forte affluence des MRE durant cette période de l’année pour faire passer leur marchandise prohibée à destination de différents pays de la rive nord de la Méditerranée.
Les saisies varient de quelques dizaines de kilogrammes placés dans des caches aménagées dans des véhicules légers à des quantités de plusieurs centaines de kilos dissimulées parmi les marchandises des camions TIR.
Les grandes quantités de drogue à bord des camions ont été souvent découvertes grâce au contrôle au scanner alors que les saisies sur les véhicules légers sont effectuées grâce à des contrôles manuels effectués. Outre les caches classiques aménagées au niveau du plancher, du tableau de bord et des portières des véhicules, les agents ont parfois été surpris de découvrir des procédés aussi surprenants qu’inattendus pour dissimuler les stupéfiants. Des véhicules roulant avec des pneus chargés de résine de cannabis, de la drogue à l’intérieur d’articles d’artisanat ou des réservoirs de camions bourrés de centaines de kg de chira, sont autant d’astuces ingénieuses qui n’ont pas pour autant trompé la vigilance des.
La valeur de la drogue saisie en 2007 est estimée à près de 140 millions d’euros sur le marché européen. Quant aux véhicules interceptés dans l’ensemble des opérations de 2007, leur vente aux enchères a généré une recette de 62 millions dh au profit de l’administration des douanes.
Les personnes arrêtées ont été déférées devant la justice pour trafic de drogue à l’échelle internationale. Les prévenus encourent des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison ferme assorties de très fortes amendes dont le montant est proportionnel à la quantité de drogue saisie.
16 janvier 2008
Le Maroc renforce la sécurité et adopte une nouvelle loi sur le port d’armes
Avec les récentes opérations terroristes en Algérie et Mauritanie, la vigilance reste de mise au Maroc, qui vient de mettre en place une nouvelle loi autorisant les vigiles à porter et utiliser leurs armes. Néanmoins, pour les professionnels, cette loi pose des difficultés pour son application.
Depuis les attentats perpétrés en Algérie et l’assassinat de touristes français en Mauritanie, le Maroc, pays frappé par le terrorisme à maintes reprises, mène une politique sécuritaire rigoureuse.
En dépit d’une situation sécuritaire relativement stable, beaucoup de citoyens marocains ont constaté ces derniers temps un véritable déploiement des services de l’ordre. Dans presque toutes les villes du royaume, particulièrement les destinations touristiques, un important dispositif sécuritaire est mis en place.
A Casablanca, les agents de la police en uniforme ou en civil couvrent les principales artères de la capitale économique. A l’entrée comme à la sortie de la ville, des barrages de contrôle sont dressés. Motards et voitures de police sillonnent les boulevards et les périphéries de la ville tout au long de la journée.
D’après un responsable sécuritaire de la Préfecture de Police de Casablanca qui a opté pour l’anonymat, le déploiement des services de l’ordre dans les principales villes du Maroc donne aux citoyens un plus grand sentiment de sécurité. Cette présence renforcée permet également de protéger les citoyens contre toutes les menaces terroristes, qu’elles soient locales ou proviennent de l’Organisation al-Qaïda au Maghreb Islamique.
Une nouvelle loi est entrée en vigueur depuis le mois décembre, permettant "aux personnels des entreprises de gardiennage et de transport de fonds" d’être armés. Cette nouvelle loi vient modifier un dahir, ou décret, de 1941 qui limitait le port, la détention et le dépôt des armes et de leurs munitions aux "seuls les représentants des forces de l’ordre".
Malgré cette nouvelle prérogative, les professionnels des activités de gardiennage, de surveillance et de transport émettent des réserves.
Le directeur d’une société de gardiennage de Casablanca estime que la véritable difficulté de cette loi tient à son application. Elle nécessite d’importants investissements dans la logistique et les armes et des équipes qualifiées pour le port et l’usage des armes. "Dans le contexte actuel au Maroc, aucune entreprise intervenant dans le secteur du gardiennage et la surveillance n’est qualifiée pour l’usage des armes dans ses activités", indique Abdelkbir Zehgnoun, concluant que cela exige un niveau de professionnalisme très avancé.
En effet, un haut degré d’exigence cadre cette nouvelle loi. Selon la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), les sociétés de gardiennage et de transport de fonds devront mettre en place de nouvelles conditions d’embauche. Elles ne peuvent plus recruter n’importe qui pour le poste d’agent de sécurité. La loi indique, dans son article 5, que "nul ne peut être embauché… s’il a fait l’objet d’une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle".
Reste à savoir maintenant quel genre d’armes feront partie de l’arsenal de sécurité de ces agents de sécurité privée. Les seules armes dont disposent les agents, pour l’instant, sont les détecteurs de métaux.
22 janvier 2008
Un Marocain poignardé à mort à Cologne par un Allemand
Un jeune marocain a été poignardé à mort, la semaine dernière à Cologne, par un citoyen allemand, suite à un affrontement entre un groupe de jeunes.
Saleh Lazrag, 17 ans, qui vivait avec sa famille à Cologne, a été évacué à l’hôpital où il a rendu l’âme.
Suite à cet incident, le consul général du Maroc à Dusseldorf a tenu deux réunions avec le directeur de la sécurité et le procureur général de Cologne pour s’informer des circonstances de l’incident et de l’instruction en cours.
Le jeune marocain, qui sera inhumé à Zayou, pratiquait le Foot-Ball dans une équipe locale.
Chavirement d’une patera transportant des Marocains, au moins 2 morts
22 janvier 2008
Chavirement d’une patera transportant des Marocains, au moins 2 morts
Au moins deux ressortissants marocains ont trouvé la mort dans le chavirement d’une Patera transportant des immigrants clandestins, mardi au large des côtes du sud de l’Espagne.
L’embarcation qui transportait au moins 19 personnes, tous des Marocains, a chaviré à 11h40 en face de la localité de Conil de la Frontera. Dix-sept clandestins qui se trouvaient à bord de l’embarcation ont pu gagner la côte à la nage et ont été interceptés par une patrouille de la Garde Civile.
Un dispositif d’urgence, composé d’un navire de secours en mer et de quatre hélicoptères de la Garde Civile et de la Marine, a été déployé dans la zone où s’est produit le drame pour rechercher d’éventuels survivants.
Ces deux nouvelles victimes s’ajoutent à huit autres Marocains qui ont trouvé la mort dans le chavirement d’une embarcation dans la même zone en début du mois.
Par ailleurs, une embarcation transportant 29 clandestins marocains a été interceptée mardi au large de la localité de Barbate, dans le sud de l’Espagne. Les occupants de la barque, dont un mineur d’âge, ont été transportés jusqu’au port de Barbate en vue de leur rapatriement au Maroc. L’un des clandestins qui souffrait d’une grave blessure à la tête a été admis dans un hôpital de la ville.
Alla y'ermou, Inna lillahi wa inna ilayhi raji'oune.
23 janvier 2008
Le Maroc a accompli des progrès en droits de l’enfant, selon l’UNICEF
Le bureau de l’UNICEF au Maroc a estimé mardi que le Royaume chérifien a accompli des progrès notoires en matière des droits de l’enfant notamment dans les domaines du droit à la protection, à l’éducation et à la santé.
A l’occasion de la présentation d’un rapport sur la situation des enfants au Maroc entre 2001 et 2005, le bureau de l’UNICEF à Rabat a précisé que la grille d’analyse suivie dans cette étude montre que le Maroc a indéniablement accompli des progrès notoires.
L’étude est basée sur les différents documents du droit international engageant le Maroc, parmi lesquels figure la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ratifiée par Rabat en 1993.
L’instance internationale a également affirmé que son programme de coopération (2007-2011) avec le gouvernement marocain aspire à atteindre le 4ème objectif du millénaire pour le développement qui vise la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans de 2/3 à l’horizon 2015.
Selon l’étude de l’UNICEF, près de cinq enfants sur 100 meurent au Maroc avant l’âge de 5 ans en dépit de l’extension de la couverture vaccinale (94 pc en milieu urbain et 84 pc en milieu rural).
En 2008, plus de 3 millions enfants Marocains âgés de 9 mois à 14 ans recevront un vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole. Selon le ministère marocain de la Santé, cette opération d’envergure permettra de rattraper les enfants et les femmes incomplètement vaccinés tout en ciblant la population vivant dans les localités éloignées et d’accès difficile.
29 janvier 2008
Plus de 5000 projets de développement humain au Maroc en 2008
5.172 projets de développement humain nécessitant une contribution financière de l’Etat de 3,3 milliards de dirhams sont prévus au Maroc en 2008, selon le ministère marocain de l’intérieur.
Avec 4.924 projets identifiés pour un coût de 2,7 milliards de dirhams, le monde rural est prioritaire dans ce programme qui s’inscrit dans l’initiative nationale de développement humain. Les agglomérations urbaines arrivent loin derrière, qui sont concernées par 262 projets de 572 millions de dirhams.
La majorité des projets approuvés portent sur les créneaux stratégiques de développement humain dans le Royaume tels que l’électrification, l’approvisionnement en eau potable et le désenclavement du monde rural ainsi que le programme prioritaire de villes sans bidonvilles.
2,9 milliards de dirhams de l’enveloppe allouée concernent ces secteurs, selon le ministère marocain de l’intérieur. Qualifiée de chantier de règne au Maroc, l’INDH vise en premier lieu la réduction de la pauvreté, de la précarité et de l’exclusion sociale à travers des actions de soutien aux activités génératrices de revenus et l’amélioration des conditions d’accès aux services et infrastructures de base.
Plus de six millions d’habitants devraient bénéficier des actions de l’INDH, soit environ 20 pour cent de la population marocaine. Le programme initial de cette initiative à laquelle a été affectée un montant de plus d’un milliard de dollars, prend fin en 2010.
29 janvier 2008
Hausse de 600% de drogue saisie dans le nord du Maroc en 2007
La quantité des stupéfiants saisis en 2007 par les services de douane au niveau de la Wilaya de Tétouan, dans le nord du Maroc, a connu une hausse de 600% par rapport à 2006.
Selon des statistiques du service de douane de Tétouan, 87 tentatives de trafic de drogue ont été déjouées en 2007 et un total de 3002,8 kg d’une valeur de 30 millions de dirhams ont été saisis.
Par ailleurs, les autorités douanières ont fait échec à 79 tentatives d’exportation ou d’importation de devises au cours de l’année dernière contre 54 tentatives en 2006.
La valeur des devises saisies en 2007 a été estimée à 13,90 millions de dirhams contre 5,68 millions de dirhams enregistrés une année auparavant, soit une hausse de 144%.
29 janvier 2008
Un chauffeur de bus lyonnais arrêté avec 2 tonnes de haschich
Le chauffeur d’un autobus français venant de Lyon, appréhendé ce week-end au Maroc avec près de deux tonnes de haschich, doit être présenté mardi au parquet, a indiqué hier un responsable de la police de Tanger, dans le nord du Maroc.
L’homme avait été interpellé samedi à la suite d’informations reçues par la police du port de Tanger alors qu’il s’apprêtait à regagner son pays. Il s’agit d’une des plus grosses prises de drogue impliquant un Français, a-t-il ajouté.
Agé de 60 ans, né à Meknès de parents français, il était arrivé au Maroc le 2 janvier via l’enclave espagnole de Ceuta avec 52 passagers et il repartait à vide. Père d’un enfant, il a un appartement à Lyon et un autre à Casablanca, la capitale économique du Maroc.
Il avait dissimulé 1,87 tonne de drogue sous forme de colis dans la soute de l’autocar, avait indiqué dimanche une source policière.
La presse marocaine se déchaîne sur les « Lions de l'Atlas »
La presse marocaine, parue mardi, a lancé des « critiques acerbes » vis-à -vis des « Lions de l'Atlas » qui n’ont pas franchi le cap du premier tour de la 26 ème édition de la coupe d’Afrique des nations au Ghana, alors qu’ils étaient classés parmi les favoris.
Les médias marocains n’ont ménagé dans leurs critiques, aucun intervenant sur la scène footballistique dans le Royaume chérifien, du coach à la fédération, se livrant même à une sorte de « lynchage » contrairement aux commentaires « apologistes » faits après la première sortie contre la Namibie (5-1).
C’est la presse arabophone, qui s’est adjugée la part du lion dans ces critiques contre le Onze marocain, dont l’élimination a été « plus que décevante » selon plusieurs commentateurs et anciens joueurs de la sélection, invités sur les plateaux des chaînes de télévision publique (La première, 2 M et la chaîne sportive Arriyadiya).
Pour la plupart de ces techniciens, il y’a eu « gâchis » , « manque de sérieux » et « irresponsabilité », dans l’approche du coach français , Henri Michel, accusé d’avoir fait appel à des joueurs « en perte de vitesse » et imposé des méthodes « peu concluantes ».
Pour le journal « Al Massae » (Le soir) c’est « Henri Michel, qui a éliminé la sélection » causant une « grande amertume » au peuple marocain, alors que ses indemnités dépassent les 450.000 dirhams (60 .000 dollars).
« La sélection a hypothéqué » sa qualification depuis la défaite « inattendue et injustifiée » devant la Guinée (3-2), a estimé le même quotidien pour qui le Ghana n’a fait « qu’enfoncer le clou » (2.0) à l’occasion du dernier match des Marocains lundi à Accra.
L’autre journal « Al Ahdath Al Maghribiya » ( les événements marocains) a critiqué surtout « l’absence de combativité », qui a condamné le Onze marocain à essuyer une « élimination précoce ».
« Des joueurs égarés, une fédération faible et un coach incompétent » a encore lancé le quotidien, qui a titré « les Lions quittent le Ghana, en attendant le départ de Henri Michel ».
Le quotidien « Assabah » (Le matin) a préféré imputer « la lourde responsabilité » au coach, sollicité de nouveau en septembre 2007 alors qu’il avait été remercié en 2000.
Henri Michel « qui ne récolte que les défaites a déçu 30 millions de Marocains », écrit le journal.
Même l’agence de presse officielle, Maghreb arabe presse (MAP), n’a pas ménagé le Onze marocain qui « est tombé de très haut ».
« Le rêve s’est écroulé comme un château de cartes : L’équipe marocaine, qui quitte la messe continentale par la petite porte, comme déjà en 2006 en Egypte, n’a pas eu, ni les moyens ni les aptitudes à tenir ses promesses », a-t-elle déploré.
Source: APA News
Montée de la criminalité au Maroc, faut-il s’inquiéter ?
Les Marocains ont-ils des raisons de s’inquiéter de la montée de l’insécurité dans les villes ? Il ne se passe pas un jour, en effet, sans que la presse quotidienne ne relate en manchette des affaires de criminalité où des citoyens sont lynchés, d’autres victimes de vol à l’arraché, où des bandes armées d’épées se mettent, pour une raison ou une autre, à terroriser la population dans certains quartiers. Des bus sont attaqués à Casablanca par des bandes de malfaiteurs armés de coutelas, qui délestent les passagers de tous leurs objets de valeur ou de leur argent puis prennent la poudre d’escampette.
Faits divers isolés sans conséquence sur la sécurité générale des citoyens ? Ce serait sans doute le cas si la fréquence de ces méfaits n’était devenue quasi quotidienne. 28 novembre 2007, une demeure sis quartier Moulay Smaïl à Salé (une ville réputée pour son taux de criminalité supérieur à la moyenne nationale) est l’objet d’une attaque menée à 23 heures par une bande de six personnes armées d’épées. Deux habitants de la demeure sont grièvement blessés, les autres membres de la famille, surpris par l’ampleur de l’attaque, se mettent à crier au secours. Ce sont les voisins qui accourent pour sauver la maison attaquée et intercepter trois des six assaillants pour les livrer à la police. Règlement de comptes, explique l’un des témoins. «A Salé, on en voit tous les jours», dit-il.
On ne compte plus le nombre de vols à l’arraché de sacs à main, de GSM, et d’agressions dans la rue contre des personnes pour les dépouiller. Les parents se plaignent d’agressions perpétrées devant les établissements scolaires contre leurs enfants par des malfaiteurs armés d’objets tranchants, si bien que nombre de ces établissements recourent à des vigiles pour veiller à leur sécurité. De même, les établissements bancaires renforcent de plus en plus leur dispositif de sécurité pour se prémunir contre d’éventuelles attaques.
Une bonne part des faits recensés relève de la petite et moyenne criminalité
Il faut dire que l’année 2007 a été celle des braquages de banques. Les assaillants n’hésitent plus à brandir coutelas, épées, voire des armes à feu pour accomplir leur forfait. Ainsi, plusieurs banques, à Tanger, Casablanca, Nador, Tétouan ont été l’objet de hold-up spectaculaires, signe que le grand banditisme n’épargne plus le pays. L’un de ces hold-up, à Mohammédia, a particulièrement défrayé la chronique : le 6 décembre 2007, plusieurs malfaiteurs encagoulés, munis d’armes à feu et d’une bombe lacrymogène, se sont introduits dans une agence bancaire d’Attijariwafa bank pour s’emparer de 169 000 DH. Sept d’entre-eux ont été arrêtés quelques jours plus tard et déférés devant les tribunaux, mais un climat de psychose s’est emparé des milieux financiers, et des entreprises spécialisées dans le transport de fonds, et qui craignent désormais le pire.
A-t-on constaté objectivement, chiffres à l’appui, une recrudescence du taux de criminalité au Maroc ? Oui, si l’on en croit Chakib Benmoussa, ministre de l’intérieur, venu, le 28 novembre dernier, exposer devant la Chambre des représentants le bilan de la criminalité au Maroc dressé par ses services pour les neuf premiers mois de 2007. En hausse de 13 % par rapport à la même période de l’année 2006 (année qui avait connu elle-même une augmentation de 2% par rapport à 2005, selon les statistiques officielles), la criminalité s’aggrave, urbanisation effrénée oblige, explique le ministre, davantage dans les grandes villes que dans les campagnes. En tout, 240 000 plaintes ont été déposées au cours de cette période, dont 90 % ont été suivies (ont fait l’objet de poursuites judiciaires), et dont une bonne partie (62 023) pour atteinte aux mœurs.
Ces chiffres reflètent-ils l’état de la criminalité au Maroc ? Disent-ils toute la vérité ? Difficile de le savoir : dans tous les pays, les services de sécurité, notent les criminologues, ne lèvent que partiellement le voile sur le nombre des crimes commis pour ne pas alarmer l’opinion publique, et le Maroc n’échappe pas à la règle. C’est l’avis de Mohamed El Azhar, professeur de criminologie aux facultés de droit de Casablanca et de Mohammédia, et auteur d’un livre sur le sujet intitulé Principes de la science de la criminologie(*). Dans beaucoup de pays, affirme ce spécialiste à La Vie éco, «on rechigne, pour des considérations sécuritaires, politiques ou touristiques, à divulguer les chiffres réels sur la criminalité. A l’instar de nombre d’entreprises qui ne révèlent jamais leur vrai comptabilité pour échapper au fisc, ou pour obtenir des crédits bancaires.»
Si les 240 000 plaintes recensées par le ministre de l’intérieur ne disent pas tout, une chose est sûre : une bonne part des actes criminels ne franchissent pas la porte des tribunaux, les victimes renonçant souvent à porter plainte, et la majorité d’entre eux «relèvent de la petite et moyenne criminalité. Le Maroc n’est pas un pays où le grand banditisme a droit de cité. La grande criminalité, structurée en bandes armées, en bandes de trafiquants de drogues aux ramifications internationales..., ne constitue pas plus de 3 à 4 % de actes criminels», affirme pour sa part Abderrahim Jamaï, avocat au Barreau de Rabat et président de l’Observatoire marocain des prisons (OMP). De même, il doute fort, contrairement à ce qu’avance le ministre, que ce soient les atteintes aux mœurs qui arrivent en tête dans le registre de la criminalité marocaine, mais bien le vol à main armée ou à l’arraché et les attaques contre les individus. Ce dont est sûr cet avocat, en revanche, c’est que «le baromètre de la criminalité est monté sérieusement de 2 000 à 2007. Il n’y a qu’à regarder les effectifs dans les prisons qui vont crescendo d’année en année. Et ce sont les jeunes de moins de trente ans qui sont les principaux auteurs de cette criminalité.»
La pauvreté ne rend pas forcément criminel, il y a en plus la pauvreté culturelle et éducative
Les causes de la criminalité, quant à elles, sont connues : précarité, chômage, drogue, difficultés sociales et scolaires d’une jeunesse frustrée et mal comprise, désintégration familiale suite à un divorce ou au décès de l’un des parents. La rue accueille chaque année une armée de délinquants potentiels dont certains deviendront des criminels aguerris. Mais la pauvreté d’un homme, soutient M. El Azhar, «ne le rend pas forcément criminel : il y a la pauvreté culturelle aussi et le manque d’éducation. L’immigration clandestine ne touche pas seulement les pauvres. Ceux qui partent cherchent désespérément une vie meilleure que leur font miroiter quotidiennement les chaînes satellitaires».
Insuffisance des effectifs des forces de sécuritéUne autre raison à cette recrudescence est invoquée par un cadre de la DGSN : les effectifs des agents de sécurité sont insuffisants et certains quartiers périphériques de Casablanca sont abandonnés à leur sort. Selon certaines sources, «les 40 000 agents de police en fonction ne peuvent assurer la sécurité de 30 millions d’habitants, sans parler des moyens dérisoires de lutte contre la criminalité mis à leur disposition, et de leur démotivation en raison de leurs bas salaires.»
L’approche sécuritaire est-elle suffisante ? La dernière mesure en date dans le dispositif de lutte contre la criminalité est la promulgation de la loi 27-06, relative aux activités de gardiennage et de transport de fonds, qui donne le droit aux agents de sécurité privés chargés du transport de fonds de porter des armes pour se défendre contre le braquage. Pour certains, cette loi vient à point nommé pour tranquilliser milieux financiers et sociétés de gardiennage qui, sans armes, sont vulnérables face à des bandes organisées. Les services de sécurité de l’Etat, eux, ne voient pas d’un bon œil l’usage d’armes à feu par des agents privés. Au ministère de l’intérieur, une commission a été constituée en décembre 2007 pour étudier les modalités d’application de cette loi, et la DST aurait, selon le quotidien arabophone Assabah du 15 janvier courant, «proposé que les candidats au port d’armes à feu appartenant aux sociétés de transport de fonds soient encadrés et entraînés par les services de sécurité de l’Etat. Lesquels auraient le pouvoir de les maintenir ou de les suspendre selon les rapports reçus à leur propos.» Cette mesure est-elle réaliste avec tous les risques liés au terrorisme ? Rien de moins sûr, et ladite loi ne sera sans doute pas appliquée avant qu’un texte réglementaire ne vienne fixer les modalités de sa mise en œuvre. Rachid El Mounacifi, président de l’Association professionnelle des agences de sécurité au Maroc (APASM), riche d’une longue expérience dans le domaine de la sécurité privée dans plusieurs pays européens (et qui a obtenu un diplôme d’études approfondies en sécurité en Suède), n’est pas non plus favorable au port d’armes à feu en dehors de la sécurité officielle. Pour lui, cette loi, si elle est imparfaite, constitue néanmoins une base de travail. «La sécurité privée a des limites, dit-il, et elle est encore très jeune au Maroc. Même dans les pays à longue expérience dans le domaine, on lui refuse parfois les armes à feu. Les transporteurs de fonds sont souvent attaqués par des bandes armées, et celles-ci deviennent encore plus agressives si elles font face à un adversaire armé. Mieux vaut que ces transporteurs de fonds changent constamment leur stratégie et leur tactique pour dérouter l’adversaire».
Jaouad Midech
Source: La Vie Eco
Tanger : 3 Français arrêtés avec du haschich
Trois Français en possession de haschich ont été appréhendés ce week-end à Tanger, dans le nord du Maroc, dont le chauffeur d'un autobus français qui en transportait près de deux tonnes, a indiqué dimanche une source policière.
Selon cette source, le chauffeur, interpellé samedi, avait dissimulé 1,87 tonne de drogue sous forme de colis dans la soute de l'autocar qui était stationné dans une station-service.
Par ailleurs dimanche, les douaniers ont intercepté un ressortissant français qui s'apprêtait à embarquer vers Algésiras (Espagne). La fouille de son véhicule a permis de découvrir 23 kg de résine de cannabis placés dans une cache aménagée au niveau du tableau de bord.
Le même jour, un Français d'origine algérien a été arrêté après avoir été trouvé en possession de 19 kg de résine de cannabis placés dans une cache dans le coffre arrière de sa voiture.
En 2007, les douaniers marocains de ce port de Tanger avaient battu tous les records en mettant la main sur près de 35 tonnes de haschich, soit une hausse de 25,7% par rapport à 2006.
Source : AFP
10% des employeurs marocains ignorent l’illégalité du travail des fillettes
55% des parents dans le monde rural ignorent le caractère illégal du travail des petits garçonsUne étude sur la perception du travail des enfants a été présentée mercredi 23 janvier 2008 à Rabat. L’objectif est de mesurer l’évolution de l’état des connaissances du travail des enfants et de mesurer l’impact de la campagne «Inquad».
Seuls 10% des employeurs potentiels ignorent le caractère illégal du travail des petites filles, selon une étude sur la perception du travail des enfants qui a été présentée mercredi à Rabat par le projet Adros-MSI. Cette étude repose sur une enquête basée sur un échantillon de 464 employeurs potentiels, 456 parents du milieu urbain et 481 du milieu rural. Il a été constaté que si la majorité des répondants connaissent le caractère obligatoire de l’école, nombreux sont ceux qui l’ignorent. En effet, 42% des parents dans le monde rural ignorent le caractère illégal du travail des petites filles. Il est de 55% pour les garçons.
L’enquête relève que 77% des employeurs fixent l’âge légal d’entrée à l’école à 6 ans ou moins contre 68% en 2005. Ce taux est passé de 53% en 2005 à 64% en 2007 chez les parents d’enfants travaillant dans le milieu urbain et de 23% à 34% dans le rural. Par ailleurs, 93% des employeurs interrogés fixent l’âge minimal légal de fin de scolarisation à 15 ans ou plus contre 75% en 2005. Ce taux est passé de 55% en 2005 à 74% en 2007 chez les parents d’enfants travaillant en milieu urbain et de 29% à 48% dans le rural. Cette étude a aussi permis de montrer que 67% des parents ruraux sont conscient que l’on fait prendre des risques aux filles quand on les fait travailler avant l’âge de 15 ans contre 47% pour les garçons. Ces pourcentages sont respectivement de 80% et de 67,7% pour les parents en milieu urbain.
Pour ce qui est de la mémorisation de la campagne « Inquad », 30% des parents ( urbains et ruraux) et 43% des employeurs affirment se souvenir de la campagne plus d’une année après. En outre, 71% des parents ruraux, 74,3% des parents urbains et 79% des employeurs ayant mémorisé la campagne reconnaissent l’efficacité de cette initiative pour la lutte contre l’emploi des petites filles à des travaux domestiques. L’étude révèle également une prise de conscience de l’illégalité du travail des petites filles chez les employeurs ( 90%), les parents ruraux (58%) et les parents urbains (82%). Le Maroc dispose d’un code du travail qui interdit l’emploi des enfants de moins de 15 ans et de moins de 18 ans pour les pires formes de travail et dispose depuis 2000 d’une loi sur l’obligation scolaire ( loi 04-00). Pour rappel, le projet ADROS vise à contribuer à l’élimination du travail des enfants, en particulier les petites filles domestiques et les enfants travaillant dans les secteurs de la mécanique et de l’artisanat. Ce projet a été initié par le Département du Travail américain (USDOL), suite au Protocole d’accord signé le 8 janvier 2003 avec le gouvernement marocain, et géré par Management Systems International (MSI). Il s’inscrit dans le cadre du programme «Education Initiative» qui vise à promouvoir le développement, la santé et la qualification professionnelle des enfants dans le monde à travers un accès accru à l’éducation de base et la prévention de l’emploi des enfants à risque. Ses zones d’intervention sont les villes de Rabat, Casablanca et Marrakech ainsi que les zones rurales et périurbaines limitrophes pourvoyeuses de petites filles domestiques.
Leila Zerrour
Source: Aujourd'hui Le Maroc
Marsa Maroc: La privatisation enclenchée
L’appel d’offres pour le choix d’une banque d’affaires qui sera chargée d’accompagner l’ouverture du capital de Marsa Maroc (ex-Odep) sera bientôt lancé. Le ministère de l’Economie et des Finances prépare les documents. Pour le schéma de privatisation, il faudra attendre les conclusions de la commission de transfert. Selon nos informations, le ministère des Finances devrait exclure la formule classique de cession qui consiste à s’adosser à un opérateur international.
Marsa Maroc n’est pas en situation de concurrence réelle. Sa concurrente, Somaport, filiale de Comanav, vient de démarrer ses activités dans le port de Casablanca. Selon un responsable au ministère des Finances, «privatiser dans un environnement non libéralisé n’est pas recommandé. En outre, cette activité est sensible et l’Etat doit en garder le contrôle». C’est donc l’ouverture du capital de Marsa Maroc, à travers la Bourse des valeurs de Casablanca, qui est la plus envisagée. Cela dynamisera le marché financier et améliorera la gouvernance de l’entreprise. Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des finances, n’a pas caché sa préférence pour l’ouverture du capital plutôt que la simple privatisation. Il a eu l’occasion de le rappeler devant les parlementaires: «Il faut innover dans la manière de privatiser notamment à partir de l’ouverture du capital». Cela donnera à l’entreprise un label de qualité pour la transparence dans la gestion. D’ailleurs, d’autres établissements publics sont dans le pipe. Ainsi, le ministère des Finances prépare l’ouverture du capital du Crédit agricole du Maroc et de la holding immobilière Al Omrane. La part à céder dans le capital de Marsa Maroc n’est pas encore déterminée de façon précise. Elle devrait toutefois se situer dans une fourchette de 30 à 40%.
L’évaluation proprement dite de l’entreprise sera effectuée par la banque d’affaires. L’entreprise serait évaluée à plus de 4 milliards de DH. Les fonds propres en valeur historique s’élèvent à 1 milliard de DH. A cela s’ajoutent les éléments incorporels qui ne sont pas valorisés comme le fonds de commerce, le savoir-faire et la notoriété. Au cours de sa première année d’activité en 2007, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 1,96 milliard de DH et un résultat net de 349 millions de DH. Elle peut encore améliorer sa rentabilité, note une source proche du dossier. Il est à rappeler que Marsa Maroc est une société anonyme qui a pour mission l’exploitation et la gestion des activités et opérations portuaires.
Elle intervient sur les quais et terminaux des ports de Nador, Al Hoceima, Tanger, Mohammédia, Casablanca, Jorf Lasfar, Safi, Agadir, Laâyoune et Dakhla. Au cours de l’année écoulée, elle a réalisé 38,7 millions de tonnes dont 12,6 millions de vracs liquides et 11,4 millions de vracs solides. A son actif pour la même période, 4,12 millions de conteneurs. L’entreprise emploie 2.147 personnes dont 949 dans l’exécution qualifiée, 744 dans la maîtrise et 255 dans l’encadrement supérieur.
Privatisation: 3 milliards de DH pour cette année
La loi de Finances pour l’exercice en cours a prévu 3 milliards de DH comme recettes de la privatisation. Celles-ci correspondent à la cession des participations publiques détenues dans le capital de plusieurs entreprises comme Sonacos et la SCS. Les opérations de privatisation en cours portent également sur Biopharma, SMM, Sococharbo, BTNA et Cotef . Les missions d’évaluation, de placement et d’assistance juridique sont déjà lancées.
Mohamed Chaoui
Source: L'Economiste
Moudawana, 4 ans après, quel fossé entre l’esprit et la pratique !
Lundi 21 janvier, la grande salle de la juridiction dédiée aux affaires familiales était archi-comble. Ce jour, au tribunal du quartier Habous de Casablanca, les visages étaient crispés et le climat frisait la déprime. Les femmes engagent rapidement la conversation. Question de soulager leur peine, voire justifier le déplacement. Comme si le recours à la justice «est en soi un pêché».
Une jeune femme au foyer, accompagnée de sa fille de 4 ans et demi confie: «Je suis mariée depuis 11 ans. Plusieurs fois, j’ai voulu faire le pas mais j’ai toujours hésitée à cause de mes deux filles. Alcoolique, violent, infidèle et après une absence de 4 mois, j’ai décidé d’agir». Un discours sans cesse ponctué par des «ai-je raison ou tort?» Et c’est entre les murs de cette juridiction que l’on se rend compte des difficultés rencontrées par les femmes pour faire valoir leurs droits. Affou Fellahi, femme d’affaires et mère de deux enfants, 6 et 7 ans, en a aussi beaucoup sur le cœur. «Après 4 ans de violence, la faillite de ma société et maintes tentatives de me chasser de la maison, comme me traîner dévêtue dans la rue, le divorce a été enfin prononcé. Je dois à présent quitter le domicile conjugal. Le juge m’a attribué 1.500 DH par mois, loyer et pension confondus alors que notre maison vaut 1,4 million de DH».
Qu’en est-il donc de l’esprit de la Moudawana censée garantir l’équité et l’égalité des droits devant la justice? L’article 49 prévoit le partage des biens en cas de divorce, uniquement dans le cas où un contrat est passé entre les deux époux. Mais l’adhésion à l’idée d’un contrat est faible. Selon les statistiques du ministère de la Justice, sur 243.492 actes de mariage conclus en 2005, seul 312 cas de gestion des biens ont été enregistrés. Selon la loi, même dans le cas où aucun accord n’est passé, il est pris en considération le travail et l’effort de chacun des conjoints. Au final, c’est au juge d’apprécier cet effort. Mais il fait souvent recours aux preuves (écrits ou témoignages) qui demeurent parfois difficiles à apporter. Interrogé sur la question, un adoul se presse de réciter le fameux article 49 tout en insistant sur la nécessité d’une déclaration des biens de chacun des conjoints. «Mais il n’en est rien. Je n’ai jamais rencontré de cas où une femme demande d’établir cet acte. C’est jugé indécent et parfois gênant pour l’épouse». D’autant plus que les femmes, dans l’état actuel des choses, ne cherchent pas à poser des conditions avant le mariage. «Certaines peinent à trouver un mari qui puisse subvenir à leurs besoins», précise ce même adoul. Si bien que même l’âge du mariage fixé par la loi à 18 ans se trouve souvent avancé de quelques années. Là aussi, la question relève du pouvoir discrétionnaire du juge. Il peut en effet autoriser le mariage bien avant l’âge. «Si elle est forte, corpulente et en bonne santé à 14 ans, pourquoi ne se mariera-t-elle pas?» dira un juge d’instruction. «Au temps de nos parents, les femmes ne s’épousent-elles pas à un âge plus précoce encore?»
Certes, la Moudawana se veut une véritable refonte du code de la famille. Mais dans la pratique, beaucoup de lacunes restent à combler. A commencer par l’adéquation entre l’esprit du texte et l’archaïsme toujours régnant au niveau des mentalités. Les associations féminines estiment «qu’il est temps de revoir les articles sur lesquels on bute. Mais il est plus difficile de changer les mentalités. C’est un travail de longue haleine. Il faut pour cela une stratégie de communication continue en direction aussi bien de la famille que du système en charge de l’application de la loi». En effet, déjà quatre ans se sont écoulés depuis la mise en œuvre du nouveau code de la famille et les acquis ne sont toujours pas visibles dans la réalité des villes et des campagnes. Selon Rabea Naciri, présidente de l’Association démocratique des femmes du Maroc, la Moudawana est en danger puisque son contenu est en train d’être vidé de son principal objectif: l’instauration de l’équité dans la gestion des affaires familiales. «Un véritable détournement des éléments phares de la loi est en train de s’opérer», dénonce-t-elle. Comment peut-on expliquer cette situation? Par l’action de certaines forces occultes, qui, au nom de la religion ou du poids des traditions, cherchent à contourner la loi.
Complot
Pour contourner la loi sur la polygamie et sur l’âge du mariage, le stratagème du polygame est le suivant: il procède en présence de la mariée à la lecture de la fatiha en famille ou devant des témoins. Il se met en couple avec son «épouse», vit avec elle sous le même toit puis il met le juge devant le fait accompli. Et pour des raisons socioculturelles, ce dernier n’a d’autre alternative que d’officialiser le mariage.
Autres prétextes pour prendre une autre épouse, certains avancent le refus de la première femme de regagner le domicile conjugal, la vieillesse ou l’incapacité de procréer. Autant de motifs souvent monnayés à coups de pourboires.
Chantage et pression
Dans le cas du divorce «Khol’», moyennant compensation de la part de la femme, aucune enquête n’est opérée pour vérifier l’éventualité d’un cas de chantage. La garde des enfants étant souvent utilisée dans ce type de divorce comme contrepartie du consentement du conjoint. Ce type de divorce est en baisse tendancielle. En principe, au profit du divorce de désunion (Chikak). Seulement, dans le cadre de cette procédure, la femme est souvent victime de pression morale pour l’amener à une séparation à l’amiable. Même si ce mode de divorce est en forte augmentation: 36,21% entre 2005 et 2006.
Jihane Kabbaj
Source: L'Economiste
Project - Maroc
Amwaj (Ile Artificielle)
Saphira - Nouvelle Corniche de rabat
Projets en cours
Oukaimeden
Le ghandi mall Casablanca
Caractéristique :
* 11 Immeubles de très haut standing
* Centres Commerciaux
* Magasins
* Espace bureaux
a chaque fois y'en a que pour casa
NOUVEAU COMPLEXE CINEMATOGRAPHIQUE MEGARAMA MARRAKECH
[b]Vu sur la nouvelle marina de casablanca (projet CGD developpement)[/b]
Casa City Center en construction
| TANGER CITY CENTER |
The ambitious real estate project of Tangier City Center (hotels, residences and office buildings) has also been attributed to a Spanish consortium made of Fadesa Maroc and Anjoka.
The total investment in this project is expected to top MAD 980 million (63 million euros) and will considerably help the northern city increase by 20% the city's tourism capacity to 8,400 hotel beds.
Fadesa Maroc is already in charge of various real estate projects in Morocco including the Mediterranean resort of Saidia, a major component of the Azur Plan.

complexe "la playa vista" vers Tanger


Relance du projet du tunnel de Tichka
"Le tunnel de Tichka, une vision pour une ambition" est le thème d'un colloque international qui sera organisé, samedi à Ouarzazate, à l'initiative du Conseil provincial local.
Selon les organisateurs, ce premier colloque qui s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres, vise la relance du projet du tunnel qui constitue le rêve de toute une région.
Marquée par la participation de tous les départements publics et opérateurs privés concernés, cette rencontre sera une occasion pour évaluer les retombées économiques et touristiques sur la région, a-t-on ajouté de même source.
La place géographique du Maroc en tant que trait d'union entre le continent africain et l'Europe, le tunnel de Tichka et les grands chantiers du Maroc : pour la modernisation des infrastructures des transports et la prospective des effets socioéconomiques du tunnel de Tichka, sont les thèmes qui seront débattus lors des ateliers qui seront organisés dans le cadre de ce colloque.
D'une superficie de plus de 40.000 ha, les provinces d'Ouarzazate et de Zagora souffrent sur le plan socioéconomique, souvent en hivers, de coupures de la route de Tichka an raison des tombées de neige.
Le premier projet de mise en place d'un tunnel avait été conçu pendant la période coloniale, puis un deuxième lors de la moitié des années 70 du siècle précédent, toutefois les deux n'ont jamais abouti sur le plan pratique.
Le future parc CASANEARSHORE
CENTRE TERTIAIRE INTERMODAL
CTI, signe emblématique du port Tanger Med
Situé dans l’immédiate proximité du Port Conteneurs, du Port Roulier et de la Zone Franche Logistique, le Centre Tertiaire Intermodal représente le centre vital du Complexe Portuaire Tanger Med. Conçu par l’architecte Jean Nouvel en collaboration avec le cabinet Confluences, le CTI conjugue plusieurs styles, celui de l’univers tangérois, par son traitement massif et blanc, et celui du port industriel par sa superstructure sur pilotis. Le registre utilisé pour le centre est celui de la masse. Les façades sont perforées selon un motif géométrique inspiré des moucharabiehs. Les forces naturelles que sont le vent et la mer sont canalisées par l’enveloppe massive du centre tout en étant ancrées dans une topographie adaptée. Le CTI intègre ainsi une architecture respectueuse de son environnement physique et écologique.
Le CTI, une porte d’accès au complexe et un point de rencontres multimodales »
Comme son nom l’indique, le projet du Centre Tertiaire est dédié à l’accueil des entreprises et à la localisation des activités sous jacentes, nécessaires à la gestion de l’ensemble du port Tanger Méditerranée.
Totalisant une surface de 33.000 m², le CTI regroupe les composants suivants :
* Une gare routière
* Une gare ferroviaire
* Un centre de vie (restauration, commerces, services)
* Un complexe de bureaux offerts en location aux opérateurs
* Une aire de parkings
La mise en chantier du projet du CTI commence avec une première tranche (horizon 2009) d’environ 27 000 m2 de bureaux et fonctions dépendantes.
Le programme du CTI comprend notamment :
* Les bureaux des organismes administratifs tels que douanes, sûreté nationale, gendarmerie, marine marchande, ministères, ONCF.
* Les bureaux des entités de gestion et exploitation du port (TMSA/TMPA, terminaux, remorquage, lamanage, transporteurs, transitaires, agents consignataires, tractionnaires, armateurs, experts maritimes, assurances, gestionnaires de réseau)
* Des bureaux à louer par des entreprises temporaires (environ 2 500 m2)
* Le centre de vie, où se situent l’accueil, des espaces de restauration, un centre médical et des services tels que commerces, agences bancaires, poste, traduction…
* Une gare routière
* Une gare ferroviaire, située sous le bâtiment élevé sur pilotis.

Le Maroc vient de conclure un projet touristique avec le promoteur de Paliseul Thomas et Piron, dont la filiale internationale est active depuis 1999 au Maroc. Le projet wallon baptisé "Mansour Lake City" s'étend sur 374 hectares à Ouarzazate/Zagora et consiste en la réalisation en deux phases d'une sorte de [b]'Las Vegas' marocain[/b]
Un complexe résidentiel et commerciale exceptionnel en construction à Marrakech
http://www.eden-developpement.com/en/interface-en.html


Al Omrane veut construire 17.300 villas économiques d’ici 2009
Pour les professionnels comme pour le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et du développement territorial, le concept de villa économique a un bel avenir devant lui. « C’est un produit qui a connu un grand succès ». Les propos sont de Abdelmalek Latifi, directeur de la promotion immobilière au ministère de l’habitat et de l’urbanisme. C’est pour cette raison que le groupe public Al Omrane a décidé de lancer la construction de 17.315 villas (dont une bonne partie dans les régions de Marrakech et Agadir) sur les deux années à venir, contre 9000 pour la première tranche du programme lancé en décembre 2005.
A Marrakech, 8900 villas sont prévues. 1551 unités ont déjà été livrées pour des prix allant de 700.000 à 1 MDH. 3164 sont en cours de construction et le reste sera lancé dans les mois à venir. Les trois quarts de ces villas se trouvent à Tamansourt alors que le reste est localisé à Marrakech même, mais aussi dans les villes de Safi, Essaouira, Chichaoua et El Kelâa.
Dans la région d’Agadir, l’opérateur a programmé 4304 villas, dont 423 livrées durant l’année en cours, 1144 en construction et 2733 à mettre en chantier. Ces dernières sont prévues dans la nouvelle ville de Tagadirt, en projet non loin de la capitale du Souss.
50.000 villas d’ici 2012
Les nouvelles villes et les zones nouvellement ouvertes à l’urbanisation seront les fiefs de ce nouveau projet d’habitat destiné aux classes moyennes et aux ménages aux revenus se situant entre 8000 DH et 16.000 DH. « Ce sera le même schéma pour Casablanca où les projets seront certainement concentrés dans la nouvelle ville de Lakhyayta (Ndlr : les études sont en cours) », précise-t-on auprès d’Al Omrane. Dans la métropole, une petite déception par contre, puisqu’il n’est prévu de construire que 537 villas. Idem pour Tamesna, nouvelle ville érigée près de Rabat, où Al Omrane construit 463 villas et lancera les travaux d’une quarantaine d’unités en 2008. Mais, à Tamesna, ce sont surtout les promoteurs privés qui s’intéressent aux villas économiques. Addoha et General Contractors ont commencé la commercialisation de leurs produits. Prix de vente des 500 villas prévues : entre 1,2 MDH et 1,5 MDH.
A Tanger, 850 villas sont prévues dont 400 seront livrées l’année prochaine dans la zone de Melloussa. A Meknès et Oujda, enfin, le programme porte sur la construction respectivement de 900 unités, dont la moitié est déjà entamée, et 300, elles aussi, en cours de réalisation.
Le rythme sera sans doute accéléré : dans sa déclaration gouvernementale, le Premier ministre a annoncé la construction de 50.000 villas d’ici 2012.
La vie éco - F.G.



Nous sommes les champions de monde des maquetes
quote name='abdelko' post='848628' date='Jan 30 2008, 07:29 PM']Nous sommes les champions de monde des maquetes
[/quote]
aéroport en contruction à Marrakech !!
Marina de casablanca
la nouvelle Marina d'Agadir



Des projets ou seul les riches peuvent en profitter , on fait le maciage de l'economie , alors que le fond est bien tres tres tres desequilibre.
Il faut exteminer d'abord les requins. On veut pas vivre comme en mexique ou Afrique du sud oû les riches vivent dans des chateaux-fortresses et les pauvres se mangent entre eux.
Casablankaize. Tu peux nous montrer un peu l'autre côté du Maroc. les gens qui meurent de froid par exemple ou les appartements-cages oû on a fait déménagé les bidonvillois?
Juste pour équilibrer
Abdelkrim Al Khattabi revisité en bande dessinée

L’épopée du Rif pourra enfin être enseignée à nos enfants, sans difficultés, car on peut utiliser une bande dessinée. L’art qui séduit notamment les enfants. Celui qui a rendu possible cet objectif n’est autre que l’artiste dessinateur Mohamed Nadrani. Après une première expérience avec "Les sarcophages du complexe" où il raconte à sa manière les années de plomb au Maroc, Nadrani s’est appliqué à recomposer l’une des étapes les plus importantes de notre histoire contemporaine à savoir la guerre du Rif sous le commandement de l’Emir Mohamed Ben Abdelkrim Al Khattabi, dit Moulay Mohand.
Et comme il est presque impossible de faire connaissance avec un personnage devenu depuis une légende de la résistance marocaine, l’auteur a pensé réhabiliter cette figure de proue de notre histoire.
Ainsi s’est opérée la réconciliation tant attendue avec un passé souvent méconnu de notre histoire.
Désormais, il sera possible pour toutes les nouvelles générations de rencontrer un avocat qui a, au début, entamé une carrière de journaliste, mais qui n’avait pas hésité à emprunter un chemin assez périlleux : Défendre sa terre natale en faisant la guerre à l’occupant espagnol représenté par la soldatesque de Fernández Manuel général Sylvestre.
L’auteur revisite ainsi cette fameuse guerre du Rif, notamment les positions de "l’Émir Ben Abdelkrim" qui a donné l’exemple à bien de révolutionnaires après lui. Que ce soit Hô-Chi-Minh au Vietnam, Mao Zedong en Chine ou encore Ernesto Che Guevara à Cuba, en Amérique Latine, tous ont tiré profit des leçons aussi bien politiques que militaires prodiguées par Ben Abdelkrim. Il était l’étincelle et le précurseur de la guérilla. La légende avait déjà commencé bien avant la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Elle était née aux montagnes du Rif.
Nadrani nous fait revivre l’histoire singulière d’un homme particulier. Un brave homme qui allait abandonner sa carrière pour assurer le commandement des combattants résistant à l’armada espagnole. "D’Aït Youssef, une famille influente de la tribu Aït Ouriaghel, émerge l’homme connu sous le nom du fqih Moulay Mohand. L’homme, à qui sera bientôt donné le nom du Rif, a décidé de traverser le territoire, d’un village à l’autre et d’une colline à l’autre, de mettre un terme aux rivalités des tribus et de les unifier dans un mouvement de résistance. Et c’était l’épopée glorieuse d’Al-Khattabi, connu sous le nom d’Abdelkrim."
La bravoure des combattants rifains a été reconnue par tous les correspondants de guerre de l’époque. Les journalistes espagnols avaient souvent entrepris des comparaisons sur le plan numérique et mettaient en relief bien évidemment les difficultés des Espagnols. Toute une épopée donc se voit dessinée, au grand bonheur d’une génération qui doit renouer avec une histoire confisquée.
Libération - Nouri Zyad



Un Normand développe l’huile d’argan du Maroc
Le Rouennais et fils d’anciens expatriés de Casablanca, Benoît Robinne, patron de la société Absim France et de sa filiale Absim Maroc, donne un nouveau souffle commercial à l’huile d’argan, l’huile la plus chère au monde, l’or vert du Royaume
L’esprit conquérant normand fait ses preuves au Maroc. Benoît Robinne, jeune quinquagénaire natif de Rouen a repris la société Absim Maroc il y a à peine trois ans pour en faire aujourd’hui une entreprise dynamique qui commercialise l’un des orgueils du Royaume : l’huile d’argan.
La société de Benoît Robinne s’inscrit dans une filière qui emploierait plus de 5000 personnes au Maroc, dont de nombreuses femmes du milieu rural pour lesquelles cette activité favorise la sédentarité des familles dans le bled. Une aubaine économique pour ces courageuses femmes berbères dotées d’un savoir-faire séculaire dans l’art du pilage de la noix de l’afièch, le fruit de l’arganier, d’où est extrait à la main l’amandon, une graine qui sera pressée pour obtenir l’huile d’argan.
Ce précieux liquide issue de la graine ultime de l’arganier vendue environ 35 euros le litre, fait les beaux jours de l’image d’un Maroc en plein renouveau derrière son slogan, "entre tradition et modernité". L’huile la plus chère au monde est l’un des fleurons du Royaume. Le pays lui a même offert une fondation, celle du souverain Mohammed VI en faveur de la sauvegarde de l’arganier, arbre endémique classé au patrimoine universel de l’Unesco, que préside André Azoulay, conseiller du Roi, originaire d’Essaouira. C’est la seule région au monde où s’épanouit le végétal protégé.
"La chance de ma vie"
En revenant dans la capitale économique du Maroc, Benoît Robinne, fils d’expatriés français de Casablanca ayant passé son Bac ici à l’école Charles de Foucault, a renoué avec ses jeunes années quand l’heure de la pré-retraite imposée a sonné... "J’ai été viré et cela a été la chance de ma vie, sourit Benoît. Avec mes indemnités de départ, j’ai ainsi pu revenir à Casa en reprenant une entreprise en perdition que j’ai redressée en deux ans". Tout petit, Benoît consommait déjà de l’huile d’argan sur la table familiale marocaine. Il est encore étonné aujourd’hui d’en être l’un de ses meilleurs ambassadeurs, au Maroc mais aussi sur le marché international qui absorbe 60 % de sa production, dont 30 % en France, le reste aux Etats-Unis, Canada, Moyen-Orient et Asie.
Absim Maroc propose pas moins de 40 références, ventilées en huile alimentaire ou cosmétique, issue de l’agriculture biologique pour la première, et en passe de l’être pour la seconde. Dans le Royaume, ses huiles alimentaires marquetées "Argana" sont destinées à la grande distribution, celles de marque "Premium" à la restauration. Pour les huiles cosmétiques, les femmes les connaissent sous la marque "Argaderm" vendues sur les linéaires des grandes surfaces ou "Must" destinées à la parapharmacie, parmi une longue ligne de soins naturels.
La société mère basée à Voisins le Bretonneux, dans les Yvelines, est la tête de pont européenne qui distribue l’huile d’argan totalement produite et conditionnée au Maroc, sur le site de Mad Soualem, entre Casablanca et El Jadida.
Vente en ligne
Le groupe Absim s’est aussi doté d’un site internet marchand qui propose la vente en ligne de toutes ses huiles. Elles bénéficient de plusieurs labels officiels de qualité, qui certifient au Maroc comme en France, leur haute qualité, et leur conformité aux normes d’hygiène internationales les plus sévères. Il faut dire que Benoît Robinne a fait sa carrière de commercial dans de grandes entreprises agro-alimentaires internationales comme Danone, Yoplait, ou bien Eurest France du groupe Compass. Un gage de sérieux pour ses clients et laboratoires soucieux d’acheter une huile d’argan élaborée avec des techniques modernes, associées à une tradition marocaine ancestrale, et toujours naturelle.
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Immobilier. Petites affaires entre grands concurrents
Les deux géants de l’immobilier, le groupe Addoha et le groupe Jamaï, viennent de racheter “fifty-fifty” la société Biladi. Cette entreprise saoudienne, qui doit ses titres de noblesse à la réalisation du projet “Ryad Al Andalous” à Casablanca, est également présente dans d’autres projets très prometteurs à Marrakech et Azemmour. Pour réaliser cette acquisition, les deux groupes ont, à les en croire, mis leurs efforts en commun. “Contrairement à ce qu’a pu raconter la presse, il n’y a jamais eu de bataille entre les deux groupes pour cette
acquisition”, explique Hassan Ben Bachir, conseiller du président d’Addoha, comme pour balayer les rumeurs qui circulaient quelques jours avant l’opération. En effet, le marché se faisait l’écho d’un éloignement du groupe Chaabi de ce deal, alors qu’il était bien parti pour devenir le partenaire des Jamaï. Pourtant, même du côté d’Ynna Holding, on nie en bloc : “Aucune transaction n’était en négociation avec le groupe Jamaï”, assure une source autorisée du groupe Chaabi. De toute manière, quand bien même ce deal lui aurait échappé, Lhaj Miloud a toujours de quoi se consoler. Il vient de s’offrir l’ex-siège social de la Régie des Tabacs à Casablanca. Situé dans un quartier résidentiel de la métropole, ce terrain devrait à priori servir à un projet immobilier de haut standing.
Financement. 2 milliards pour Veolia
Troisième gros emprunt local pour Veolia Environnement Maroc. Cette semaine, la filiale du groupe français vient de lever 2,1 milliards de dirhams auprès de 7 banques de la place : BMCE Bank, Attijariwafa, Banques Populaires, BMCI, SGMB, Crédit du Maroc et UMB. Cet emprunt sur 15 ans (2008-2023) est mobilisé à travers les deux filiales de Veolia Environnement Maroc, Amendis et Redal. Les fonds serviront au financement des projets entrepris par le groupe : dépollution de la baie de Tanger, assainissement de Tétouan, de la zone touristique de Tamuda Bay et de Rabat. Le groupe prévoit aussi de se lancer dans la gestion des transports publics (il est d’ailleurs candidat pour la gestion des autobus à Rabat) et porte un intérêt particulier à la collecte des ordures ménagères et au traitement de déchets.
Acquisition. SNI entre dans la Somed
Objet des rumeurs les plus folles depuis des semaines (entre acquisition d’Akwa group et désengagement de Wana), suspendue de cotation depuis mercredi, la SNI a finalement levé le voile sur son opération stratégique. En fait, elle vient de racheter (pour 1,24 milliard de dirhams) près de 33% du capital de la société maroco-émiratie, la Somed. “Les compagnies d’assurances nationales se sont complètement désengagées, alors que le fonds d’Abu Dhabi a réduit sa participation”, confie une source du holding royal. Pour les observateurs, cette prise de participation vise d’abord à prendre pied dans le secteur du tourisme. “C’est l’un des relais de croissance que vise le holding royal, et dans lequel Somed est fortement présent”, analyse un banquier d’affaires. Le portefeuille de participations de Somed ne serait donc que la cerise sur le gâteau.
Tourisme. Le Maroc double la Tunisie
Avec ses 7,45 millions de touristes en 2007, le Maroc fait pour la première fois mieux que la Tunisie qui a vu défiler sur son sol 6,7 millions de touristes seulement. Toutefois, en termes de nuitées, la Tunisie reste devant, enregistrant des chiffres plus de deux fois supérieurs à ceux du royaume (37,4 millions de nuitées contre 15,8 pour le Maroc). Explication : le nombre des visiteurs du Maroc inclut les MRE, qui ne logent pas forcément dans des établissements hôteliers. Le Maroc prend sa revanche au niveau des recettes de voyage, avec ses 4,8 milliards d’euros, soit près de trois fois plus que le pays de Ben Ali (1,7 milliard d’euros). Mieux encore, les revenus du tourisme au Maroc n’incorporent pas les transferts des MRE.
MRE. Une manne à se partager
La Banque africaine de développement (BAD) vient de rendre publique une étude sur l’état des flux financiers issus de la diaspora de quatre pays, dont le Maroc. On y apprend que quatre banques se partagent 85% du marché des migrants, grâce à une stratégie d’implantation ou de représentation directe dans les principaux pays émetteurs. Autre découverte encore plus importante : 34% du total des envois sont réalisés par des “sans profession”. La manne des MRE, devenue tellement importante, commence même à intéresser les banques européennes. La Caisse d'épargne française va ainsi mettre en place un compte épargne co-développement dès le mois d’avril prochain. Ce nouveau produit, assorti d’incitations fiscales, est destiné à favoriser l'épargne chez tous les immigrés vivant dans l’Hexagone et à financer des projets d'entreprise dans leurs pays d'origine.
Easy-Jet inaugure sa nouvelle liaison "Low-Cost" Madrid-Tanger
La compagnie aérienne Low-Cost "Easy-Jet" a inauguré sa nouvelle liaison Madrid-Tanger avec l'arrivée, vendredi à l'aéroport Ibn Battouta, de 140 voyageurs ravis de faire un aller-retour à moins de 50 euros.
Le leader européen du transport aérien low-cost desservira la liaison par des vols de six fréquences par semaine (lundi-vendredi) à des prix très compétitifs. La fréquence des vols deviendra quotidienne durant la période estivale.
Lors d'un point de presse, des responsables de la compagnie ont souligné que par cette nouvelle liaison, Easy-Jet se confirme comme premier low-cost au Maroc. En effet, la compagnie compte au total 10 itinéraires entre l'Europe et le Royaume.
En 2006, juste après l'entrée en vigueur de l'accord "Open Sky" conclu avec l'Union Européenne, la compagnie a été la première à assurer des liaisons low-cost entre l'Europe et le Royaume avec la ligne Londres-Marrakech.
Les responsables d'Easy-Jet ont annoncé, à cette occasion, que la compagnie lancera prochainement de nouvelles liaisons desservant les villes de Casablanca et de Marrakech. Il s'agit d'un nouveau vol quotidien Paris Charles de Gaulle-Marrakech à partir du 15 février courant et le lancement des liaisons Lyon Marrakech et Lyon-Casablanca à partir de début mai prochain, ont-ils précisé.
"Un des effets les plus immédiats de l'arrivée des compagnies low-cost au Maroc a été l'augmentation exponentielle de la demande de voyages vers le Royaume, contribuant ainsi au développement de la destination Maroc et permettant à certaines entreprises espagnols et marocaines de réduire leurs frais de déplacement", indique-t-on de même source.
Le low-cost est à même de constituer un précieux soutien à l'effort de repositionnement du secteur touristique à Tanger. Il s'agit notamment de l'orientation vers une destination city-break (séjours de deux jours, notamment les week-end) ciblant le marché espagnol.
Une des principales compagnie en Europe, Easy-Jet compte actuellement une flotte de 152 avions déployée sur 384 liaisons à travers 25 pays. Le transporteur à bas prix a transporté 37 millions de passagers durant les 12 derniers mois.
Source: MAP
Une Marocaine remporte le prix littéraire Ramon Llull de Catalogne
Une jeune auteur Marocaine, Najat El Hachmi a crée la surprise générale en remportant, jeudi soir à Andorre, pour la première fois dans l'histoire de la Catalogne, le prix Ramon Llull, la plus prestigieuse distinction littéraire catalane.
Le prix, doté de 90.000 euros, a été décerné à l'unanimité du jury, à Najat El Hachmi, originaire de Nador, pour sa nouvelle " L'ultim Patriarca " (Le dernier patriarche).
La 28ème édition du prix Ramon Llull a été organisée conjointement par la maison d'édition Planeta et le gouvernement de la principauté d'Andorre. Le prix Ramon Lull a été remis à Najat El Hachmi des mains du président du gouvernement d'Andorre, Albert Pintat.
La nouvelle raconte les conflits entre un immigré marocain et sa fille adolescente qui cherche sa liberté personnelle et sa place dans la société catalane.
C'est l'histoire de Mimoun Driouch, un immigré marocain, qui de simple maçon, va créer sa propre petite entreprise de construction.
Après de longues années passées en Catalogne loin de sa famille laissée au Maroc, il décide de faire venir sa femme et ses enfants dans le cadre du regroupement familial.
S'en suit alors un choc entre la manière de vivre dans une société patriarcale et traditionnelle et une société ouverte et européenne, obligeant la famille de Mimoun Driouch à assimiler ce changement.
Najat El Hachmi, 28 ans, tente de montrer, à travers cette nouvelle, la différence de perception culturelle de deux générations, à travers une relation conflictuelle entre un père patriarche et une adolescente rebelle.
La jeune auteur marocaine est arrivée en Catalogne à l'âge de 8 ans où elle a suivi sa scolarisation dans des écoles catalanes avant d'intégrer l'université dans le département philologie arabe.
La jeune marocaine, qui habite à Granollers (près de Barcelone, travaille à la mairie de la ville comme médiatrice culturelle. Elle collabore également dans une radio locale et est l'auteur de plusieurs articles publiés dans des journaux locaux notamment " La Vanguardia ".
Najat El Hachmi, symbole de la parfaite intégration des immigrés dans leur société d'accueil, avait déjà publié une nouvelle en 2004 "Jo també soc catalana" (Moi aussi je suis catalane) paru aux éditions "Columna".
Source: MAP
Appels internationaux: le Maghreb et l'Afrique restent à l'écart de la baisse des tarifs en France
La baisse des prix des communications téléphoniques à l'international, ces dernières années, via les forfaits des "box" ADSL, a profité aux appels vers l'Europe ou l'Amérique, mais le Maghreb et l'Afrique restent encore à l'écart du mouvement.
Aujourd'hui les communautés européenne, américaine et même asiatique, peuvent appeler depuis la France leur pays d'origine à des prix défiant toute concurrence.
Pour moins de trente euros par mois, Free et Neuf Cegetel proposent dans leur forfait triple-play (internet, téléphonie et télévision) des appels à durée illimitée vers 70 destinations, dont l'Allemagne, le Japon, la Nouvelle-Zélande ou encore l'Argentine.
Mais aucun fournisseur d'accès internet n'offre de forfaits illimités vers l'Algérie, la Tunisie, le Maroc ou encore le Mali et le Sénégal.
"Acheminer une communication vers les pays du continent africain coûte très cher", affirme Free, premier fournisseur d'accès à avoir lancé ces forfaits illimités.
"Sur le marché de gros, l'achat des minutes de communications entre les pays du nord coûte en moyenne 1 centime pour 15 centimes vers les pays du sud", explique Khaled Zourray, directeur général de Budget Telecom, un opérateur de téléphonie "low cost" qui mise sur le marché des communautés étrangères.
Principale raison: les réseaux de téléphonie fixe des pays du nord sont amortis depuis longtemps et ouverts à la concurrence, au contraire de ceux des pays du sud quasiment inexistants, faute d'investissements.
Depuis les années 1990, l'effort financier s'est focalisé sur les réseaux mobiles bien plus rapides à déployer, permettant au sud de rattraper son retard. Mais ces infrastructures récentes sont onéreuses et la concurrence ne joue pas encore vraiment, ajoute M. Zourray.
Budget Mobile, Mobisud, Mobiho, et tout récemment Zemobile : plusieurs opérateurs mobiles à bas coûts se sont installés sur ce marché prometteur alors que la France compte six millions de résidents étrangers.
Budget Telecom a été introduit en Bourse fin 2006. Ces derniers jours, Kertel, maison mère de Zemobile, a lui aussi pris le chemin de la Bourse.
Chacun de ces opérateurs assure proposer les offres les plus compétitives du marché, une affirmation difficile à vérifier tant les offres sont complexes.
Les appels à partir d'une ligne fixe pour le Maghreb ou l'Afrique restent une alternative, financièrement d'ailleurs plus intéressante. Budget Telecom propose par exemple de téléphoner via un numéro surtaxé à 15 centimes la minute vers le Maghreb et nombre de pays africains.
Le réseau de téléboutiques ou call-shop (environ 4.000 en France) est une autre possibilité. Cette formule a connu un très fort développement ces dernières années auprès des communautés maghrébines et africaines.
"C'est le petit épicier de quartier qui a réinventé ce qu'était la Poste lorsqu'on pouvait encore y téléphoner dans des cabines", explique Budget Telecom, l'un des opérateurs qui fournit le système de facturation et loue son réseau.
"On téléphone et on paye à l'acte. Tout est transparent", assure M. Zourray.
En revanche, les cartes téléphoniques, très prisées des communautés étrangères, sont loin de faire l'unanimité. De nombreuses escroqueries ont été mises au jour, les plus fréquentes consistant à léser le client sur le nombre de minutes achetées.
Les cartes de France Télécom ou Kertel, acteurs historiques du secteur et vendues dans les débits de tabac ou kiosques à journaux, sont les plus fiables. D'autres cartes, empruntant des circuits non officiels, sont bien moins chères mais aux risques et périls du client.
Source: AFP
Rabat, capitale du mouvement municipal africain
Un protocole d'accord de siège de l'organisation des "Cités et Gouvernements Locaux Unis d'Afrique" (CGLUA), qui sera basé dans la capitale du Royaume, a été signé, mercredi à Rabat, entre le gouvernement marocain et cette organisation panafricaine des collectivités locales.
L'accord a été signé par le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, le président par intérim des CGLUA, M. Hugues Ngouelondele, et le secrétaire général de l'organisation, M. Jean-Pierre Elong Mbassi.
Dans une allocution pour la circonstance, M. Benmoussa s'est félicité de la signature de cet accord, notant que "si le Maroc s'est proposé d'abriter le siège de l'organisation des CGLUA, c'est bien parce qu'il souscrit totalement à l'idée de base et aux objectifs qui ont conduit ses militants à promouvoir le dessein aussi noble d'unifier le mouvement municipal africain".
Pour M. Benmoussa, la mise en place du siège des CGLUA marque la fin d'un cycle, celui de l'émergence et de la structuration du mouvement municipal africain, mais aussi le début d'une nouvelle ère, celle de la consolidation de la décentralisation, du renforcement de la démocratie locale, de la promotion du développement durable, mais également de la contribution active de ce mouvement à l'unité de l'Afrique et à l'expression de la voix des collectivités locales du continent africain dans les forums internationaux.
"Les régions, les villes et les collectivités territoriales africaines, conformément à leur vocation, sont appelées à jouer un rôle de plus en plus affirmé sur ces terrains et à oeuvrer pour le développement d'une coopération décentralisée gagnante qui s'enrichit des différences des pays et des entités qui la composent et s'amplifie grâce à leurs complémentarités et aux relations de coopération et de partenariat qu'ils établissent entre eux", a-t-il dit.
Il a souligné dans ce cadre que le Maroc "ne ménagera aucun effort pour appuyer et dynamiser le développement de notre organisation et l'appuyer dans ses efforts de promotion des collectivités locales panafricaines et, à travers elles, l'amélioration des conditions de vie des populations de nos villes et nos villages".
Le ministre a également mis l'accent sur l'attachement de SM le Roi Mohammed VI à la politique de décentralisation et la ferme volonté royale de renforcer la participation citoyenne à l'£uvre du développement locale qui se veut durable, créateur de richesses et au service de la cohésion sociale, faisant remarquer que la participation citoyenne est d'ailleurs un des fondements de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).
Pour sa part, la Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération, Mme Latifa Akherbach a indiqué que la conclusion de l'accord de siège des CGLUA vise à promouvoir une coopération sud-sud "forte, dense et agissante" dans le but de soutenir les actions menées par les pays africains pour assurer leur décollage économique et garantir le bien-être social de leurs citoyens.
Qualifiant d'"avant-garde et de grande utilité démocratique" le mandat des CGLUA, Mme Akherbach a indiqué que l'organisation s'est engagée notamment à instaurer le dialogue entre les Etats membres et leurs collectivités locales pour la mise en oeuvre de politiques de décentralisation, ainsi qu'à assurer l'intégration du mouvement municipal africain, "devenue impérative dans un environnement mondialisé". M. Hugues Ngouelondele a relevé, de son côté, que cette cérémonie consacre les efforts "opiniâtres" du continent africain pour construire l'unité et promouvoir le développent de l'Afrique à partir de la base, précisant que "le choix de Rabat pour fixer le siège de l'organisation panafricaine procède de cette vision de construire le rapprochement de nos peuples à partir de la réalité qu'ils vivent au quotidien au niveau des collectivités locales".
Pour le président de l'Association nationale des collectivités locales du Maroc (ANCLM), M. Omar Bahraoui, l'organisation des CGLUA se veut notamment un cadre institutionnel privilégié pour le mouvement des villes africaines, qui offre une plate-forme adéquate pour les échanges fructueux entre cités et gouvernements locaux d'Afrique afin de relever les défis politico-économiques qui s'imposent avec acuité dans le continent.
La secrétaire générale de l'organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), Mme Elizabeth Gateau s'est dite convaincue que le choix de Rabat, "terre de paix", pour abriter le siège des CGLUA est à même de donner aux initiateurs les moyens et la force pour suivre la quête de l'unité africaine.
M. Jean-Pierre Elong Mbassi a donné lecture, à cette occasion, d'un message de gratitude et de remerciements adressé à SM le Roi par le comité exécutif des CGULA.
Auparavant, M. Benmoussa s'était entretenu avec le ministre sénégalais de la décentralisation et des collectivités locales, M. Ousmane Masseck Ndiaye, de questions d'intérêts communs.
Source: MAP
2 février 2008
Un enfant attaqué par un pitbull, les propriétaires refusent de l’euthanasier
Dimanche 27 janvier, vers 16h30, un pitbull a sauvagement attaqué une petite fille âgée de 9 ans au quartier Islane sur la route de Bouskoura. La fillette, qui était en train de jouer dans la rue, s’est retrouvée, en une fraction de seconde, sous la mâchoire du pitbull.
« Je n’ai jamais imaginé que ma fille pouvait être attaquée par une bête semblable dans une zone résidentielle qui regorge de passants, et surtout de petits enfants », affirme Azzouz Awane, père de la petite Najwa. Et d’ajouter qu’il a fallu cinq personnes pour libérer sa fille de cette machine à tuer. Cependant, malgré l’intervention des voisins, cette petite Casablancaise a subi de graves morsures au niveau des jambes où le molosse lui a coupé plusieurs vaisseaux sanguins.
« Cet accident aurait pu tuer ma fille. Elle a dû subir une opération très sensible qui a duré cinq heures, afin de lui éviter l’amputation de la jambe », nous confie avec amertume A. Awane. Cependant, Najwa risque d’autres complications. Son médecin affirme qu’il ne peut être rassuré avant de voir le chien et s’assurer qu’il n’est pas atteint de maladies infectieuses. « Après avoir transporté ma fille à l’hôpital, les propriétaires du pitbull (mes voisins) ont caché leur chien. Une fois avisés qu’ils pourraient être poursuivis en justice, ils ont nié toute relation avec le molosse. En outre, ils prétendent que le chien agresseur s’est échappé », affirme le père de la victime.
La famille de la petite fille se demande ainsi comment les autorités publiques vont éviter que ces chiens dangereux ne mettent en danger les citoyens, surtout qu’elles n’ont toujours pas procédé à la séquestration de ce clebs "sauvage". « Autant que le chien n’est pas capturé, on ne saura jamais quel virus ma fille aurait pu attraper », déplore Azzouz Awane.
Les habitants du quartier Islane sont aussi en état de choc. Face à cet "intolérable acte de barbarie", ils exigent des mesures plus sévères contre les propriétaires des pitbulls. « Puisque cette bête n’est pas capturée et tuée, on craint qu’elle récidive contre d’autres personnes. On espère que les autorités de la police vont accélérer leurs procédures pour rappeler à l’ordre ces propriétaires irresponsables », affirme un habitant dudit quartier. Et d’ajouter que ces machines à tuer devraient être euthanasiées pour éviter de pareils drames dans le futur. En effet, de tels drames secouent bien des esprits, et particulièrement encore des gens qui ont un enfant en bas âge. " On n’oserait plus marcher sur la voie publique ou laisser nos enfants jouer dans la rue par peur qu’ils ne soient attaqués par ces molosses", indique un père de famille.
Rappelons que l’année dernière, deux pitbulls ont attaqué une femme sexagénaire ainsi que sa chienne au niveau de la plage Bouznika. Cette dernière a eu une blessure très importante derrière l’oreille et au niveau du thorax, en plus de lésions très graves au niveau du genou. Ce genre d’accidents suscite beaucoup d’émotion au sein de la population casablancaise. Certains habitants de la cité blanche se disent scandalisés.
De fait, plusieurs voix exigent l’interdiction de ces chiens qui circulent de plus en plus dans les rues de Casablanca sans muselière, alors qu’aucune loi relative aux animaux dangereux et errants n’existe au Maroc.
"Je suis étonné de remarquer que le phénomène des pitbulls évolue chaque jour en l’absence de toute mesure sécuritaire pour l’encadrer", affirme une habitante de la cité blanche. En effet, ces chiens, aux mâchoires hypersophistiquées, sont désormais des instruments de terreur. Leurs dresseurs s’en servent parfois pour des usages malsains. Ces accessoires de mode ravageurs sont souvent enfermés dans des cages vides. Isolés du monde extérieur, ces chiens arrivent à peine à reconnaître leurs maîtres. Ainsi, ils deviennent hostiles aux étrangers et aux autres chiens.
Et pour être sûrs de l’agressivité de leurs « armes » vivantes, les dresseurs utilisent des pneus qu’ils accrochent aux murs ou sur les arbres. Le pneu permet au pitbull d’exercer librement et sans restriction les capacités destructrices de sa mâchoire. "Sans accrocher le pneu au mur, on ne peut pas dresser ce chien assez spécial. Ainsi, le pitbull développe sa capacité à mordre. Il peut rester accroché durant une vingtaine de minutes", explique un dresseur de chiens. "Après l’entraînement avec les pneus, on procède à développer leurs morsures via les combats de chiens", ajoute un autre amateur de molosses. Ces combats sont souvent organisés, durant la nuit, dans les quartiers périphériques où l’on peut trouver de vastes terrains vagues, loin des regards indiscrets et des autorités.
Constat d’ici et d’ailleurs Pitbull, Rottweiler, Bull-terrier et autres molosses ont envahi récemment les rues casablancaises. Importés auparavant de l’Europe, les pitbulls sont rapidement devenus un produit local. Plusieurs Marocains se sont ainsi adonnés à l’élevage clandestin de ces chiens dangereux. Une femelle de pitbull par exemple peut accoucher de huit à dix petits d’un seul coup. Un pitbull coûte entre 1.000 et 4.000 DH. Les prix varient selon l’âge du chien et la méthode de son dressage ou sa capacité à tuer. Malheureusement, ces activités illégales se font au su et au vu des autorités qui continuent de fermer l’œil. Une loi sur ces animaux dangereux s’impose.
Promener un pitbull ou autre molosse est toujours permis au Maroc. Alors que dans d’autres pays étrangers des mesures répressives ont été prises à cet égard. En France, par exemple, une loi dite "anti-pitbull" est mise en vigueur depuis janvier 1999. Elle vise un meilleur contrôle des molosses en général, obligeant la stérilisation des pitbulls en vue de leur disparition du territoire français d’ici quelques années. Les chiens d’attaque doivent ainsi porter une muselière et être tenus en laisse.
Ils sont interdits dans les transports en commun, les lieux publics autres que la voie publique et dans les parties communes des immeubles.
Pour leur part, les chiens de deuxième catégorie (chiens de garde ou de défense) sont admis dans les lieux publics, mais muselés et tenus en laisse. La vaccination contre la rage est, par contre, obligatoire pour toutes les races. En attendant que de telles lois soient mises en place au Maroc, les citoyens n’ont qu’à faire attention !
nouveaux terminaux à l'aéroport Mohammed V de Casablanca 


Villes sans bidonvilles, 25 villes auront leur label en 2008
Le gouvernement accélère la cadence pour la résorption des bidonvilles. C’est ce qui ressort des objectifs fixés dans le plan d’action 2008 du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace. Le département de Hjira table sur la démolition de 50.000 baraques, soit le double du rythme de destruction, et la déclaration de 25 villes sans bidonville. Si cela aboutit, nous assisterons à une accélération sans précédent du rythme de démolition qui s’élève depuis son lancement en juillet 2004 à 26.000 baraques/an.
De même, le nombre de villes qui recevront leur label sera triplé, vu qu’à fin 2007, 9 cités sont déclarées villes sans bidonville, en l’occurrence Essaouira, Bouznika, Fnideq, Khouribga, Azrou, Beni Mellal, Oued Zem, Fquih Ben Saleh et Sefrou. Pour atteindre ces objectifs, le ministère déboursera 500 millions de DH, qui s’ajouteront à la contribution des partenaires locaux.
Ils serviront au lancement de 43.921 unités, dont 36.489 de résorption ventilées comme suit : 7.014 de relogement, 22.630 de recasement et 6.845 restructurations. L’année 2008 devra également connaître l’achèvement de 31.011 unités, dont 26.030 de résorption (2.346 relogements, 14.301 recasements et 9.383 restructurations).
A rappeler que le programme national « Villes sans bidonville » (VSB) est un axe stratégique de l’INDH et une composante essentielle de la mise à niveau urbaine. Au total, 78 villes sont concernées par ce chantier qui nécessitera plus de 24 milliards de DH.
Ce programme bénéficie également d’un appui technique et financier international. En décembre 2005, une convention a été signée avec l’Union européenne, portant sur un don d’un montant de 90 millions d’euros. « Inscrit dans les politiques à l’échelon international qui visent à améliorer les conditions de vie des personnes habitant dans les logements précaires et insalubres, le programme "Villes sans bidonville" profite de l’appui de plusieurs organismes internationaux qui ont manifesté leur volonté de participer à sa réalisation et à généraliser l’expérience marocaine pour en faire profiter d’autres pays similaires », souligne le ministère.
Casablanca abrite 1/3 des baraques
La résorption des bidonvilles à Casablanca n’est pas pour bientôt puisque la situation est alarmante. La métropole abrite, à elle seule, plus de 30% des bidonvilles du Royaume. De plus, chaque jour de nouvelles baraques voient le jour sous l’œil des autorités locales et souvent avec leur appui.
Longtemps mise à l’écart du programme national VSB, à cause de la complexité de la situation, la métropole a décidé d’initier un programme de lutte contre l’habitat insalubre pour 86.000 ménages résidant dans 400 bidonvilles de Casablanca et de Mohammedia, soit un total de 450.000 personnes concernées. Ce méga chantier nécessitera un investissement de 7,5 milliards de DH, dont plus de 2,5 milliards de DH financés par le ministère de l’Habitat.
A rappeler que la lutte contre la prolifération des bidonvilles de Casablanca s’est toujours heurtée à de nombreux problèmes. Avant 2004, seules six opérations, qui concernaient un investissement global de près d’un milliard de DH et bénéficiaient à 5.700 ménages, ont pu être mises en place. Il a fallu attendre que S.M. le Roi prenne les choses en main en juillet 2004 et donne une nouvelle impulsion au programme. Dix opérations de résorption ont été lancées dont huit projets ont profité à 13.000 ménages bidonvillois et deux autres concernaient le désenclavement de quartiers non réglementaires bénéficiant à 10.500 ménages.
L’investissement global de cette première tranche était de 1,2 milliard de DH, dont une subvention de l’Etat de 376,6 millions de DH. L’année 2004 a également connu le démarrage de projets conventionnés. Un an après, S.M. le Roi a donné le coup d’envoi des travaux du programme Salam Ahl Loughlam 1 et 2 sur 130 ha, au profit de 9.586 ménages de Kariane Thomas et Douar Skouila. Ces derniers ont reçu leurs premières clefs au cours des mois de juin, juillet, août 2007.
Le Matin - Nadia dref
6 février 2008
Séquestration et viol d’une mineure marocaine à Bruxelles
Un homme âgé de 26 ans a été interpellé samedi par la police de la zone de Bruxelles-Ouest pour avoir séquestré et violé sa jeune fiancée mineure âgée de 17 ans, à Jette, a-t-on appris lundi auprès du parquet de Bruxelles et de la police. Le couple s’était fiancé au Maroc. Le suspect, Nssar’dinne, domicilié à Evere, a été déféré au parquet de Bruxelles.
La victime, qui se prénomme Nora, a été séquestrée dans un appartement situé rue Paul Michiels à Jette durant deux semaines et a eu des rapports sexuels non consentis.
Résidant en France avec sa famille, la jeune fiancée avait déposée plainte dans l’arrondissement où elle habite après avoir reçu des coups de la part de son fiancé.
Lors de son retour en Belgique dans le but de récupérer des affaires personnelles, la victime a été séquestrée durant deux semaines dans un appartement occupé par son fiancé et où elle a été violée. La victime était malgré tout nourrie.
Après deux semaines de séquestration, elle a téléphoné à partir d’un GSM à la police. La mineure a été prise en charge par la police et a déposé plainte. La police a interpellé le suspect à l’appartement de Jette qui était placé sous surveillance.
6 février 2008
L’Espagne a besoin d’un supplément de 600 saisonniers agricoles marocains
Les agriculteurs de la province espagnole de Huelva ont besoin d’un contingent supplémentaire d’au moins 600 ouvriers agricoles saisonniers pour sauver la récolte de fraises. Le syndicat des Jeunes Agriculteurs de Huelva a annoncé lundi qu’une délégation se rendra dans les prochains jours au Maroc pour sélectionner sur place ce nombre de travailleurs pour combler le déficit en main d’oeuvre après les problèmes de recrutement rencontrés en Roumanie et en Ukraine.
En décembre dernier, ce regroupement de producteurs agricoles avait déjà engagé 4423 ouvrières marocaines. Une opération menée conjointement par les associations professionnelles des agriculteurs de Huelva et l’ANAPEC avait permis de recruter au total près de 12.000 ouvriers agricoles marocains, des femmes exclusivement.
Ces ouvrières, dont le premier contingent a quitté le port de Tanger lundi vers Huelva, ont un contrat de travail à durée déterminée (CDD de trois mois en moyenne) et un permis de séjour temporaire pour ramasser les fraises des immenses champs de la région.
Selon les indications de la préfecture de Huelva, cette région agricole devait en fait accueillir 16.182 femmes marocaines au total dont 12.841 nouvelles recrues et 3.341 dont le contrat de travail a été reconduit pour la deuxième année consécutive.
Par rapport à la campagne agricole 2007, Huelva aura ainsi recruté plus de 4500 ouvriers agricoles. En plus des ouvriers marocains, la main d’oeuvre agricole de cette région est ramenée des anciens pays de l’Est. Pour la première fois, quelque 750 Sénégalais feront le déplacement.
L’Association des producteurs et exportateurs de Fraises de Huelva évalue la production de cette année à 237.000 tonnes de fraises sur une superficie de 6.230 hectares.
La région, deuxième producteur mondial de fraises après les Etats-Unis, emploie durant la saison des récoltes, entre 85.000 et 90.000 personnes.
le : 07.02.2008 | 16h21
Trafic Illicite De La Chicha Et Ses Impacts Sanitaires
A Casablanca, les cafés à narguilé dans le collimateur des autorités
Quelque 450 gérants d'établissements à chicha poursuivis par les autorités
Quatre ans après la sortie du décret interdisant le narguilé dans les cafés et lieux publics, les autorités de la métropole reviennent à la rescousse.
Dans une réunion organisée le 6 février à la wilaya, Mokhtar Bekkali Kacimi, gouverneur, directeur des affaires générales à la wilaya de la région du Grand Casablanca a proposé des approches nouvelles pour faire face à ce phénomène dévastateur. Côté mesures, les autorités de la wilaya ont décidé de prendre un ensemble de dispositions pour appliquer l'arrêté n° 5 du 22 septembre 2004. «On est bien conscient du problème de la consommation excessive du narguilé, mais on souhaite prendre des mesures plutôt progressives et rationnelles», a affirmé M. Bekkali. Et d'ajouter que 450 poursuites ont été engagées contre les gérants de cafés où l'interdiction de fumer la «chicha» n'est pas respectée.
Les autorités locales devront d'abord donner deux avertissements aux personnes qui proposent le narguilé aux clients avant de procéder à la fermeture de leurs cafés et les présenter à la justice.
Cependant, les contraventions de la wilaya ne semblent pas dissuader les gérants des «cafés-chicha».
«Les propriétaires de ces espaces interdits risquent une amende de 100 à 120 DH, alors qu'un seul narguilé coûte plus de 30 DH. De fait, il vaut mieux équilibrer entre le délit et les sanctions imposées », explique un représentant du parquet.
Et de préciser que le procureur général essaie de donner des sanctions plus répressives que la fermeture du lieu, notamment quand les agents de la police saisissent du «mâassel» mélangé à la drogue.
Les propriétaires desdits cafés risquent aussi jusqu'à 10 ans de prison, quand il s'agit de mineurs qui utilisent leur espace pour la prostitution.
En parallèle à ces dispositions répressives, la wilaya du Grand Casablanca vise à sensibiliser les citoyens sur les risques qu'ils peuvent encourir une fois qu'ils tirent sur une «chicha».
Dans ce cadre, le professeur Zoubida Bouayad, responsable de l'association ''SOS Tuberculose et maladies respiratoires'' a affirmé qu'une heure de «chicha» est l'équivalent de 40 à 100 cigarettes fumées. Elle a en outre indiqué que la dernière étude présentée sur le tabagisme, réalisée en 2006 auprès de 9.197 personnes âgées de 15 à 75 ans, révèle que 18 % de l'échantillon sont des fumeurs.
Parmi ces sujets, 14,5 % se sont déclarés dépendants et consommateurs de tabac quotidiennement et 3,5% ont indiqué fumer de manière irrégulière. 31,5% des fumeurs sont de sexe masculin et seuls 3,3 % sont des femmes. Cette étude a également montré que le tabagisme commence à partir de l'âge de 9 ou de 11 ans. Dans le même contexte, Abdelkrim Badaoui, responsable du service des maladies respiratoires au CHU, a indiqué que le taux du tabagisme dans les établissements scolaires de la métropole est de 33 %.
Ce pourcentage augmente de plus en plus dans le centre-ville. «Un grand nombre de ces élèves sont des fumeurs par héritage», a-t-il souligné.
Et d'ajouter que le nombre d'enfants qui héritent le tabagisme de leur mère est 7 fois plus grand que ceux qui l'héritent du côté paternel. Ces jeunes sont également des cibles faciles aux campagnes publicitaires et films qui encouragent la consommation du narguilé.
Outre la prédisposition génétique qui facilite le passage au stade de "fumeur'', le professeur Bouayad a rappelé que la consommation du tabac et de la «chicha» chez les jeunes est un phénomène dû à des facteurs socio-économiques, culturels et familiaux. Ce fléau fait aussi razzia chez les femmes. Ba Brahim, propriétaire d'un café narguilé à Maârif avoue que 75% de sa clientèle sont des femmes. Les Casablancaises consomment, dit-il, avec délectation le narguilé. Pour expliquer cet engouement, les jeunes femmes affirment que l'arôme du «maâssel», issu de fruits, n'empeste pas comme la cigarette.
A cet argument s'ajoute celui de la tolérance des hommes vis-à -vis des femmes qui consomment le narguilé, alors que celles qui fument des cigarettes ou boivent de l'alcool sont sévèrement jugées. Outre les femmes, l'ensemble de catégories sociales en tâte. Des avocats, des médecins des employés de banques figurent parmi les catégories sociales qui consomment la «chicha». Pour savourer une pipe à eau, il faut débourser au minimum 30 DH dans un café un peu populaire. Cette somme peut atteindre 100 DH dans d'autres cafés bien aménagés et plus modernes. Il existe également des restaurants qui offrent au menu la «chicha». C'est dire que le phénomène a, bel et bien, pris de l'ampleur.
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Nombreux méfaits de la chicha
Les adeptes du narguilé minimisent ses effets néfastes sur la santé. Beaucoup pensent qu'il est moins nocif que la cigarette. Ils avancent que l'eau filtre les substances nocives de la fumée. Faux, répond Pr Bouayad, responsable de l'association ‘'SOS tuberculose et maladies respiratoires''. «La chicha contient 4 000 matières toxiques. En outre, la combustion douce du tabac du narguilé, qui dure 60 minutes contre 5 minutes pour la cigarette, génère plus de monoxyde de carbone et de goudron», a-t-elle expliqué.
En effet, l'analyse chimique de la fumée du narguilé a montré que les taux de nicotine, de goudron, de phénols sont inférieurs à ceux de la cigarette, mais la fumée du narguilé contient 10 fois plus de monoxyde de carbone (CO), connu pour donner des graves complications cardiovasculaires et cérébrales. Les adeptes de la chicha s'exposent au charbon utilisé qui dégage du monoxyde de carbone (CO). Ce gaz se fixe à l'hémoglobine à la place de l'oxygène et c'est ainsi que l'hémoglobine véhiculée par le sang va apporter aux différentes cellules de l'organisme du monoxyde de carbone plutôt que l'indispensable oxygène. Cette pipe à eau cause les mêmes maladies que celles dues à la cigarette : cancer du poumon, du larynx, bronchites chroniques, maladies cardiovasculaires, tuberculose… Pour cette dernière maladie, le Maroc enregistre annuellement 28.000 nouveaux cas. Il y aussi les herpès d'origine virale, les hépatites, mais cette éventualité reste minime.
Il faut signaler aussi que 95 % des bronchites chroniques sont liées à la cigarette, 90 % des cancéreux sont fumeurs. Par ailleurs, le rituel de la chicha est d'autant plus dangereux qu'il comporte des risques de transmission de maladies par l'eau, une mauvaise hygiène bucco-dentaire, vu qu'il se base sur le partage du narguilé. 80% des fumeurs utilisent le même tuyau et le même embout. «La consommation du narguilé en groupe compte, en plus de l'inhalation de produits toxiques et cancérigènes, des risques de transmission de maladies infectieuses, notamment la tuberculose,», a signalé Pr Bouayad. Le narguilé présente également un danger pour les employés des café-chicha. La fumée d'un narguilé équivaut 30 cigarettes pour ces fumeurs passifs. Ces derniers risquent l'intoxication aigue au monoxyde de carbone et parfois la mort selon les médecins du CHU.
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Témoignages
Khalid, 25 ans
Mon engouement pour la pipe à eau s'explique par l'envie de retrouver une convivialité perdue.
Le désir de se retrouver, hors des horaires de travail, en bonne compagnie avec des amis. En outre, je préfère la «chicha» à la cigarette. Le narguilé ne comporte aucun danger pour la santé, puisqu'il ne contient pas de substances nocives. Preuve en est, aucun de mes amis n'est tombé malade.
Nisrine, 18 ans
La consommation de la «chicha» est devenue depuis deux ans un rituel familial pour moi. Je consomme le narguilé au moins deux fois par mois avec mon frère et mes parents. Mais, je viens souvent au café après les cours pour bavarder pendant des heures avec mes amis, en se passant le tuyau. C'est un passe-temps sans plus. Si c'était risqué, mes parents ne me l'auraient jamais permis.
Fouad, 30 ans
Je sais qu'une session de narguilé est l'équivalent de 40 cigarettes, mais j'attends chaque jour ce moment de bonheur avec impatience. C'est essentiel pour déstresser après une journée de travail. Un pur moment de bonheur. De plus, avec la pollution et les bactéries qui circulent actuellement, le risque d'attraper des maladies respiratoires ne se limite pas à la «chicha».
Casablanca : Un pitbull attaque une fille de 9 ans
Les propriétaires du chien refusent de livrer ce dernier aux autorités pour être euthanasié.
Dimanche 27 janvier, vers 16h30, un pitbull a sauvagement attaqué une petite fille âgée de 9 ans au quartier Islane sur la route de Bouskoura. La fillette, qui était en train de jouer dans la rue, s'est retrouvée, en une fraction de seconde, sous la mâchoire du pitbull.
«Je n'ai jamais imaginé que ma fille pouvait être attaquée par une bête semblable dans une zone résidentielle qui regorge de passants, et surtout de petits enfants», affirme Azzouz Awane, père de la petite Najwa. Et d'ajouter qu'il a fallu cinq personnes pour libérer sa fille de cette machine à tuer. Cependant, malgré l'intervention des voisins, cette petite Casablancaise a subi de graves morsures au niveau des jambes où le molosse lui a coupé plusieurs vaisseaux sanguins.
«Cet accident aurait pu tuer ma fille. Elle a dû subir une opération très sensible qui a duré cinq heures, afin de lui éviter l'amputation de la jambe», nous confie avec amertume A. Awane. Cependant, Najwa risque d'autres complications. Son médecin affirme qu'il ne peut être rassuré avant de voir le chien et s'assurer qu'il n'est pas atteint de maladies infectieuses. «Après avoir transporté ma fille à l'hôpital, les propriétaires du pitbull (mes voisins) ont caché leur chien. Une fois avisés qu'ils pourraient être poursuivis en justice, ils ont nié toute relation avec le molosse. En outre, ils prétendent que le chien agresseur s'est échappé», affirme le père de la victime.
La famille de la petite fille se demande ainsi comment les autorités publiques vont éviter que ces chiens dangereux ne mettent en danger les citoyens, surtout qu'elles n'ont toujours pas procédé à la séquestration de ce clebs "sauvage". «Autant que le chien n'est pas capturé, on ne saura jamais quel virus ma fille aurait pu attraper», déplore Azzouz Awane.
Les habitants du quartier Islane sont aussi en état de choc. Face à cet "intolérable acte de barbarie", ils exigent des mesures plus sévères contre les propriétaires des pitbulls. «Puisque cette bête n'est pas capturée et tuée, on craint qu'elle récidive contre d'autres personnes. On espère que les autorités de la police vont accélérer leurs procédures pour rappeler à l'ordre ces propriétaires irresponsables», affirme un habitant dudit quartier. Et d'ajouter que ces machines à tuer devraient être euthanasiées pour éviter de pareils drames dans le futur. En effet, de tels drames secouent bien des esprits, et particulièrement encore des gens qui ont un enfant en bas âge. " On n'oserait plus marcher sur la voie publique ou laisser nos enfants jouer dans la rue par peur qu'ils ne soient attaqués par ces molosses", indique un père de famille.
Rappelons que l'année dernière, deux pitbulls ont attaqué une femme sexagénaire ainsi que sa chienne au niveau de la plage Bouznika. Cette dernière a eu une blessure très importante derrière l'oreille et au niveau du thorax, en plus de lésions très graves au niveau du genou. Ce genre d'accidents suscite beaucoup d'émotion au sein de la population casablancaise. Certains habitants de la cité blanche se disent scandalisés.
De fait, plusieurs voix exigent l'interdiction de ces chiens qui circulent de plus en plus dans les rues de Casablanca sans muselière, alors qu'aucune loi relative aux animaux dangereux et errants n'existe au Maroc.
"Je suis étonné de remarquer que le phénomène des pitbulls évolue chaque jour en l'absence de toute mesure sécuritaire pour l'encadrer", affirme une habitante de la cité blanche. En effet, ces chiens, aux mâchoires hypersophistiquées, sont désormais des instruments de terreur. Leurs dresseurs s'en servent parfois pour des usages malsains. Ces accessoires de mode ravageurs sont souvent enfermés dans des cages vides. Isolés du monde extérieur, ces chiens arrivent à peine à reconnaître leurs maîtres. Ainsi, ils deviennent hostiles aux étrangers et aux autres chiens.
Et pour être sûrs de l'agressivité de leurs «armes» vivantes, les dresseurs utilisent des pneus qu'ils accrochent aux murs ou sur les arbres. Le pneu permet au pitbull d'exercer librement et sans restriction les capacités destructrices de sa mâchoire. "Sans accrocher le pneu au mur, on ne peut pas dresser ce chien assez spécial. Ainsi, le pitbull développe sa capacité à mordre. Il peut rester accroché durant une vingtaine de minutes", explique un dresseur de chiens. "Après l'entraînement avec les pneus, on procède à développer leurs morsures via les combats de chiens", ajoute un autre amateur de molosses. Ces combats sont souvent organisés, durant la nuit, dans les quartiers périphériques où l'on peut trouver de vastes terrains vagues, loin des regards indiscrets et des autorités.
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Constat d'ici et d'ailleurs
Pitbull, Rottweiler, Bull-terrier et autres molosses ont envahi récemment les rues casablancaises. Importés auparavant de l'Europe, les pitbulls sont rapidement devenus un produit local. Plusieurs Marocains se sont ainsi adonnés à l'élevage clandestin de ces chiens dangereux. Une femelle de pitbull par exemple peut accoucher de huit à dix petits d'un seul coup. Un pitbull coûte entre 1.000 et 4.000 DH. Les prix varient selon l'âge du chien et la méthode de son dressage ou sa capacité à tuer. Malheureusement, ces activités illégales se font au su et au vu des autorités qui continuent de fermer l'œil. Une loi sur ces animaux dangereux s'impose.
Promener un pitbull ou autre molosse est toujours permis au Maroc. Alors que dans d'autres pays étrangers des mesures répressives ont été prises à cet égard. En France, par exemple, une loi dite "anti-pitbull" est mise en vigueur depuis janvier 1999. Elle vise un meilleur contrôle des molosses en général, obligeant la stérilisation des pitbulls en vue de leur disparition du territoire français d'ici quelques années. Les chiens d'attaque doivent ainsi porter une muselière et être tenus en laisse.
Ils sont interdits dans les transports en commun, les lieux publics autres que la voie publique et dans les parties communes des immeubles.
Pour leur part, les chiens de deuxième catégorie (chiens de garde ou de défense) sont admis dans les lieux publics, mais muselés et tenus en laisse. La vaccination contre la rage est, par contre, obligatoire pour toutes les races. En attendant que de telles lois soient mises en place au Maroc, les citoyens n'ont qu'à faire attention !
Par Nadia Ouiddar | LE MATIN
Affaire Ben Barka: Maroc & Israél...
Ecrit par un journaliste israélien, Shmouel Seguev, le livre apporte des révélations sur la disparition de Ben Barka en 1965, notamment une alliance maroco-israélienne en 1963 après le déclenchement de la “guerre des sables” entre le Maroc et l'Algérie.
D'après l'auteur, le chef du Mossad de l’époque, Meir Amit, avec un faux passeport, a rencontré à Marrakech le roi Hassan II pour lui déclarer :
“Nous pouvons, et nous voulons vous aider.”
Le roi a accepté l’offre israélienne et des instructeurs de l’armée israélienne ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs au pilotage de Mig-17 soviétiques, organisé ses services secrets, surveillé la construction de la barrière entre le Maroc et l'Algérie, vendu des armes, y compris des chars AMX-13 français via Téhéran, et équipé des embarcations de pêche avec des radars pour les transformer en gardes-côtes.
"L'opposant marocain Mehdi Ben Barka, enlevé il y a 42 ans à Paris, a été assassiné par Ahmed Dlimi, numéro 2 de la police secrète marocaine, puis enterré dans la capitale, près d'une autoroute, affirme un ouvrage intitulé "Le lien marocain" et publié vendredi 25 janvier par le journaliste israélien Shmouel Seguev.
"Le 29 octobre 1965, Ben Barka est arrivé à Paris en provenance de Genève, avec un passeport diplomatique algérien. Il a déposé ses valises chez son ami Jo Ohanna, un juif marocain, et s'est rendu à pied à la brasserie Lipp pour y rencontrer un journaliste français, quand deux policiers français en civil l'ont interpellé et conduit dans une voiture de location jusqu'à une villa au sud de Paris", a raconté Shmouel Seguev dans un entretien à l'AFP.
Le meurtre pas intentionnel
"Nous savons avec certitude que Ben Barka était encore en vie le 1er novembre (...) [le général] Dlimi ne voulait pas le tuer, mais lui faire avouer son intention de renverser le roi Hassan II", a-t-il ajouté.
"Ben Barka avait les chevilles entravées et les mains nouées dans le dos, et Dlimi lui a plongé la tête dans un bac rempli d'eau. A un moment donné, il a pressé trop fort sur ses jugulaires, l'étranglant ainsi à mort", a-t-il poursuivi.
"Le ministre marocain de l'Intérieur, le général Mohammed Oufkir, chef de la police secrète, est ensuite arrivé à Paris pour organiser l'enterrement, qui s'est déroulé à Paris, quelques jours après le décès, sur une aire en construction, où il y avait du béton et du ciment, aux abords de l'autoroute du sud", a encore indiqué Shmouel Seguev.
Implication du Mossad
Son livre, préfacé par un ancien chef du Mossad, le service d'espionnage israélien, Ephraïm Halévy, et publié en hébreu par les éditions Matar, fourmille de détails sur les relations secrètes entre Israël et le Maroc.
Le Mossad a ainsi indirectement permis aux services secrets marocains de repérer l'opposant socialiste, puis de le piéger: "Ben Barka, qui voyageait beaucoup à travers le monde, se servait d'un kiosque à journaux à Genève comme d'une boîte postale où il venait récupérer son courrier, et le Mossad a donné cette information à Dlimi", affirme Shmouel Seguev.
On apprend aussi que Ben Barka a rencontré en 1960 un haut responsable du Mossad pour lui demander -en vain- une aide financière et en armes afin de renverser le régime chérifien, et que David Ben Gourion, le fondateur d'Israël, en a averti le souverain marocain.
Vente d'armes israéliennes au Maroc
Après le déclenchement en 1963 de la guerre entre le Maroc et l'Algérie, le chef du Mossad, Meir Amit, doté d'un faux passeport, a rencontré à Marrakech le roi Hassan II pour lui déclarer : "Nous pouvons, et nous voulons vous aider".
Les instructeurs d'Israël ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs
au pilotage de Migs-17 soviétiques, organisé ses services secrets, surveillé la construction de la barrière entre le Maroc et l'Algérie, vendu des armes, y compris des chars AMX-13 français via Téhéran, et équipé des embarcations de pêche avec des radars pour les transformer en gardes côtes.
En 1965, Israël a pu suivre le sommet arabe de Casablanca et a ainsi découvert l'impréparation des armées arabes bien avant la guerre de juin 1967.
Les archives du Mossad utilisées
Shmouel Seguev consacre aussi une place importante aux pourparlers du Mossad avec
le roi Hassan II, qui ont préludé à la rencontre secrète au Maroc du ministre israélien
des Affaires étrangères Moshé Dayan avec le vice-Premier ministre égyptien Hassan al-Toami, puis au voyage historique du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem en 1977.
Shmouel Seguev souligne qu'il n'a pas eu accès aux archives du Mossad, encore sous le sceau du secret. Ancien capitaine des renseignements militaires, puis correspondant à Paris du quotidien Maariv, il dit avoir noué des liens très étroits avec les renseignements israéliens.
Source - AFP
Mariages à Anefgou : Les petites fiancées ont 4 ans
Anefgou. Le bled que l’on disait cimetière il y a un an, vit toujours. En ce début de deuxième moitié du mois de janvier, dans cette bourgade enfouie dans le Haut Atlas central, les montagnes alentour sont recouvertes de leur manteau blanc. Il fait un froid sibérien.
Le même froid qui a provoqué ici la mort de plus d’une vingtaine de bébés l’année dernière. Ces jours-ci, les habitants oublient ce mauvais souvenir, oublient leurs malheurs, oublient leur pauvreté... L’heure est aux grandes fêtes. Tout Anefgou célèbre le mariage de ses enfants...
La grande cérémonie
POUR les Aït Aà mar, habitants d’Anefgou, comme pour les autres membres de cette tribu qui habitent dans les autres douars voisins (Tirghiste, Agheddou et Tighidouine), il fait toujours aussi froid que l’année dernière et il neige tout autant, mais ces jours-ci il fait chaud dans les cœurs. Tout près du ciel, les chants d’Ahidouss défient le souffle du vent glacial, les danses réchauffent les corps.
Ensemble, les Aït Aà mar fêtent, durant sept jours, les noces de plus d’une centaine de couples. Parmi les plus jeunes mariées, plus de trente ont entre quatre et douze ans. En revanche, certains mariés ont seize ans et la plupart sont âgés de 18 à 21 ans.
L’histoire de ces nouveaux couples a commencé en été. C’est lors des moissons que les destins se croisent, que se font les rencontres, que se donnent les promesses en mariage.
C’est surtout entre les patriarches que se décide le lien sacré. Le plus souvent, ce sont eux qui choisissent la future épouse du jeune mari. Quant à la future épouse, qu’elle ait quatre ou 18 ans, la tradition locale veut qu’elle ne refuse jamais une demande en mariage. Sinon, personne ne voudra plus d’elle. Après tout, confient de jeunes filles d’Anefgou, le mariage est le plus grand événement dans la vie, avant celui d’avoir des enfants, beaucoup d’enfants et surtout des garçons.
Décidé donc en été, après lecture de la Fatiha entre les pères, le mariage est fêté en hiver selon un cérémonial qui a défié les siècles. Un cérémonial ancestral que tentent de combattre les autorités qui veulent voir appliquée la Moudawana (le nouveau code de la famille) même dans la lointaine Anefgou. Cette année, l’association de Tounfite pour l’avenir de la cédraie et du mouflon a participé aux festivités. Appuyée par l’Ircam, elle a soutenu les couples mariés et leur a expliqué les principales dispositions de la Moudawana (voir encadré).
« Les mariages dans cette région ne sont pas les mêmes qu’ailleurs. Ils relèvent d’une tradition qui se veut immuable. Relevant d’un patrimoine considéré sacré, ils sont aussi une manière de fêter la récolte de l’année, mais c’est surtout un moyen qui perpétue la solidarité et la cohésion sociale entre des familles que la nature n’a pas gâtées », explique le président de cette ONG.
Durant sept jours et sept nuits, la fête est commune, elle unit les tribus, les vieux et les jeunes, les hommes et les femmes, les plus nécessiteux et les moins pauvres... Tout Anefgou chante et danse ses jeunes couples qui s’unissent aujourd’hui pour le meilleur, sans craindre le pire...
Demande en mariage
À Anefgou et dans tous les douars voisins, la demande en mariage est exprimée en été. Dans le cas où un jeune choisit lui-même sa future femme, la coutume veut qu’il en parle, dès qu’il la repère, à son père (père du garçon).
C’est ce dernier qui se charge d’en parler au père de la fille. Une fois l’accord obtenu, la jamaà (sorte de comité de sages) est réunie pour être informée. C’est au sein de la jamaà que la dot est fixée. Elle excède rarement 150 dirhams (à peine un peu plus d’un Euro). C’est également au sein de la jamaà que se règlent les différends qui peuvent survenir par la suite.
Tout le douar apprend la bonne nouvelle sans qu’il y ait la moindre célébration des fiançailles. Le mariage est alors annoncé pour l’hiver qui suit. C’est à ce moment-là que l’union est célébrée.
Auparavant, dès l’annonce du mariage, la famille de la promise a le devoir de commencer à aider celle du futur mari dans la moisson, dans les travaux des champs... C’est ainsi que les deux familles se rapprochent l’une de l’autre pour n’en constituer progressivement qu’une seule, unie et solidaire. Ce faisant, les futurs conjoints, sous le regard vigilant des parents, ne doivent pas se rencontrer avant la célébration de la cérémonie du mariage. Et même après cette célébration, tous les couples qui ont moins de 18 ans, doivent attendre d’atteindre cet âge pour décider définitivement de leur mariage et le consommer. Si à cet âge, l’un ou l’autre partenaire ne veut plus se marier pour une raison ou pour une autre, des sanctions sont prévues.
Rien n’échappe à la jamaà . Mais, par jour de fêtes, personne ne pense encore aux complications.
Au premier jour des noces
Sous les youyous et les chants rythmés par les bendirs (tambourins), chaque futur mari présente ses cadeaux à sa future épouse. Il fait étalage sur une mule, voire sur plusieurs quand sa famille en a les moyens, de ce qu’il lui a apporté : un « kmis », des parures, des foulards... C’est la cérémonie dite « Arzine » en tamazighte, l’équivalent de « dhaz » chez les régions arabophones (darijophone plutôt) du pays. C’est par cette cérémonie que la fête collective est inaugurée. Ahidouss suit, jusqu’au petit matin.
Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes dansent sous les déclamations poétiques improvisées des vieux qui redoublent, l’un après l’autre, d’inspiration pour souhaiter bonheur et prospérité aux nouveaux couples.
DROGUES ET JEUNESSE AU MAROC : Arrêter l’auto destruction !
Les multiples conséquences sanitaires, économiques et sociales liées à la consommation des drogues, très répandues parmi les jeunes, que sont le tabac, le hachich et les psychotropes, sont préoccupantes.
Présentant d’importantes similitudes dans la relation significative entre consommation régulière et plusieurs maladies graves, ces substances sont ravageuses et destructrices d’une jeunesse appelée à relever bien des défis. L’avenir de ces jeunes et celui de notre société dans ses différentes composantes s’en trouvent grèves.
Les effets néfastes de ces drogues sont depuis longtemps établis. Il n’échappe à personne qu’ils sont la cause directe, sinon les principaux facteurs de risque de nombre de maladies graves notamment cardio-vasculaires, respiratoires, psychiatriques pour ne citer que ceux-là .
Presque inconnus, du moins, d’usage très discret il y a quelques décennies, Leur prolifération a littéralement explosé au cours des dernières années.
La précocité de la consommation du tabac, souvent tolérée par les tuteurs : parents, enseignants… voire, encouragée par un laisser-faire, aussi bien en milieu scolaire que familial, constitue le facteur majeur de dépendance et la démarche première pouvant initier à la poly-consommation de ces substances.
Cette évolution, qui prend de l’ampleur, est relativement récente mais déjà inquiétante : les consommateurs sont de plus en plus jeunes à expérimenter la poly-consommation cumulant tabac, hachich et psychotropes. Ils sont de plus en plus nombreux à en faire un usage régulier. Or l’usage régulier qui en est fait par des adolescents a plus d’une nocivité : il s’effectue à un moment de croissance où le système nerveux central est en pleine phase de développement.
La dépendance au seul tabac est déjà particulièrement inquiétante, cumulée aux autres substances, son usage régulier conduit inévitablement à une diminution des performances scolaires et professionnelles et de suite à un désintéressement vis-à -vis de l’entourage, notamment familial et social.
En démotivant et déconnectant l’individu, cet usage devient un facteur majeur de désocialisation, de déscolarisation voire de désintégration de foyers avec les conséquences qu’on sait,Cet usage régulier, faut-il le rappeler, est également un facteur d’aggravation de beaucoup de maladies, notamment des psychopathologies évolutives, en particulier de la schizophrénie dont les patients connaissent des altérations considérables du comportement avec des épisodes extrêmement sévères.
Ces dangers sont continuellement aggravés par les changements portant sur les produits utilisés, chaque jour, plus nocifs et plus destructeurs.
Il devient impératif d’attirer l’attention des jeunes sur les importants dangers sanitaires et sociaux liés à cet usage et de faire une priorité de la médiatisation de cette pandémie.
Un facteur majeur de désocialisation
Mieux informer les jeunes, les enseignants, les parents et au besoin les professions médicales et paramédicales est à même de permettre d’entamer une lutte contre cette dépravation. Son éradication étant impossible, l’ambition est d’en limiter les dégâts. C’est capital.
La population a certainement besoin de disposer d’une information scientifiquement validée et véhiculée par le corps médical qui est à même de la crédibiliser. Multiplier les occasions de débats, pour les médecins et tous les actifs de la société civile. Inviter les intervenants à informer la population par les moyens appropriés, notamment la télévision dont le rôle informationnel est certainement premier.
Les enseignants sont souvent, eux-mêmes, peu informés sur les moyens à mettre en œuvre pour sensibiliser leurs élèves et leur faire prendre conscience des conséquences ravageuses liées à cet usage. C’est à leur intention qu’il serait souhaitable d’organiser des rencontres d’information et de formation marquant ainsi la première étape d’une lutte de longue haleine. L’objectif d’informer ne vise pas seulement les enseignants, mais la masse des jeunes, les familles, et surtout les parents qui se trouvent souvent désemparés lorsqu’il s’avère qu’un de leurs enfants est consommateur de ces drogues.
Les médecins peuvent, à l’occasion de consultations, repérer l’usage de ces substances et tenter d’en obtenir l’arrêt, mais tout effort individuel, aussi louable qu’il soit, risque d’être limité voire vain, s’il ne s’insère pas dans un cadre de lutte organisé sur le plan local et national.
Améliorer l’état sanitaire de notre société par une lutte contre les drogues, préserve notre cohésion sociale. L’ objectif d’informer et de sensibiliser, qu’il convient de placer parmi les priorités gouvernementales, interpelle toutes les bonnes volontés de la société civile, l’Etat et les institutionnels n’en sont pas exclus.
La Gazette Du Maroc
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